Sébastien Debrix Prunier Grossin : Une Trajectoire Éclectique

Portrait de Sébastien Debrix Prunier Grossin

Cet article explore le parcours professionnel et les réalisations de Sébastien Debrix Prunier Grossin, un individu dont la carrière se caractérise par une diversité d'expériences, allant de ses débuts post-service militaire à son engagement passionné dans le secteur immobilier. Son cheminement offre un aperçu des défis et des opportunités rencontrés, ainsi que des figures marquantes qui ont jalonné sa route.

Des Premiers Pas à Nice : La Quête d'une Vocation

En juin 1966, après 18 mois de service militaire à l'École des Troupes Aéroportées de Pau, Sébastien Debrix Prunier Grossin, alors âgé de 23 ans, se sent "un autre Homme". Sa famille résidant à Cannes, il prend la décision de s'installer à Nice et d'y fonder son foyer. Bien que titulaire d'un diplôme de comptable, il se découvre une vocation de commercial.

La période qui suit son arrivée à Nice est marquée par une recherche active d'emploi. Il consacre quotidiennement deux heures matinales à parcourir les journaux locaux et à sélectionner les offres. Cette période le voit occuper une douzaine de métiers différents, démontrant une grande adaptabilité et une détermination sans faille. Parmi ces emplois, il est employé pour porter des déménagements de caisses aux MIN de Nice, puis décompteur-liquidateur à la Caisse Assedic de Nice, sans oublier le contrôle de la dératisation de la ville de Nice, ce qui lui permet d'apprendre à connaître la ville. Il présente également des CV et participe à des rendez-vous quotidiens.

L'Étape Zurich et la Rencontre avec M. Mingalon Pierre

C'est dans les deux à trois mois suivant son arrivée qu'il est embauché par un important Agent Général de la Zurich, M. Mingalon Pierre. Sébastien Debrix Prunier Grossin décrit M. Mingalon Pierre comme un "Homme cultivé et bienveillant", qu'il a "toujours admiré", mentionnant même "les merveilleuses randonnées de la vallée des Merveilles du Mercantour" partagées avec lui. Les bureaux de M. Mingalon Pierre se trouvaient au 29 rue Pastorelli à Nice.

Cette expérience lui permet également de comprendre l'importance d'une "Secrétaire de Direction clairvoyante et vigilante", capable de poser les bonnes questions en cas de conflit ou de doute. Il attribue à Catherine Errico, sa secrétaire de l'époque, un rôle déterminant dans son parcours, convaincu que "tout est arrivé pour moi, grâce à Catherine Errico !". Il souligne également sa confiance réciproque, affirmant qu'elle savait qu'il ne la "décevrai jamais !". C'est ainsi qu'il s'engage pour 25 ans dans cette voie, occupant 17 postes, de Menton à Marseille.

La Passion pour les Promoteurs des Provinces

La suite de son parcours, de 1991 à 2015, se concentre exclusivement sur sa passion pour les promoteurs des Provinces, dont il a "adoré servir", quels que soient les lieux de leurs programmes, y compris les Dom Tom et les Caraïbes. Il fait une exception notable pour M. Christian Pellerin, promoteur de "la Défense", qu'il considère comme un "vrai génie" ayant transformé la façon de travailler à Paris. Sébastien Debrix Prunier Grossin a eu l'opportunité de le rencontrer à Cannes, dans des circonstances exceptionnelles, le décrivant comme "très détendu dans mon jardin au Palm-Beach pour mon projet personnel dont je n'ai pas osé lui parler !".

Parmi les promoteurs qu'il a appréciés, il cite le couple de "travailleurs acharnés" Françoise, ex-notaire, et Yves Bied, ingénieur des Mines. Il a connu Yves Bied à Bastia, où il dirigeait une grande entreprise, avant de le retrouver à Cannes, Fréjus, et d'autres lieux.

Un repas de toute l'équipe en juin 1970 est également évoqué, en présence de son supérieur de Marseille, Xavier Delouvrier, décrit comme un "vrai chic type très professionnel et bienveillant" qu'il a "adoré !". Il ajoute que cela s'appliquait à "tout dans cet établissement".

Anecdotes et Milieu Social

L'article mentionne également des "parties de boules acharnées d'Eddy Barclay et sa bande (Coluche, Henri Salvador, Jhonny, etc.)" et les "fêtes régulières de l'été". Ces éléments ajoutent une touche d'humanité et de contexte à son parcours, soulignant l'environnement social dans lequel il évoluait. La succursale de Nice, où il a été Directeur d'Agence et où il a été embauché en 1966, est un lieu qu'il a fréquenté "pendant plus de 15 ans chaque matin". Il illustre la croissance de cette entité en notant qu'en 1966, elle comptait 50 personnes, et en 1982, 1800 personnes, concluant par "tout est dit !".

Les Racines Historiques d'une Famille : Le Fief de Banru et les Seigneurs de Montigny-Lengrain

Parallèlement à son parcours contemporain, l'article plonge dans les archives du XVIᵉ siècle, éclairant l'histoire du fief de Banru, un territoire lié à la paroisse de Montigny-Lengrain. Cette section offre un contraste saisissant, détaillant l'ascendance et les possessions d'anciennes familles, dont certaines pourraient être indirectement liées à son héritage ou simplement illustrer le contexte historique de la région.

Rareté des Archives et Importance du Dénombrement de 1578

Les archives du XVIᵉ siècle concernant Montigny-Lengrain sont particulièrement rares. Aucun registre paroissial n'a été conservé, les archives des nombreuses communautés religieuses possédant pourtant des biens dans la paroisse sont muettes, et les documents seigneuriaux disponibles sont limités. Dans ce contexte, le registre coté R/4/132 aux Archives Nationales revêt un intérêt tout particulier. Ce document contient l'aveu et le dénombrement réalisés en 1578 par Antoine de Brion, écuyer et seigneur de Banru, relatifs aux revenus de son « fief, terre et seigneurie de Banru ». Ce dénombrement offre un éclairage précieux sur la composition sociale et économique de la paroisse à cette époque : il mentionne quelques dizaines d’habitants de Montigny-Lengrain, détenteurs des centaines de parcelles constituant le fief de Banru, à qui un cens était dû.

Le dénombrement d’Antoine de Brion est le premier document connu à détailler le parcellaire du fief de Banru. En comparaison, le dénombrement précédent, établi le 22 avril 1542 par François de Brion (conservé sous la cote R/4/131), reste très sommaire. Il se limite à une évaluation globale des revenus issus des cens et surcens, sans mentionner le nom des habitants.

Cet article détaille la liste des personnes mentionnées dans le dénombrement d’Antoine de Brion : 53 tenanciers directs, et environ 70 autres personnes (vivantes ou décédées) citées dans les descriptifs de parcelles. Le fief de Banru ne correspondait qu’à une partie du territoire de la paroisse de Montigny-Lengrain, située à l’ouest du village principal, à Banru, à la Vallée, aux Croutes, à Flonval et à Orval. Il ne rend donc pas compte de l’ensemble des habitants de la paroisse qui possédaient des biens à cette époque, et encore moins de toute la troupe des manouvriers qui ne possédaient rien. Le cahier de 74 pages mentionne 53 noms de censitaires, correspondant à 31 noms de familles différents, 22 noms n’étant portés que par une seule personne. L’orthographe des noms et prénoms a été laissée telle que notée dans le document original. Les noms en gras sont les noms des tenanciers. Les autres noms sont mentionnés soit dans les tenants et aboutissants des parcelles, soit, dans un petit nombre de cas, sont les propriétaires précédents.

Plan du fief de Banru au XVIe siècle

La Composition du Fief en 1578

En 1578, le chef-lieu du fief est décrit ainsi : « Une maison court jardin estable coulombier le tout contenant ung essin ou environ tenant d’une part au grand chemin du roy d’autre à Antoine de Pree d’un bout au larris ». Il s’agit de la seule réserve seigneuriale : tous les autres biens ont été donnés à cens, dont le moulin à blé, et constituent les quelques 429 parcelles énumérées dans le dénombrement. Quant aux deux étangs proches du moulin, ils ont été baillés à surcens par les prédécesseurs d’Antoine de Brion. Autrefois, les seigneurs de Banru « souloient » avoir droit de haute, moyenne et basse justice, mais Antoine de Brion précise qu’il n’en jouit plus. Un seul arrière-fief est mentionné : le fief « Bourguignon », qui est en fait le fief de Roy-Saint-Nicolas, avec sa maison seigneuriale et 150 arpents de terres.

L'Historique des Seigneurs de Banru

L’abbé Saincir, auteur d’une « Histoire de Montigny-Lengrain », n’avait consulté que des sources locales et n’a pas détaillé l’historique des seigneurs de Banru. Une recherche approfondie, principalement à partir de documents conservés aux Archives Nationales et à la Bibliothèque Nationale, permet de reconstituer cette lignée.

La Maison de Pierrefonds

Les premiers seigneurs de Banru connus étaient de la maison de Pierrefonds. Un croquis généalogique de la maison de Pierrefonds, branche de Banru, par Louis Carolus-Barré (Arch. Dep. Oise), offre une première esquisse. À la lumière des chartes des XIIème et XIIIè siècles, conservées dans les cartulaires des communautés religieuses, on peut identifier un certain nombre de personnages ayant possédé tout ou partie de Banru.

  • Hervé de Pierrefonds : Fils de Hugues de Pierrefonds, il donne en 1188 à l’abbaye de Longpont les terres qu’il avait en fief à Banru et Mortefontaine.
  • Renaud de Vouties (Vouty).
  • Nivelon de Vouties (Vouty) : En 1288, il cède au roi quatre fiefs, à Banru, à Palesne et à Pierrefonds.
  • N. de Mercin. Lors du dénombrement du Valois en 1376 (Arch. Nat. P/1893), c’est Jean de Nesle, dit Herpin, seigneur de Saint-Crépin, qui possède Montigny Lengrain et qui déclare que la sœur de Robert de Mercin tient la maison et le bois de Banru. On ignore tout d’elle.

La Famille Cacquerel

  • Jean Cacquerel, époux d’Ysabeline Testarde : Le 21 août 1444, Charles d’Orléans accorde à Jean Cacquerel et Ysabeline Testarde sa femme le rachat de leur hôtel de Banru (Bib. Nat., Cabinet des Titres, Pièces Originales 592). Jean Cacquerel était d’une famille de verriers. On ignore comment ce Jean Cacquerel était entré en possession du fief de Banru, dans cette période troublée de la guerre de Cent Ans.
  • Jean Cacquerel, époux de Marie Bernarde : Cette dernière est mentionnée dans la déclaration des terres appartenant aux religieux de Bourgfontaine, datée de 1471 (Arch. Nat. LL/1487). Une déclaration des biens de la Chartreuse de Bourgfontaine, avec mention de Marie Bernarde, en 1471, est conservée aux Archives Nationales.
  • Mahiette Cacquerel : Fille unique de Jean Cacquerel et Marie Bernarde, elle épousa Michel Brion, écuyer du duc d’Orléans, capitaine de Coucy, par contrat du 5 février 1474. Elle reçut le fief de Roy-Saint-Nicolas lors de son mariage, comme il est indiqué dans le mémoire généalogique conservé au Cabinet des Titres de la BNF, dans le dossier « Brion » du Cabinet d’Hozier. Un mémoire de la généalogie des sieurs de Roy-Saint-Nicolas est conservé à la Bibliothèque Nationale.

La Première Famille de Brion (XVIème siècle)

Il y eut deux familles du nom de Brion dans le Valois au XVIème et XVIIème siècle, et les deux possédèrent le fief de Banru, les uns tout le long du XVIème siècle, les autres dans la seconde moitié du XVIIème siècle. Ces deux familles sont distinctes, ne portaient pas les mêmes armoiries, et ne doivent pas être confondues. Ces Brion portaient pour armoiries « de sable semé de losanges d’argent ».

  • Michel Brion : Écuyer du duc d’Orléans et capitaine de Coucy. Il épousa Mahiette Cacquerel. Michel Brion était sans doute apparenté à deux verriers, Pierre et Jacquemin Brion, qui faisaient fonctionner en 1441 le four de Folembray, en forêt de Saint-Gobain. On mentionne également Jacqueline de Brion, qui avait épousé un nommé Cochet, sans plus de précisions sur le lien exact.
  • Guillaume de Brion : Fils de Michel Brion et Mahiette Cacquerel. Il fut seigneur de Banru comme indiqué dans le mémoire généalogique du Cabinet d’Hozier. Il épousa Antoinette de Belloy, veuve de Jean de Poix. On ne lui connaît pas d’héritier et c’est peut-être ainsi que le fief passa au suivant.
  • Jacques de Brion : Aussi fils de Michel Brion et Mahiette Cacquerel. Aucun document ne le nomme « seigneur de Banru » mais comme son père l’était, son frère l’était et son fils le fut, on considérera qu’il le fut aussi. Il avait épousé Catherine de Poix.
  • François de Brion : Son fils. Il fait l’aveu et le dénombrement le 22 avril 1542.
  • Adrien de Brion : Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, reçu en 1572. Commandeur de Maupas, près de Soissons.
  • François de Brion : Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, reçu en 1574. Commandeur de Fontaine sous Montdidier.
  • Jean de Brion : Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • Antoine de Brion : Maréchal des logis de la compagnie du sieur d’Estrées en 1585. L’aveu et le dénombrement du fief de Banru qu’il fit en 1578 est l’objet de cet article. Il prenait le titre de chevalier et était seigneur de Roy Saint Nicolas, Thimet, Banru, Bérogne, Marival et Mortefontaine. Il avait épousé Marie de Gonnelieu. Antoine de Brion revendit le fief de Banru à Charles Noël en 1602 et garda le fief de Roy Saint Nicolas. On le voit vendre des terres à Roy Saint Nicolas en 1618 et il meurt en 1626. Son inventaire après-décès, réalisé par le notaire Jacques Warocquier de Pierrefonds, est particulièrement intéressant car il contient le détail des papiers de famille trouvés chez Antoine de Brion.

Armoiries de la famille de Brion

La Famille Noël

  • Charles Noël : Décrit comme « noble homme » dans son dénombrement du fief de Banru du 2 juillet 1602, il ne portait pas le titre d’écuyer. Son identité reste floue : il pourrait s’agir d’un simple meunier, comme l’indiquent des archives où un certain Charles Noël loue le moulin de Tannières entre 1597 et 1619.
  • Antoine Noël : Qualifié de « noble homme (…) seigneur de Banru » au contrat de mariage de sa cousine germaine Marie Féret avec Laurent Mauflart en décembre 1626. Il habite alors à Vaubéron, hameau de Mortefontaine. En 1633, il échange des cens et surcens sur des biens à Montigny et Hautefontaine avec Charles de Brion, seigneur de Hautefontaine. Il est alors qualifié de « seigneur de la Boue et de Banru » et habite toujours à Mortefontaine. « La Boue » fait peut-être référence à une ferme du même nom, détenue par les religieux de Longpont, mais dont la localisation exacte n'a pas été trouvée. Il est décédé vers 1634-1635. Un personnage du même nom était également fermier de la ferme de Thézy entre 1615 et 1619, avant de partir à la cense du Routy à Ressons-le-Long.
  • Claude Noël : Chanoine de l’église cathédrale de Soissons, fils d’Antoine Noël. On ne connaît ni acte de foi et hommage, ni acte d’aveu et dénombrement le concernant. Il dut hériter du fief à la mort de son père. Il décède le 11 octobre 1650.
  • Symphorien Noël : Il est entré en possession du fief comme héritier d’Antoine Noël, son père, et de Claude Noël, son frère. Il présente ses foi et hommage le 23 janvier 1655, puis son aveu et dénombrement le 17 juin 1655. Cet aveu est refusé (« blâmé ») par le procureur du roi au bailliage de Valois et remplacé par un aveu du 6 février 1656, qui détaille l’ensemble du parcellaire et qui fut accepté. Pour ce qui est des censives, ce dénombrement contient en fait des reconnaissances faites par les différents possesseurs de terres devant le notaire Gosset de Pierrefonds, mais en 1650, alors que Claude Noël était encore le seigneur de Banru. Les déclarations censives sont au nombre de 305, contre plus de 400 en 1578. Cependant, un domaine réservé de 65 essins de terres a été constitué autour de la maison seigneuriale. Bien que plus de 70 ans se soient écoulés depuis le dénombrement d’Antoine de Brion, une comparaison de la description du parcellaire et des propriétaires permettrait sans doute de faire des liens généalogiques entre les tenanciers du milieu du XVIIème siècle et ceux du dernier quart du XVIème siècle, dont certains étaient sans doute leurs grands-parents ou arrière-grands-parents. Il ne resta pas en possession du fief de Banru puisqu’il le vend le 23 août 1655 à François-Hannibal d’Estrées, « duc et pair et maréchal de France », pour 13 000 livres tournois. Mais le même jour, François-Hannibal d’Estrées déclare que cette acquisition avait été faite au profit d’un nommé Pierre Adée, conseiller et secrétaire du roi, qui déclare quant à lui le 1er septembre suivant que l’acquisition avait été faite au profit de Marc Cyrus de Brion, qui suit. On ignore pourquoi l’aveu de 1656 est au nom de Symphorien Noël alors qu’il avait déjà vendu le fief à Marc-Cyrus de Brion. La vente du fief de Banru par Symphorien Noël à François-Hannibal d’Estrées en 1655 est conservée aux Archives Nationales. On voit dans les registres paroissiaux de Montigny plusieurs naissances d’enfants illégitimes de Symphorien Noël : Jeanne Noël née le 30 septembre 1641 de Claude Lourson, et Simon Noël, né le 31 octobre 1654, fils illégitime de Marguerite Guyot, « fille ». Il est alors qualifié de « garçon non marié » et prend le surnom de « La Boue ». Quant à ce qui advint ensuite de Symphorien Noël, un personnage du même nom, qui prend aussi le titre de « seigneur de la Boue », loue en 1674, « pour subvenir à ses affaires », la maison de la Tuilerie de Montgobert, qu’il habite, et les terres qui en dépendent, à un bourgeois parisien : Nicolas Desmezières (minutier de Blavet, notaire à Pierrefonds). On note alors que les terres attenantes appartiennent à Antoine Noël, « seigneur de la Boue ».

La Seconde Famille de Brion (XVIIème siècle)

  • Marc Cyrus de Brion : Il présente ses foi et hommage le 15 mai 1656. On ne connaît pas l’aveu et dénombrement correspondant, mais on a de lui un aveu et dénombrement pour son fief de Banru, mais aussi pour la seigneurie de Courtieux, la Vallée et Montigny, daté du 21 juillet 1677. Comme cela a été dit plus haut, il ne s’agit pas de la même famille que la famille Brion qui avait possédé Banru au XVIème siècle. Marc Cyrus de Brion était le fils de Charles de Brion et de Jeanne de la Sangle. La région ne lui était pas inconnue puisque Charles de Brion possédait la seigneurie voisine de Hautefontaine depuis le début du XVIIè siècle et que Marc-Cyrus s’en était trouvé propriétaire par un échange fait avec son frère Jean de Brion le 6 avril 1646. À l’époque de l’acquisition de Banru, Marc-Cyrus de Brion prenait également le titre de vicomte de Courtieux, c’est-à-dire qu’il possédait le fief et seigneurie de « Courtieux, Montigny et la Vallée ».

Arbre généalogique des seigneurs de Banru

Étymologie des Mois : Un Voyage Linguistique

Bien que distincte des sections précédentes, cette partie présente une exploration des origines étymologiques de certains mois de l'année. Cette digression apporte une touche de culture générale et peut être vue comme une illustration de la curiosité intellectuelle de Sébastien Debrix Prunier Grossin ou simplement comme un ajout informatif sur les origines linguistiques de termes courants.

  • Février : Du latin populaire febrarius, dérivé du latin classique februarius, issu du verbe februare signifiant « purifier ». Février est donc le mois des purifications.
  • Avril : Du latin aprilis « avril » qui peut avoir la signification d’« ouvrir », car c’est le mois où les fleurs s’ouvrent. Aprilis (avril) était le deuxième mois du calendrier romain. Ce mois était dédié à la déesse grecque Aphrodite.
  • Juin : Vient du latin junius. Ce nom fut probablement donné en l’honneur de la déesse romaine Junon.
  • Juillet : Deux interprétations possibles : altération de l'ancien français juignet « juillet » proprement « petit juin » et du latin.
  • Août : Du latin.
  • Les mois de septembre (de septem (mensis) : septième mois), octobre : latin october (mensis) « octobre, huitième mois de l’année romaine » (dérivé de octo : « huit »), novembre (novem : « neuf ») et décembre (latin classique december, dérivé de decem : « dix ») tirent également leurs noms de leur position dans le calendrier romain originel.

Calendrier étymologique des mois

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