Le jardinage est une activité gratifiante qui nous connecte à la nature. Parmi les gestes essentiels du jardinier, la taille et le bouturage occupent une place de choix. Pour réussir ces opérations, le sécateur est l'outil par excellence. Loin d'être un simple accessoire, il incarne un savoir-faire ancestral, notamment lorsqu'il s'agit des sécateurs japonais, véritables bijoux de forge et d'ergonomie. Choisir le bon sécateur assure la bonne santé de vos plantes et l’efficacité de vos sessions de jardinage. Cet article est conçu pour vous guider à travers les différents types de sécateurs disponibles sur le marché et vous aider à comprendre les spécificités de chacun, afin de prendre une décision éclairée. Ainsi, cela vous permettra de travailler plus facilement et de préserver la vitalité de vos plantes. De plus, nous explorerons les différentes techniques de bouturage, une méthode simple et économique pour multiplier vos végétaux préférés.
Le sécateur : Un outil essentiel au jardin
Lorsqu'on évoque la taille des arbres, arbustes ou rosiers, le premier outil de jardin auquel on pense est le sécateur. Il permet une coupe nette et franche des petites branches en laissant une cicatrice quasi parfaite. Le sécateur est un outil indispensable au jardinier qu’il soit néophyte, amateur ou professionnel.
L'excellence des sécateurs japonais
Parmi les outils japonais de jardinage les plus réputés, les sécateurs occupent une place à part. Bien plus que de simples outils, ils incarnent un savoir-faire forgé sur des siècles, à la croisée du jardinage et de la forge japonaise. Chaque sécateur est conçu avec soin pour offrir une coupe juste et précise. Les sécateurs japonais se distinguent par la qualité de leur coupe, leur polyvalence, leur confort en main et la cohérence de leur conception.
Une lame qui coupe juste
Les lames des sécateurs japonais sont forgées en acier carbone de haute qualité. Ce matériau assure une capacité de coupe remarquable et une grande durabilité. La coupe est nette, précise, sans écrasement des tissus, ce qui favorise une cicatrisation rapide des plantes. Forgés la plupart du temps en acier carbone, sans chrome, ils offrent un tranchant plus fin qui se conserve durablement dans le temps.
Un outil polyvalent
Du jardin à la maison, les sécateurs japonais s’adaptent à une grande variété de tâches : taille des arbustes, coupe de branches, cueillette des fleurs, entretien des plantes d’intérieur. Un seul outil pour des gestes très différents.
Une prise en main immédiate et un design soigné
Les fabricants japonais portent une attention particulière à l’ergonomie. L’ergonomie des poignées est travaillée avec soin pour un usage prolongé et confortable. Le sécateur japonais est un objet qu’on aime avoir en main et qu’on pose volontiers en évidence.
Entretien et modèles spécifiques
En contrepartie, l’acier carbone demande un entretien régulier et supporte mal les usages inadaptés comme couper du fil ou forcer sur une branche trop grosse. Une pierre à aiguiser à grain moyen, utilisée régulièrement, suffit à maintenir le tranchant.
Il existe différentes gammes de sécateurs japonais adaptées à des besoins spécifiques :
- Le Sentei : C'est l'entrée dans le geste japonais, idéal pour la taille légère, la cueillette et un usage ponctuel.
- L’Higurashi : Le sécateur du quotidien, parfait pour la taille courante au jardin, les plantes d’intérieur et les coupes de fleurs.
- Le Sécateur Pro : Forgé à la main, il est fait pour les longues journées et les branches plus coriaces.
- Les modèles Fujimaki et Kurumi : Ces mini sécateurs se distinguent par leurs poignées ornées de cuir, de rotin de glycine tressé à la main ou de noyer incrusté, ajoutant une touche esthétique au plaisir de l'utilisation.

Comprendre les différents types de sécateurs
Le choix est plutôt vaste et les modèles nombreux, il est difficile de s’y retrouver. Quel est le meilleur sécateur pour vous, l'usage que vous en ferez et votre budget ? Nous allons vous aider à choisir un bon sécateur en détaillant certains critères qu’il faudra indispensablement prendre en compte.
On distingue en principe deux types de sécateurs : les sécateurs à lames franches (ou bypass) et les sécateurs à enclume.
Le sécateur à lames franches (Bypass)
Le sécateur à lames franches est parfait pour une taille précise et nette des plantes. Ce sécateur est composé de deux lames mobiles qui glissent l'une contre l'autre à la manière d’une paire de ciseaux. La lame aiguisée, en venant glisser sur la contre-lame, offre une coupe nette, précise et franche de la branche et surtout de la partie qui restera en place sur l’arbuste. Grâce à son design où les lames se croisent comme des ciseaux, il minimise les dommages aux tissus végétaux. Cela vous permettra concrètement d’éviter ou de réduire les maladies qui peuvent se propager via des plaies pas très propres du végétal après la taille. Ce modèle est fortement conseillé aux jardiniers désireux de préserver la santé et l’aspect esthétique de leurs plantes par des coupes régulières et méticuleuses. Les sécateurs bypass conviennent surtout pour les coupes peu exigeantes en termes de force, mais précises, sur des végétaux peu denses - comme les roses, les arbustes ou les plantes vivaces. Pour ce type de bois, on privilégiera toujours des modèles de sécateurs à lames croissantes ou coupe franche qui présentent l’avantage de couper de manière nette et propre le bois sans abîmer ni écraser les fibres végétales. La plupart des sécateurs à lame franche sont de ce type, c'est-à-dire à ressort. Ce type de modèle permet donc de couper une branche sans avoir à forcer de trop.
Le sécateur à enclume
Ce modèle de sécateur dispose d’une lame unique agissant contre une surface plate appelée enclume. Seule la lame coupante qui assure la fonction tranchante est mobile. Elle vient buter contre la partie opposée, une contre-lame fixe appelée enclume, qui est dotée d’une partie aplatie et sert d’appui. La coupe, même si elle permet de couper des branches de diamètre supérieur, est moins nette et écrase les fibres du végétal. Le sécateur à enclume, quant à lui, permet de réaliser des coupes plus puissantes sur des branches plus épaisses ; il est donc surtout adapté à la taille des arbres et des arbustes. Idéal pour couper des branches mortes ou des bois durs que les sécateurs à lames franches ne peuvent trancher sans s’émousser rapidement. Bien qu’il offre une puissance de coupe supérieure, il peut endommager les tissus des plantes vivantes en les écrasant, le rendant moins approprié pour les finitions délicates ou les végétaux fragiles. Nous vous conseillons d’utiliser un sécateur à enclume pour couper des branches de bois mort. Il sera plus puissant donc adapté à ce type d’usage au jardin. Le fait que celui-ci écrase les fibres ne sera naturellement pas préjudiciable au végétal. Pour des branches jusqu'à 2,5 cm de diamètre environ. Idéal pour les personnes avec une préhension réduite ou celles qui doivent sectionner de gros diamètres, il offre une grande facilité d’usage. Toutefois, il peut octroyer une précision moindre comparé aux sécateurs à lames franches.

Sécateurs spécialisés
Il existe un outil spécifique pour chaque travail de coupe. Il est donc plus facile de faire son choix si l'on se demande d'abord ce que l'on veut couper.
- Le sécateur dit à une main : Il s’avère adapté globalement à la coupe des petites branches (diamètre inférieure à 3 cm), ce qui couvre déjà un vaste champ de besoins.
- Le sécateur cueille-roses : C'est un sécateur classique muni de deux enclumes lui permettant de maintenir la tige florale une fois que celle-ci est coupée, afin de ne pas la laisser tomber au sol. Sécateur maniable pour rosiers et fleurs, pour une coupe ciblée, aussi bien dans le jardin que pour la décoration florale d'intérieur. Idéal comme sécateur dans la poche du tablier.
- L’épinette (ou coupe-fruits/coupe-fleurs) : C’est un sécateur de petite taille et relativement léger. Il conviendra parfaitement à cette utilisation spécifique (récolte de fruits et de fleurs, potager, fruitiers, aromatiques, art floral, …). C’est un outil qui est reconnaissable à sa lame plus étroite et pointue. On l'utilise avec une seule main, il offre une coupe nette et ne doit pas être employé pour un autre usage au risque d’abîmer sa lame.
- Le coupe-branches ou ébrancheur : Pour les branches de 3 et 5 cm de diamètre, c’est cet outil qui conviendra. Ce sécateur spécifique s’utilise à 2 mains, il est muni d’un long manche qui lui donne beaucoup plus de force. Sa puissance (effet de levier du grand manche associé à la force des 2 mains) et l’ouverture des lames permettent de couper des branches de taille plus conséquente. Les ciseaux pour l'élagage des arbres sont plutôt caractérisés par des lames puissantes et courtes, mais ont généralement des poignées à long manche, qui peuvent être télescopiques pour augmenter la portée et l'effet de levier.
- Modèles « hybrides » : Ce sont des outils intermédiaires entre ébrancheur et sécateur classique. Ils sont plutôt réservés à des diamètres de branche de 3 cm environ et auront donc la particularité de s’utiliser à une main.
- Le sécateur à batterie : Réservé spécifiquement à un usage professionnel pour la taille dans le domaine de la viniculture, arboriculture ou sylviculture, ce modèle a la particularité d’offrir une assistance électrique au geste de coupe et de taille. La batterie se porte souvent à l’aide d’un harnais et sa puissance est assez conséquente.
COMMENT CHOISIR LE SÉCATEUR QU’IL VOUS FAUT ET BIEN L’UTILISER
Les critères de sélection d’un sécateur
Choisir le meilleur sécateur c’est surtout et avant tout trouver celui qui correspondra à vos besoins et vous permettra de couper et tailler vos arbustes ou autres végétaux de la manière la plus confortable possible avec entre autre une bonne prise en main. Les critères essentiels à prendre en compte sont : l’usage, l’ergonomie et votre budget.
L’usage : Définir ses besoins de coupe
Qu’avez-vous à couper avec votre sécateur ? Vous aurez notamment besoin de cet outil de jardin pour effectuer la taille des arbres fruitiers et arbustes d’ornement, celle des rosiers, l’ébranchage comme la cueillette de fleurs et de fruits, pour effectuer l’entretien de nombreux végétaux au jardin, couper les fleurs fanées, nettoyer les massifs, comme supprimer les fruits en surnombre. Quel type de végétaux avez-vous besoin de tailler avec votre sécateur ? Vous trouverez différents types de sécateur destinés et adaptés à tel ou tel besoin (taille arbustes, rosiers, fruitiers), à tel ou tel type de taille ou diamètre de branche à couper. Vous n’opterez pas pour le même type de sécateur suivant la dureté du bois à couper : bois vert, mort ou très dur.
L’ergonomie : Confort et adaptation à la main
La prise en main du sécateur est un aspect fondamental à considérer, car elle influence directement le confort d’utilisation et l’efficacité de la coupe.
Taille et forme de la main
L’une des premières choses à prendre en compte est naturellement la taille de votre main donc la taille du sécateur que vous allez choisir. C’est évident mais ce critère est souvent oublié ou négligé. Les outils viennent dans différentes dimensions, il est donc crucial de choisir un modèle qui s’adapte bien à la taille et à la forme de votre main. La taille des sécateurs varie entre 18 à 25 cm environ, il vous faudra trouver un sécateur à la taille qui vous convient, c'est-à-dire celle de votre main. Un sécateur trop grand ou trop petit peut causer de la fatigue musculaire ou ne pas fournir la force de coupe nécessaire. À la taille d’un sécateur correspond une taille d’ouverture des poignées. Plus il est grand, plus cette ouverture le sera également. Pour rendre son utilisation facile et confortable, il faut avoir votre sécateur en pleine main, que cette prise en main soit naturelle et donc que vous atteignez aisément la poignée. Une erreur courante consiste à ne choisir la taille de son sécateur qu’en fonction du diamètre des branches que l’on aura à couper sans prendre en compte la taille de sa main. On choisit alors un gros sécateur puis on se retrouve avec un modèle trop grand doté d’une trop grande ouverture, un sécateur pas vraiment pratique à utiliser. Le sécateur Felco 6 par exemple est adapté aux petites mains avec une amplitude entre les poignées moins grande mais une efficacité et une robustesse préservées. De nombreuses marques déclinent leurs modèles en plusieurs tailles. Il est à noter que certains petits modèles réservés aux femmes conviennent tout à fait bien aux hommes ayant de petites mains.
Droitier ou gaucher
Cet autre critère de choix sera évidemment très important pour sélectionner votre sécateur. La majorité des modèles de sécateur sont conçus pour les droitiers. Il existe néanmoins des modèles spécifiquement conçus pour les gauchers, garantissant une meilleure prise en main et une coupe plus efficace.
Poids du sécateur
Que ce soit pour tailler vos rosiers, vos arbres fruitiers ou vos arbustes au jardin, le poids de votre sécateur jouera un rôle loin d’être négligeable sur la fatigue que vous pourrez ressentir et sur la force qui sera exercée sur votre poignet. Il peut énormément varier d’un modèle à l’autre et influe nettement sur le confort d'utilisation. Si vous en faites une utilisation régulière, la légèreté constituera un véritable atout. Veillez donc à ce que le modèle que vous retiendrez ait un poids raisonnable, c’est une nécessité. De nombreux sécateurs possèdent des parties qui sont réalisées en aluminium ou matériaux composites ce qui en réduit considérablement le poids.
Poignée tournante
Lorsque l’on serre la main sur les poignées du sécateur, la poignée que l’on agrippe avec les doigts tourne et accompagne le mouvement. Ce qui peut paraître un peu déroutant dans un premier temps et qui pourrait s’apparenter à un gadget s'avère à l'usage réellement ingénieux et utile. La plupart du temps l’essayer c’est l’adopter, une fois que l’on a l’habitude le sécateur à poignée tournante se révèle simplement être agréable et efficace. Le système est pratique, évite les douleurs, tendinites et surtout la formation d’ampoules. Ce type de sécateur est recommandé en particulier pour les personnes qui souffrent d'arthrose. Sur un travail de taille ou de coupe de longue durée. Le contrôle du mouvement est meilleur car les doigts viennent entraîner la poignée qui tourne sur elle-même, il protège votre poignet de blessures et optimise vos efforts. Ce peut être un critère de choix pertinent après l’avoir testé par exemple si vous utilisez fréquemment votre sécateur de manière intensive. Le système de poignée tournante vous permettra de travailler longtemps tout en évitant des douleurs aux articulations de la main. Certains modèles de référence sont ainsi déclinés en version avec poignée tournante. C'est le cas du sécateur Felco 12 à poignée tournante qui n'est ni plus ni moins que le n°6 revisité pour les jardiniers qui préfèrent protéger leur poignet et articulations des gestes répétitifs.
Poignées ergonomiques et revêtements
Les poignées ergonomiques sont conçues pour offrir un confort supplémentaire et réduire la fatigue des mains pendant de longues périodes de taille. Ces poignées peuvent être dotées de matières antidérapantes ou de formes qui s’adaptent naturellement au contour de la main. Pour ceux qui ont des problèmes de force de préhension ou des conditions médicales comme l’arthrite, choisir un sécateur avec une poignée ergonomique bien pensée peut faire une différence significative, permettant une utilisation plus prolongée et moins douloureuse. L’ergonomie des poignées est un point crucial. Elle influence nettement le confort d’utilisation, conditionne la sensation que vous aurez de bonne ou mauvaise prise en main de votre outil de jardin. Dans l’idéal, celle-ci devra être la plus naturelle possible. Les fabricants proposent aujourd’hui des revêtements antidérapants de type élastomère ou autres sur des poignées légères en aluminium par exemple. Ne négligez pas donc ce point.
La fréquence d’utilisation et la durabilité
Un second critère de choix est également déterminant. Pour sélectionner le sécateur qui vous convient, il vous faut tenir compte de sa fréquence d’utilisation. La durabilité et la robustesse du sécateur sont également liées à la fréquence à laquelle vous envisagez de l’utiliser.
Plus vous devrez l’utiliser souvent et longtemps, plus votre choix devra se porter vers un modèle de qualité, confortable à l’usage et ergonomique en privilégiant la qualité de conception et fabrication. Si vos besoins se limitent à des opérations de taille ne dépassant pas 10 minutes ou s’il s’agit d’une utilisation occasionnelle, un modèle standard peut suffire, il n’est pas nécessaire d’investir dans un sécateur de qualité professionnelle. Néanmoins, rien ne vous empêche tout simplement de vous faire plaisir avec l’acquisition d’un outil de jardin de qualité ne serait-ce que parce qu’il réserve un réel confort d’utilisation par exemple. En revanche, pour des utilisations fréquentes ou professionnelles, si vos besoins sont conséquents, si vous avez beaucoup de branches à couper, à tailler et que l’utilisation que vous allez faire de votre sécateur sera de longue durée et régulière, n’hésitez pas à investir dans un modèle de meilleure qualité, avec des lames remplaçables ou un mécanisme plus résistant. Cela assure non seulement une plus grande longévité de l’outil, mais aussi un meilleur rendement et moins de fatigue lors de son utilisation régulière. Cela vous évitera des douleurs articulaires et la fatigue qu’implique l'addition de gestes répétitifs.
Le budget : Rapport qualité/prix
Les sécateurs coûtent de 10 - 15 € à + de 1000 € ce qui correspond à un sécateur classique bas de gamme à un sécateur haut de gamme pneumatique avec batterie à usage professionnel dans le domaine de la viticulture par exemple. Les sécateurs à lames croissantes, qui restent le plus commun et le plus adapté à la majeure partie des besoins, proposent une gamme de prix de 10€ aux alentours de 100€ environ. Tous les modèles ne sont pas tous de qualité équivalente évidemment. Se tourner vers les prix bas n’est pas forcément judicieux dès lors que l’on aura régulièrement besoin de notre outil et que l’on souhaitera qu’il dure un minimum dans le temps. Concrètement, évitez les petits prix et les gadgets ou innovations n’affectant que le design de l’outil. Vous regretterez vite votre achat. Si vous souhaitez vous procurer un sécateur efficace, confortable et ergonomique qui dure dans le temps, privilégiez avant tout une bonne qualité de fabrication.
Fonctionnalités supplémentaires à considérer
La matière de la lame
La matière de la lame est un critère essentiel lors du choix d’un sécateur, car elle détermine la durabilité et l’efficacité de coupe de l’outil. Les lames de nos sécateurs sont généralement en acier au carbone, le matériau traditionnel des lames, qui n'est pas inoxydable et nécessite un entretien occasionnel, mais qui, avec une structure à grains fins, peut être particulièrement durci et extrêmement tranchant. En revanche, les lames en acier à outils spécialement trempé sont certes moins sensibles à la corrosion, mais elles sont aussi moins tranchantes et doivent donc être affûtées plus souvent. Les lames en acier inoxydable supportent la rouille et restent affûtées plus longtemps, facilitant une coupe nette et précise. Il existe également des lames en titane qui offrent une légèreté et une résistance accrues. La qualité de la matière affecte non seulement la performance de coupe, mais également la fréquence à laquelle vous devrez aiguiser ou remplacer la lame.
Les systèmes de sécurité
Pour éviter les accidents, un bon sécateur doit être équipé de systèmes de sécurité efficaces. Recherchez des modèles avec un verrou de sécurité facile à utiliser qui maintient les lames fermées lorsque le sécateur n’est pas utilisé. Pouvoir verrouiller et déverrouiller le sécateur d’une seule main. Cette option est particulièrement utile et pratique. Pouvoir verrouiller ou déverrouiller son sécateur d’une seule main avec un accès facile et bien pensé est un besoin loin d’être superficiel. La plupart des sécateurs en sont dotés mais veillez à vérifier tout de même la présence d’un cran de sureté qui vous facilitera l’ouverture puis la fermeture de votre sécateur. Certains outils proposent également des protections pour les doigts ou des mécanismes qui minimisent le risque de pincement.
Pièces d’usure remplaçables et entretien
La qualité de fabrication de votre sécateur favorisera indéniablement son efficacité, sa robustesse et sa longévité, vous garantira une ergonomie et une prise en main appropriée. Un sécateur de qualité entretenu correctement est un outil que chaque jardinier peut espérer conserver toute sa vie !
Assurez-vous dans un premier temps de la nature des matériaux employés et du fait que la lame soit dissociée du manche, fabriquée en acier généralement. Les modèles qui n’ont pas été conçus pour pouvoir se démonter sont ceux de toute évidence qui vous fausseront compagnie le plus vite. Dans sa conception, un sécateur de qualité vous permettra de changer et remplacer les pièces d’usure lorsque celles-ci seront abimées.
Ces pièces sont principalement :
- La lame
- Le ressort
- L'amortisseur (ou butée)
- Le système de fermeture (ou cliquet)
- Les manchons de recouvrement des poignées
Ceci est très important car il vous permettra de garder votre sécateur très longtemps sans que celui-ci perde en efficacité. Bien sûr, et c’est une règle pour ce type d’outil, l’entretien jouera un rôle également prépondérant si vous souhaitez allonger sa durée de vie. Bénéficier de réglages précis et d’un confort d’utilisation considérable.
Le bouturage : Multiplier vos plantes avec un sécateur fin
Le bouturage est une méthode simple et économique qui permet de reproduire des végétaux à l’identique à partir d’un fragment de la plante mère. Contrairement à ce que l’on croit parfois, c’est un geste simple, à la portée du jardinier débutant. Il suffit de connaître la marche à suivre et de se lancer ! Le printemps est déjà bien installé et c’est la saison parfaite pour travailler dans son jardin. Le printemps marque aussi le début de la saison des boutures, qui se poursuit jusqu’en automne. Découvrez dans ce guide comment faire vos boutures et quelles sont les périodes idéales pour les différents types de boutures. Même si le bouturage n’est pas très compliqué quand on a l’habitude, il n’est pas rare de devoir s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir. En consacrant seulement un peu de votre temps, vous pourrez ajouter régulièrement de nouvelles plantes dans votre jardin !
Les plantes propices au bouturage
Certaines plantes sont plus faciles à réussir que d’autres. En voici quelques exemples :
- Les plantes d’appartement comme le coléus, la misère, le papyrus, etc.
- Les plantes de balcon, géraniums de balcon (pélargoniums) et bégonias.
- Les vivaces, anthémis, asters, aubriète, corbeilles d’argent, lavande, lupins, népétas, œillets, penstémons, santoline, etc.
- Les plantes grimpantes comme le chèvrefeuille, le lierre, la vigne vierge.
- Les plantes aromatiques, thym, romarin, basilic, menthe, sauge.
- Les arbustes, abélia, buddléia, buis, camélia, forsythia, fuchsia, groseillier à fleurs, hibiscus, hortensias et hydrangeas, laurier rose, lavatère arbustive, lilas, millepertuis, rhododendron, seringat, skimmia, spirées, sureau, troène, viornes, weigelia, certains rosiers.
- Les arbustes à fruits rouges comme le groseillier ou le framboisier.
- Les arbres d’ornement et arbres fruitiers, saule, érable, marronnier, thuya, olivier, figuier, poirier, pommier.
En revanche, les annuelles ne se bouturent pas.
Les différentes sortes de boutures
Le bouturage permet de reproduire des végétaux à l’identique à partir d’un morceau de la plante mère. Il peut s’agir :
- D’un fragment de tige ou de rameau, dans plus de 90 % des cas.
- D’une feuille ou d’un fragment de feuille (succulentes, saintpaulia, certains bégonias…). Il vous suffit de choisir de belles et grandes feuilles afin de les découper au niveau du pétiole (la « tige » de la feuille). Laissez vos feuilles sécher quelques heures avant de les repiquer dans un substrat léger, votre mélange de terreau et de sable conviendra parfaitement.
- D’un fragment de racine (cœur de Marie, pavot d’Orient, corète du Japon…).
Dans tous les cas, les plantes obtenues sont identiques à la plante mère, avec toutes ses caractéristiques (couleur, odeur…), ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on fait un semis.

Quand bouturer ? Les périodes idéales
Il n’existe pas de « meilleure période pour le bouturage » : différentes variétés de plantes préféreront diverses périodes, entre le début du printemps et la fin de l’automne. Les boutures de feuilles et de racines peuvent se faire toute l’année. En revanche, les boutures de tiges ou de rameaux se font à trois périodes privilégiées.
Boutures de printemps (boutures herbacées ou en vert)
Au printemps, en mai-juin, on réalise des boutures à partir de tiges ou de rameaux verts et tendres : on parle de boutures herbacées ou encore de boutures en vert. Pour tous les bois tendres, la bouture se pratique vers les mois de mai-juin. De manière générale, celles-ci seront effectuées à « l’étouffée » (sous une cloche en verre ou plastique, ou une poche en plastique transparent maintenue par un élastique sur le pot. Cela permet à la bouture d’évoluer dans une atmosphère chaude et saturée d’humidité). Les vivaces (asters, lavande, lupin…) se bouturent bien de cette façon, de même qu’un certain nombre de plantes d’appartement (abutilon, caoutchouc, cordyline, etc…).
Boutures d’été et d’automne (boutures semi-ligneuses ou semi-aoûtées)
En été, et en début d’automne, de mi-août à mi-octobre (Juillet à Août : le bouturage des plantes semi-aoûtées, la base des rameaux est en bois dur mais la pointe est encore tendre), on réalise des boutures semi-ligneuses, encore appelées boutures semi-aoûtées, à partir de rameaux de l’année qui commencent à durcir et à changer de couleur, prenant une teinte brune à la base. C’est le cas des petits arbustes persistants ou des géraniums. Certains arbres, comme l’olivier, et la plupart des arbustes peuvent se bouturer à cette période : hortensias, lavatère arbustive, lilas des indes, chèvrefeuille arbustif, rosiers… Certaines vivaces sont également concernées (sauge, scabieuse, œillets, santoline…).
Boutures d’automne-hiver (boutures de bois sec ou ligneuses)
En fin d’automne ou en début d’hiver, à partir de la chute des feuilles quand la sève est bien redescendue dans la plante, on réalise des boutures de bois sec, encore appelées boutures ligneuses ou boutures sur bois dormant. Elles se font à partir des rameaux de l’année qui ont pris une texture de bois, durcies par des fibres de lignine. On dit aussi boutures aoûtées car le bois durcit et prend une couleur brune à partir du mois d'août. De nombreux arbres et arbustes à feuilles caduques peuvent se bouturer ainsi : buddléia, forsythia, troène, seringat, viorne, rosiers, saule, figuier, arbustes à fruits rouges…
Le bouturage à bois sec fonctionne bien avec la majorité des arbres et des arbustes caducs du jardin ou de la nature environnante. Cette méthode marche aussi avec les grimpantes sans oublier les petits fruits. Il est courant que des rameaux défeuillés piqués dans le sol en hiver pour marquer un emplacement ou servir de tuteur manifestent des signes de reprise au printemps. Même l'osier placé dans un seau d'eau et destiné à la vannerie produit rapidement des racines.

Techniques de bouturage
Pour multiplier d’un coup de baguette magique ses plantations, la technique du bouturage est souvent recommandée. Seulement il faut avoir l’art et la manière de le pratiquer. Nul besoin d’investir dans des outils coûteux pour bien bouturer ses plantes. Il faut juste être un peu patient et ne pas abandonner si ça ne fonctionne pas tout de suite.
Boutures de tiges classiques
Le fragment de tige ou de rameau prélevé est d’abord convenablement préparé, puis planté dans un substrat adéquat.
Étape 1 - Prélever la bouture
- Sur une plante mère parfaitement saine, sélectionner une tige ou un beau rameau de l’année, défleuri ou n’ayant pas porté de fleurs. Avant de commencer, il est recommandé de choisir une bouture saine qui ne présente pas de maladies, insectes ou blessures. Ensuite, vérifiez que votre bouture dispose bien de 3 ramifications ou yeux au minimum.
- Se munir d’un sécateur bien affûté et désinfecté.
- Prélever à l’extrémité de la tige ou du rameau un fragment d’une dizaine de centimètres de long. Pour le bouturage à bois sec, on pratique une coupe nette avec le sécateur pour obtenir des boutures d'une trentaine de cm de longueur. Le bon calibre est la bouture dont le diamètre évoque celui d'un crayon.
- Cisailler sous l’œil de la plante à l’aide de votre sécateur bien nettoyé et incliné à 45 degrés de la façon la plus nette possible. Coupez sur 1 cm de haut avec une profondeur de quelques millimètres d’épaisseur et retirez délicatement l’écorce. Les racines se dévoilent à partir de ce niveau.
- Pour multiplier les chances de réussite, prélever plusieurs boutures sur une même plante.
- Bouture à talon : Dans certains cas, une « bouture à talon » a plus de chances de réussir : elle se fait à partir d’un rameau secondaire, en conservant à la base un fragment du rameau principal (« talon »). Ce type de bouture se pratique en particulier pour les arbustes fruitiers tels que la vigne, et parfois pour des arbustes comme le lilas. Détachez la tige en prenant soin de conserver à la base un tronçon d’environ 2cm du rameau d’origine. C’est donc le rameau d’origine qu’il vous faudra découper au sécateur.
Étape 2 - Préparer la bouture
- Étêter la bouture en la coupant juste au-dessus d’un bourgeon (environ 15 cm).
- La base de la bouture doit être prélevée juste sous un nœud ou bourgeon. Choisissez des tiges feuillues et découpez-les quelques millimètres en dessous d’un nœud (là où se forment les feuilles), de façon à former une tige d’une dizaine de centimètres de long.
- Éliminer toutes les feuilles sauf deux ou trois au sommet. Ensuite, découpez les feuilles les plus basses sur la tige, de manière à ce qu’il ne reste que les deux ou trois feuilles les plus hautes.
- S’il s’agit de grandes feuilles, les couper en deux pour limiter l’évaporation.
- Hormones de bouturage : Dans certains cas, afin de favoriser la production de racines, on peut tremper la base de la bouture dans une poudre d’hormone de bouturage vendue en jardinerie. Il faut alors prendre la précaution de tapoter légèrement la bouture avec le doigt pour éviter un surplus néfaste d’hormones.
Étape 3 - Planter la bouture
Une fois préparée, la bouture doit être plantée immédiatement dans un pot rempli à l’avance d’un substrat léger (mélange de terreau et de sable ou terreau de bouturage).
- À l’aide d’un crayon, creuser un trou dans le substrat, puis glisser la bouture dedans. Dans un pot, un godet ou une jardinière ou pour les passionnés de DIY dans des caissettes, incorporez un mélange de terreau et de sable et tassez légèrement le tout. Ensuite, creusez un petit trou de 5 cm de profondeur avec un bâtonnet par exemple ou une paille. L’essentiel est de former un trou équivalant à la largeur de la bouture pour la loger dedans.
- Si le pot est grand, on peut parfaitement y planter plusieurs boutures provenant de la même plante mère.
- Tasser légèrement le substrat autour de chaque bouture.
- Arroser sans noyer la bouture.
- Placer le pot à mi-ombre, dans un endroit du jardin abrité du vent. Une fois toutes ces étapes effectuées, conservez dans un endroit mi-ombragé votre bouture. Humidifier de temps en temps la ou les boutures jusqu’à l’enracinement. Puis placez une petite étiquette sous forme d’ardoise par exemple dans le pot. Et voilà !
- Boutures à l’étouffée : Un certain nombre de boutures (rosiers, hortensias, lavande, buis…) s’enracinent plus facilement lorsqu’elles sont placées dans un milieu chaud et saturé d’eau. À cet effet, recouvrir le pot d’une cloche transparente (une simple bouteille en plastique coupée à moitié fait très bien l’affaire). Humidifier régulièrement la bouture à l’aide d’un pulvérisateur. Laisser la cloche en place une quinzaine de jours, en veillant à aérer tous les deux jours pour éviter à la bouture de pourrir. Procéder ensuite comme pour une bouture classique. Quelle que soit la technique de bouturage utilisée, nous vous conseillons de conserver vos boutures dans un lieu chaud et humide.
- Bouturage à bois sec en pleine terre : Pour les plantes rustiques, le plus simple est de placer vos boutures d'arbres, d'arbustes et de grimpantes dans une tranchée creusée au pied d'un mur exposé au nord pour éviter les gros changements de température et le dessèchement de la terre par le soleil. Profitez de l'opération de taille du cornouiller pour récolter des rameaux à bouturer. Enfoncez-les de moitié en pleine terre. Le figuier comestible ou Ficus carica se bouture très facilement en fin d'hiver en pleine terre à l'extérieur hormis en région de montagne où il est plus prudent de le bouturer en pot à l'abri du gel. Bouturez vos rameaux de cassissier, groseillier et autres caseilles directement à leur futur emplacement pour éviter les transplantations. Groupez-les par 3 rameaux pour constituer une belle touffe rapidement. La majorité des rosiers anciens et botaniques se bouturent facilement à bois sec au cœur de l'hiver. Profitez-en!
Étape 4 - Rempoter ou replanter la bouture
Quelques mois après que la bouture ait donné des signes de reprise, avec des bourgeons qui se développent, c’est le moment de la rempoter dans un substrat horticole ou de la replanter directement en pleine terre, selon sa vigueur. Ne succombez pas à la tentation de tirer sur la bouture, même pourvue de petites feuilles, pour voir si elle est racinée. Laissez à vos boutures une bonne année, parfois deux, pour être sûr d'obtenir un bel enracinement et de pouvoir délicatement les planter à leur place définitive.
Boutures dans l’eau
Certaines boutures de tiges peuvent s’effectuer tout simplement dans un verre d’eau. C’est par exemple le cas de certaines boutures de plantes vertes (papyrus, misère, coléus…), mais aussi des boutures de menthe, de lierre, de laurier rose, de saule… Vous pouvez également choisir de réaliser des boutures dans de l’eau : il vous suffit de tremper la bouture dans un verre ou un pot rempli d’eau, jusqu’à voir les racines bien développées.
Très ludiques, les boutures dans l’eau sont également très simples à réaliser :
- Prélever une bouture d’une dizaine de centimètres à l’extrémité d’une tige.
- Débarrasser de ses feuilles toute la partie de la bouture qui sera dans l’eau.
- Mettre la bouture à tremper dans un verre d’eau (à changer tous les 3-4 jours).
- Patienter le temps que des racines apparaissent et se développent.
- Lorsqu’elles atteignent environ 4 cm, replanter délicatement la bouture dans un terreau léger.
Boutures de plantes vivaces ou de plantes d’appartement, boutures d’arbustes ou d’arbres… le bouturage est simple à réaliser et très gratifiant lorsque la bouture reprend.