Le Noisetier : Un Arbuste Ancestral et Ses Méthodes de Multiplication

Autrefois appelé coudrier, le noisetier commun (Corylus avellana) est un des arbustes et arbres les plus anciens, datant de l'ère secondaire. Appartenant à la famille des Bétulacées, comme le bouleau, le noisetier est un arbuste généreux, facile à cultiver dans un jardin où l'on peut le planter en massif comme en haie champêtre comestible. Il régalera la famille comme les auxiliaires du jardin, notamment les écureuils si le jardin est à proximité d’une zone naturelle comme un bois ou une forêt. Robuste, il peut être cultivé partout en France, de l’Est à l’Ouest, grâce à une rusticité d’au moins -15°C.

Le noisetier offre de nombreux atouts : il est décoratif, utile et productif. De plus, il est rustique, jamais malade, pousse dans tous les sols et ne demande que peu d’entretien. Son fruit est un akène d’une taille supérieure aux akènes des fraisiers et des figuiers. Cet akène est composé d’une seule graine - la noisette - dont l’enveloppe ne s’ouvre pas à maturité, certie dans une coque ligneuse. Il existe deux types de noisetiers : les arbres ornementaux et les arbres à fruits, donc à noisettes. Les différentes variétés peuvent tout à fait être plantées entre elles. Le noisetier ornemental est utilisé comme haie, clôture naturelle ou fond de jardin. Historiquement, le noisetier est un arbuste des forêts européennes. Son nom latin, Corylus, vient littéralement de « capuchon » pour le genre.

Illustration d'un noisetier commun avec ses feuilles et ses chatons

Les Méthodes de Multiplication du Noisetier

La multiplication du noisetier, en particulier par bouturage, peut être une opération délicate avec des résultats incertains. Cependant, d'autres méthodes comme le marcottage ou la récupération de drageons naturels offrent des alternatives bien plus fiables pour obtenir de nouveaux plants.

Le Bouturage : Une Technique Capricieuse

Le bouturage du noisetier reste une technique capricieuse avec un taux de réussite assez aléatoire, même en respectant toutes les règles à la lettre. Contrairement au saule ou au groseillier qui s’enracinent d’un claquement de doigts, le Corylus avellana montre un caractère bien trempé et refuse souvent de coopérer. La plupart des sources s'accordent sur la difficulté de bouturer le noisetier.

Schéma illustrant les étapes du bouturage d'une plante

Période Propice pour le Bouturage

Le calendrier du bouturage varie légèrement selon les sources et les expériences des jardiniers, preuve que cette opération reste empirique. La majorité s’accorde toutefois sur l’automne et le début de l’hiver, entre novembre et février, comme période la plus propice pour réaliser des boutures de bois sec. Certains jardiniers expérimentés préfèrent intervenir en toute fin d’hiver, vers février-mars, juste avant le redémarrage de la végétation. Cette fenêtre permet de profiter du repos de l’arbuste tout en bénéficiant de la remontée progressive de sève qui stimulera l’émission de racines au printemps. Une troisième option consiste à tenter des boutures semi-aoûtées en été, prélevées sur le bois de l’année partiellement durci, mais cette technique demande davantage de surveillance et d’arrosages réguliers. Pour les boutures de bois sec, on peut envisager le mois de février et mars, juste avant le départ de la végétation.

Sélection et Préparation des Rameaux

La réussite commence par la sélection rigoureuse des rameaux à bouturer. Choisissez des tiges bien droites, vigoureuses, en parfaite santé, issues de la croissance de l’année précédente. Évitez absolument les branches chétives, malades, tordues ou portant des traces de parasites qui ne donneraient que des boutures faiblardes vouées à l’échec.

Utilisez un sécateur parfaitement affûté et désinfecté à l’alcool pour effectuer une coupe nette juste sous un bourgeon à la base et au-dessus d’un bourgeon au sommet. Une coupe franche cicatrise mieux qu’une déchirure qui ouvre la porte aux infections. Supprimez tous les bourgeons et toutes les feuilles sur les deux tiers inférieurs de la bouture, en ne conservant que deux ou trois bourgeons au sommet si vous bouturez au printemps, ou aucune feuille pour les boutures d’hiver. Pour une meilleure reprise, il est possible d'arracher les bourgeons qui seront sous terre proprement, et de pincer les tiges qui naîtront des autres bourgeons après qu'elles aient formé deux feuilles. Cela permettra aux boutures de pouvoir transformer leur sève montante et produire des racines, sans épuiser leurs ressources à former des jeunes pousses. Les boutures ne grandiront pas beaucoup la première année, mais s'enracineront mieux.

Utilisation d'Hormones et Préparation du Substrat

L’utilisation d’hormone de bouturage n’est pas absolument obligatoire, mais elle augmente significativement les chances de succès sur une espèce réputée difficile comme le noisetier. Trempez la base de chaque bouture sur deux à trois centimètres de hauteur dans la poudre d’hormone, puis tapotez légèrement pour éliminer l’excédent.

Préparez un substrat ultra-drainant en mélangeant à parts égales du terreau universel et du sable de rivière grossier, ou utilisez un terreau spécial bouturage additionné de perlite. Remplissez des godets individuels ou une terrine percée au fond, humidifiez légèrement le mélange sans le détremper, puis enfoncez chaque bouture sur environ dix centimètres de profondeur en espaçant d’au moins cinq centimètres entre chaque tige.

Conditions de Culture et Patience

Installez vos boutures dans un endroit lumineux mais sans soleil direct, à l’abri du gel si vous bouturez en hiver, idéalement sous châssis froid, en serre froide ou dans un local non chauffé mais hors gel. La température idéale se situe entre douze et dix-huit degrés pour favoriser l’enracinement sans stimuler prématurément le départ de végétation. Maintenez le substrat légèrement humide mais jamais détrempé durant tout l’hiver et le printemps. Un excès d’eau provoque immanquablement la pourriture de la base avant même que les racines n’aient eu le temps de se former.

Armez-vous de patience : l’enracinement du noisetier prend facilement trois à six mois, voire une année complète avant d’obtenir un système racinaire suffisamment développé pour envisager la plantation en pleine terre. Attention cependant, si vous prenez un drageon ou une bouture (qui ont des racines proches de la surface), vous aurez des arbres qui auront tendance à drageonner à leur tour, et les noisetiers sont rapidement envahissants lorsqu'ils se multiplient par drageons.

Le Marcottage : Une Alternative Fiable

Franchement, si vous voulez vraiment multiplier votre noisetier sans prendre trop de risques, le marcottage reste la technique la plus sûre avec un taux de réussite proche de cent pour cent. Cette méthode consiste à forcer une branche basse encore attachée à la plante mère à produire des racines avant de la sevrer. Le marcottage ou la division sont des méthodes de multiplication qui peuvent être réalisées au printemps.

Diagramme détaillé de la technique de marcottage du noisetier

Marcottage au Sol

Choisissez une branche souple et basse du noisetier. Déterminez l’endroit où vous souhaitez que les racines se forment. Incisez légèrement l’écorce sur une dizaine de centimètres, juste sous un nœud. Maintenez le rameau au fond avec un cavalier métallique ou une pierre, comblez avec un mélange de terre et de compost, arrosez régulièrement et laissez l’extrémité de la branche dépasser verticalement. Pendant toute la saison, la marcotte continue de se nourrir via la branche mère tout en développant son propre système racinaire au niveau de l’incision enterrée.

Marcottage par Buttage

Le marcottage par buttage est très efficace. Il consiste à butter progressivement les touffes à partir de la 10ème année pour obtenir des rejets vigoureux. Le marcottage au printemps est une des méthodes les plus fiables.

Séparation et Plantation

Une fois que la marcotte a développé un système racinaire suffisant, généralement après une année, vous pouvez la dessolidariser de la branche mère à l'aide d'un sécateur propre et désinfecté. Ensuite, plantez la nouvelle marcotte à son emplacement définitif.

J'apprends le marcottage, astuces et technique de pro pour jardinier bio (marcotting tutorial)

La Récupération des Drageons : La Méthode la Plus Naturelle

Le noisetier produit naturellement des rejets depuis sa souche, ces drageons qui surgissent à distance du pied principal et qui peuvent devenir envahissants si on les laisse proliférer. Plutôt que de les éliminer systématiquement, profitez-en pour récupérer ces jeunes plants déjà enracinés. Les drageons sont des pousses issues des racines du noisetier.

Récupération et Transplantation

Arrachez le jeune plant avec sa motte racinaire en conservant un maximum de racines, et replantez-le immédiatement à son nouvel emplacement ou dans un pot de culture si vous préférez l’installer plus tard. Cette technique simple et rapide offre des résultats quasi garantis puisque le drageon possède déjà son propre système racinaire fonctionnel. Pour les retirer, il suffit de les couper à ras du pied.

Précautions

Installez des protections (grillage ou autre) contre les rongeurs, qui sont friands des jeunes pousses.

La Plantation et l'Entretien du Noisetier

La plantation du noisetier est relativement simple et peut être réalisée avec succès en suivant quelques étapes de base. Le noisetier est un petit arbre, ou arbuste, facile au jardin. Il ne nécessite que peu d’entretien en dehors de la taille. Seules quelques particularités doivent conduire le jardinier à intervenir.

Choix de l'Emplacement et Préparation du Sol

Sélectionnez un emplacement approprié pour votre noisetier. Il préfère un sol bien drainé et fertile, plutôt frais. Bien qu’il puisse supporter les sols calcaires, il préfère les terres fraîches et bien drainées. Les noisettes seront meilleures dans un lieu lumineux et pas trop froid, idéalement en plein soleil ou à mi-ombre. Le noisetier pousse naturellement en forêt, généralement en situation protégée du froid par les autres arbres et arbustes et avec une lumière possiblement mi-ombre.

Préparez le sol en travaillant la terre sur une zone d'environ un mètre de diamètre. Amendez le sol d’un compost ou d’une fumure bien décomposée.

Plantation du Noisetier

Choisissez une variété adaptée à votre climat et à vos besoins. Il est conseillé de planter des noisetiers par deux et de différentes variétés pour assurer une meilleure pollinisation. Creusez un trou d'environ deux fois la taille du pot dans lequel se trouve le noisetier. La période idéale pour la plantation s’étend de novembre à mars. Retirez délicatement le noisetier de son pot en prenant soin de ne pas endommager les racines. Remplissez le trou avec le sol que vous avez creusé, en tassant légèrement autour du noisetier pour éliminer les poches d'air. Tassez sans abîmer les racines.

Taillez légèrement le noisetier pour équilibrer la couronne, en retirant les branches mortes ou endommagées. Arrosez abondamment juste après la plantation (ajoutez un activateur de croissance liquide qui assure une meilleure reprise).

Arrosage et Fertilisation

Les noisetiers sont généralement résistants à la sécheresse une fois établis, mais ils bénéficieront d'un arrosage régulier, en particulier pendant les périodes sèches ou les étés chauds. Arrosez-les en profondeur, en veillant à ce que l'eau atteigne les racines.

Les noisetiers n'ont pas besoin de beaucoup d'engrais, mais vous pouvez fournir un engrais équilibré au printemps pour favoriser la croissance. Vous pouvez également, éventuellement à l’automne, ajouter un lit de compost.

Taille du Noisetier

Les noisetiers n'ont généralement pas besoin de beaucoup de taille. Cependant, vous pouvez élaguer légèrement les branches pour maintenir la forme de l'arbuste, en enlevant les branches mortes, malades ou endommagées. Le noisetier n’est pas un arbuste qui doit être taillé trop régulièrement. Il y a la taille qui permet de limiter les dimensions au jardin, mais le noisetier ne s’étend pas particulièrement.

Le noisetier est cultivé en touffe, c’est sa forme la plus courante. Elle est de peu d’entretien et facile à obtenir. La touffe se développe à partir de 5 à 6 branches principales. De là se développent les branches secondaires. La taille de formation a pour but, comme c’est le plus souvent le cas pour les arbres fruitiers, d’aérer l’arbre. Lorsque vous élevez un noisetier d’une seule branche, après une bouture ou un marcottage, la première taille est là pour favoriser la production de la structure de l’arbre, c’est-à-dire les branches charpentières.

La taille de fructification du noisetier intervient lorsque la production de fruits ralentit. C’est une taille importante qui n’est pratiquée que tous les vingt ans. Coupez toutes les branches.

Maladies et Ravageurs du Noisetier

Le noisetier est généralement robuste, mais il peut être sujet à diverses maladies et ravageurs. Une surveillance régulière permet d'intervenir rapidement.

Ravageurs

  • Noctuelles : Les chenilles de noctuelles peuvent défolier les noisetiers. Encouragez les oiseaux prédateurs en installant des mangeoires pour les attirer dans votre jardin.
  • Pucerons : Les pucerons peuvent attaquer les noisetiers. Utilisez des jets d'eau pour les éliminer physiquement. Le puceron jaune du noisetier est un parasite spécifique qui peut diminuer la récolte par ses prélèvements de sève, mais il n'est pas un vecteur de maladies virales. Mettez de la glue sur les troncs et les branches pour empêcher le plus possible les fourmis de coloniser l'arbre et permettre la présence d'insectes auxiliaires dans le jardin.
  • Écureuils : Les écureuils sont friands de noisettes et sont connus pour les voler.
  • Balanin de la noisette (Curculio nucum) : Sans conteste le balanin est le ravageur le plus connu. C'est un petit coléoptère qui se nourrit et se développe sur toutes les parties du noisetier. Après l'accouplement, la femelle pond un œuf dans une jeune noisette en début d’été. La larve éclose se nourrit du fruit, jusqu’à ce qu’elle se décroche de l’arbre et tombe avant sa maturité. La larve sort alors de la noisette dont elle a la capacité de forer un trou grâce à ses mandibules. Elle va rester un long moment dans le sol enfouie dans une sorte de nid, pouvant y rester jusqu'à 4 ans. Puis elle va muer en nymphe et ensuite en coléoptère adulte.
    • Prévention et Lutte : Dès le début du printemps, ajoutez des bandes de colle glue sur les troncs et les branches des arbres. Plus tard, vers la fin du mois de mai, placez une bâche blanche ou claire au sol, sous et autour du noisetier. Secouez fortement l’arbuste de manière à faire tomber les insectes dont le balanin. Récupérez-les et si vous ne voulez pas les éliminer, déplacez-les loin. Observez bien les jeunes noisettes et cherchez des noisettes trouées. Retirez-les et brûlez-les. Faites pareil si des fruits sont tombés au sol. En automne, retirez les feuilles en dessous de l’arbre et grattez la terre superficiellement. Chassez les larves le cas échéant. Avoir des poules peut être intéressant, elles sauront aller chercher les larves dans le sol.
  • Capricorne du noisetier (Oberea linearis) : Le capricorne du noisetier est un petit insecte fin et allongé brun-noir. La femelle adulte pond des œufs sous l’écorce du noisetier et d’autres espèces comme le noyer. Une fois écloses, les larves se nourrissent du bois. Avec l’hiver, elles hibernent puis au réveil recommencent à se nourrir du bois de l’arbre qui dépérit. Quand l’attaque est importante ou récurrente, l’arbuste peut en souffrir fortement, parfois en mourir.
    • Prévention et Lutte : L’idéal est l’anticipation. Il faut observer les arbustes de près. En cas de noisettes trouées sur l’arbre, supprimez-les, elles sont colonisées. Nettoyez le sol de toutes les noisettes déjà tombées pour limiter qu’elles se cachent dans le sol.
  • Phytopte du noisetier : Le phytopte est un tout petit acarien qui s’en prend aux bourgeons de l’arbre en les piquant. On reconnaît sa présence aux galles que sa piqûre provoque sur ces derniers. Supprimez les branches atteintes.

Image d'un balanin de la noisette sur une noisette

Maladies

  • Rouille du noisetier : Cette maladie fongique provoque des taches orange sur les feuilles. Pour prévenir la rouille du noisetier, évitez l'humidité excessive en espaçant les arbustes pour favoriser la circulation de l'air.
  • Pourriture : La pourriture des noisettes peut être causée par une humidité excessive. Assurez-vous que les arbustes ont un bon drainage et que les noisettes ne touchent pas le sol.
  • Tavelure : La tavelure est une maladie fongique qui peut affecter les feuilles du noisetier.
  • Anthracnose : L'anthracnose est une maladie qui atteint les feuilles du noisetier, comme ses rameaux et ses branches.
  • Oïdium : L'oïdium touche généralement le dessous des feuilles. Des taches jaunes apparaissent sur la face supérieure dans un deuxième temps. Puis, point caractéristique de l’oïdium, les dépôts blancs poudreux s’étendent jusqu’à recouvrir la totalité de la surface de la feuille. Les feuilles peuvent aller jusqu’à se déformer, s’enrouler et tomber.

La Récolte et le Stockage des Noisettes

Les noisettes ne peuvent pas être récoltées avant que le noisetier n'ait atteint sa 6ème année.

Détermination de la Maturité

Les noisettes sont prêtes à être récoltées lorsque les coques commencent à changer de couleur et à s'ouvrir naturellement. La récolte a lieu généralement de septembre à mai.

Méthodes de Récolte

  • Récolte manuelle : Vous pouvez récolter les noisettes en les ramassant à la main.
  • Récolte au sol : Les noisettes mûres tombent généralement au sol.

Séchage et Stockage

  • Séchage initial : Étalez les noisettes fraîchement récoltées sur une surface propre et sèche pour les laisser sécher pendant une à deux semaines.
  • Dessiccation : Une fois le séchage initial terminé, transférez les noisettes dans un endroit frais et sec pour terminer le séchage.
  • Stockage à long terme : Les noisettes peuvent être stockées dans des sacs en toile, des paniers ou des bocaux en verre bien fermés. Conservez-les dans un endroit frais, sombre et sec pour prolonger leur durée de conservation.
  • Protection contre les ravageurs : Pour éviter les infestations de ravageurs, stockez les noisettes avec des sacs ou des récipients hermétiquement fermés.
  • Surveillance régulière : Vérifiez régulièrement vos noisettes stockées pour vous assurer qu'il n'y a pas de signes de moisissure ou d'altération.

Assortiment de noisettes séchées et stockées dans des bocaux

Les Variétés de Noisetiers et Leurs Spécificités

Il existe de nombreuses variétés de noisetiers, chacune ayant ses propres caractéristiques en termes de fructification, de taille et de résistance.

Variétés Fruitières

  • 'Fertile de Coutard' : C'est une variété qui commence à produire des fruits assez rapidement. La récolte est précoce, dès début septembre. Les fruits sont allongés, assez gros et la coque assez claire. Il est conseillé de planter des noisetiers par deux et de différentes variétés.
  • 'Merveille de Bollwiller' (Corylus Bolwiller) : Le Corylus Bolwiller est une variété très cultivée. La récolte est également précoce, dès septembre. Les fruits sont ronds avec une petite pointe et légèrement sucrés. Vous pouvez le cultiver avec les variétés suivantes : Cor. Buttler, Cor. Longue d’Espagne ou Cor. Ennis.
  • 'Longue d'Espagne' : La récolte a lieu tout début octobre. Les fruits sont moyens et la coque tire sur le rouille/rouge. Les fruits sont de belle qualité gustative et légèrement sucrés. Il peut être cultivé avec Corylus Nottingham et Cor. Buttler.
  • 'Ennis' : À associer avec le Corylus Buttler ou le Corylus Bolwiller.
  • 'Segorbe' et 'Corabel' : Ces variétés offrent également des fruits plus gros et savoureux que le noisetier commun sauvage.

Noisetiers Ornementaux

  • Noisetier tortueux (Corylus avellana 'Contorta') : Le noisetier tortueux présente cette curiosité du fait d’une mutation d’ordre génétique. Il n’est pas du tout certain de la transmettre par semis. On procède donc à la multiplication végétative de ces plantes par greffage. La méthode utilisée est la greffe en anglaise. Le porte-greffe est un noisetier commun de deux ou trois ans, issu d’un semis classique de n’importe quelle noisette. Le bouturage du noisetier tortueux reste une opération encore plus délicate avec un taux de réussite très aléatoire.
  • Noisetier du Japon ou faux noisetier (Corylopsis) : C'est un très bel arbuste au port retombant qui mesure de 1,5 à 4 m de hauteur.

Autres Utilisations du Noisetier

Le noisetier est un arbuste aux multiples facettes, allant bien au-delà de la simple production de noisettes.

Alimentation

Les noisettes sont l'utilisation la plus courante du noisetier, appréciées pour leur goût et leurs qualités nutritives.

Médecine Traditionnelle

Certaines cultures ont utilisé le noisetier pour ses propriétés médicinales. On pense qu'il peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, notamment pour le système circulatoire.

Jardinage et Paysagisme

Le noisetier est parfois planté à des fins d'ornement dans les jardins et les parcs pour ses jolies feuilles et ses chatons de fleurs en forme de boule. Le noisetier est un petit arbre, ou arbuste, généreux, facile au jardin où l’on peut le planter en massif comme en haie champêtre.

Sylviculture et Artisanat

Les noisetiers peuvent être cultivés comme arbres de forêt ou d'ombrage. Le bois de noisetier était autrefois utilisé en tonnellerie et pour fabriquer des cannes.

Biodiversité

Le noisetier est très utile dans les vergers et constitue un refuge pour quantité de petits animaux. C'est un élément important de l'écosystème du jardin.

Photographie d'une haie de noisetiers en fleurs au printemps

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