L'attrait des produits frais et la vente directe
L'achat de fruits et légumes provenant d'une exploitation agricole représente un choix judicieux pour les consommateurs à la recherche de produits frais et savoureux. Des exploitations comme Mont Potager Bio, un producteur bio, cultivent une variété de fruits et légumes, allant des pommes et des fraises aux carottes et aux tomates. Ces produits fraîchement cueillis peuvent avoir une saveur et une texture supérieures à celles des produits récoltés prématurément et stockés pendant une longue période. De plus, les fruits et légumes frais sont de véritables trésors nutritionnels, grâce à leur teneur élevée en nutriments bénéfiques pour la santé.
La vente directe de fruits et légumes bio est un mode de commercialisation qui permet aux producteurs, comme Mont Potager Bio, de vendre leurs produits directement aux consommateurs, notamment à Pierre-Bénite. Cette pratique présente des avantages et des inconvénients pour les deux parties. Pour les producteurs de fruits et légumes bio, la vente directe leur permet de fixer eux-mêmes les prix de leurs récoltes et de nouer une relation de confiance avec la clientèle. Pour les consommateurs, cet échange leur offre la possibilité d'acheter des produits frais et de saison, tout en soutenant une agriculture locale et responsable.

Le marché, un lieu de vie et de discussions à Oullins
Le marché est un lieu d'effervescence et d'échanges, comme en témoignent les scènes animées devant le stand d’un maraîcher, en arpentant les ruelles avoisinantes de la rue Raspail, ou en plein cœur du parking Diderot. C’est l’occasion pour les habitants de prendre l’air, de faire leurs emplettes et surtout, de dialoguer. Tandis que certains Oullinois se concentrent sur les betteraves et les poireaux, d'autres sont captivés par des sujets d'actualité, comme l’annonce d’une fusion entre leur ville et Pierre-Bénite.
Rezé - ouverture d'un marché de producteurs locaux : Bon d'ici
La fusion d'Oullins et Pierre-Bénite : entre surprise et inquiétudes
L'annonce de la fusion entre Oullins et Pierre-Bénite, révélée par Le Progrès, a créé un véritable émoi parmi les habitants. Odette, 64 ans, a appris la nouvelle à la radio, stupéfaite et les yeux écarquillés. Elle s'interroge sur les conséquences pratiques : « Comment cela va se passer avec les noms communs des rues entre les deux communes ? Y aura-t-il une mutualisation des frais ? Quelles répercussions sur notre porte-monnaie ? »
L'opinion publique s'attendait davantage à un rattachement d’Oullins à Lyon, si bien que la surprise d’un mariage avec sa petite commune voisine fait grand bruit, voire agace certains. Sylvie, 62 ans, arrivée en berceau à Oullins, s’oppose fermement à cette union inattendue. « On ne veut pas de Pierre-Bénite, on ne veut pas perdre notre identité. Oullins ressemble de plus en plus à un arrondissement lyonnais, où nos commerces naissent puis disparaissent aussitôt », souligne-t-elle d’un ton exaspéré. Tous partagent plus ou moins la crainte de voir leur ville perdre son attractivité, ainsi que son influence commerçante d’antan.
La Grande Rue d'Oullins : un axe commerçant en pleine mutation
Non loin de là, étendue sur près de 900 mètres, la Grande rue d’Oullins concentre du matin au soir Lyonnais, Mulatins, Oullinois, Pierre-Bénitains, Fidésiens, Saint-Foniards, Saint-Genois et bien d’autres encore. Bruyante, passante, et même comparée à la rue Grenette (Lyon 2e) toutes proportions gardées, elle semble ne jamais désemplir de piétons, voitures et autobus qui empruntent son chemin. Cette effervescence est le signe d’une transformation enclenchée dès 2013.
Bien avant l’annonce d’un mariage avec Pierre-Bénite, l’arrivée du métro a fortement dynamisé la ville et changé les habitudes de ses riverains. Et ce n’est que le début. Outre la fusion, Oullins sera aussi concerné par le prolongement de la ligne B jusqu’aux Hôpitaux sud, à Saint-Genis-Laval, avec la naissance d’une nouvelle station au cœur de la commune fin 2023.
Cette situation inspire un commentaire à Benoît Chambonnet, commerçant et propriétaire de la librairie spécialisée BD Oullins qui borde la Grande rue. Il explique : « Faute de place sur le marché à Lyon, j’ai installé ma boutique ici parce qu’il existe ce grand axe commerçant qui attire beaucoup de monde et qui témoigne du grand dynamisme de la ville. » Ouvert depuis septembre 2022, son commerce rencontre déjà un franc succès auprès d’une clientèle plus ou moins hétéroclite. « J’ai tout type de clients qui se disent satisfaits ! », s’amuse le Feyzinois de 45 ans. Il observe même une tendance émergente, signe des changements à l’œuvre, avec l’arrivée « des Lyonnais, des néo-Oullinois qui sont d’anciens Parisiens, Croix-Roussiens et habitants du septième arrondissement », précise-t-il. Un lancement express et réussi, que le libraire explique en partie par l’arrivée du métro à Oullins, facteur déterminant du renouvellement de la population. « Il y a plus de dix ans, c’était inimaginable de monter une affaire comme la mienne dans cette commune. »

Le quartier de La Saulaie : un projet urbain ambitieux
À cheval sur les communes d’Oullins et de La Mulatière, le quartier oublié de La Saulaie, aujourd’hui coincé entre la voie ferrée, l’autoroute M7, l’Yzeron et les usines de Pierre-Bénite, s’apprête à changer du tout au tout. Pour cause : le grand projet urbain de la ZAC, porté par la Métropole de Lyon, les municipalités d’Oullins et de La Mulatière, puis confié à la Société d’équipement et d’aménagement du Rhône et de Lyon (Serl), prend forme et voit ses premiers plans d’action se dessiner progressivement.
Au programme : 650 nouveaux logements, dont des résidences dites abordables, sont prévus sur les 40 hectares du quartier afin d’accueillir 2 500 nouveaux habitants. Des bureaux sont également attendus avec la création de 3 500 emplois supplémentaires. S’y ajoutent un groupe scolaire composé de 15 classes, une crèche, un gymnase, une maison de santé, un parc, un lieu de culte musulman et un tiers-lieu de l’enseigne lyonnaise Ninkasi. Les Biennales lyonnaises de la danse et d’art contemporain pourraient également y trouver un refuge temporaire.
Outre l’objectif initial de reconnecter La Saulaie au centre-ville d’Oullins, puis au reste de la métropole lyonnaise, ce projet prévoit d’inscrire le quartier dans une démarche écoresponsable et respectueuse du patrimoine. Idéalement située, avec la gare et la station de métro à proximité, sans oublier les Voies lyonnaises et le projet de passerelle reliant Oullins à Gerland, la zone de La Saulaie favorisera les transports à faible émission carbone. La ZAC prévoit notamment de développer de nouvelles rues piétonnes et pistes cyclables. Par ailleurs, tous les parkings relais autour de la gare d’Oullins devraient disparaître afin de désengorger et apaiser la circulation. Enfin, tout espace non bâti public ou privé fera place au végétal.
Une nouvelle dynamique commerciale et résidentielle
Le constat est partagé par plusieurs commerçants de la Grande rue, arrivés en cours de route à Oullins, apportant dans leurs valises des idées novatrices. Parmi eux, Joffrey Neid, gérant d’une boutique de la franchise Gamecash spécialisée dans les jeux vidéo, constate depuis l’ouverture de la boutique, l’été dernier, la grande mutation de cette artère commerçante. « La modernisation est entamée, atteste le trentenaire à l’allure décontractée. La population se rajeunit et les commerces qui ne s’adaptent pas à cette transformation ne font pas long feu ici. » Sa boutique contraste fortement avec les commerces voisins : une banque, un opticien, un coiffeur, un local vacant, et deux autres opticiens. C’est donc sans grande surprise que les dirigeants de ces nouveaux magasins alternatifs se réjouissent de l’arrivée d’une nouvelle station de métro, puis à terme, de l’aménagement du quartier de La Saulaie, synonyme d’attractivité supplémentaire. « Oullins n’en sera que plus dynamique, animée et valorisée. »
Si l’évolution des différents commerces qui bordent la Grande rue représente la face émergée de la métamorphose de la ville, le coût de l’immobilier représente l’autre face du réveil oullinois. Selon Sandrine Victoroff, Oullinoise et agente immobilière chez Invest’im, agence située en plein centre-ville, le marché a très rapidement explosé et les prix ont flambé. La raison ? L’exode en masse d’anciens Lyonnais, portant la population d’Oullinois à près de 27 000 habitants. Et si certains parlent de phénomène de gentrification, elle, ne s’abstient pas d’utiliser le terme de boboïsation. À savoir, « si vous souhaitez acheter à Oullins demain, il faudra débourser environ 550 000 euros pour une maison sans travaux. Pour les appartements les plus proches du métro, comptez en moyenne 4 000 euros le mètre carré, contre 2 500 il y a plus de dix ans », assure Marjorie Vanden, conseillère immobilière au sein d’Invest’im.

Les défis de la modernisation : entre optimisme et inquiétudes des commerçants
Si une grande partie des nouveaux commerçants d’Oullins se réjouissent des prochains aménagements publics, d’autres ne partagent pas cet optimisme, voire se montrent plus que réticents face aux effets jugés néfastes du métro. Parmi eux, Olivier Roméo, gérant de l’enseigne OK Sport, une boutique de sneakers. « Depuis 2013, mon chiffre d’affaires a diminué de 50 %. Mes clients disparaissent », déplore le dirigeant de 50 ans. Installée depuis plus de 20 ans à Oullins, sa boutique n’attire plus sa clientèle de proximité. « Avec le prolongement de la ligne B, j’aurai moins de passage et je ne pense pas pouvoir continuer dix ans de plus comme ça, explique-t-il avant de s’interrompre pour saluer de jeunes clients quittant son magasin les mains vides. Tu vois, je suis sûr que les ados vont directement partir en direction de Part-Dieu pour faire leurs achats là-bas. »
Même problème pour Emmanuelle Charles, gérante d’une boutique de prêt-à-porter située à moins d’une minute du métro Gare d’Oullins. « J’ai habité cette ville pendant 50 ans. Et ce qui me frappe, c’est que la nouvelle population dort à Oullins mais ne consomme pas à Oullins », s’agace-t-elle entre les vestes et les chemises suspendues. Jean-Luc Vidalot, président du comité d’intérêt local du quartier du Merlo et conseiller municipal, estime de son côté que « les habitants font bien plus remonter les avantages que les inconvénients, en pointant une facilité et un gain de temps dans les transports, ainsi qu’une circulation désengorgée dans nos rues ».
Panorama de producteurs locaux et de leurs activités
De nombreux producteurs contribuent à l'approvisionnement en produits frais et de qualité, souvent inscrits à des référentiels publics tels que la base Sirene, le RNE ou le RNA.
- Biolab Maraîchage : Paul Thierry et Valentin Moreira Da Costa, producteurs du sud de la Seine-et-Marne, situés à Châtenoy.
- Le Plateau bio : Benjamin Soulard, maraîcher d’Eure-et-Loir, à Fonville, Le Boullay-Mivoye.
- Ferme du Cabri au lait : Sébastien Beaury, produisant des produits au lait de chèvre (fromages, yaourts, faisselle, confiture de lait) aux Héraults, Sepmes (37).
- Champignonnière de la Marianne : Bruno Zamblera et Marc Thibault, à Michery (89).
- Céréalier transformateur du nord de l’Yonne : propose farine de blé pâtissière (65), bise (80) et semi-complète (110), farine d’épeautre, de petit épeautre, de seigle et sarrasin, lentilles, pois cassés, son de blé et lin doré.
- Les Renouées : Michel Revault, à Truyes (37), spécialisé dans les conserves de volailles.
- Verger du Grand-Morin : Bernard Lemoine, à Dammartin-sur-Tigeaux (77), avec des fruits comme les pommes, poires, pêches, mirabelles, prunes selon saison.
- Coopérative fromagère : à Chapelle-des-Bois (25), offrant fromages : comté, morbier, raclette, tomme.
- SCOP Andines
- Ruchers des 3 Vallées : Rémi Gamet, à Bransles (77), avec un site d’exploitation dans le bocage gâtinais au sein des vallées du Betz, du Lunain et de l’Orvanne.
- Elia : Nikos Mouzakis, de Zákynthos, Grèce.
- La ferme d’Orvilliers : Benjamin et Adrien Pelletier, paysans boulangers à Broué (28).
- Domaine Du Mortier : Cyril et Fabien Boisard, artisans vignerons à Saint-Nicolas-du-Bourgueil (37), produisant des Vins de Loire.
- Saline de la Galopinière : Stéphane Guichen, saunier, produisant du sel marin et de la fleur de sel de façon artisanale, non blanchis, brut ou en mélange avec des herbes aromatiques et des épices.
- La Gauloise dorée : David Audiguet, à La Celle-Saint-Avant (37), élevage de canards mulards et de poulets dans le sud de la Touraine. Il propose des produits frais et des conserves.
- La Ferme Chatenoy : Carine et Simon Thierry, à Chatenoy (77), producteurs du sud de la Seine-et-Marne qui ne proposent que des pommes de terre, produits biologiques de qualité. Les dix paniers sont livrés tous les quinze jours au centre d’animation de la Poterne des Peupliers par Paul Thierry.
- GAEC Haut-Lamouthe : Nicolas Pouget, à Lamonzie-Saint-Martin (24).
- Les Hayes de Barville : Émilie Jeauneau, aux Étilleux (28). Jean-Édouard, Natasha et Émilie Jeauneau proposent leur viande de bœuf et veau, issue de leur troupeau allaitant Red Angus et Lim-Angus (croisement Limousin et Red Angus).
- Les Poulettes de Paley : Françoise Yvonet, à Paley (77). Installée depuis 2014 sur l’exploitation familiale, Françoise a converti ses champs de céréales en bio en 2017. Puis elle a choisi de développer un petit élevage de 240 poules pondeuses bio en 2019. Ses jolies poules rousses disposent de 2 000 mètres carrés divisés en deux pour qu’elles puissent avoir un maximum d’herbe ainsi que des fruitiers pour l’ombre.
- Vins de Bourgogne.
Ces informations sont régulièrement mises à jour, avec des structures inscrites dans la base Sirene tenue par l’Insee, comme celle dont la date de création remonte au 01/01/1989 et qui a été mise à jour le 06/12/2025. Des détails tels que le SIREN, le SIRET du siège social, le N° TVA Intracommunautaire, et le N° EORI (Economic Operator Registration and Identification), un identifiant unique communautaire pour les relations avec les autorités douanières, sont également enregistrés. L'activité principale (NAF/APE) est répertoriée, y compris le code NAF 2025, qui sera applicable à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 et coexistera jusqu’en fin 2026 avec la NAF actuellement en vigueur. L'adresse postale, la forme juridique, et l'effectif salarié (une variable basée sur la tranche d’effectifs salariés de l'Insee et le caractère employeur des établissements de l'URSSAF) sont également disponibles. Certaines unités peuvent être non employeuses. La catégorie d'entreprise, calculée par l'Insee au niveau du groupe si l'unité légale y appartient, est aussi indiquée. La date de création et les conventions collectives sont également référencées. Certaines structures appartiennent au champ de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Les sources de ces données incluent l'Insee, le VIES, les Douanes et la DILA.
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