
L'art du bonsaï, qui consiste à cultiver des arbres miniatures en pot, est une pratique ancestrale qui demande patience, dévouement et une compréhension approfondie des besoins de l'arbre. Avant de se lancer dans l'achat et l'entretien d'un bonsaï, il est crucial de bien se préparer et de prendre en compte plusieurs facteurs essentiels. Cette démarche garantira non seulement la survie de votre arbre, mais aussi son épanouissement et la réussite de votre projet artistique.
Préparer l'arrivée de votre bonsaï : Questions fondamentales avant l'achat
Avant de décider d’acheter un bonsaï et de commencer à faire vos premières expériences, il est impératif de réfléchir à quelques généralités. Ces questions vous aideront à déterminer le type de bonsaï adapté à votre environnement et à votre mode de vie.
- Où allez-vous placer le bonsaï ? Que ce soit dans un jardin, sur une terrasse, un rebord de fenêtre, ou à l'intérieur de l’appartement, l'emplacement aura un impact direct sur le choix de l'espèce. Les bonsaïs d'intérieur et d'extérieur ont des exigences très différentes en termes de lumière, de température et d'humidité.
- L’endroit prévu est-il très exposé au soleil, mi-ombragé ou à l’ombre ? La quantité de lumière est un facteur déterminant pour la croissance et la santé de l'arbre. Certaines espèces nécessitent une exposition directe au soleil, tandis que d'autres préfèrent une ombre partielle.
- Qui va arroser le bonsaï en votre absence ? Les bonsaïs nécessitent des soins constants, y compris un arrosage régulier. Si vous voyagez souvent ou êtes absent, il est important de prévoir une solution pour l'arrosage.
- Allez-vous acheter un pré-bonsaï que vous concevrez vous-même ou un bonsaï « tout prêt » ? Les pré-bonsaïs offrent une opportunité de formation et de création personnelle, mais demandent plus de temps et de connaissances. Les bonsaïs "tout prêts" sont plus immédiats mais peuvent limiter la personnalisation.
- Avez-vous assez de temps pour vous occuper de l’arbre tous les jours ? En tant qu’arbres vivants, les bonsaïs se développent et ont besoin de soins constants. La négligence peut rapidement entraîner la détérioration de l'arbre.
Ce qui paraît simple - garder un bonsaï chez soi de la même façon qu’un bouquet de fleurs - demande en réalité beaucoup plus de soins que de cultiver un arbre autochtone en extérieur. Avant d’acheter un bonsaï d’intérieur, il vaut la peine de réfléchir si l’on peut remplir toutes les conditions. Si ce n’est pas le cas, l’arbre d’intérieur aura du mal à survivre.
Où acquérir votre bonsaï ? Les différentes options et leurs spécificités
Le choix du lieu d'achat est tout aussi important que le choix de l'arbre lui-même, car il peut influencer la qualité du bonsaï et les conseils que vous recevrez.
- Dans un commerce spécialisé dans les bonsaïs : Dans un commerce spécialisé dans les bonsaïs, vous serez conseillé avec compétence. Souvent, il n’est pas facile de savoir à l’avance l’importance des soins, l’âge, l’état de santé, le choix d’un pot approprié, etc. Dans un commerce spécialisé, vous recevrez les renseignements vous permettant de choisir précisément ce qu’il vous convient d’acheter. C'est l'option la plus recommandée, surtout pour les débutants.
- Dans les groupes et clubs de bonsaïs : En règle générale, les clubs de bonsaïs proposent des arbres pour débutants à prix avantageux et des conseils d’accompagnement. Ces communautés sont une excellente ressource pour apprendre et échanger avec des passionnés.
- Dans les jardineries : Dans les jardineries, vous trouverez un vaste choix de plantes de départ, adaptées à la création d’un bonsaï et à un prix avantageux. Cette variante est plutôt recommandée pour les personnes aimant expérimenter, possédant des connaissances de base dans la culture et l’entretien des plantes et qui ont, par ailleurs, un amateur de bonsaïs dans leur entourage susceptible de les conseiller. Le mieux est d’acheter le futur bonsaï au printemps. Commencez par le tailler grossièrement et plantez-le dans un pot encore relativement grand. Plus tard, viendront les soins tels que la fertilisation régulière, la taille des nouvelles feuilles et aiguilles, la structure de base et le rempotage (au bout de 2 à 3 ans) dans un pot à bonsaï.
- Dans les grands magasins : C’est dans les grands magasins que vous trouverez de véritables aubaines en matière de bonsaï. Il s’agit généralement de bonsaïs d’intérieur (le plus souvent des ficus) ; souvent de petits arbrisseaux dans des formes artificielles identiques à des prix très bas. Il faut toutefois être très doué pour garder un tel arbre en vie à long terme. La qualité et la santé de ces bonsaïs sont souvent incertaines.
Les signes d'un bonsaï sain : Ce qu'il faut observer attentivement
Avant d’acheter un bonsaï ou de créer le sien propre, il vaut la peine d’en étudier de nombreux autres, non seulement les variétés présentes dans la nature, mais également les petits arbres en pot. Vous apprendrez rapidement à les comparer et remarquerez quels sont les signes distinctifs des bonsaïs qui sont primordiaux pour vous.
- Santé générale : Le bonsaï donne immédiatement l’impression d’être un arbre véritable. L’arbre et le pot sont soigneusement entretenus, le pot est adapté à l’arbre et aucune mauvaise herbe n’y pousse.
- Feuillage : Les feuilles ou les aiguilles ont une couleur verte pleine de vitalité. Toute décoloration ou flétrissement peut indiquer un problème de santé.
- Stabilité : L’arbre est fermement installé dans le pot, il n’est pas instable quand on le touche. Une instabilité peut signaler un problème racinaire ou un rempotage récent mal effectué.
- Terreau : Il s’agit d’un mélange de granulés poreux - contrairement à la terre visqueuse, sableuse ou très tassée. Un bon substrat assure un drainage adéquat et une bonne aération des racines.
- Traces de création : On ne doit pas voir d’importantes traces de taille, de sillons dus à l’incrustation du fil de fer ou des endroits marqués par le travail à la machine. Ces marques peuvent nuire à l'esthétique et à la santé à long terme de l'arbre.
- Éléments de conception :
- Base des racines (Nebari) : La base des racines a un aspect naturel et chacune d’entre elles rayonne depuis le tronc vers l’extérieur. Un bon nebari est un signe de maturité et de stabilité.
- Tronc : L’effilement du tronc est important, c’est-à-dire qu’il est plus épais à la base qu’en haut. Des courbures irrégulières supplémentaires lui donnent un caractère unique. Un tronc conique est une caractéristique esthétique essentielle d'un bonsaï.
- Branches : Les branches sont disposées en spirale et sont plus courtes et plus fines du bas vers le haut. Cette disposition crée une perspective et un équilibre visuel.
- Couronne : La couronne de l’arbre correspond à celle de sa variété. En général, une couronne pointue est le signe que l’arbre est jeune, une couronne plate et arrondie signale un arbre ancien.
- Feuilles et aiguilles : Les feuillus et les conifères ont de petites feuilles et de petites aiguilles conformément à leur taille. Une réduction de la taille des feuilles est un objectif majeur dans la culture du bonsaï.
- Parties mortes (Jin et Shari) : Ce que l’on appelle le bois mort semble avoir été formé et blanchi naturellement et il est d’une dimension harmonieuse par rapport à la taille totale de l’arbre. Ces éléments peuvent ajouter du caractère et de l'âge au bonsaï.
- Proportions : Pour l’ensemble de la conception (hauteur-largeur-profondeur, écart entre les branches, etc.), mais également pour la plantation dans le pot, certaines proportions précises s’appliquent telles que p. ex. celles du nombre d’or. Vous trouverez des explications détaillées dans la littérature spécialisée et sur les sites des clubs et centres de bonsaï. La recherche de proportions harmonieuses est au cœur de l'art du bonsaï.
- Formes des créations japonaises : Les formes des créations japonaises aident pour la conception des bonsaïs et également à développer une compréhension générale de l’apparence des bonsaïs. L’arbre doit pouvoir être classé dans l’une des formes de base des bonsaïs (p. ex. droit formel, incliné, semi-cascade).
Le choix crucial du pot à bonsaï : Fonctionnalité et esthétique
Pour commencer, il semble important d’insister sur le caractère crucial du choix du pot à bonsaï. En effet, assez fréquemment, l’importance de ce choix est souvent sous-estimée. Le pot est bien plus qu'un simple contenant ; il est une partie intégrante de l'œuvre d'art et joue un rôle vital dans la santé de l'arbre.

- L'importance des trous de drainage et des pieds : Comme évoqué en introduction, une des caractéristiques vitales pour le bonsaï concerne les trous de drainage. Pour compléter l’action des trous de drainage, le pot doit comporter des pieds qui surélèvent l’ensemble, soit par rapport à une éventuelle soucoupe soit par rapport au sol. Ces pieds favorisent donc aussi l’écoulement de l’eau et la bonne aération du substrat. Un bon drainage est essentiel pour prévenir la pourriture des racines.
- Matériaux du pot pour l'extérieur : Si le pot est disposé en extérieur, il faut alors apporter une attention particulière aux matières composant le pot. Les pots en céramique non émaillée ou en grès sont généralement préférés pour leur durabilité et leur résistance aux intempéries.
- Éviter les rebords intérieurs : Dernière recommandation : il est préférable d’éviter les pots à rebords ou, en tous cas, s’assurer que ceux-ci ne soient pas tournés vers l’intérieur. Ces rebords peuvent rendre le rempotage difficile et endommager les racines.
- Taille du pot : une question d'équilibre et de croissance : La taille est le second élément primordial afin d’effectuer le bon choix pour l’achat de votre pot.
- Pour les bonsaïs en formation : Lorsque le bonsaï est en pleine croissance, il a besoin de place pour grandir, accroître et étendre son système racinaire. Ils seront formés petit à petit, au cours de plusieurs rempotages, à vivre dans des pots plus petits proportionnellement à la taille de leurs racines. Toutefois, cette première phase de formation doit s’effectuer dans un pot où le bonsaï peut correctement développer ses racines qui vont, par la suite, aider l’arbre à résister comme il se doit aux techniques de formations qui peuvent être « agressives » comme la taille de structure.
- Pour les bonsaïs établis : Les vieux bonsaïs qui ont été plusieurs fois rempotés et n’ont plus besoin d’être formés sont plus aptes à vivre dans des pots plus petits : leur système racinaire est plus compact, ils peuvent donc s’y acclimater très facilement.
- Profondeur du pot : La profondeur est quant à elle définie grâce au diamètre de la base du tronc.
- Exceptions à la règle : Si tous ces conseils s’appliquent pour la plupart des arbres, il existe néanmoins des exceptions à la règle. Des espèces comme le ficus, l’hêtre ou toutes les espèces présentées en style cascade ont besoin d’un pot plus profond. En effet, ils développent des systèmes racinaires plus importants et ont, par conséquent, besoin de plus d’espace.
- Considérations esthétiques : C’est ici que les considérations esthétiques entrent principalement en jeu. Il faut toutefois garder en tête que le pot, en dehors du fait qu’il a pour rôle de contenir le substrat et tout le système racinaire de l’arbre, joue un rôle primordial dans la mise en valeur du bonsaï.
- Matériaux et coût : Comme précisé plus haut, suivant l’étape du bonsaï, il peut être préférable de privilégier des pots moins onéreux en plastique plutôt que des poteries, dans un premier temps. Les pots en plastique sont plus économiques et plus pratiques pour les phases de formation.
- Couleurs : Le choix des couleurs est uniquement dicté par vos goûts et préférences. Elles peuvent venir contraster avec la couleur des feuilles ou des fleurs de l’arbre. Les couleurs neutres comme le brun, le gris ou le beige sont souvent privilégiées pour ne pas détourner l'attention de l'arbre.
- Formes : Les pots rectangulaires sont plus adaptés pour les bonsaïs plus hauts que larges, ayant une forme assez droite. D'autres formes, comme les pots ovales ou ronds, conviennent à d'autres styles.
Les premiers gestes après l'achat : Un rempotage essentiel
La première mesure à entreprendre une fois que vous avez acheté votre bonsaï est de le libérer de son terreau et de son pot. La terre est souvent boueuse et le pot trop petit pour l’état actuel de l’arbre. Il lui manque aussi généralement un orifice d’écoulement. Ce rempotage initial est crucial pour la survie et la santé de votre nouvel arbre.
Panorama des espèces de bonsaïs couramment cultivées
La diversité des espèces d'arbres pouvant être transformées en bonsaïs est immense, chacune présentant des caractéristiques et des exigences de culture spécifiques. Ce guide vous aidera à identifier l’espèce de votre arbre simplement en deux étapes.
Bonsaïs à feuilles caduques
- Erable du Japon (Acer palmatum) : Très courant et facile d’entretien pour les espèces aux feuilles découpées distinctement comme des mains et des lobes à cinq pointes. Il existe de nombreux cultivars offrant une palette de couleurs automnales spectaculaire.
- Grenadier (Punica granatum) : Une espèce à fleurs rouges et fruits ronds, natif des pays méditerranéens. Apprécié pour ses fleurs éclatantes et ses fruits miniatures.
- Charme de Corée (Carpinus turczaninowii) : Une espèce robuste et dans la plupart des cas des petites feuilles. Son feuillage dense et sa ramification fine en font un excellent choix pour le bonsaï.
- Orme de Chine (Ulmus parvifolia) : Une espèce classique pour le bonsaï, qui est généralement rencontrée dans un style balai à la ramification délicate. Il fait partie de la famille de l’orme. Sa croissance rapide et sa résistance le rendent populaire.
- Charme (Carpinus betulus) : Ce n’est pas un hêtre au sens strict et il fait partie de la famille du bouleau. Néanmoins, il ressemble beaucoup au hêtre. Les fleurs et fruits sont différents et les bourgeons (plus petits, plus ronds) ne sont pas semblables aux bourgeons très pointus et bruns des hêtres.
- Glycine (Wisteria sinensis) : Une vigne volubile et vigoureuse aux feuilles composées, qui produit de longues vrilles et des fleurs en grappes bleues, violettes ou blanches (selon la variété). Ses fleurs spectaculaires en font un bonsaï très apprécié.
- Magnolia (Magnolia) : Des arbres aux feuilles relativement larges qui font des grandes fleurs magnifiques au printemps. Selon le cultivar, les fleurs peuvent être blanches, roses, rouges foncées ou pourpres.
- Cognassier du Japon (Chaenomeles japonica) : Une espèce qui fleurit et fructifie joliment. Les fruits peuvent être jaune ou rouge, selon les cultivars.
- Cerisier du Japon (Prunus serrulata) : Un arbre avec un tronc rugueux et sombre et une sublime floraison rose au printemps. Les fleurs s’épanouissent en grappes. Les vieux cerisiers japonais ne doivent pas être taillés trop brusquement au niveau des racines car elles peuvent être sujettes aux maladies fongiques.
- Prunier du Japon (Prunus mume) : Un héraut classique du printemps japonais, avec des fleurs simples blanches, roses ou rouges, très odorantes, qui apparaissent individuellement sur un arbre sans feuilles, et contrastent joliment avec les troncs noirs et noueux.
- Cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis) : Une espèce robuste avec une écorce magnifique qui desquame par plaques, feuilles brillantes, fleurs roses et de grands fruits ovoïdes, jaunes et lisses. Comme la ramification est assez grossière et les feuilles grandes, il convient mieux aux grands bonsaïs.
- Chêne (Quercus) : Un genre avec plusieurs espèces différentes (y compris quelques espèces persistantes méditerranéenne), dont les lobes des feuilles sont tout à fait caractéristiques. Les chênes produisent des noix appelées glands qui sont sertis dans une cupule en forme de coupe. Ce sont des arbres très robustes qui deviennent très grands et très vieux dans la nature.
- Plaqueminier (Diospyros kaki) : Arbre à l’écorce grise et drupes rondes, qui développe une ramification fine et des feuilles dentelées.
Bonsaïs persistants
- Houx japonais (Ilex crenata) : Le houx japonais est originaire de l’est de la Chine, du Japon, de Corée et de Taiwan. Ses petites feuilles persistantes en font un excellent matériel pour le bonsaï.
- Troène (Ligustrum) : Un genre produisant des feuilles très variées, généralement persistantes et parfois panachées. Le troène se ramifie très bien, est facile d’entretien et robuste. Souvent utilisé pour des petites haies, topiaires et plantes en pot.
- Buis (Buxus sempervirens) : Le buis porte des petites feuilles rondes, vertes et brillantes, et une écorce beige claire. Très apprécié pour sa croissance compacte.
- Chèvrefeuille (Lonicera nitida) : Cette espèce est souvent confondue avec le buis et montre en effet quelques similitudes. Les fleurs et les fruits sont néanmoins différents et le chèvrefeuille porte des feuilles plus étroites et une écorce qui desquame en bandes.
- Neige de Juin (Serissa foetida) : Un petit arbuste de l’Asie du Sud-Est, aux très petites feuilles, petites fleurs blanches et troncs d’une écorce claire. Certains cultivars portent des feuilles panachées. Quant la plante est taillée, elle dégage une odeur désagréable. La Neige de Juin ne supporte pas le gel et nécessite une température chaude et constante. Elle est très sensible à tout changement de conditions, au déplacement, et souffre du manque de lumière et d’humidité. C'est un bonsaï d'intérieur délicat.
- Olivier (Olea europaea) : Un arbre méditerranéen de taille moyenne qui est cultivé par l’humain depuis des milliers d’années. Son tronc s’épaissit très lentement mais l’arbre peut devenir très vieux. Les feuilles sont lancéolées, et d’un vert-gris sur la face supérieure et un gris argenté avec de petits poils sur la face inférieure. Au printemps, des grappes de fleurs blanc-jaunes peuvent apparaitre, suivies de fruits verts ou noirs. L’olivier est facile d’entretien, tolère des sécheresses passagères, mais ne supporte pas le gel. Un bonsaï d'extérieur pour les climats doux.
- Arbre de Jade (Crassula ovata) : Un arbuste ou petit arbre succulent originaire d’Afrique aux épaisses feuilles brillantes et gros troncs. Il peut produire de petites fleurs blanches. Le Crassula demande beaucoup de lumière et aime l’exposition au plein soleil. Un bonsaï d'intérieur résistant.
- Fagara (Zanthoxylum piperitum) : Un arbuste originaire d’Asie avec de feuilles opposées et composées. Ces graines sont utilisées comme une forte épice en Asie.
- Clérodendron (Clerodendrum trichotomum) : Un buisson ou arbre tropical avec des feuilles d’un vert assez clair, des épines et des fleurs bleues claires. Les fruits jaunes-oranges sont toxiques, mais les colombes sauvages aiment les manger.
- Fuchsia (Fuchsia) : Il y a de nombreuses sortes de Fuchsia aux différentes couleurs de fleurs.
- Myrte (Myrtus communis) : Le myrte est un arbuste persistant d'origine méditerranéenne et d'Afrique du nord. Il est depuis longtemps utilisé comme une plante d'ornement.
- Ficus (Ficus) : Un arbre tropical portant des feuilles vertes et brillantes et une écorce grise et lisse. Il montre souvent des racines aériennes. Très populaire en bonsaï d'intérieur grâce à sa robustesse et sa capacité à former des racines aériennes.
- Poirier des neiges (Sageretia theezans) : Est un arbuste ou un petit arbre de l’Asie du Sud-Est et d’Australie, à l’écorce grise-brune fissurée, et aux feuilles vertes foncées et brillantes avec de petits picots blancs et petits poils. Des fleurs blanches et des petits fruits noirs peuvent apparaitre pendant l’été.
- Azalée (Rhododendron) : Il y a beaucoup de variétés différentes et énormément de cultivars aux fleurs très attractives. L’azalée satsuki - Rhododendron indicum - est très commune en bonsaï et propose des centaines de beaux cultivars. L’originale azalée sauvage est aussi appréciée. Les azalées ont besoin d’un sol particulier, d’engrais, une eau sans calcium (eau de pluie) et ne doit pas connaître de sécheresse. Un bonsaï spectaculaire par sa floraison.
- Murier (Morus) : Un arbuste ou un petit arbre d’Asie aux petites feuilles d’un vert brillant. Il peut produire des petites fleurs blanches et des petits fruits noirs. L’écorce est brun foncé, et desquame en flocons, laissant des endroits lisses et plus clairs.
- Bougainvillier (Bougainvillea) : Est un arbuste subtropical, un petit arbre ou une plante grimpante, originaire d’Amérique du Sud. Il porte des feuilles ovoïdes à lancéolées, de longues épines et de grandes fleurs qui peuvent être violettes (la plupart du temps) mais aussi blanches, jaunes ou oranges.
- Jasmin (Jasminum) : Est un arbuste ou petit arbre tropical avec des feuilles composées alternées, qui porte des fleurs blanches odorantes et des petits fruits ovoïdes oranges foncés avec deux graines chacun. L’écorce est beige, presque blanche.
- Pachira (Pachira aquatica) : Le Pachira aquatica est une plante d'intérieur populaire, dont le tronc est souvent tressé.
Conifères
- Genévrier de Chine (Juniperus chinensis) : Une espèce de genévrier avec un délicat feuillage en écaille, qui selon le cultivar, peut aller du vert clair au vert foncé ou au vert bleu, plus fin ou plus grossier. Le tronc est souvent tordu et vrillé, et la plupart des vieux sujets portent des bois morts. C’est une espèce très courante en bonsaï. Le genévrier de Chine est facile d’entretien, mais ne doit pas être trop arrosé.
- Genévrier Shimpaku (Juniperus sargentii 'Shimpaku') : Un genévrier japonais avec des aiguilles pointues, seulement disponible dans les commerces bonsaï, importé du Japon.
- Genévrier commun (Juniperus communis) : Une espèce européenne avec des feuilles pointues, qui sont plus courtes et plus molles que celles du genévrier rigide du Japon.
- Épicéa commun (Picea abies) : L’épicéa commun est assez couramment utilisé pour le bonsaï, à la différence du sapin, qui est souvent confondu avec lui. L’épicéa est très répandu dans les forêts et les montagnes. Ses aiguilles sont très courtes et pointues, disposées tout autour des rameaux. Les cônes pendent (alors que ceux du sapin se tiennent érigés). L’épicéa est courant en bonsaï grâce à ses aiguilles très courtes et sa belle écorce. Il n’est pourtant pas aisé à entretenir, car il bourgeonne difficilement en arrière, et les branches tendent à reprendre leur position initiale des années après la ligature. Les jeunes épicéas n’ont pas beaucoup de caractère, mais les vieux yamadoris peuvent apparaître très intéressants et montrer de beaux bois morts.
- Épicéa du Japon (Picea jezoensis) : L’épicéa du Japon est rare, recherché et cher. Il a des aiguilles plus courtes que l’épicéa commun européen et parfois une forme plus élégante, mais partage les mêmes besoins.
- If (Taxus baccata) : Il s’agit d’un buisson ou petit arbre souvent utilisé pour les haies. Le feuillage est vert foncé et les fruits sautent aux yeux avec leur arille rouge clair. L’if est un conifère, mais ne porte pas de cônes (ce qui est une contradiction…). C’est l’un des rares conifères qui peut vivre à l’ombre. Dans un pot à bonsaï, il doit être protégé des forts gels car ses racines charnues sont sensibles.
- Cèdre du Japon (Cryptomeria japonica) : Un arbre originaire du Japon au port caractéristique droit formel, qui est le plus souvent aussi utilisé pour le bonsaï.
- Podocarpus (Podocarpus macrophyllus) : Un buisson ou arbre tropical aux feuilles ressemblant à de larges aiguilles vert-foncées. Le fruit porte un arille, comme les ifs.
- Thuya (Thuja orientalis) : Est un arbre du Japon au feuillage délicat en écailles qui est arrangé comme des éventails sur certains cultivars.
- Chamaecyparis (Chamaecyparis obtusa) : Est aussi originaire du Japon, et se trouve en plusieurs cultivars dans les pépinières.
- Cèdre (Cedrus) : Les cèdres possèdent de longues branches horizontales, avec des pousses dimorphiques.
- Pin noir du Japon (Pinus thunbergii) : Un robuste pin des régions côtières du Sud du Japon avec des aiguilles fortes et pointues qui poussent par paires et une écorce rugueuse très attractive. L'entretien et la mise en forme du pin noir n’est pas facile car des techniques particulières sont nécessaires pour réduire la longueur des aiguilles.
- Pin rouge du Japon (Pinus densiflora) : Le Pinus densiflora se trouve au Japon, en Corée et en Chine.
- Pin blanc du Japon (Pinus parviflora) : Une élégante espèce de pin originaire des régions montagneuses du Japon, souvent avec des aiguilles bleutées. Ce qui lui est très particulier c’est que cinq aiguilles poussent en bouquet, alors que la plupart des autres pins portent seulement des paires d’aiguilles. Le pin blanc s’habille d’une écorce lisse quand il est jeune, mais on le trouve souvent greffé sur un pin noir qui porte une écorce très rugueuse.
- Pin sylvestre (Pinus sylvestris) : Cette espèce de pin est très répandue en Europe et facile à reconnaitre grâce à son écorce rougeâtre sur la partie supérieure de son tronc. Ses aiguilles sont plus fines que celles des pins de montagne. Le pin sylvestre est bien adapté pour de nombreux styles de bonsaï, porte une belle ramification et un feuillage délicat.
- Pin de montagne (Pinus mugo) : Le pin de montagne européen est adapté aux besoins du bonsaï et peut produire de très courtes aiguilles. Dans la nature, il se présente souvent avec des troncs tordus et courbés qui les rendent très intéressants; son bois mort est magnifique et résistant. Cet arbre croit dans les montagnes européenne.
- Mélèze d'Europe (Larix decidua) : Les aiguilles poussent en grappes sur des pousses courtes et réparties uniformément sur les longues pousses. Elles sont flexibles et douces, mais pas pointues. En automne le feuillage passe au jaune doré et tombe. Le mélèze est facile d’entretien, aime la lumière du soleil et supporte le gel. Ce conifère caduc est très semblable au mélèze d’Europe et s’hybride facilement avec celui-ci.
- Mélèze du Japon (Larix kaempferi) : Croisement entre les mélèzes d’Europe et du Japon.
- Cyprès chauve (Taxodium distichum) : Est un arbre du Sud des Etats-Unis d’Amérique et d’Amérique Centrale qui peut pousser sur des sols très humides. Les feuilles sont alternées, vertes claires au printemps, et plus tard vertes foncées; elles sont douces et pas pointues. Contrairement au mélèze, les aiguilles ne se groupent pas en grappes, mais se distribuent en spirale autour des longues pousses et latéralement sur les pousses secondaires. En automne, le feuillage passe au brun rougeâtre, avant de tomber. Le tronc porte une écorce rouge qui desquame en bandes. Le cyprès chauve croit normalement en droit formel et ce style est généralement utilisé pour les bonsaï de Taxodium.
- Métaséquoia (Metasequoia glyptostroboides) : Cette essence vient de Chine et ressemble beaucoup au cyprès chauve, mais porte des feuilles opposées.
- Séquoia (Sequoia sempervirens) : Le séquoia n’aime pas les sols mouillés, contrairement au cyprès chauve.