Rosier CELINA® : Culture, Entretien et Résistance aux Maladies

Le rosier, star incontestée des jardins, est grandement apprécié pour ses fleurs et parfois, pour certaines espèces, le parfum de ces dernières. Appartenant à la vaste famille des Rosacées, qui réunit une centaine de genres botaniques et plus de 3000 espèces, il est reconnaissable du fait de ses tiges recouvertes d’aiguillons, ou épines, qui tombent avec l’âge du rosier. Les fleurs sont très colorées et souvent groupées en corymbes, une tige qui se sépare en d’autres tiges courtes pour former plusieurs fleurs. Cependant, pour les variétés utilisées en fleuristerie, il est possible de trouver des fleurs sur une seule tige.

Au XXe siècle, la culture des rosiers est devenue traditionnellement une culture de plants assistés à tous les stades pour produire de la fleur. Pesticides, engrais et arrosages sont devenus intimement liés à cette culture, et beaucoup de nouvelles variétés ont été créées pour être cultivées de cette manière. Cependant, des innovations comme les rosiers Décorosier® ont émergé, offrant une floraison abondante avec un minimum d’entretien et une résistance naturelle aux maladies.

Types de rosiers

Le rosier Décorosier® CELINA® Noason : une variété moderne et résiliente

Le rosier Décorosier® CELINA® Noason est un rosier paysager moderne, sélectionné pour sa floraison longue et régulière et pour sa grande résistance naturelle. Il produit de superbes fleurs jaune tendre, réunies en bouquets, qui se renouvellent continuellement de mai jusqu’aux premières gelées. Son feuillage vert foncé brillant, caduc à semi-persistant selon le climat, reste très décoratif tout au long de la saison. L’époque de feuillaison est d’avril à octobre, période durant laquelle le rosier conserve une belle masse végétale saine. Sa croissance régulière et son port équilibré le rendent idéal pour créer des scènes paysagères harmonieuses.

CELINA® Noason présente un port buissonnant compact et légèrement étalé. Cette silhouette équilibrée permet de structurer les massifs et de créer des bordures nettes et florifères. Les jeunes tiges sont lisses et légèrement teintées de rouge, devenant plus foncées en vieillissant. À maturité, CELINA® atteint environ 60 à 80 cm de hauteur pour 40 à 60 cm de largeur. Le feuillage vert foncé brillant est dense et décoratif. La floraison est abondante et remontante, de mai jusqu’aux gelées. Célina® est un rosier aux fleurs semi-doubles jaune tendre. C’est le rosier idéal pour arborer votre jardin en massif, en bordure ou même en vasque.

Les rosiers DECOROSIER® de Verdía représentent une nouvelle génération de rosiers décoratifs conçus pour offrir un maximum de fleurs avec un minimum d’entretien. Contrairement aux rosiers traditionnels, les DECOROSIER® ne demandent ni traitements répétés ni tailles compliquées. Leur feuillage sain et dense reste esthétique toute la saison, tandis que leurs fleurs abondantes se renouvellent continuellement du printemps jusqu’aux premières gelées. Ces collections de rosiers, développées dernièrement, ne visent pas nécessairement le marché des collectionneurs, mais celui des aménageurs d’espaces publics qui désirent maintenant pouvoir cultiver des roses plus résistantes, en faisant au passage des économies sur l’entretien.

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Résistance naturelle et label ADR

Un point essentiel, recherché aussi bien par les jardiniers amateurs que par les communes et les paysagistes, est la résistance naturelle. CELINA® bénéficie du label ADR, une distinction exigeante attribuée après plusieurs années d’essais en conditions réelles, sans traitements systématiques, et qui met en avant les variétés les plus fiables au jardin. Pour l’utilisateur final, cela se traduit par un rosier au feuillage sain, une meilleure tolérance aux maladies foliaires et un comportement plus constant d’une saison à l’autre.

CELINA® Noason s’inscrit dans une logique de rosiers de qualité professionnelle, élevés pour offrir une excellente reprise et une croissance régulière. Pour les jardiniers amateurs, cela signifie un rosier plus facile à réussir ; pour les paysagistes et les collectivités, cela veut dire une variété fiable, homogène, et rentable en entretien.

Maladies courantes des rosiers et stratégies de prévention

Les rosiers sont souvent sujets à différentes maladies, principalement dues à des champignons ou à des ravageurs. Une grande famille facilite le développement des parasites, car la plupart des maladies sont spécifiques d’une espèce, d’un genre ou de plusieurs genres au sein d’une même famille.

Les principales maladies fongiques

Plusieurs champignons peuvent affecter la santé des rosiers, souvent favorisés par des conditions environnementales spécifiques.

La pourriture grise (Botrytis cinerea)

Ces champignons touchent les boutons de roses. Ils pourrissent et deviennent complètement marron à noir. Lorsqu’ils ont été détrempés, puis rapidement séchés par un soleil ardent, les sépales qui protègent le bouton de rose durcissent et empêchent l’épanouissement de la fleur qui tombe prématurément. Des marques brunes peuvent apparaître. Les variétés anciennes ou anglaises aux grosses fleurs très doubles se montrent plus sujettes à cette affection.

L'oïdium (ou pourriture blanche ou maladie du blanc)

Ces champignons forment une poudre ou feutrage blanc sur les boutons ou feuilles de rosier, donnant un aspect blanchâtre aux pointes des feuilles. Cette maladie revient d’une année sur l’autre et a la faculté d’« hiverner », notamment dans les fissures de l’écorce, les bourgeons ou les feuilles tombées par terre. Le champignon se développe superficiellement, mais il s’alimente directement dans les cellules du rosier, bloquant la photosynthèse et par conséquent la croissance de la plante. La floraison est fortement endommagée et, en cas de forte attaque, les feuilles se dessèchent. Lorsque la température est inférieure à 25 °C, vous pouvez traiter avec du soufre, un produit accepté en culture biologique. Par temps plus chaud, un produit « maladie des rosiers » s’impose, car le soufre peut provoquer des brûlures.

La rouille du rosier

Ces champignons forment des petits points orange intense au dos des feuilles du rosier, des ponctuations orangées qui apparaissent à la face inférieure des feuilles, formant des petites pustules. La rouille sévit au printemps et en été par temps chaud et humide. Les feuilles attaquées, principalement celles situées dans la moitié inférieure du rosier, tombent prématurément, mais il est rare que la maladie soit généralisée, d’où des effets plus spectaculaires que dangereux. Un manque de potasse dans le sol favorise aussi cette maladie. Renforcez la fertilisation avec un engrais « tomates » ou « fraisier », toujours fortement dosé en potasse. Comme prévention pour ce genre de champignon, choisissez si possible des espèces de rosiers moins sensibles à ce type d’infection.

La tache noire ou marsonia (Marssonina rosae)

C’est la maladie des rosiers la plus courante. Par temps doux et humide apparaissent des ponctuations brun foncé à noirâtres, aux contours irréguliers auréolés de jaune et qui s’agrandissent. Le feuillage tombe rapidement. Le rosier peut se retrouver complètement dénudé en courant juillet, ce qui l’affaiblit sérieusement. Très actif lorsque l’humidité stagne sur le feuillage par une température de 18 à 25 °C, ce champignon apparaît sous forme de taches brun rougeâtre qui s’étendent jusqu’à provoquer un dessèchement partiel du feuillage. Les fleurs peuvent aussi être affectées. Traitez impérativement avec un produit « maladies des rosiers » lorsque les conditions climatiques sont favorables. Les pulvérisations préventives sont les plus efficaces. Ramassez rapidement les feuilles malades pour éviter la dissémination de la maladie. Les rosiers à feuillage épais et vert très foncé comme les rosiers rugueux (‘Frau Dagmar Hastrup’, ‘Pink Grootendorst’, ‘Blanc double de Coubert’, ‘Smart Roadrunner’), mais surtout la variété ‘Emera’ se montrent peu sensibles à la maladie des taches noires.

Le chancre du rosier

Ces champignons provoquent une moisissure des branches des rosiers.

Le verticillium

Ces champignons touchent principalement les rosiers déjà fragilisés par une autre maladie et rendent les bouts des feuilles jaunes, puis marrons avant de noircir et tomber.

Autres problèmes et carences

Les rosiers peuvent aussi souffrir de carences ou de problèmes liés à leur environnement.

Maladie virale

À ne pas confondre avec une carence, les feuilles atteintes de maladie virale présentent des nervures s’éclaircissant.

Chlorose et carences nutritionnelles

Dans les sols calcaires, les rosiers peinent à assimiler le fer. Cela entraîne une chlorose qui se manifeste par la décoloration du limbe des feuilles, dont seules les nervures restent vertes. Les feuilles jaunes d’un rosier, surtout les plus anciennes, sont souvent causées par une carence en magnésium, en potassium, en azote, en zinc ou en phosphore. En cas de repérage de ces symptômes, nourrissez vos rosiers en conséquence. Une “bonne plante”, une fois plantée dans un sol qui lui convient, ne devrait pas avoir besoin de fertilisant pour produire des fleurs. Elle devrait puiser dans le sol au rythme où celui-ci décompose la matière organique et régénère les nutriments.

Feuilles de rosier atteintes de chlorose

Prévention et entretien : les clés de la réussite

Mieux vaut prévenir que guérir ! Pour maintenir vos rosiers en bonne santé, une série de bonnes pratiques est essentielle.

Choix des variétés et plantation

Choisissez si possible des espèces de rosiers moins sensibles aux infections. Optez pour des rosiers résistants et vigoureux qui, même atteints, repartiront facilement sans grands efforts de jardinage. Privilégiez les rosiers greffés plutôt que les rosiers bouturés. Les rosiers greffés profitent de leur porte-greffe pour une plus grande vigueur, ce qui les rend généralement plus résistants aux maladies. Le rosier des chiens, souvent utilisé comme porte-greffe, pousse tout seul à la lumière dans les terrains argilo-calcaires ordinaires, pas trop humides, peu humifères et moyennement riches en nutriments. La greffe qu’on lui a adjointe est plus délicate - il lui faut du magnésium pour lutter contre les maladies, et de l’azote ainsi que du phosphore, et de la potasse.

La meilleure période pour la plantation des rosiers est l’automne, à partir de la fin du mois d’octobre, et jusqu’à la fin du mois de mars, en dehors des périodes de gel. À cette période, on plante généralement les rosiers en racines nues, ou les rosiers en motte. Pour une plantation optimale, respectez un espacement entre 50 et 60 cm. Une plantation dans un sol correctement ameubli, drainé, enrichi en matière organique, suffit pour lancer le rosier. Les premières semaines, l’arrosage aide l’enracinement ; ensuite, une fois installé, le rosier devient nettement plus autonome.

Le sol doit être bien drainé, frais et profond. Au moment de la plantation, on peut faire un apport d’engrais organique. Les rosiers n’ont jamais trop de lumière - au pire, ils n’ont pas assez d’eau. Le rosier doit être installé en plein soleil, même si certains cultivars peuvent se plaire à mi-ombre. On voit trop souvent des rosiers malheureux dans un coin de cour ombragé ou sec.

Taille et nettoyage

L’entretien et la taille passent d’abord par une bonne période d’observation. Il s’agit d’apprendre à connaître le rosier, comment il réagit, vit et fleurit. Une bonne taille et un bon nettoyage sont cruciaux. Pendant toute la saison, mais particulièrement à l’automne, faites une bonne taille des bois morts, des branches atteintes par exemple de chancre ou de pourritures grises. Retirez au maximum les feuilles malades sur le rosier et au sol. Ne faites pas ces nettoyages par temps de pluie où l’humidité privilégie l’entrée des maladies sur les coupes fraîches. Faites également des coupes en biseaux pour que l’eau ne stagne pas, avec des outils propres (ou même désinfectés). Avant le démarrage du printemps, il faut enlever les branches mortes et sèches. Il faut rabattre les branches fortes et raides à 3 à 4 yeux. Cette taille se fait toujours sur un œil orienté vers l’extérieur ; cela favorisera l’apparition d’une nouvelle ramification et donc de nouvelles fleurs. Le centre du rosier doit, dans l’idéal, rester libre, c’est-à-dire qu’aucune branche ne devrait se croiser.

Si l’on possède un rosier remontant en floraison (c’est-à-dire qui fleurit du mois de mai jusqu’aux premières gelées) : il suffit de les tailler juste avant le départ de la végétation, fin mars et début avril. Si l’on possède un rosier non-remontant en floraison (c’est-à-dire qui ne fleurit que sur une seule période) : il suffit de tailler après la floraison. Ne taillez pas « pour tailler » : il faut savoir ce que vous souhaitez obtenir. La technique traditionnelle « à trois yeux » favorise la production de quelques grosses fleurs pour l’effet « whaou ». Mais si vous voulez juste un rosier pas trop touffu et raisonnablement fleuri, vous n’êtes pas obligé de tailler si sévèrement. Raccourcissez de moitié chaque année, coupez les branches qui s’enchevêtrent et ce sera déjà très bien.

Fertilisation et arrosage

Les rosiers sont gourmands et ont souvent besoin d’un important apport nutritionnel pour une bonne floraison. Les rosiers demandent, outre la taille, un apport annuel d’engrais. On peut leur amener un engrais organique au cours de l’hiver ou avant le début de la végétation, ou un engrais spécial rosier. Au début de la saison, lorsque les premières feuilles commencent à pointer le bout de leur nez, donnez une poignée « d’engrais rapide » à vos rosiers (se trouve facilement en jardinerie) pour les aider dans leur développement. Ils n’en seront que plus forts pour se défendre contre les champignons. Pour un bon équilibre, ayez la main légère. De même à l’automne, vous pouvez donner de l’engrais à diffusion lente comme du fumier de cheval bien mûr ou de la corne séchée pour ne pas griller les racines. Pendant l’hiver, ils vont développer leurs racines pour être plus forts à l’arrivée des beaux jours. Amendez la terre et utilisez de l’engrais.

Un bon arrosage est également essentiel. Les rosiers ont besoin de beaucoup d’eau, mais avec espacement entre les arrosages. Il faut compter 10L d’eau pour un rosier une fois par semaine. Cet arrosage doit se faire bien au pied du rosier sans mouiller les feuilles, de préférence tôt le matin ou dans la soirée. Les systèmes par aspersion sont à éviter, car mouiller les feuilles favorise le développement de certains champignons comme l’oïdium. De plus, en cas de chaleur et de soleil, les feuilles peuvent griller avec l’effet loupe des gouttes d’eau. Il est important de ne pas trop arroser le soir (cela évite un trop-plein d’humidité).

Rosiers arrosés au pied

Propreté du sol et associations végétales

Un sol propre est primordial. Ne laissez pas les feuilles malades sur le sol et ne les mettez pas dans votre compost. Les champignons s’y multiplient et restent au chaud l’hiver avant de s’attaquer aux jeunes pousses et feuilles de vos rosiers. Veillez également à bien désherber pour ne pas faire concurrence et ne pas faire nid à champignons ou autres ravageurs. Dans ce sens, pensez à bien gratter la terre sans abîmer les racines du rosier pour garder une aération. Un paillage peut également maintenir un bon équilibre pour la plante. Les traitements systématiques à la bouillie bordelaise pour se débarrasser des dégâts sur le feuillage de votre rosier tuent aussi les mycorhizes du sol. Il s’agit de champignons symbiotiques qui augmentent considérablement l’efficacité du travail des racines. Contrairement aux croyances populaires, les sols argileux sont fertiles.

Pour repousser les maladies et les ravageurs, vous pouvez intégrer des plantes en association à vos massifs, comme l’ail ou la ciboulette. Pour éloigner les insectes et notamment les pucerons, vous pouvez installer des plantes odorantes comme le basilic, le thym, les œillets d’Inde, la menthe, la tanaisie, la lavande ou encore la tagète. Non seulement ces plantes ont un effet répulsif, mais cela embellira aussi vos massifs. Vous pouvez aussi mettre des capucines pour attirer chenilles et pucerons loin de vos rosiers.

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Lutte contre les ravageurs des rosiers

Outre les maladies, les rosiers sont également la cible de divers ravageurs. Il est plus judicieux d’empêcher les infestations en bloquant le développement des maladies du rosier dès qu’elles apparaissent ou même en les empêchant de se développer sur les plantes.

Les principaux ravageurs

Les pucerons

Les pucerons verts (ou noirs ou encore roses) sont des petits insectes qui viennent se nourrir de la sève principalement au printemps. Comptant parmi les ravageurs les plus courants des rosiers, les pucerons agissent en affaiblissant la plante et en causant une décoloration et une déformation des feuilles.

Les araignées rouges (acariens)

Favorisées par la chaleur et l’humidité, elles viennent s’installer et forment parfois des toiles comme un voile blanc.

Les otiorhynques

Ces insectes du type coléoptères s’attaquent aux feuilles en les grignotant en perforations rondes.

La tenthrède des feuilles

Ces fausses chenilles vertes aux points noirs grignotent les feuilles en laissant la dernière couche de tissus, formant ainsi des cercles transparents. Après une première attaque, ces larves ne reviennent pas pendant la saison.

La larve baveuse (crachat de coucou)

L’insecte forme une sorte de mousse autour des tiges et feuilles comme isolant thermique pour ses larves. Cela ne fait pas de gros dégâts sauf si l’attaque est forte.

La galle en couronne

Elle est provoquée par les larves d’un cynips, un petit hyménoptère.

Solutions de lutte biologiques et naturelles

Pour limiter les attaques de ravageurs, plusieurs méthodes respectueuses de l’environnement peuvent être mises en œuvre.

Favoriser les insectes auxiliaires et les oiseaux

Pour favoriser un bon équilibre au jardin et ne pas subir les ravageurs, vous pouvez stimuler la présence d’insectes comme les syrphes ou les larves de coccinelles qui se nourrissent de pucerons. Ces insectes auxiliaires se trouvent souvent naturellement dans les jardins, mais vous pouvez aussi en trouver en jardinerie. Pour favoriser l’installation de ces petites bêtes, vous pouvez fabriquer (ou trouver en jardinerie) des maisons à insectes. Le rosier est mellifère et favorise ainsi la présence du syrphe.

La présence d’oiseaux est également essentielle à votre jardin. En se nourrissant des insectes ravageurs et d’autres parasites tels que les chenilles, ils limitent les maladies de vos plantes et de vos rosiers. Installez des nichoirs en hauteur à l’abri des pluies, du passage, du bruit… et du chat ! Favorisez la nidification des oiseaux, et vous augmenterez vos chances de profiter d’un beau jardin !

Nichoir à oiseaux dans un jardin

Interventions manuelles et traitements naturels

Dès les premières apparitions, vous pouvez réaliser de petites actions à la main très efficaces : retirer les feuilles grignotées, écraser les insectes ou les asperger, sans les laisser au sol, avec un jet d’eau, désherber et gratter le sol sans abîmer les racines pour les déloger. Pour éviter leur propagation, vous pouvez utiliser de l’eau tiède et encore mieux de l’eau savonneuse. Glissante, l’eau va les empêcher de s’installer sur le rosier.

Sur les rosiers encore en bourgeons, utilisez le tuyau d’arrosage pour chasser à coup de jet d’eau les pucerons. Si le rosier est en fleurs, il est bien sûr impossible de faire appel à cette méthode. Pour les déranger au sol, vous pouvez aussi mettre du marc de café ou des bandes adhésives (mais cela est moins esthétique dans vos massifs de roses). Cela sera notamment efficace contre les fourmis qui combinent avec les pucerons.

Vous pouvez encore utiliser des traitements naturels comme le purin d’ortie, ou le purin de rhubarbe. Pour les plus créatifs, vous pouvez aussi faire des décoctions maisons à la prêle ou encore à l’ail. Vous pouvez aussi réaliser vous-même un traitement à la bouillie bordelaise. Contre l’oïdium, vous pouvez réaliser un mélange d’eau et de lait. Ainsi, vous pouvez opter pour de la bouillie bordelaise ou bien la pulvérisation de purin de prêle 1 à 2 fois toutes les 2 semaines. Nous vous recommandons d’opter pour des solutions biologiques.

Contre les otiorhynques, ces petites bêtes nocturnes retournent vers la terre au petit matin pour se camoufler du jour. Notre astuce est de disposer du papier journal au pied du rosier touché. Les otiorhynques sont ainsi capturés, vous n’avez plus qu’à brûler le journal. Reproduisez l’expérience jusqu’à leur disparition ! Avoir des poules au jardin ! Ces dames, en plus de vous donner des œufs, vous offrent de l’engrais naturel et viennent se régaler des fourmis et autres petits envahisseurs !

Diversité et classification des rosiers

Les rosiers sont si importants, si présents dans la vie des gens, qu’ils ont donné leur nom à une famille de plantes : les ROSACEES. Leur grande diversité en fait un des arbustes les plus emblématiques de nos jardins. En effet, quel jardin ne possède pas de massif de rosiers, en allée ou en complément d’une haie par exemple. Il existe plus d’une centaine d’espèces, qui s’hybrident très bien.

Catégories principales de rosiers

Les rosiers se déclinent en plusieurs catégories, chacune ayant ses propres caractéristiques.

Rosiers polyantha

Les fleurs sont en grappes, de forme double à semi-double.

Rosiers anglais

Ce sont des hybrides modernes aux allures des rosiers anciens. Les fleurs sont très parfumées, de grande taille et de forme double.

Rosiers anciens

Ce sont tous les rosiers créés avant 1867. Ils sont très parfumés et les fleurs sont de très grande taille, de forme double. À ce moment, on cherchait des roses parfumées, plus grosses, et avec de nouveaux coloris. Les sélections ont continué jusqu’à aujourd’hui à un rythme soutenu pour alimenter cet attrait pour la rose.

Rosiers hybrides de Thé

Ce sont les roses à couper. Le bouton est unique en fin de tige et les fleurs sont de forme double, très régulières. La floraison est remontante, le port est droit et les tiges très peu ramifiées.

Rosiers floribunda

Ce sont des rosiers à floraison remontante et au port lâche.

Rosiers grandiflora

Ce sont des rosiers hybrides, entre les rosiers floribunda et les rosiers hybrides de Thé. Ce sont également les plus résistants aux maladies et la végétation est vigoureuse.

Différents types de fleurs de rosiers

Que faire si votre rosier montre des signes de stress ?

Votre rosier n’a pas la forme. Il fleurit de manière aléatoire. Pas de panique ! Il peut arriver de repérer sur les feuilles l’apparition de taches grises à noires en stries. Rien de grave, votre rosier a sûrement subi un moment de stress lié à un chaud-froid ou un petit stress hydrique. En début de saison, des boutons peuvent avorter. C’est souvent lié à un coup de gel tardif. Dans 4 cas sur 5, si vous avez des maladies cryptogamiques et des ravageurs sur votre rosier, c’est qu’il y a une cause physiologique sous-jacente. Laissez-lui le temps de s’installer, de s’associer avec les micro-organismes du sol, et de bien développer ses racines.

La liste des problèmes et des solutions pourrait s’étendre, mais les points essentiels ont été abordés. Vous avez des pistes pour comprendre ce qui se passe avec votre rosier. Et pas de panique : toutes ces maladies ne vous attaqueront pas d’un coup ! Bien souvent, nos rosiers savent se défendre seuls. Choisissez des rosiers résistants et vigoureux et prenez plaisir en savourant votre beau jardin ! Un dernier conseil : parlez à vos rosiers et regardez-les avec l’œil expert que vous avez maintenant !

tags: #rosier #celina #maladies