Le risque de verse des céréales à paille, phénomène qui touche de nombreuses exploitations agricoles, peut entraîner des pertes considérables en termes de rendement et de qualité. Face à des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles et à l’apparition de nouvelles maladies, il est essentiel de trouver des solutions innovantes pour y faire face. Comprendre les mécanismes de la verse, identifier ses causes et mettre en œuvre des stratégies de prévention et de gestion est crucial pour sécuriser les récoltes et optimiser la rentabilité des exploitations.

Comprendre la Verse : Physiologique et Parasitaire
La verse n’est pas toujours due à un parasite ; on en distingue deux types principaux : la verse physiologique et la verse parasitaire.
La Verse Physiologique
La verse physiologique affecte principalement la tige des céréales. Elle correspond à un défaut de résistance de la tige, principalement au niveau de sa partie basse, du fait d’entre-nœuds trop longs et/ou de parois trop peu épaisses. Cette fragilisation peut être exacerbée par des conditions météorologiques défavorables, telles que des vents violents ou une forte humidité.
La résistance de la tige s’obtient tôt, au stade montaison des céréales (entre les stades épi 1 cm et le stade 2 nœuds). À cette période, tous les paramètres qui favorisent une élongation importante de la tige vont fragiliser la culture face à la verse. Parmi les facteurs de prédisposition, un couvert dense où chaque plante est en concurrence pour la captation de la lumière peut conduire à un étiolement de la tige. Un important rayonnement lors de la montaison, en revanche, réduit l’étiolement des tiges en limitant la concurrence précoce pour la lumière. Des températures élevées induisent des changements hormonaux conduisant à une moindre élongation des tiges ainsi qu’une régression des plus jeunes talles.
La Verse Parasitaire
La verse parasitaire, quant à elle, est causée par l’attaque de la tige par des agents pathogènes, comme des champignons tels que le piétin-verse ou les fusarioses. Ces agents affaiblissent la structure de la plante, la rendant plus vulnérable aux conditions environnementales.

L'Impact Dévastateur de la Verse sur les Récoltes
La verse peut avoir un impact significatif sur la récolte, bien au-delà de la simple difficulté de ramassage.
Pertes de Rendement et de Qualité
Lorsqu’une culture se couche, le rendement peut chuter de manière drastique, avec des pertes pouvant atteindre jusqu’à 30q/ha selon Arvalis. La verse intervient en général pendant le remplissage des grains, freinant l’accumulation de carbone et d’azote dans les grains. Le Poids de Mille Grains (PMG) est donc normalement la seule composante du rendement impactée. Cet impact est décroissant au cours du temps : plus le remplissage est avancé lors de l’occurrence de la verse, moins le PMG sera pénalisé. À l’inverse, une verse précoce aura un impact plus sévère. Dans les secteurs sud, l’apparition de la verse à partir de maintenant n’aura pratiquement plus de conséquences sur le rendement final.
Outre le rendement, la verse dégrade également la qualité des grains. Deux critères sont particulièrement impactés : le poids spécifique et le temps de chute de Hagberg (TCH). Cette dégradation est une conséquence du maintien d’une forte humidité résiduelle au niveau des épis couchés.
Complications et Coûts Accrus lors de la Récolte
La verse complique considérablement la récolte, car les tiges des céréales sont souvent couchées au sol, ce qui rend la tâche plus difficile et moins efficace. Les machines doivent être ajustées ou adaptées pour ramasser les cultures tombées, ce qui rallonge le temps de travail et augmente les coûts opérationnels. Les pertes à la récolte peuvent également augmenter en raison de la difficulté d'atteindre toutes les tiges.
Les Causes Majeures de la Verse et les Facteurs de Risque
De nombreux facteurs, qu'ils soient agronomiques, génétiques ou environnementaux, contribuent au risque de verse.
L'Influence Cruciale de la Fertilisation Azotée
La fertilisation azotée influe directement sur le risque de verse. Un surplus de fourniture minérale par un apport d’engrais azoté dès le début février favoriserait la mise en place de talles secondaires, non productives. Lorsque la culture a trop d’azote à certains stades clés, le risque de verse augmente. Plus il y a d’azote disponible dans la parcelle, plus le risque est élevé, car les plantes vont avoir tendance à produire de nombreuses talles et/ou à s’allonger rapidement, ce qui entraîne la formation de tiges peu résistantes à la verse. Ceci accentue le déséquilibre Carbone/Azote (C/N) des parois de la tige, les rendant plus faibles. Des excès d’azote au tallage, qui alimentent les talles secondaires, et induisent un allongement excessif des premiers entre-nœuds.
Pour le blé tendre et le blé dur en système irrigué, un supplément de dose d'azote est conseillé fin montaison, entre les stades « sortie de la dernière feuille » et « dernière feuille étalée », afin de garantir une alimentation azotée suffisante jusqu’à la fin du cycle et répondre aux objectifs de teneur en protéines, mais cela doit être fait avec précaution.
Le Rôle des Conditions Météorologiques et Climatiques
Les conditions météorologiques jouent un rôle prépondérant dans le déclenchement et l'aggravation de la verse.
- Vents violents et forte humidité : Ces facteurs peuvent fragiliser la tige et la faire basculer, surtout si la résistance est déjà compromise.
- Précipitations début montaison : Elles conditionnent la valorisation des apports d’engrais minéraux, et donc le maintien et l’augmentation de la biomasse, augmentant ainsi le risque de verse.
- Températures : Des températures élevées induisent des changements hormonaux conduisant à une moindre élongation des tiges ainsi qu’une régression des plus jeunes talles, réduisant potentiellement le risque. À l'inverse, des conditions de montaison cette année n'ont pas été favorables à l'induction d'un risque de verse élevé : les régressions de talle ont parfois été nombreuses en lien avec l'absence de pluie. De plus, les températures élevées et les rayonnements forts de début avril ont limité l'allongement des entre-nœuds.
- Manque de luminosité : Un manque de luminosité accentue le risque de verse, car il favorise l'étiolement des tiges.
L'Impact de l'Irrigation
L’irrigation est susceptible de déclencher la verse, tout comme un orage. L’un des principaux risques de l’irrigation des céréales est de provoquer ou d’aggraver la verse physiologique. En effet, si un tour d’eau réalisé après épiaison assure un bon remplissage des grains, il alourdit aussi l’épi. Les gouttes d’eau s’accrochant dans les barbes alourdissent l’épi, et ce, d’autant plus qu’on avance dans le cycle. Il y a donc risque de verse en irriguant avec des canons dont l’intensité d’irrigation varie de 10 à 20 mm/h selon la taille du canon. La fertilisation azotée doit également être adaptée en système irrigué pour répondre aux besoins en azote plus important du blé, mais également satisfaire un objectif de teneur en protéines supérieur à un seuil fixé par les exigences de qualité. Par rapport à une conduite en sec, le supplément de dose à apporter en irrigué est d’autant plus élevé que l’écart de rendement attendu avec l’irrigation est important.
Autres Facteurs Agronomiques
- Densité de semis excessive : Une densité excessive par son effet direct sur le peuplement en tiges à la fin du tallage est un facteur de risque de verse. L’effet varie avec la variété.
- Semis précoces : Les semis trop précoces favorisent le tallage excessif et précocifient le stade épi 1 cm. La montaison peut alors débuter en jours dits « courts », ce qui peut influencer la robustesse de la tige.
- Sol profond : Un sol profond favorise la verse car il favorise la mise en place et le maintien de la biomasse de la culture, augmentant ainsi le risque d'étiolement.
- État végétatif de la culture : Les cultures à biomasses élevées (cultures fort développées, denses, à tallage excessif…) sont plus à risque.
La Génétique des Variétés
La génétique n'est pas un levier anecdotique dans la gestion du risque de verse. Chaque variété possède une note de sensibilité définie dès son inscription par l’obtenteur, confirmée par le GEVES et par le réseau d’expérimentation d’ARVALIS. Le choix d'une variété plus résistante peut minimiser le risque, même si cela n’est pas suffisamment décisif à lui seul. Il faut veiller à privilégier des entre-nœuds courts et une paroi épaisse, en évitant que les plantes ne grandissent trop vite. La variété constitue donc le premier facteur de risque : certaines sont beaucoup plus sensibles à la verse que d'autres. Les tableaux détaillant la sensibilité variétale à la verse sont présents dans les Livres Blanc Céréales de février 2026 et de septembre 2025.
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Stratégies de Prévention et Solutions Innovantes
Face à ces risques, il est essentiel d’anticiper et de mettre en place des solutions adaptées pour les limiter.
Optimisation de la Fertilisation Azotée
La gestion de l'azote est primordiale pour prévenir la verse.
- Fractionnement et modulation des apports : Il est nécessaire de fractionner et même moduler ses apports d’engrais grâce à des OAD (outils d’aides à la décision). L’objectif est d’intervenir sur la verse via la modulation des apports d’azote pour éviter les excès qui pourraient favoriser l’apparition du risque de verse.
- Analyse des reliquats azotés : Sur les sols le permettant, une analyse des reliquats azotés permettra de mesurer plus précisément la quantité d’azote disponible pour les cultures (à minima sur deux horizons), de prendre en compte la période pluvieuse de janvier et ainsi, d’optimiser ses apports.
- Adaptation du premier apport : Il est crucial d'adapter son premier apport (date et quantité) à la densité de végétation. Dans de nombreuses situations, un apport d’azote n’est pas nécessaire avant le 15 février.
L'Utilisation de Régulateurs de Croissance
L’utilisation de régulateurs de croissance est un outil disponible dans la gestion de la verse. Ces régulateurs, à base d’hormones, vont limiter la verse en limitant le développement et/ou en renforçant la résistance de la tige. Ces solutions sont généralement appliquées précocement, aux périodes évoquées (de épi 1cm à 2 nœuds).
- Modulation des doses : L’application d’un régulateur à dose modulée limite les impacts négatifs de phytotoxicité et donc de baisse de rendement en conditions sèches.
- Conditions d'application : Les conditions climatiques au moment du traitement, mais également jusqu’à la récolte, vont avoir un impact sur le rendement. Il convient de pulvériser à des températures supérieures à 2ºC. Afin d’en maximiser l’efficacité, il est préférable de l’appliquer lors de conditions climatiques favorables, c’est-à-dire au début d’une période de 4 à 5 jours de temps poussant (luminosité élevée, faible amplitude de température et température moyenne supérieure à 10 C°).
- Stade d'application : Le stade d'application varie en fonction du choix du produit. Pour les escourgeons les plus avancés, un traitement régulateur peut être appliqué dès le stade premier nœud (BBCH 31). En l'absence de risque à ce stade, le traitement peut être postposé au stade dernière feuille (BBCH 39). Pour les froments les plus développés, un traitement régulateur peut se justifier dès le stade épi à 1 cm (BBCH 30).
- Adjuvants : GONDOR®, adjuvant homologué pour substances de croissance, sécurise la récolte face à la verse en association avec des doses modulées de régulateurs de croissance en céréales.

Le Choix Variétal et les Pratiques Culturales
- Variétés résistantes : Le choix de la variété constitue un premier facteur de risque crucial. Il faut veiller à privilégier des entre-nœuds courts et une paroi épaisse. Pour les variétés peu sensibles (note > 6), la régulation est inutile.
- Densité de semis : Une densité excessive est un facteur de risque de verse, il est donc important d'adapter la densité de semis.
- Date de semis : Les semis trop précoces peuvent favoriser un tallage excessif et précocifier le stade épi 1 cm.
- Gestion du sol : Sur les sols profonds qui favorisent une biomasse importante, une attention particulière doit être portée à la gestion des autres facteurs de risque.
L'Apport des Outils d'Aide à la Décision (OAD)
Les outils d’aide à la décision analysent l’ensemble des facteurs de risque afin d’estimer avec précision, en particulier, les zones de vulnérabilité. Ils permettent de moduler efficacement les traitements contre la verse. Le véritable atout est la modulation intra-parcellaire, qui permet d’affiner encore davantage la gestion des apports. Plutôt que d’intervenir uniformément, ces outils permettent de cibler uniquement les zones à risque élevé ou modéré, optimisant ainsi l’efficacité du traitement tout en réduisant les coûts et l’impact environnemental. En ciblant précisément les zones nécessitant une intervention, elle offre un meilleur contrôle sur la répartition des ressources et améliore la rentabilité des exploitations agricoles. Pouvoir s’équiper d’un outil numérique constitue aujourd’hui un véritable atout. Cela permet de prendre en compte l’ensemble des indices de risque de verse et des facteurs extérieurs, optimisant ainsi la prise de décision en déclenchant l’intervention au moment le plus opportun. En apportant le régulateur au bon endroit, l’agriculteur économise le produit tout en limitant le risque de verse pour ses céréales.
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Recommandations Spécifiques et Contexte Actuel
Gestion du Tallage et Apports d'Azote Hivernaux
Les semis ont souvent bénéficié de très bonnes conditions d’implantation, avec des levées rapides et homogènes et un tallage abondant grâce à des conditions de croissance exceptionnelles en début de cycle. Les céréales, en plein tallage (début décollement de l’épi pour les variétés les plus précoces et les parcelles semées tôt avant le 15 octobre), présentent des biomasses importantes, avec des niveaux de tallage excédentaires dans de nombreuses situations.
- Pas d'apport précoce d'azote : Aucun apport d’azote n’est nécessaire avant le 15 février, même s’il est possible réglementairement d’en apporter dès le 1er février. En effet, les parcelles, quelle que soit leur date de semis, sont actuellement bien alimentées, avec une forte quantité d’azote déjà absorbée, ce qui se traduit par un tallage très abondant.
- Éviter l'azote sur sols saturés : Dans tous les cas, ne pas apporter d’azote sur des sols saturés d’eau, car les plantes n’auront aucune capacité à valoriser l’engrais.
- Conditions d'apport : Déclencher l’intervention uniquement si les conditions climatiques sont réunies : sol ressuyé et non gelé, pluie d’au moins 10-15 mm prévue après l’apport et températures poussantes (moyenne supérieure à 10°C).
- Conséquences d'un surplus d'azote précoce : Un surplus de fourniture minérale par un apport d’engrais azoté dès le début février favoriserait la mise en place de talles secondaires, non productives. Ces excès de croissance auraient pour conséquence de réduire fortement l’efficience des engrais apportés au tallage, d’augmenter très fortement les risques de verse, d’exacerber encore plus les maladies (foliaires et du pied), et de sensibiliser les cultures aux accidents climatiques.
- Bénéfices d'une carence azotée contrôlée : À l’inverse, une carence azotée survenant durant la fin du tallage sur des cultures très développées (3-4 tiges bien développées/plante) aura pour effet de ralentir l’émission de talles secondaires et tertiaires ; et si elle se prolonge, de provoquer la disparition des talles les plus faibles. Les talles bien développées ne seront éliminées que si la carence est très sévère et se prolonge. On aura donc le temps de réagir avant une telle situation.
Scénarios Spécifiques pour les Apports d'Azote
- Parcelles saines, semis tardifs : Dans les parcelles saines, semées sur la seconde moitié d’octobre, les températures froides de fin janvier freinent la croissance et le stade épi 1 cm est encore loin. Dans ces situations, aucun apport d’azote n’est nécessaire dans les prochains jours : l’impasse tallage sera souvent possible. Pour gérer le risque climatique, un encadrement du stade épi 1 cm sera possible en priorité sur les sols argilo-calcaires.
- Parcelles saines, semis précoces : Dans les parcelles saines, semées précocement (avant 15 octobre) qui ont atteint ou vont atteindre dans les prochains jours le stade épi 1 cm : l’impasse de la dose tallage s’impose. Il faut éviter de trop « pousser » ces parcelles qui ont déjà une forte biomasse et d’exacerber les risques de verse et de maladies précoces. La meilleure solution est d’attendre : cet apport sera à positionner à partir de la deuxième quinzaine de février, avec une dose comprise entre la moitié et les deux tiers de la dose prévue à épi 1 cm.
- Parcelles avec défauts de peuplement : Dans les rares situations où les céréales présentent des défauts de peuplement ou de faible biomasse (cultures ayant subi des phytotoxicités des désherbages d’automne, dégâts ravageurs…), on peut envisager d’accompagner la culture en apportant une petite quantité d’azote au tallage (30 kg N/ha) dès que les conditions climatiques seront réunies.
Surveillance des Maladies et Gel
- Maladies foliaires : Les effets de la douceur hivernale couplés à une forte hygrométrie et à une biomasse importante ont favorisé le développement des maladies foliaires, notamment oïdium, rouille brune sur blé et rouille naine sur orge. Un apport précoce azoté contribuerait à amplifier ces risques. La résistance aux maladies des céréales n’est pas totalement installée à des stades précoces et le plus souvent elles résisteront mieux à partir de mi-montaison.
- Conséquences du gel : Les températures des derniers jours, notamment du 29 et 30 janvier, ont été marquées par une chute significative (-4/-5 °C) mais sans conséquence pour les céréales, même celles ayant atteint le stade épi 1 cm : le froid s’est installé progressivement sur des sols bien ressuyés. Les parcelles les plus exposées seraient les quelques parcelles ayant dépassé le stade épi 1 cm, avec une alerte en deçà de -4°C sous abris, et un risque de gel des épis des maître-brins les plus développés.
Évaluation du Risque de Verse par Région
Les facteurs de prédisposition du risque de verse sont bien connus et ont été hiérarchisés dans des grilles de risque régionalisées. En région Centre / Ile-de-France, la note totale obtenue par la grille d'évaluation du risque verse doit être diminuée de 1 en cas de printemps sec, doux avec un rayonnement correct.

Niveau de Risque Actuel
Le risque de verse des céréales est fonction :
- De la céréale implantée : le triticale et l’orge sont un peu plus sensibles à la verse que le blé.
- Du niveau de sensibilité variétal en blé, orge ou triticale.
- Du développement de la culture en sortie d’hiver : une forte biomasse en sortie d’hiver augmente le risque. Le tallage des céréales étant fonction d'un cumul de températures, il est favorisé par des semis précoces mais aussi par les hivers doux.
- Des excès d’azote au tallage, qui alimentent les talles secondaires, et induisent un allongement excessif des 1ers entre-nœuds.
Cette année, le tallage est correct en général, malgré la forte pluviométrie en janvier - février. Toutefois, dans les parcelles semées tôt, qui n’ont pas souffert d’excès d’eau, et avec une forte disponibilité en azote, la végétation peut-être dense. Un manque de luminosité, atténué ces derniers jours, accentue le risque. Dans ces situations une régulation peut être nécessaire. Les escourgeons et les froments les plus précoces atteignent le bon stade. Ils sont généralement très développés, ce qui augmente le risque et peut justifier l’application d’un traitement régulateur (voir aussi en fonction des autres facteurs de risques). Le temps perturbé en cours peut engendrer localement des phénomènes de verse des céréales. La vigilance aux conditions de températures (gels et amplitudes thermiques supérieures à 15°C) est essentielle pour limiter les risques de phytotoxicité.