Le Rhododendron Face aux Chenilles et Autres Ravageurs : Toxicités et Stratégies de Lutte

Le rhododendron, qu'il soit sauvage ou ornemental, est un arbuste apprécié pour sa floraison souvent spectaculaire. Cependant, il peut être la cible de divers ravageurs et maladies, et il est crucial de comprendre ces menaces pour protéger ces plantes. Par ailleurs, le rhododendron est une plante intégralement toxique, y compris son miel, ce qui représente un risque important pour les animaux.

Rhododendron en fleurs

Description Botanique et Biotopes du Rhododendron

Le genre Rhododendron englobe à la fois les rhododendrons et les azalées, ces dernières étant souvent caractérisées par des feuilles plus petites, parfois caduques. En France, on rencontre notamment deux espèces sauvages : le rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum L.) et le rhododendron hérissé (Rhododendron hirsutum L.).

Le rhododendron ferrugineux est un arbrisseau qui peut atteindre 30 à 150 cm de hauteur. Ses feuilles persistantes sont ovales (3 à 6 cm de long), coriaces et glabres, avec une face supérieure vert foncé et une face inférieure brun-roux. Ses fleurs, à cinq pétales, sont rouge carmin et groupées par six à douze en corymbe. Le fruit est une capsule ovoïde à cinq valves renfermant de petites graines plates et fusiformes. Cette espèce affectionne les sols humides et non calcaires et pousse en montagne (Jura, Vosges, Alpes et Pyrénées), à des altitudes allant de 1200 à 2500 mètres.

Le rhododendron hérissé, atteignant 30 à 120 cm de hauteur, possède des feuilles lancéolées (1 à 4 cm de long), coriaces et persistantes, avec des bords longuement ciliés. Ses fleurs sont rose-rouge et sont groupées en corymbe par trois à dix. Contrairement au rhododendron ferrugineux, il affectionne les sols calcaires. Le rhododendron cilié est protégé en France.

Les variétés ornementales, très fréquentes dans les jardins, préfèrent généralement les sols acides. Les fleurs, souvent très colorées, sont le plus souvent disposées au niveau des rameaux terminaux. La corolle est généralement campanulacée avec 5 lobes. Le fruit est une capsule brune septicide contenant de très nombreuses et minuscules graines. Les azalées japonaises précoces, à petites fleurs et feuilles persistantes, fleurissent en avril, tandis que les azalées de Chine, à feuilles caduques, fleurissent en mai. Les deux espèces sauvages mentionnées précédemment fleurissent de mai à août.

Carte de répartition du rhododendron en Europe

Toxicité du Rhododendron : Un Danger Sous-Estimé

Toutes les parties de la plante de rhododendron sont toxiques, y compris les azalées, les feuilles, les fleurs, le nectar et par conséquent le miel. La dessiccation diminue légèrement sa toxicité. Le principe actif toxique principal est l'andromédotoxine, également connue sous le nom de grayanotoxines. Ces diterpènes toxiques ont la propriété d'accroître spécifiquement la perméabilité membranaire aux ions sodium, stabilisant les canaux à sodium en position ouverte. Cela entraîne la dépolarisation de la plupart des cellules électriquement stimulables, provoquant un effet curarisant et dépresseur du système nerveux central et des muscles striés, ainsi qu'une action bradycardisante. Elles agissent également sur les terminaisons stomacales du nerf vague, provoquant des vomissements violents. La plante renferme également d’autres glucosides comme l’arbutine et l’éricoline, et les feuilles sont riches en tanins.

Doses Toxiques et Cas d'Intoxication

La dose toxique par ingestion de feuilles fraîches est estimée à 0,1 à 0,6% du poids vif chez le mouton et à 0,1% chez la chèvre. L’ingestion de seulement 10 feuilles suffirait à entraîner des troubles chez les bovins. Les appels concernant le rhododendron représentent 2,8% des appels de toxicologie végétale pour les ruminants au CNITV, dont 15,8% pour les caprins, 3% pour les ovins et 0,1% pour les bovins. La principale espèce concernée est la chèvre, en cause dans plus des deux tiers des appels, car c'est une plante qu'elle apprécie particulièrement. Cependant, des cas sont également rapportés chez les chiens, les chats, les autres ruminants, les chevaux et les oiseaux de volières.

Graphique de répartition des appels CNITV par espèce animale

Les intoxications surviennent surtout chez les petits ruminants, notamment les caprins et les ovins, plus rarement chez les bovins ou les ânes. Les animaux consomment le feuillage des rhododendrons, surtout lorsque les pâturages habituels sont rendus inaccessibles, par exemple en cas de fortes chutes de neige. L'intoxication peut aussi résulter de la consommation de déchets de taille mis à disposition des animaux par l'homme. Les appels sont répartis sur toute l'année, indiquant un risque constant.

Symptômes et Évolution de l'Intoxication

Les signes cliniques apparaissent dans les heures suivant l'ingestion et peuvent prendre une forme suraiguë, entraînant une mort rapide en cas de consommation massive.

Forme aiguë :

  • Signes généraux : Abattement, signes de souffrance intense avec plaintes et gémissements (en particulier chez les ovins), diminution de la production lactée, hyperthermie.
  • Signes digestifs : Anorexie, inrumination, ptyalisme (hypersalivation), coliques, diarrhée plus ou moins hémorragique (méléna), jetage alimentaire voire vomissements violents (qui sont de véritables vomissements chez les ruminants et non de simples régurgitations). Les signes digestifs constituent la majeure partie du tableau clinique rapporté lors des appels au CNITV, avec des vomissements dans 50% des cas, de l'hypersalivation dans 38,7% des cas et des coliques dans 21,7% des cas.
  • Signes nerveux : Ataxie, faiblesse musculaire, tremblements, convulsions tonocloniques, opisthotonos. Ces crises sont intermittentes, entrecoupées de phases de rémission, chacune affaiblissant l'animal. L'ataxie est le plus souvent rapportée (12,3% des cas). En phase terminale, l'animal est paralysé et sombre dans le coma. Une prostration (18,9% des cas) et un décubitus (10,4% des cas) sont également fréquemment notés.
  • Signes cardio-vasculaires : Cyanose des muqueuses, hypotension, bradycardie ou au contraire tachycardie et arythmie cardiaque.
  • Signes respiratoires : Dyspnée, tachypnée, toux forte associée à une fausse déglutition. On note parfois une toux et des difficultés respiratoires.
  • Signes oculaires : Épiphora (écoulement lacrymal).

Signes paracliniques : On peut noter une augmentation de la créatininémie et des AsAT (Aspartate Amino-Transférases) suite aux atteintes musculaires, ainsi qu’une anémie et une leucocytose.

L'évolution peut être fatale en moins de deux jours. Si l'animal ne décède pas, la rémission est longue et des bronchopneumonies par fausse déglutition sont fréquemment observées. La mort survient généralement par paralysie respiratoire (asphyxie).

Lésions et Diagnostic

Les lésions ne sont pas spécifiques mais comprennent : une congestion généralisée, une pneumonie par fausse déglutition fréquente, une gastro-entérite, de petites hémorragies disséminées sur les méninges et le tractus digestif. Plus rarement, une néphrite aiguë ou une dégénérescence hépatique peut être observée.

Le diagnostic différentiel inclut les affections et intoxications causant des troubles digestifs majeurs. Le diagnostic expérimental peut reposer sur l'identification phyto-histologique des débris végétaux recueillis dans le contenu ruminal ou par la technique de chromatographie sur gel pour la recherche des grayanotoxines dans le contenu ruminal.

Traitement et Pronostic

Avant l'apparition des signes cliniques, une ruminotomie d'urgence peut être envisagée. Le traitement médical est symptomatique et vise à :

  • Diminuer l’absorption et favoriser l’élimination du toxique avec du charbon végétal activé, de l’huile de paraffine et un purgatif salin.
  • Soutenir l'animal par perfusion et pansements digestifs.
  • Gérer les troubles nerveux avec du diazépam (VALIUM®), des barbituriques ou de la xylazine.
  • Lutter contre la douleur avec des corticoïdes.
  • Administrer une antibiothérapie en cas de bronchopneumonie par fausse déglutition.
  • Utiliser des analeptiques cardio-respiratoires comme le doxapram et l'atropine (0,1 mg/kg IV) ou la caféine pour lutter contre la bradycardie, voire des anti-arythmiques si nécessaire.
  • Administrer du sulfate d’éphédrine (50 à 100 mg IM) chez les caprins et les ovins.

Le pronostic reste réservé et la létalité peut être importante. Si l'animal survit, la convalescence est longue et entraîne d'importantes pertes économiques (perte de poids et diminution de la production lactée). Selon les données du CNITV, le taux de morbidité atteint 5% chez les bovins (sur 667 bovins exposés), 10% chez les ovins (sur 2556 ovins exposés) et 61% chez les caprins (sur 227 caprins exposés). Le taux de mortalité s’élève à 2% chez les bovins ou les ovins et 3% chez les caprins.

Les Ravageurs du Rhododendron : Chenilles et Autres Insectes

Le rhododendron, bien qu'assez résistant, peut être la cible de divers insectes ravageurs qui, s'ils ne sont pas directement des chenilles au sens strict du terme pour tous, peuvent causer des dégâts importants, notamment au niveau des feuilles et des racines.

L'Otiorhynque (Otiorhynchus sulcatus)

L'otiorhynque, communément appelé "otiorhynque sillonné" en raison de sa carapace profondément marquée par des sillons dans le sens de la longueur, est la "bête noire" des pépiniéristes. Les dommages causés par l'adulte sont plus esthétiques que mortels, car ils dévorent les feuilles en commençant par les bords extérieurs, leur donnant un aspect caractéristique de dentelle découpée.

Feuille de rhododendron attaquée par l'otiorhynque

C'est sa larve qui est la plus destructrice. Les larves d'otiorhynque sont des asticots blancs avec une petite tête dure jaune brunâtre. Elles se meuvent dans le sol à l'aide de cette sorte de casque et des fins poils qui couvrent leur corps. Elles ne mangent que les racines les plus fines car leurs mandibules sont petites. Les larves se nourrissent des racines et de la partie vivante de la base des troncs. Elles peuvent même manger l'écorce autour du collet jusqu'à plusieurs centimètres de haut.

Les dégâts sont plus importants dans les conteneurs qu'en pleine terre. Leur milieu de culture léger facilite les déplacements des larves pour chercher de nouvelles racines à manger, et les racines sont concentrées dans un faible volume. En pleine terre, les racines sont plus largement dispersées, et le milieu gêne les déplacements des larves. De plus, la culture en conteneur favorise l'éclosion d'un plus grand nombre d'œufs. En pleine terre, seuls les jeunes rhododendrons ayant de petites mottes de racines peuvent être tués par les larves d’otiorhynque. Le champ d'action des larves se situe jusqu'à 10 cm de profondeur dans les conteneurs, le plus souvent elles ne sont qu'à 5 cm. Une raison supplémentaire qui explique que les grands rhododendrons ne craignent pas grand-chose, la plupart de leurs racines étant hors d'atteinte.

Lutte contre l'otiorhynque :

L'otiorhynque est réfractaire aux insecticides traditionnels. Des produits comme "Calypso" et "Karate", à pulvériser le soir, ne sont efficaces que contre l'insecte adulte et non contre sa larve. Récemment, des larves de nématodes qui parasitent l’otiorhynque sont devenues disponibles dans le commerce (ex: greenbe). Pour les adultes, on peut badigeonner le tronc des arbres avec de la glu arboricole ou installer des bandelettes engluées. La glu est à installer au bas du tronc et en haut juste avant les branches charpentières. Lorsque les dégâts sont visibles sur les feuilles, il est recommandé de creuser avec une pelle autour de la plante sur une profondeur de 5 à 10 cm, où se trouvent les larves.

La Cicadelle du Rhododendron (Graphocephala fennahi)

La cicadelle du rhododendron est un petit insecte d’origine nord-américaine, maintenant répandu dans toute l'Europe de l'Ouest. Facilement reconnaissable à son comportement de sauterelle et sa couleur dominante vert "fluo" avec une sorte de V rouge vif sur les ailes, elle semble émettre des signaux lorsqu'elle vole. L'adulte mesure un peu moins d'1 cm, avec un corps très allongé, des élytres longues bordées de brun très sombre et une tête triangulaire jaune pâle.

Cicadelle du rhododendron sur une feuille

La cicadelle vit en colonie, parfois importante. Les adultes et leurs larves occasionnent des dégâts négligeables en prélevant leur nourriture. Cependant, ces prélèvements sont la porte ouverte à la pénétration d'un champignon, le Pycnostysanus azaleae, également originaire d'Amérique, qui provoque le noircissement du bouton floral, une maladie appelée "Bud blast" ou "bouton noir".

Les vols de cicadelles sont observables entre juillet et novembre, période durant laquelle la ponte a lieu directement dans les écailles des bourgeons floraux en formation. Cette cicadelle ne donne naissance qu'à une seule génération par an. Les œufs sont peu visibles. Les larves, blanchâtres à vert jaune, restent sur la face inférieure des feuilles d'avril (éclosion) jusqu'à leur transformation en insecte adulte en juillet-août, passant par 5 stades.

Symptômes de l'attaque de cicadelle et du Bud blast :

Les cicadelles propagent les spores du champignon en même temps qu'elles pondent. Les boutons floraux commencent par brunir puis se couvrent de minuscules "clous" noirs, qui sont les fructifications du champignon. Les rameaux peuvent prendre une teinte grisâtre et un rameau portant plusieurs boutons malades peut mourir. Les larves se nourrissent de la sève des arbustes en ponctionnant le revers des feuilles, ce qui affaiblit la plante. Leur salive contient une toxine qui bloque la circulation de la sève, entraînant un dessèchement puis une nécrose des feuilles colonisées. Des taches claires sur les feuilles, s'étendant peu à peu, sont fréquentes. Le miellat excrété par les larves provoque la formation de fumagine, qui ralentit, voire empêche, la photosynthèse. Il est important de noter que la cicadelle du rhododendron n'attaque pas les buis, ses hôtes sont toujours des rhododendrons.

Lutte contre la cicadelle du rhododendron :

La lutte repose sur des mesures préventives et des méthodes biologiques ou écologiques. Lutter contre la cicadelle est le seul moyen d'éviter le "Bud blast". La première chose à faire est de supprimer les boutons noirs dès que possible pour éviter l'expansion de la maladie et de les détruire (brûler ou jeter à la poubelle, ne pas composter).

Traitement écojardinage :

  • Huile de colza : Diluée dans l'eau avec un peu de liquide vaisselle comme agent mouillant, elle empêche les femelles de pondre. Cependant, elle est nocive pour d'autres insectes butineurs.
  • Pyrèthre naturel : À pulvériser en présence des cicadelles.
  • Kaolinite : Une argile à appliquer.
  • Savon noir : Des pulvérisations répétées de savon noir dilué dans l'eau peuvent venir à bout des cicadelles.
  • Purins et macérations : Utilisation de purins de rhubarbe ou d’ortie.
  • Huile de neem : Produit naturel efficace contre ces hémiptères.

Gestes de culture :

  • Assurer un sol très bien drainé, car un sol gorgé d'eau favorise le développement du champignon.
  • Éviter l'excès d'engrais azoté qui dope la croissance de nouvelles pousses, attractives pour les ravageurs.
  • Attraper les cicadelles dès qu'elles sont aperçues sur les rhododendrons.

Le Tigre du Rhododendron (Stephanitis rhododendri)

Le tigre du rhododendron est une petite punaise plate de 4 mm de long, avec un corps brun ou noir et des ailes transparentes aux motifs en mosaïque crème. Malgré ses ailes, il ne vole pas et reste à proximité de sa plante hôte. Originaire d'Amérique du Nord, il a été introduit en France dans les années 70. Cette espèce est univoltine, les œufs pondus sous les feuilles passent l'hiver et les adultes apparaissent en été. Les femelles pondent ensuite leurs œufs à l'automne, sous la feuille, près de la nervure centrale.

Dégâts du tigre du rhododendron sur feuille

Il s'attaque principalement aux rhododendrons, les variétés hybrides étant les plus sensibles. Le revers des feuilles infestées présente des taches de couleur rouille, causées par les déjections de l'insecte.

Lutte contre le tigre du rhododendron :

Sa population peut être régulée par des lâchers de larves de chrysope, des insectes prédateurs qui se nourrissent de nombreux ravageurs. Elles doivent être introduites au moment de l'éclosion des œufs. Un traitement avec des nématodes Sf est également possible de mai à août, ces nématodes parasitent les larves et les adultes du tigre du rhododendron. Un autre tigre, le tigre du piéris (Stephanitis takeyai), originaire du Japon, peut également attaquer les éricacées, y compris les rhododendrons.

Le Puceron du Rhododendron (Illinoia lambersi)

Le puceron du rhododendron est originaire d'Amérique du Nord. Les colonies, de couleur vert, jaune et rose, se développent sur les nouvelles pousses et les boutons floraux. C'est l'un des ravageurs les plus importants du rhododendron. Il suce la sève par un rostre enfoncé dans les canaux de sève, affaiblissant la plante.

Colonie de pucerons sur une pousse de rhododendron

Lutte contre le puceron :

Il peut pulluler dès le premier beau temps. Des pulvérisations répétées de savon noir dilué dans l'eau sont souvent efficaces.

Les Cochenilles

Les cochenilles se présentent sous forme de petites croûtes arrondies ou allongées, facilement décollables à l'ongle. Les femelles, souvent dépourvues d'ailes et de pattes distinctes, se fixent sur l'épiderme de la plante pour se nourrir et pondent de nombreux œufs sous leur bouclier, sous leur corps ou dans un ovisac selon l'espèce. Après deux semaines d'incubation, les larves mobiles se fixent en se protégeant d'une matière cireuse.

Cochenilles sur tige de rhododendron

Les colonies forment des encroûtements sur les branches, les rameaux et les fruits, provoquant l'éclatement de l'écorce et un dessèchement progressif des organes infestés, puis le dépérissement des parties colonisées. Les piqûres du ravageur et l'injection d'une salive toxique déforment et dessèchent les rameaux, et les fruits sont dépréciés.

Comment entretenir un rhododendron ? - Truffaut

Autres Maladies du Rhododendron

Outre les ravageurs, le rhododendron peut être affecté par diverses maladies cryptogamiques et physiologiques.

Le Phytophthora cinnamomi

C'est de loin la maladie la plus dangereuse. Ce champignon pénètre par les racines et se dirige vers le haut en bouchant les canaux de sève. On ne s'en aperçoit souvent que lorsque la plante présente des symptômes de soif, et il est alors trop tard. Lorsque l'on gratte le bois au collet de la plante, on observe nettement une couleur brunâtre typique. Un rhododendron atteint est perdu.

Rhododendron atteint de Phytophthora cinnamomi

La Chlorose

La chlorose se manifeste par des feuilles jaunâtres où les canaux de sève restent verts. La cause principale peut être un manque de fer, de magnésie ou de potasse, sans que cela signifie nécessairement que le terrain en manque. Un apport de conditions de culture parfaitement adaptées, notamment un sol très bien drainé et acide pour la plupart des variétés ornementales, est essentiel pour prévenir cette carence.

Autres Maladies Cryptogamiques

Le rhododendron peut également être atteint par l'oïdium et la rouille, d'autres maladies cryptogamiques.

Conseils Généraux pour la Santé du Rhododendron

Pour maintenir la vigueur de vos rhododendrons et les rendre moins sensibles aux attaques, quelques gestes de culture sont essentiels :

  • Sol adapté : Assurez-vous que le sol est bien drainé et acide pour les variétés qui l'exigent. Un sol gorgé d'eau est un facteur favorisant le développement de certains champignons.
  • Fertilisation équilibrée : Évitez d'apporter trop d'engrais azoté, qui stimule la croissance de nouvelles pousses, souvent très attractives pour les ravageurs.
  • Observation régulière : Des observations attentives et régulières de vos plantes permettent de détecter précocement les problèmes et d'agir avant que les dégâts ne soient trop importants.

En adoptant ces pratiques et en étant vigilant face aux premiers signes d'attaque, vous augmenterez considérablement les chances de voir vos rhododendrons s'épanouir en pleine santé.

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