L'Aquitaine, vaste territoire aux terroirs diversifiés, constitue un bastion historique de l'agriculture et de l'horticulture en France. Si la région est mondialement reconnue pour sa viticulture, elle abrite également un tissu entrepreneurial dense, allant des groupes d'expertise technologique aux structures d'insertion innovantes. Ce panorama met en lumière une filière en pleine mutation, où la rentabilité économique doit désormais composer avec des impératifs environnementaux et des enjeux de cohésion sociale.
L’ingénierie et l’innovation au service de la terre
Au cœur de la dynamique agricole régionale, des acteurs spécialisés structurent l'accompagnement des professionnels. Acteur majeur sur les marchés de l’Agriculture, la Viticulture, les Espaces Verts, l’Horticulture, les Pépinières et le Maraichage, nous mettons un point d’honneur à fournir des produits et des solutions innovantes, conçus pour répondre aux besoins spécifiques de vos activités.
Constitué de 30 personnes réparties sur deux entreprises situées en Charente et en Gironde, le Groupe s’engage à offrir une large gamme de produits adaptés aux défis de chaque secteur. Grâce à ses trois pôles d’expertise, IDÉEA incarne la convergence parfaite entre l’innovation, la régulation et le service, afin que chaque travailleur de la terre puisse semer aujourd’hui les fruits d’un avenir rentable et durable.

La complexité des métiers du végétal impose une veille constante. Au travers de son pôle R&D, IDÉEA explore les nouvelles solutions en effectuant des tests produits grandeur nature, tout en assurant une veille technologique constante. Le pôle réglementaire IDÉEA garantit le respect des cahiers des charges et un accompagnement face aux évolutions législatives concernant les produits phytosanitaires. Le Groupe NAU intervient au cœur des filières agricoles, viticoles et du végétal, avec des ancrages géographiques stratégiques :
- Chez Grégoire : 133 rue de la vieille forge, 16360 Reignac (Grandes Cultures - Viticulture / Cognac).
- ZA du BOS PLAN : 1 impasse des Grives, 33750 Beychac-et-Caillau (Viticulture - Végétal).
La renaissance de l’horticulture par l’insertion sociale
Parallèlement à ces structures industrielles, une nouvelle forme d'entrepreneuriat émerge, réconciliant production locale et mission sociale. L’association Floricotte, par exemple, produit des fleurs bios, locales et de saison tout en aidant les personnes éloignées de l’emploi à remettre le pied à l’étrier.
Ce modèle répond à une urgence sectorielle. En 1985, la France comptait 8 000 horticulteurs, ils ne sont plus que 400 aujourd’hui et nous en perdons encore. Notre nation possède pourtant un véritable savoir-faire, assure Lolita Enselme, fondatrice et directrice de l’association Floricotte. Cette jeune structure d’insertion par l’activité économique, fondée en mai 2021, forme des personnes éloignées de l’emploi aux métiers d’horticulteur et de fleuriste, tout en produisant des fleurs et plantes issues de l’agriculture biologique.
La floriculture colle bien à un chantier d’insertion et nécessite beaucoup de main-d’oeuvre. Cela participe à la sauvegarde d’une filière en déclin, tout en aidant ces publics à lever les freins vers l’emploi : mobilité, logement, santé.
Le Terreau Cruas, l'agriculture bio au service de l'insertion sociale
Après deux ans d’efforts, cette initiative a véritablement pris corps en avril, avec les premiers semis et l’embauche de sept demandeurs d’emploi. Nous leur proposons un CDDI (contrat à durée déterminée d’insertion) de six mois pour 28 heures de travail par semaine et travaillons leur projet professionnel de sortie, précise Lolita Enselme, dont le projet a bénéficié d’une aide de la Région de 55 000 euros. Puis, 3 autres demandeurs d’emploi ont suivi pour porter l’effectif à dix personnes.
Le CDDI : Un levier vers la professionnalisation
Le contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) est ouvert aux personnes au chômage et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières. Le recrutement se fait localement, à l’échelle du bassin de vie, et les demandes doivent être motivées.
Pour les bénéficiaires, cette immersion est une opportunité de reconversion ou d'apprentissage. Le plus jeune à avoir rejoint cette aventure, c’est David Charton : « J’ai une formation de jardinier-paysagiste mais je souhaitais acquérir de nouvelles compétences en horticulture. Ici, nous avançons à notre rythme, chacun à son niveau, contrairement à une entreprise où il faut suivre la cadence. Ça me plaît énormément et j’arrive à faire mes preuves. »
Malory Halluin, elle, a longtemps travaillé dans la vente et compte bien y retourner : « Mais dans les végétaux, dans une jardinerie par exemple. Nous sommes bien encadrés ici et nous apprenons de nouvelles façons de planter. Des semis directs, je n’en avais jamais fait, ça me plaît beaucoup. »
Optimisation foncière et logistique de proximité
L'un des défis majeurs pour ces structures est l'accès au foncier. En tant qu’association, nous n’avions pas d’argent pour acheter une exploitation, rappelle l’ingénieure agronome. L’association Saint-Fiacre - un autre chantier d’insertion basé à Saintes - l’a alors aiguillée vers le groupe Vinci. Il possède ce corps de ferme inoccupé, jouxtant l’autoroute A10. Nous avons signé un bail de six ans et devons juste payer les charges courantes et assurer l’entretien des bâtiments, poursuit Lolita Enselme, qui dispose désormais d’un terrain de 5 000 m2.

L'ambition ne s'arrête pas là : il nous faudrait 2 hectares supplémentaires pour implanter, par exemple, des arbres à feuillage comme l’eucalyptus, très utilisé dans les bouquets, avance la quadragénaire, épaulée par un autre professionnel, Florian Brault.
L’entreprise aspire à être un acteur pleinement engagé dans la vie locale. Les recrutements y contribuent, tout comme la proposition de bouquets bios et locaux ou les ateliers d’art floral que propose Floricotte aux écoles, Ehpad et autres maisons des associations ou magasin bio. Floricotte revendique un esprit « slow flower », à l’instar du mouvement slow-food. L’association place son éthique, l’écologie et la défense d’un savoir-faire de la floriculture au centre de son activité. Les bouquets n’en seront que plus beaux.
Dynamique de la filière horticole et perspectives professionnelles
Dans ce secteur de plus en plus structuré, la distinction entre les métiers de l’horticulture et du paysage est de rigueur. Les jeunes titulaires de l’un des diplômes cités peuvent travailler dans le secteur de la production (chez un pépiniériste, un maraîcher, un arboriculteur, un horticulteur ou un floriculteur), de la commercialisation (en jardineries, fleuristes, mais aussi dans les services commerciaux de sociétés spécialisées en amont ou en aval de la filière horticole), du conseil, de la recherche expérimentale ou de la formation.
La complémentarité entre les groupes d'experts comme IDÉEA et les structures agiles comme Floricotte dessine un futur où la technique et l'humain cohabitent pour maintenir la vitalité du végétal en Aquitaine. C'est dans cette hybridation des modèles que réside la force de la filière : une capacité à intégrer des technologies de pointe tout en préservant le lien organique avec le territoire et ses citoyens.
La filière horticole aquitaine ne se contente pas de produire des végétaux ; elle agit désormais comme un vecteur de transformation sociale et environnementale. Que ce soit par l'accompagnement réglementaire des exploitations ou par la formation de publics en transition professionnelle, les entreprises de la région démontrent que l'horticulture reste un pilier essentiel du développement durable. Chaque acteur, du technicien en laboratoire aux mains qui travaillent la terre dans un chantier d'insertion, contribue à cette résilience collective, assurant que le savoir-faire ancestral se transmette à travers des pratiques modernes et respectueuses. L'avenir de l'horticulture en Aquitaine se joue à la croisée de l'innovation et de l'inclusion, garantissant ainsi la pérennité de ce patrimoine vivant.
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