Le jardinage est une activité gratifiante, et chaque semis est la promesse d’un plant généreux qui produira en abondance des fleurs et/ou des fruits au cours de la belle saison. Pour les débutants comme pour les jardiniers expérimentés, maîtriser les techniques de semis et de repiquage est essentiel pour assurer la vitalité et la productivité de son potager. Permacool, une jardinerie urbaine en ligne, propose une approche claire et structurée pour vous guider. Que vous soyez curieux de savoir ce qu'est le repiquage ou comment faire des semis, cet article vous expliquera tout, de la préparation du sol aux soins post-repiquage, en s'appuyant sur les pratiques ancestrales et les conseils de professionnels.

Le Semis : La Première Étape vers l'Abondance
Semer est tout un art, comme le savent bien les jardiniers. Il faut prévoir la bonne quantité de graines et connaître les besoins de chaque plante en matière de chaleur, de lumière, d’arrosage, de terreau et de contenant. Suivre le calendrier de semis est également indispensable pour obtenir des plants robustes et de beaux légumes. Semer trop tard risque de compromettre l’arrivée à maturité, et semer trop tôt peut entraîner l’étiolement des plants.
Choisir sa Méthode de Semis
Il existe différentes méthodes de semis, chacune adaptée à des situations spécifiques. Les termes "en intérieur", "sous une serre", "sous un châssis", "en godets", "en plaque alvéolée", "en poquet" peuvent faire tourner la tête, mais ils définissent simplement le lieu, le type et la technique de semis.
Semis en pleine terre (en place)
Cette méthode très facile, aussi appelée semis en place, se réalise uniquement avec des plantes rustiques ou dès lors que le sol du potager est suffisamment réchauffé. Il s’effectue dehors directement dans une terre préparée en amont. C'est une excellente option pour les graines qui n'ont pas besoin d'être repiquées.
Semis sous abri (en pépinière)
Le semis sous abri s’effectue dans un contenant intermédiaire avant d’être repiqué ou mis en terre au potager. Réalisé plus tôt dans la saison et placé sous un abri, il permet de gagner du temps sur le cycle de culture et offre des légumes plus rapidement. Cette méthode, un peu plus contraignante en raison du repiquage, aide toutefois à mieux maîtriser les besoins des jeunes plants et les protège des aléas climatiques ou de l’appétit des limaces.

Les Contenants pour les Semis Sous Abri
Le choix du contenant est crucial pour le succès des semis sous abri.
- La plaque alvéolée : Elle se compose d’une multitude de cellules individuelles plus ou moins grandes selon les modèles. Peu encombrante, elle permet de réaliser de nombreux semis sur un espace très réduit et se déplace aisément.
- Les godets ou pots individuels : Plus gros qu’une alvéole de plaque, les godets ou les pots s’emploient pour les plantes dont le besoin en terre est supérieur.
- La caissette : Elle s’utilise pour les semis plus denses et se remplit simplement de terreau.
- Les mini-mottes : Popularisés par le jardinier-maraîcher Eliot Coleman, les mini-mottes ou blocs de terreau se fabriquent à partir d’un presse-motte. Cet appareil offre de petits blocs de terreau individuels, serrés les uns contre les autres, avec une cavité en leur centre pour accueillir les graines. Ils se déposent simplement dans des caissettes.
Techniques de Semis Spécifiques
Au-delà du choix du lieu et du contenant, la manière de disposer les graines a son importance.
Le semis en ligne
Cette méthode permet de créer un écartement régulier entre les rangs de légumes. Elle facilite l’accès aux plantes et le passage des outils. Le semis en ligne se réalise aussi bien en terre, pour la quasi-totalité des légumes tels que panais, carottes, betteraves, laitues, chicorées, épinards, fèves, courgettes, radis, qu’en caissette pour les oignons, les poireaux et les céleris.
Le semis en poquet
Il consiste à placer, dans un même trou, plusieurs graines ensemble. Cette méthode se pratique dans plusieurs circonstances :
- Lorsque les graines sont un peu âgées ou ont naturellement une germination aléatoire. Ce semis maximise les chances d’obtenir au moins un plant viable par poquet. Toutefois, si plusieurs graines germent, il faut éclaircir pour conserver seulement le plant le plus vigoureux.
- Lorsque certaines espèces peinent à sortir de terre, notamment dans les terrains argileux, ou se développent mieux lorsqu’elles se tiennent les unes aux autres. Ensemble, elles auront plus de force pour soulever la terre, et ne sont pas éclaircies pour se soutenir entre elles.Semez en poquet, aussi bien en terre qu’en godets, les plantes à grosses graines comme les cucurbitacées (courges, courgettes, melons, pastèques), les fabacées (haricots, pois, fèves), les tournesols, le maïs, les capucines ou les ipomées. En pots, ces semis pourront être démarrés plus tôt et installés sous un abri pour prendre de l’avance sur la saison au potager.
Le semis à la volée
Simple en apparence, cette méthode est toutefois assez technique. Elle consiste à semer à la main, de manière régulière, ni trop dense ni trop clair, sur une surface définie. Ce geste ancestral, ample et majestueux, demande beaucoup d’entraînement avant de le maîtriser. Il se pratique essentiellement pour les mélanges de fleurs, les mescluns ou encore les engrais verts tels que la phacélie, la moutarde ou les trèfles.
Voici les étapes pour un semis à la volée réussi :
- Préparez bien la parcelle destinée à accueillir les semences.
- Prenez une petite poignée de graines.
- Montez la main semeuse au niveau de la poitrine.
- Dispersez les graines, en pluie, depuis l’épaule opposée à la main semeuse, en arc de cercle vers le côté du buste.
- Tenez-vous bien droit et marchez très régulièrement, en ligne, en répétant ce geste.
🌿SEMIS EN POQUET 🌿 ORTUSIA
Préparation du Sol et Substrat pour les Semis
Réussir à faire germer ses semences demande un peu de méthode, beaucoup de patience et énormément d’attention. Pour une bonne levée et une croissance harmonieuse, prenez le temps de bien préparer votre sol avant de semer ou de planter.
Le terreau à semis
Le terreau à semis bio est une base essentielle pour réussir ses cultures. Spécialement conçu pour le démarrage des graines, il favorise leur germination et offre des caractéristiques physiques adaptées : rétention d’eau, aération et drainage, densité et granulométrie, et quantité de nutriments. Le terreau à semis se compose de quatre éléments principaux : de la tourbe, de la vermiculite, du compost et de la chaux. Son utilisation est toutefois controversée en raison de la présence de tourbe, extraite de milieux naturels menacés.
Préparation du sol en pleine terre
Pour les semis en terre, au jardin potager, préparez correctement votre sol pour accueillir, dans les meilleures conditions, les graines. Une bonne aération de la terre est primordiale, car les graines ne lèveront pas ou mal dans un sol trop compact. Les parcelles protégées durant l’hiver par des paillis ou des engrais verts seront moins pénibles à travailler et bien souvent, un léger coup d’aéro-bêche suffit à les aérer.
- Sols avec un paillage ou un engrais vert :
- Retirez le paillage ou fauchez l’engrais, si le gel ne l’a pas détruit, et laissez-le au sol quelques semaines.
- Aérez avec une aéro-bêche.
- Émiettez la terre, à l’aide du croc, pour casser les grosses mottes.
- Ratissez pour obtenir un lit de semence bien fin.
- Sols nus :
- Désherbez la parcelle à l’aide d’une serfouette ou d’une houe.
- Aérez les rangs avec une aéro-bêche.
- Émiettez la terre, à l’aide du croc, pour casser les grosses mottes.
- Amendez la terre avec du compost ou du fumier bien décomposé pour la recharger en nutriment.
- Ratissez pour obtenir un lit de semence bien fin.
Toutes ces étapes s’effectuent plusieurs semaines avant la date prévue de semis.
Les Règle d'Or des Semis Réussis
Déterminez tout d’abord quel type de semis faire (en terre, en godets). Regardez le calendrier de semis des variétés. Prenez connaissance de la température idéale initiant la germination des graines, souvent indiquée par un thermomètre. Semez à la profondeur recommandée pour chaque variété. Si la règle générale de semer à une distance de 3 ou 4 fois l’épaisseur de la graine fonctionne souvent, certaines semences nécessitent de la lumière pour germer et doivent simplement se déposer en surface. Évitez les risques de fonte des semis avec des arrosages par immersion. Cette méthode humidifie la terre sans déplacer les graines ou sans mouiller les jeunes pousses. Surveillez très régulièrement l’état de vos semis. Pour les réussir, température, humidité et luminosité doivent leur convenir.
Le Repiquage : Offrir un Nouvel Espace à vos Jeunes Pousses
Le repiquage consiste à arracher délicatement un jeune végétal et à le planter ailleurs. Plus précisément, c’est l’action de déplacer un semis qui a germé avec ses semblables (dans un plateau à semis, par exemple) vers un godet individuel rempli d’un substrat frais et aéré, ou vers un emplacement définitif en pleine terre. C'est simple, mais il faut s’appliquer !
Pourquoi Repiquer ? Les Avantages Indéniables
Le repiquage, rempotage et transplantation suivent le même principe : déplacer une plante et la changer de milieu de culture. Le repiquage concerne aussi bien les plantes ornementales et les plantes potagères que les fruitiers ou arbres d’ornement. Oui, le repiquage est vraiment nécessaire. C'est même important pour votre plante. Du moins si vous voulez être sûr qu'elle pousse bien.
Plusieurs situations nous amènent à effectuer un repiquage :
- Manque d'espace : Les graines semées dans des récipients de type barquette, caisse de polystyrène, etc., puis devenues plantules vont vite manquer d’espace aérien et racinaire. Lorsque vous semez vos graines de potager à l'intérieur dans un plateau de semis ou des pots, vous semez souvent les graines très proches les unes des autres. Si vos plantules sont trop proches les unes des autres, elles n'auront pas assez d'espace pour développer un bon système racinaire et beaucoup de plantules mourront.
- Semis non effectués en place : Lorsque les semis ne sont pas effectués en pleine terre, c'est-à-dire faits en pépinière, sous châssis, en caissette ou en godet, il faut ensuite installer les jeunes plants dans le potager ou les massifs.
- Optimisation de l'espace et du temps : Un des principaux intérêts du repiquage est de permettre d’avancer tout le cycle de production. En semant sous abri puis en repiquant, il est possible d’obtenir bien plus rapidement des plantes productives que ne le permettent les semis en pleine terre. Cela permet aussi de contrôler ses semences, en particulier si elles sont de votre propre production.
- Sélection des plants vigoureux : Le repiquage constitue également un tri qui vous permet de ne garder que les plantes avec la meilleure vigueur. Lors du repiquage en godet en particulier, il ne faut pas hésiter à écarter les plantules qui semblent les plus faibles, les plus rabougries. Soyez également strict : retirez les plantules faibles et ne repiquez que les plus fortes.
- Prévention des maladies : Des semis trop serrés peuvent favoriser le développement de maladies telles que la fonte des semis.
- Installation de semis spontanés : Lorsqu'on souhaite installer à un endroit précis des semis spontanés.
Produire plus, plus vite, plus longtemps et avec les plantes les moins capricieuses, voilà ce que permet le repiquage.
Les Risques et le Stress du Repiquage
Bien que très fiable, le repiquage reste cependant un stress pour les plantes. Les racines sont la partie la plus sensible d’une plante. Durant un repiquage, les plants sont extraits de la terre pour être réimplantés dans un nouveau milieu. Cette transition de milieu implique nécessairement un passage des racines à l’air libre, que le transplant soit en mottes ou à nu. En cas de contact prolongé à l’air libre, certaines racines peuvent sécher et mourir. À la plantation, le végétal devra utiliser une partie de ses réserves pour créer de nouvelles racines avant de pouvoir continuer son développement aérien. Un autre facteur de stress peut être la manipulation en elle-même, qui cause des blessures au niveau racinaire. Suivant les plantes, ces blessures vont avoir un impact plus ou moins fort : tantôt sans effet, tantôt provoquant la montaison des plants, ce qui les rend improductifs. Il est également important de ne pas trop tasser la terre lors d’un repiquage.

Quand Repiquer ? Le Bon Moment pour une Bonne Reprise
Le succès du repiquage tient à trois principaux facteurs : procéder au bon moment, utiliser un substrat aéré et assurer aux semis les meilleures conditions. On procède généralement au repiquage des semis environ 4 à 6 semaines après la germination, une fois que les jeunes plantules ont 1 ou 2 paires de vraies feuilles. Vous pouvez repiquer vos plantules dès qu'elles ont leurs deux premières vraies feuilles ! Attention : les jeunes pousses développent d'abord deux cotylédons avant de faire pousser leurs vraies feuilles. Intervenez au stade des vraies feuilles.
Il faut savoir que le repiquage entraîne un arrêt de la végétation (du développement) de la plante et qu'il lui faudra quelques jours pour reprendre sa croissance. Plus la plante est jeune, plus il lui est facile de se remettre de cette opération. Aussi, il est conseillé d'effectuer les premiers repiquages le plus tôt possible, dès que les premières vraies feuilles sont sorties (2 ou 3).
Il n’existe pas de règle immuable pour toutes les plantes. Même s’il est possible de repiquer tout au long de l’année, deux périodes sont à retenir : le printemps et l’automne. Le printemps, en particulier une fois les Saints de Glace passés, marque la sortie des transplants à l’extérieur. C’est une période de forte croissance, qui convient très bien aux plantes annuelles.
Comment Procéder au Repiquage : Les Étapes Clés
Les plantules sont fragiles. Cela signifie que le repiquage doit être fait avec beaucoup de soin. La plantule doit être retirée de la terre sans endommager les racines ou la tige.
Préparation Avant le Repiquage
Quelques heures avant de procéder au repiquage, arrosez les jeunes plants à repiquer. Préparez le nouveau pot avec un peu de terreau de potager.
Extraction des Plants
- Pour les semis effectués serrés, les semis en terrine ou ceux sous châssis : Vous allez devoir prélever délicatement les plants, sans les abîmer ni abîmer les plants voisins ; une fourchette vous sera très utile ! Soulevez les jeunes plants en glissant un bâtonnet sous les racines.
- Pour les plants qui sont en godets individuels : Démoulez-les doucement en veillant à ce que la motte reste bien collée aux racines. Vous pouvez y parvenir en ameublissant un peu la terre avec une fourchette.
- Conseil de pro : Saisissez délicatement la plantule par les feuilles, pas par la tige, il y a de fortes chances qu'elle se casse ! Toujours extraire la plante par les cotylédons ou le bloc de substrat.
Types de Repiquage et Techniques de Plantation
La technique de transplantation varie en fonction de la destination du plant.
Plants avec motte
Repiquer des plants avec leur motte (tomates, courges…) à l'aide d'une houe ou d'un transplantoir : plantez l'outil dans le sol, faites-le pivoter vers vous et installez le plant avec sa motte dans le trou ainsi créé. Retirez l'outil et recouvrez le plant de terre. Tassez pour que la motte et les racines soient bien en contact avec la terre puis arrosez. Avant le repiquage, n'hésitez pas à démêler les racines qui se sont enroulées sur elles-mêmes, voire à couper le fond de la motte avec une lame tranchante. Attention : si vous êtes amenés à repiquer plus d'une fois un même plant, veillez à ne pas casser la motte qui entoure les racines.
Plants à racines nues
Repiquer les plants à racines nues (c'est-à-dire les plants dont les racines ne sont pas protégées par une motte de terre) à l'aide d'un plantoir : enfoncez votre plantoir en terre pour faire un trou et glissez-y le plant en prenant soin de ne pas faire remonter les racines. Pressez la terre autour du plant et arrosez.
Le repiquage des plants à racines nues peut demander quelques opérations préalables destinées à favoriser leur reprise :
- Praliner les racines : c'est-à-dire les enduire d'une bouillie d'eau et de terre, idéalement enrichie de bouse de vache (!) ou encore d'un pralin acheté en jardinerie.
- Raccourcir les racines : si celles-ci sont trop longues ou abîmées (poireaux).
- Couper le haut des feuilles : (laitues).
Repiquage en godet
Avec votre doigt ou un crayon, vous pouvez faire un trou dans lequel la plantule pourra être placée. Je transplante dans un godet contenant partiellement de la terre dans le fond. Je positionne le plant au centre puis j’ajoute de la terre tout autour et je tasse légèrement.

Profondeur de Plantation
Ajuster la profondeur du trou de plantation est une étape cruciale.
- Repiquage collet à terre : La plupart du temps, les jeunes plants sont enterrés au niveau du collet, celui-ci se trouvant alors au ras du sol. C'est le type de repiquage le plus courant.
- Repiquage collet flottant : Pour les plantes plus sensibles dont le collet risque de pourrir (fraises, betteraves ou salades), il vaut mieux faire un repiquage collet flottant, c’est-à-dire enfoncer à peine le plant dans le sol, le collet se trouvant alors légèrement au-dessus du sol.
- Repiquage profond (collet enterré) : Pour d'autres, il peut être conseillé de repiquer le plant profondément ; c'est le cas des tomates, des piments et des solanacées pour lesquelles les premières feuilles sont enterrées afin que de nouvelles racines poussent sur la portion de tige se trouvant sous terre. Lors du repiquage des tomates et des poivrons, notamment, plantez sous la base des premières vraies feuilles afin de favoriser la croissance de nouvelles racines qui aideront à renforcer le plant. Ce type de repiquage s'applique uniquement aux plantes supportant bien le repiquage. Il consiste à enterrer collet, hypocotyle et même les premières feuilles jusqu’à leur sommet.
Vous pouvez toujours placer une plantule un peu plus profondément pour qu'elle puisse continuer à pousser fermement. Appuyez délicatement sur la terre autour de la plantule.
Fertilisation et Arrosage Post-Repiquage
Pour faciliter l’adaptation de vos plantes dans leur nouvel environnement, ajoutez la farine d’os BLOOMBOOST 4-10-0 au trou de plantation. Ce fertilisant organique à libération lente favorise la croissance racinaire de même qu’une floraison et une production de fruits plus abondantes.
Arrosez chaque plant à l’aide du goulot d’un petit arrosoir ou d'une pomme d'arrosage en pluie fine. C'est important pour que la terre se referme autour des racines. L’arrosage après le repiquage doit être suffisant pour que l’eau s’égoutte par le trou de drainage. L’irrigation est un point de vigilance important en particulier les premières semaines de reprise. Pour arroser vos transplants, chacun sa technique ! L’astuce est de garder le sol humide, mais pas mouillé. Pour vérifier l’état de vos godets, sous-pesez les. S’ils sont légers, vous pouvez les bassiner ! Les premiers jours, l’irrigation va de pair avec une observation quotidienne des transplants.
Conseils Supplémentaires
- Moment de la journée : Mieux vaut réaliser cette opération en fin de journée ou lors d’une journée nuageuse, quand les températures commencent à baisser. Procédez lorsque tout risque de gel est passé et que le sol n’est pas détrempé.
- Terreau de semis : Si vous n'avez pas encore utilisé de terreau de semis, faites-le la prochaine fois. Cela facilitera grandement le repiquage.
- Égalisation du terreau : Pour finir, égalisez le terreau (vous pouvez tasser doucement avec vos doigts) en prenant soin de laisser un espace d’environ 1-2 cm entre le sommet du godet et votre terreau. À ce stade, votre godet doit être légèrement bombé sous l’effet du tassement. Décompactez-le en le tapotant sur le dessous et les bords. Lors d’un repiquage en pleine terre, la marche à suivre doit s’adapter. Le décompactage reste important dans le cadre d’une plantation de fruitiers.
- Racines emmêlées : Toujours en lien avec le décompactage, lorsque vous procédez au repiquage de plantes achetées en pépinière ou jardinerie, vérifiez l’état des racines avant de les mettre en terre. Si ces dernières sont denses et apparentes, n’hésitez pas à casser la motte et démêler délicatement les racines afin d’optimiser leur contact avec le sol et éviter qu’elles ne se forment un chignon en se développant.
🌿SEMIS EN POQUET 🌿 ORTUSIA
L'Endurcissement : Préparer les Plants au Monde Extérieur
Après les Saints de Glace, vous pouvez commencer à endurcir vos plantules repiquées et à les préparer progressivement à leur aventure potagère ! Pour acclimater vos plantes, il vous suffit de les habituer progressivement aux conditions extérieures. Par exemple, placer les futurs transplants à l’ombre puis augmenter peu à peu leur exposition pour les accommoder à l’exposition lumineuse de leur place définitive. Procédez sur une période de 7 à 10 jours. Une fois que c’est fait, plantez au potager dans un sol riche, comme notre terreau biologique pour légumes et fines herbes, ou en pot dans un substrat drainant, comme notre terreau pour empotage.

Les Soins Post-Repiquage et la Surveillance des Plants
Une bonne exécution de ces étapes favorise un enracinement solide et la formation de plantes robustes. Offrez lumière, aération et arrosages maîtrisés. Notez vos dates et vos observations. Pour réussir vos repiquages, à quoi faut-il faire attention ? Concernant les conditions environnementales, la règle reste simple : un transplant doit être planté dans des conditions optimales pour sa culture.
Apprenez à reconnaître les symptômes et à régler les problèmes liés à la luminosité, au manque de ventilation, aux arrosages fautifs, etc. Lorsque la température le permettra, vos plantes pourront trouver leur place au potager.
La Fonte des Semis : Un Ennemi à Connaître
La maladie « la fonte des semis », causée par différents champignons, s’attaque soit aux graines qui ne vont pas germer, soit aux jeunes plantules qui vont brunir, s’affaisser puis pourrir. L’humidité du terreau est le principal facteur de risque car il permet le développement des champignons potentiellement présents dans l’enveloppe des graines ou dans le terreau. Un bon repiquage et des conditions de culture maîtrisées sont essentiels pour l'éviter.
Associations de Cultures pour un Potager Sain
La méthode des « cultures associées » consiste à cultiver ensemble des plantes qui ont des influences positives les unes sur les autres, que ce soit parce que leurs besoins fondamentaux se complètent (type de sol, besoin en nutriments, systèmes racinaires, etc.) ou que les composés chimiques qu’elles émettent repoussent certains ravageurs ou maladies. Cette méthode de culture naturelle, qui a vu le jour en Allemagne, a fait ses preuves depuis de nombreuses années. C'est un aspect important à considérer après le repiquage, lors de la plantation définitive de vos plants.
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