La recherche d'autonomie et de durabilité est au cœur de nombreuses démarches contemporaines, et la permaculture offre des principes précieux pour y parvenir. Qu'il s'agisse de chauffer son habitation ou de cultiver son jardin, l'intégration de pratiques permacoles peut transformer notre rapport aux ressources naturelles. Le stère de bois, unité de mesure traditionnelle du bois de chauffage, prend une nouvelle dimension lorsqu'il est envisagé dans une approche de production locale et écologique, notamment à travers le recépage et l'élagage.

Comprendre le Stère de Bois : Unité de Mesure et Qualité
Le stère de bois est une unité de mesure fondamentale pour ceux qui utilisent du bois de chauffage. Un stère correspond à un mètre cube de bois empilé. Cela signifie que le bois est rangé pour former un cube de 1 mètre de long, 1 mètre de large et 1 mètre de haut. Dans certains cas, il est possible d'utiliser l'unité du bois de chauffage en mètre cube. Le stère est une mesure spécifique au bois de chauffage coupé et empilé, tandis que le mètre cube est une unité de volume standard. Il est crucial de noter qu'un stère est égal à 1 m³ uniquement si les bûches mesurent 1 mètre. La longueur des bûches influence le volume réel de bois que vous recevez : plus les bûches sont courtes, plus elles se rangent de manière compacte, réduisant les espaces vides. La corde de bois est une ancienne unité de mesure utilisée en Amérique du Nord et est moins employée en France.
Facteurs influençant le prix et la qualité du bois
Le prix d'un stère de bois peut varier considérablement en fonction de plusieurs facteurs. Le type de bois affecte le prix et la qualité du bois. Les essences comme le chêne, le charme, le frêne ou le châtaignier sont des bois durs avec une densité élevée. Ils offrent une combustion plus longue et un meilleur rendement en kWh. Un bois séché offre une meilleure combustion, le taux d'humidité idéal étant inférieur à 20%. Les prix varient également selon la saison, acheter au printemps ou en été étant souvent moins cher qu'en hiver, où la demande est plus forte.
Approvisionnement durable et stockage optimal
Pour une démarche respectueuse de l'environnement, privilégiez des fournisseurs certifiés PEFC ou FSC. Ces labels garantissent une gestion durable des forêts. Acheter local en France réduit l'empreinte carbone et soutient les producteurs de votre région. Assurez-vous que le bois est coupé localement et répond aux critères de qualité.
Concernant le stockage, choisissez un lieu sec et ventilé. Élevez le bois du sol pour éviter l'humidité, par exemple en utilisant une palette. Utilisez un abri ou une bâche pour le protéger de la pluie, mais laissez les côtés ouverts pour l'aération. Une bonne circulation d'air permet au bois de sécher efficacement. Empilez les bûches en laissant de petits espaces entre elles.
Avantages du bois comme source d'énergie
Le bois est une énergie renouvelable. Il émet moins de CO₂ que les énergies fossiles, contribuant ainsi à la préservation de l'environnement. De plus, le bois est souvent moins cher que le gaz ou l'électricité, permettant de réaliser des économies sur le long terme. Les bûches compressées ou granulés de bois sont des alternatives intéressantes, ayant un pouvoir calorifique élevé et étant faciles à stocker. Un sac de granulés offre une combustion régulière et est idéal pour les chaudières à bois ou les poêles à granulés.
Produire son Bois de Chauffage en Permaculture : Recépage et Trognes
Faire pousser son bois de chauffage à partir d'espèces qui se recèpent (coppice en anglais) est une approche prometteuse en permaculture. Cela implique la gestion de forêts ou de haies pour une production durable de bois.
Le potentiel du recépage et des trognes
Un bois qui a l'air prometteur est l'Osage Orange (maclura pomifera). Il a un pouvoir calorifère proche du charbon et se recèpe. L'inconvénient est qu'il a des épines, mais cela peut être un avantage face aux chevreuils. Cependant, l'Osage Orange n'est pas un arbre à croissance rapide. Il lui faudra de douze à quinze ans pour atteindre une taille suffisante pour des poteaux de clôture, et vingt-cinq à trente ans pour des traverses de chemin de fer. En raison de sa dureté et de sa tendance à se fendre, il est nécessaire de percer des trous avant d'enfoncer des pointes. Planté à quatre pieds d'intervalle, il aura besoin de culture pendant quatre ou cinq ans, et il faudra l'éclaircir en huit à douze ans, selon son stade de croissance et la fertilité du sol. Étant donné que les fleurs staminées et pistillées de l'Osage Orange poussent sur des arbres différents, les graines doivent être récoltées dans sa région natale, où les deux sexes de l'arbre sont présents. Une seule espèce est connue des botanistes.
D'autres essences sont plus couramment utilisées :
- Le charme produit de belles flammes très chaudes. En trogne, c'est très joli et un émondage tous les 15 ans est suffisant. Il est souvent intégré dans les haies.
- Le châtaignier a besoin d'un foyer fermé pour exprimer son potentiel ; en foyer ouvert, le feu tend à s'éteindre et ça crépite.
- Le chêne, bon pour la nuit. Une seule bûche embrasée continue de se consumer toute seule, si bien qu'au petit matin il reste des braises et on peut relancer le feu facilement. Le chêne en émonde verticale, tous les 6 ans, peut donner des fagots et, au bout de centaines d'années, une belle poutre pleine de nœuds. Il est important de noter que le chêne en têtard est différent du chêne en cépée. Pour le chêne qui brûle jusqu'au matin, des bûches de chêne dans le poêle à bois peuvent durer 5-6 heures, mais pour trouver des braises au petit matin, il faut un rechargement.
- Le douglas est un mix entre châtaignier et chêne : ça crépite, ça chauffe, ça se consume bien, très intéressant, mais il n'est pas possible de le céper.
Estimation des besoins et surfaces nécessaires
Une maison classique de trois chambres nécessiterait 7 à 9 tonnes de bois séché à l'air pour tous ses besoins de chauffage. La surface de taillis aurait besoin d'être d'au moins 3 hectares pour être autosuffisante en bois de chauffage. Cela fait beaucoup pour une production personnelle annuelle. Il est suggéré que 3000 mètres carrés pourraient suffire, voire moins.

Un exemple donné est une trogne de frêne qui peut donner 1 stère tous les 10 ans. Si ces arbres sont placés à cinq mètres de distance les uns des autres (soit 25 m² par arbre), un hectare pourrait accueillir 400 frênes, ce qui donnerait 40 stères par an. C'est une production très élevée, de quoi chauffer tout un château. Entre les frênes, des bouleaux en port libre, à croissance rapide, peuvent être insérés.
Consommation de bois et systèmes de chauffage
La quantité nécessaire de bois est fonction du système de chauffage. Avec des poêles de masse, 2 à 3 stères par an suffisent, ce qui correspond à environ 2 à 3 arbres têtards âgés. Avec des rotations de coupe tous les 10 ans, il faut 20 à 30 arbres têtards. Dix stères par an est un chiffre qui revient souvent et qui est considéré comme normal pour une maison classique. En revanche, trois stères est très rare pour un chauffage exclusivement au bois, et au-delà de vingt, cela concerne souvent de très grandes maisons.
Une expérience de chauffage avec une maison neuve, bioclimatique, bien isolée et protégée du vent par des arbres et des haies (un simple double cube de 12m x 6m avec un étage, une terrasse de 4m de large sur les côtés sud et ouest, et une serre de 5mX4m sur le côté sud) montre une consommation annuelle de six mètres cubes de châtaigne bien séché et une petite quantité de chêne, de petites branches et de raffles de maïs. Cela permet de chauffer la maison, d'avoir l'eau chaude, l'énergie pour cuisiner pour cinq personnes (avec beaucoup de cuisine, de conserves, de pain presque tous les jours) et le séchage des vêtements. La cuisinière (Godin, foyer 50cms) conserve des braises jusqu'à 10h après avoir été chargée avec du chêne.
L'étêtage des saules têtards
Exemple de production de bois de chauffage
Un exemple concret de production de bois de chauffage est la coupe d'une parcelle de bois de 1260m² (étêtée il y a 16 ans) en septembre. Sur 100 mètres de long, environ 40 morceaux de bois ont été utilisés pour faire des piquets de trois mètres pour une clôture. Le reste du bois a été coupé en longueurs d'un mètre, formant un tas d'environ 25 mètres cubes de châtaigne. Une partie de ce bois sera coupée et séchée contre le mur sud d'une terrasse couverte. L'extension future de la maison, isolée avec 40cms de paille, 20cms de brique à l'intérieur de 30cms de pierre, et un poêle de masse, ainsi qu'une autre cuisinière à bois pour la cuisine, l'eau chaude et les radiateurs à l'étage, permettra d'évaluer la durée de ce tas de bois.
La Permaculture au Jardin : Utilisation du Bois et des Déchets Organiques
Le principe de la permaculture est de faire le maximum avec les ressources disponibles, en recréant un cycle naturel de régénération au sein du jardin. Le bois, sous diverses formes, joue un rôle essentiel dans cette approche.
Les buttes de permaculture et l'apport du bois
Les buttes de permaculture, dont l'orientation idéale est Est-Ouest pour les extrémités avec une face au Nord et une face au Sud, permettent de cultiver une plus grande variété de plantes. Pour leur construction, placez du vieux bois bien sec sur toute la superficie de la future butte. De grosses bûches retiendront plus d'eau dans les régions soumises à la sécheresse. Si vous êtes dans le sud, arrosez bien le bois pour qu'il serve de réserve d'eau. Ensuite, ajoutez 20cm d'épaisseur de déchets verts sur le bois : tonte, épluchures, restes de défrichage, plantes d'eau. Pour avoir de la terre, il suffit de creuser des rigoles entre les buttes. Les plants peuvent alors être installés et la butte arrosée. Planter des œillets d'Inde, par exemple, peut éloigner les nuisibles des tomates en surface et sous le sol. Inutile d'arracher, il suffit de recouvrir de BRF les plants qui ont fini de donner.
Le paillage : un élément clé en permaculture
Le paillage est essentiel pour un jardin riche et productif. Le principe de permaculture n°5, "Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables", s'applique parfaitement au paillage. Un élément doit remplir plusieurs fonctions et qu'une fonction doit être remplie par plusieurs éléments. Le paillage est un excellent "couteau suisse" pour le jardin, remplissant de nombreuses fonctions.
Appliquer un paillage dans son jardin ou son potager, c'est avant tout appliquer une couverture par-dessus son sol. Cette couverture le protège du froid et du gel en fin de saison. De plus, elle agit comme un isolant efficace en été pour maintenir le sol frais et humide. En été, le "meilleur paillage" peut être la "mauvaise herbe" : un paillage trop lourd et généreusement arrosé en pleine canicule peut être contre-productif, car les micro-organismes du sol ont besoin d'air pour vivre et décomposer la matière organique.
Le paillage protège le sol des grandes oscillations de températures extérieures, ainsi que de la pluie, des coulées et des ruissellements d'eau, et du vent, réduisant ainsi l'érosion. Il réduit l'impact des gouttes de pluie qui, sans lui, frappent directement le sol et le désagrègent, et freine les flux d'eau en surface, évitant d'emporter le sol. Le paillage joue un rôle essentiel dans la préservation de l'humidité en diminuant l'évaporation de l'eau, réduisant ainsi les corvées d'arrosage. Par temps chaud et venteux, le paillage aide le jardin à conserver son humidité, permettant aux plantes de réaliser leur photosynthèse sans fermer leurs stomates et d'absorber le dioxyde de carbone.
Le paillage joue également un rôle essentiel dans la fertilisation des sols en nourrissant la vie du sol, ce qui produit une terre fertile. Les micro-organismes du sol rendent les nutriments assimilables par les plantes. Le sol est un organisme vivant à part entière.
Le paillage est également efficace contre les "mauvaises herbes". Une bonne couverture de sol prive les graines de lumière, empêchant ainsi leur germination. En plantant serré et en paillant généreusement, on diminue l'arrosage et le désherbage, ce qui permet de travailler moins pour gagner plus.
L'esthétique est aussi importante en permaculture, même si l'accent est mis sur l'utilité et l'efficacité. Il est encouragé de produire son propre paillage pour diminuer l'importation d'énergies extérieures.

Types de paillages organiques et leur utilisation
Les paillages organiques se divisent en paillages azotés (riches en azote, matières vertes et fraîches comme les tontes de gazon, résidus de légumes, feuilles jeunes) et paillages carbonés (riches en carbone, matières sèches et dures comme la paille, les copeaux de bois, les feuilles mortes, le carton). L'idéal est de combiner les deux.
La "faim d'azote" survient lorsque l'on utilise uniquement un paillage riche en carbone, car ces matières affament les micro-organismes du sol qui sont friands d'azote, épuisant ainsi le stock d'azote du sol.
- Tonte de pelouse : Ressource gratuite et abondante dans tous les jardins, mais non disponible toute l'année et se dégrade rapidement. Si tondue en graines, elle peut déposer des "mauvaises herbes" au potager. Elle réchauffe le sol, utile pour les premières germinations.
- Feuilles mortes : Quasi gratuites et disponibles lorsque le gazon se fait rare. Les feuilles à décomposition lente (platane, chêne, châtaignier) protègent et nourrissent le sol à long terme. L'inconvénient est qu'elles s'envolent au vent.
- Foin : Facile à manipuler et à trouver, conserve bien l'humidité. Protège le sol du dessèchement, limite la croissance des mauvaises herbes. Peut servir d'abri aux limaces et escargots. Se dégrade rapidement.
- Paille : Reste des tiges des céréales. Ses tiges creuses en font un excellent isolant. Il est préférable de choisir de la paille issue de cultures biologiques pour éviter les résidus de fongicides ou d'herbicides.
- BRF (Bois Raméal Fragmenté) : Paillage naturel fait de petits morceaux de jeunes branches fraîches broyées. Ne doit pas être appliqué trop épais. Est long à se dégrader et peut provoquer une faim d'azote. Bénéfique pour les sols pauvres, légers et sableux. Il retient l'humidité, limite l'érosion et améliore la capacité du sol à stocker les nutriments en stimulant l'activité des champignons et micro-organismes. Le "vrai" BRF doit être composé de jeunes rameaux d'arbres feuillus (noisetier, châtaignier, tilleul, chêne, etc.) et de 20 à 25% maximum de résineux.
- Compost, lombricompost et fumiers : Enrichissent le sol en nutriments. L'excès n'est jamais bon ; un écosystème sain n'a pas de déchets. Ces paillis très riches ont tendance à vite sécher au soleil et à former une croûte qui peut empêcher l'eau de pluie de pénétrer et appauvrir le compost en nutriments. Pour remédier à cela, on peut ajouter un paillage carboné par-dessus (paille ou foin).
- Paille de chanvre : Efficace, mais rare et coûteuse. Peut former une croûte en séchant, mais ne pose pas de problème pour l'infiltration de l'eau.
- Autres matières organiques : Peau de mouton, chutes de toile de jute, sciure de bois, etc. Presque toutes les matières organiques sont bonnes à utiliser en paillage.
Utilisation de la sciure de bois au jardin : Précautions et avantages
Bien qu'il soit "possible" d'utiliser la sciure de bois au jardin, il est généralement préférable de s'en abstenir en raison de risques et inconvénients majeurs, sauf avec de grandes précautions.
Définition et provenance de la sciure : La sciure est constituée de déchets en fine poussière ou petites particules d'une matière qu'on scie (notamment le bois).
Exclusions et précautions :
- N'utilisez pas de sciure éjectée d'une tronçonneuse, sauf si l'huile de chaîne est végétale, car les huiles classiques contiennent des hydrocarbures qui polluent le sol.
- N'utilisez pas de sciure issue de bois traité chimiquement.
- Évitez la sciure de bois résineux, sauf pour des cultures appréciant l'acidité (comme les fraisiers).
- La sciure est un matériau très fin et ses particules peuvent s'agglomérer, formant une couche compacte imperméable à l'eau et à l'air, ce qui peut asphyxier le sol. Mélanger la sciure avec d'autres matériaux atténue ce risque.
- La sciure de certaines espèces de feuillus (chênes et châtaigniers) peut acidifier le sol.
- La sciure a besoin d'azote pour se décomposer, ce qui peut entraîner une "faim d'azote".
Avantages et utilisation prudente :
- Amendement du sol : La sciure, mélangée progressivement à la terre, favorise l'aération, la rétention d'eau et le drainage. En se décomposant, elle améliore la fertilité du sol à long terme grâce à la lignine et la cellulose qu'elle apporte.
- Paillage naturel : En surface, la sciure réduit la pousse des "mauvaises herbes", maintient l'humidité (diminuant les besoins en arrosage), et protège les racines du gel en hiver. Un paillage de sciure pourrait dissuader les limaces et escargots, mais cela reste à vérifier.
- Recyclage et durabilité : L'utilisation de sciure au jardin valorise les déchets de bois et offre une alternative aux produits de jardinage commerciaux, réduisant ainsi l'empreinte carbone et l'utilisation de produits chimiques.
Recommandations pour l'utilisation :
- Mélanger et composter la sciure : C'est la façon la plus sage d'utiliser la sciure au jardin. Qu'il s'agisse de compostage de surface ou classique, une fois compostée, la sciure ne risque plus de compacter, d'acidifier (le compost équilibre le PH) ou d'engendrer une faim d'azote.
- Pailler avec de la sciure : Évitez les épaisseurs de 5 à 10 cm sans avertissement. Sur un sol compacté, lourd ou froid, la faim d'azote et l'asphyxie du sol sont quasiment assurées. Sauf sur un sol déjà suffisamment aéré et bien vivant, il est préférable de la mélanger et de la composter, par exemple, à l'automne, avec une bonne épaisseur de fumier surmontée de 4 ou 5 cm de sciure.
- Utiliser la sciure pour des cultures qui l'apprécient : Certaines plantes, comme l'ail ou les oignons, n'ont besoin que de très peu d'azote et peuvent être paillées avec de la sciure sans pâtir d'une faim d'azote. Une sciure acide (de conifères, châtaigniers ou chênes) peut être utilisée en paillage d'une fraiseraie.

Aménagement du Jardin en Permaculture : Zonage et Production de Paillage
Le zonage en permaculture est une méthode d'organisation géographique qui optimise les efforts et les ressources, en se basant sur les habitudes de déplacement au sein du lieu de vie.
Principes de zonage et d'optimisation
Le potager devrait être très proche de la maison pour pouvoir surveiller les plantations régulièrement. Plus les zones s'éloignent de la maison, moins elles nécessitent d'entretien. Cette organisation permet d'intégrer un maximum d'éléments ayant plusieurs fonctions dans le jardin.
Produire son propre paillage
Pour trouver du paillage gratuitement, il est utile de faire une analyse des lieux en se concentrant sur chaque zone et de réfléchir aux ressources disponibles (carton, taille de végétaux, paille, foin, papier kraft, feuilles mortes, etc.).
Bac de permaculture en bois douglas non traité
Un bac en bois douglas non traité peut être utilisé pour délimiter les cultures et réussir les plantations. Il est fabriqué en France et certifié PEFC, garantissant le respect des fonctions environnementales, sociétales et économiques de la forêt. L'un des grands principes de la permaculture est de n'utiliser aucun insecticide, traitement, engrais ou désherbant.
Montage et remplissage stratégique du bac :
- Trouver un endroit adapté : S'inspirer des schémas de permaculture pour placer le bac, idéalement proche de la maison.
- Montage du kit : Vissez les planches pour fermer le bac en bois douglas. Creusez un trou de la taille du kit et d'environ 30 centimètres de profondeur pour enterrer les bûches.
- Première couche (bois) : Recycler des bouts de bois en décomposition ou des branches tombées pour alimenter le fond du bac. Ces bûches emprisonnent l'eau et la redistribuent quand la terre est sèche. Pendant sa décomposition, ce bois libère de la chaleur qui réchauffe les racines, évitant un arrosage trop fréquent et protégeant les plantes en hiver.
- Tassage de la terre : Recouvrez les bûches de terre et tassez bien. La compression est très importante pour éviter l'infiltration excessive d'air qui assécherait les racines.
- Arrosage abondant : Les bûches en décomposition vont imbiber l'eau et la rendront progressivement.
- Deuxième couche (nourriture des plantations) : Constituez cette couche de 3 éléments : des feuilles mortes, puis une couche de broyat (privilégiez les éléments de votre jardin ; un broyeur de végétaux électrique peut être utile), et terminez avec une couche de brindilles.
- Recouvrir de terre et tasser : Recouvrez ces éléments d'une bonne couche de terre, tassez et aplanissez le sol.
- Dernier arrosage et paillage : Arrosez à nouveau généreusement, puis ajoutez une dernière couche de terre épaisse pour permettre aux racines de grandir correctement. Enfin, recouvrez le bac de briquettes de paillage coco compressé ou de feuilles mortes comme dans la nature sauvage, ce paillage naturel et 100% biodégradable aidera la terre à garder sa chaleur et protègera les plantations.
tags: #stere #de #bois #permaculture