Gérer les Anciennes Fosses à Fumier : Entre Réhabilitation et Conformité Environnementale

Illustration d'une ancienne fosse à fumier abandonnée dans une ferme

Les paysages ruraux, riches de leur histoire agricole, recèlent parfois des vestiges de pratiques passées, dont les anciennes fosses à fumier. Ces structures, autrefois essentielles à la gestion des effluents d'élevage, représentent aujourd'hui un enjeu complexe pour les propriétaires, alliant opportunités de réaménagement et impératifs de conformité environnementale. Que ce soit pour une réhabilitation esthétique ou pour garantir la sécurité et la salubrité d'un site, l'action envers ces anciennes fosses nécessite une approche réfléchie et informée.

La Vie Agricole et la Gestion des Effluents : Un Contexte Évolutif

L'activité agricole, rythmée par les saisons et les caprices de la météo, est souvent au cœur des préoccupations rurales. Les agriculteurs travaillent en fonction des saisons, et certains travaux aux champs ne peuvent attendre. Au printemps, ils sèment les céréales et les cultures de printemps, pulvérisent et épandent leurs engrais, et le bétail retourne en pâture. L'été est la saison des moissons, tandis qu'à l'automne, c'est l'arrachage des betteraves et pommes de terre, la récolte du maïs, les semis d'hiver, les labours, et l'épandage du fumier et des effluents d'élevage. L'hiver est généralement plus calme, coïncidant avec la rentrée du bétail dans les étables et les soins aux animaux. Même le dimanche, certains travaux agricoles urgents ou indispensables sont autorisés, comme le stipule l'article 66 de la loi du 16 mars 1971 sur le travail.

La gestion des effluents d'élevage est un aspect fondamental de l'agriculture, qui a considérablement évolué avec le temps. Les agriculteurs utilisent des engrais organiques produits par leurs animaux (lisier, fumier, fientes, etc.) sur leurs cultures et prairies, durant des périodes autorisées qui dépendent du type d'engrais, de la localisation de la parcelle et de sa destination (champs ou prairie). Ces engrais naturels sont riches en azote et en phosphore. On distingue les engrais à action lente, comme le fumier de bovins, équins, ovins, porcins, les composts de déchets verts, les composts de fumier de bovin, les écumes de sucrerie ou papeterie, etc. Les tas de fumier doivent être placés à minimum 25 mètres de toute habitation et déplacés chaque année quand ils sont placés aux champs à même le sol, sans jamais empiéter sur l'accotement et la voie publique. Il est strictement interdit d'y déposer des déchets, quels qu'ils soient, même des tontes de pelouse, car les tas de fumier ne sont pas des décharges publiques. De plus en plus d'agriculteurs constatent d'ailleurs des dépôts de déchets clandestins dans leurs champs et leurs prairies.

Les Différentes Solutions de Stockage des Effluents d'Élevage

Le stockage des effluents doit s'envisager globalement, en fonction du système d'élevage et des besoins agronomiques. Citerne souple, géomembrane, fosse aérienne ou enterrée, quelle que soit la solution, il faut anticiper et ne pas sous-estimer les besoins de stockage de ses effluents d'élevage. Faire le bon choix pour son exploitation, c'est d'abord se poser les bonnes questions. Avant de se demander s'il vaut mieux investir dans une fosse géomembrane ou dans une citerne souple, l'éleveur doit bien réfléchir au produit qu'il veut sortir de son exploitation. Il faut donc commencer par chercher à voir s'il est possible de modifier ses pratiques, en prenant en compte toute la gestion de la fertilisation et le coût de l'épandage. Le plus économique est encore de produire le moins d'effluents possible, donc de mettre au maximum les animaux au pâturage si la situation le permet. Une vache laitière à 7 000 kilos de lait, c'est soixante litres de déjection par jour. Si elle est au pâturage, c'est moins d'effluents à gérer.

Les systèmes plus herbagers produisent généralement peu de paille et optent pour un système lisier, plus facile à valoriser par les prairies. Si le système est plus orienté maïs - cultures annuelles, il est préférable d'avoir du fumier. Cependant, le fumier implique également plus de mécanisation et plus de temps de travail pour l'épandage. En tout cas, lisier ou fumier, il faut choisir ! Si c'est entre les deux, c'est un produit très difficilement gérable. Il faut donc chasser le fumier mou, car ce type de fumier, issu des aires d'exercices des stabulations à logettes, ne peut pas se stocker facilement. Plus il est pailleux, plus il pourra être stocké haut et s'épandre facilement.

Comparaison entre une fosse à lisier traditionnelle et une citerne souple

Le système de litière accumulée présente l'avantage de générer un fumier pailleux, qui peut être stocké au champ au bout de deux mois, ce qui réduit les coûts de stockage. Si une partie du bâtiment dispose d'une aire paillée et d'une aire d'exercice, passer l'intégralité du bâtiment en litière accumulée peut permettre de stocker le fumier au champ au bout de deux mois. C'est la solution la moins onéreuse, à condition que le fumier ne soit pas susceptible d'écoulements. En bovins viande, de nombreux élevages font du stockage au champ sans fumière. Cependant, en élevages laitiers où le fumier est curé fréquemment, il est difficile de se passer de fumière, compte tenu du délai légal de deux mois avant stockage au champ. L'inconvénient du système litière accumulée est qu'il est très gourmand en paille. Si le prix de la paille est très élevé, il est évidemment préférable d'opter pour un système lisier.

Les élevages qui produisent un fumier mou peuvent passer par un système d'égouttage. Une grille ou un caillebottis, sur le couloir bétonné, permet l'écoulement des jus vers un canal ou une fosse, la partie la plus sèche et égouttée étant poussée vers une fumière. Ce dispositif est très fortement conseillé en système logettes, où il est plus difficile d'avoir un fumier qui se tienne. Ce système d'égouttage doit impérativement être anticipé dès la construction du bâtiment d'élevage. Le fumier se stocke sur fumière, avec une pente de 1 à 2% pour évacuer les jus vers un caniveau. Une couverture permet de limiter les eaux de pluie et de conserver la capacité de stockage. Si la fumière n'est pas couverte, elle doit être associée à une fosse.

Le lisier peut être stocké en fosse caillebottis, sous le bâtiment, ce qui évite l'eau de pluie et la pollution visuelle, mais entraîne un dégagement d'ammoniac et rend l'agrandissement difficile. La fosse extérieure est une meilleure solution pour le bien-être des animaux et l'ambiance du bâtiment, mais elle collecte les eaux de pluie. Si la fosse n'est pas enterrée, l'intégration paysagère est plus difficile. De plus, il faut une pré-fosse de stockage des lisiers qui arrivent en bout de raclage et une pompe hacheuse pour remonter le lisier dans la fosse aérienne. Cette solution, moins onéreuse au départ en raison du terrassement moindre, se révèle au final moins avantageuse en raison du surcoût de gestion du lisier. Le coût d'entretien est également plus élevé pour les fosses aériennes, et la panne est une crainte récurrente. Entre fosse aérienne ou enterrée, le choix peut se raisonner aussi selon la topographie : quand il y a du dénivelé, on évite les fosses aériennes.

En fosse enterrée, il est possible d'opter pour une fosse géomembrane, ce qui permet de réduire les coûts de terrassement : une bâche EPDM étanche remplace le béton. Autre intérêt, la fosse peut plus facilement être agrandie si les besoins évoluent. Il suffit de soulever la bâche, défaire les talus, agrandir la fosse et remettre une bâche. Cependant, la durée de vie est évidemment très inférieure, environ dix ans. Par ailleurs, on n'est jamais à l'abri d'une déchirure de la bâche en brassant le lisier. Contrairement aux fosses en béton, la fosse géomembrane requiert une surface au sol plus importante, car elle est moins profonde et les parois sont évasées, avec des pentes proches de 45°. À capacité équivalente, elle reçoit davantage d'eaux de pluie.

La citerne souple, quant à elle, présente l'avantage d'être hermétique, donc de ne pas récolter d'eaux de pluie. Mais attention aux hivers rudes, le liquide stocké peut geler et détruire la poche. Cette citerne, dont la dimension peut varier de 30m³ à 400m³, est posée sur terrain plat, sans besoin de permis de construire. Elle ne peut cependant pas stocker n'importe quel effluent. Le liquide arrive en général par gravité. Ce sont essentiellement des effluents peu chargés, eaux vertes, eaux blanches ou jus issus de séparation de phase. Elle est peu adaptée au lisier, à moins qu'il ne s'agisse d'un lisier très liquide. Dans ce cas, ce sont plus généralement les élevages laitiers qui optent pour cet équipement, leurs lisiers étant souvent plus liquides.

Le séparateur de phase est intéressant dans certains cas pour les systèmes lisier. À partir du lisier, il produit d'un côté un effluent liquide et de l'autre un effluent solide qui pourra être épandu ou exporté. C'est une solution pour les exploitations dont les surfaces sont dans les périmètres de captage où la réglementation interdit d'épandre du lisier, bien que ce système reste assez onéreux.

Stocker les effluents d'élevage plus longtemps, au-delà du minimum réglementaire de quatre mois et demi, peut permettre de les épandre au meilleur moment, quand la végétation en a besoin, et ainsi de mieux valoriser ces effluents. Selon le temps de présence des animaux en bâtiment, les pratiques agronomiques, l'assolement et les pratiques, la durée de stockage peut être plus importante que le minimum réglementaire. De plus, les pratiques peuvent évoluer (augmentation du cheptel ou évolution de la surface en pâturage), il faut donc anticiper ces éléments. Il ne s'agit pas de faire du béton à tout prix, mais de considérer que les changements de pratiques peuvent avoir une incidence non négligeable sur les capacités de stockage. Il est préférable de pouvoir stocker pendant six mois ses déjections si cela répond aux pratiques de l'éleveur en termes d'épandage, plutôt que d'appeler l'administration en plein mois de janvier parce que la fosse est en train de déborder. Même pour les élevages qui ne sont pas en installations classées, il faut prévoir un stockage qui couvre bien toute la période hivernale. Les installations de stockage sont peu évolutives, et il est rare qu'au cours de sa carrière un éleveur ne fasse pas évoluer son bâtiment.

A la découverte de la Société d'Élevage et Agriculture Moderne (SEAM)

La Réhabilitation d'une Ancienne Fosse à Purin : Un Défi aux Multiples Facettes

La découverte d'une ancienne fosse à purin sur une propriété, comme celle décrite par un résident qui a découvert une énorme fosse dans la voie de passage de son terrain, d'environ 6 mètres de long sur 2 mètres de large et 1,60 mètre de profondeur, présente plusieurs défis. Non seulement elle est un obstacle, mais elle doit également supporter le passage ponctuel de camions de livraison de 40 tonnes, ce qui implique une nécessité de solidité et d'étanchéité. Le fait qu'elle était pleine d'eau à sa découverte soulève la question de son étanchéité ou de la présence d'une évacuation. Une autre expérience similaire mentionne une fosse plus petite, d'environ 5000 litres, près d'une maison. Ces situations soulignent la fréquence de telles découvertes dans les propriétés anciennes.

L'idée de réhabiliter une ancienne fosse, plutôt que de la laisser inesthétique, est une initiative intéressante. Un projet de maçonnerie de l'avant de la fosse pour en faire un petit massif, avec l'idée de fixer un treillis sur les murs pour des plantes grimpantes à fleurs, des arbustes à feuillage persistant, des hortensias, des renoncules, des roses, et une plante rampante, est un exemple de réaménagement paysager.

Cependant, plusieurs aspects techniques et agronomiques doivent être pris en compte pour la réussite d'un tel projet. L'un des principaux conseils est de "casser" le béton au fond de la fosse pour permettre aux plantations de retrouver la terre naturelle. Sans cela, la fosse deviendrait un "énorme pot de fleurs" nécessitant un arrosage très fréquent. Il est important de considérer l'épaisseur de terre nécessaire pour les plantations. Pour des arbustes, un minimum de 50 cm est requis pour les moins gourmands, mais 80 cm est plus conseillé. Pour les plantes vivaces, 30 cm peuvent suffire.

L'orientation de la fosse est également cruciale. Si elle est orientée vers l'ouest, elle sera à l'ombre ou à mi-ombre, surtout si une grange projette de l'ombre. Il faudra donc choisir des plantes qui s'épanouissent dans ces conditions, comme certaines camélias qui n'apprécient pas le soleil de l'après-midi. Le choix des plantes doit être adapté à l'exposition pour garantir leur succès.

Une autre option est l'utilisation de grandes vasques ou pots en terre cuite ou autre matériau. Cela offre la flexibilité de déplacer les plantes selon les envies ou les besoins, et de rentrer facilement les plantes gélives dans une dépendance pour l'hiver, créant ainsi un "magnifique jardin d'hiver". Pour l'arrosage, un système de "goutte à goutte" relié à un programmateur peut être mis en place pour automatiser l'entretien.

Cependant, la réhabilitation d'une ancienne fosse à purin peut rencontrer des obstacles. Un avertissement important est que le béton au fond des vieilles fosses peut être très épais, et qu'en dessous, il est possible de trouver des gravats, des cailloux ou d'autres débris. Si le béton n'est pas cassé, le projet reste viable, mais le principal inconvénient sera la nécessité d'un arrosage intensif en raison du drainage limité. Il est également essentiel de distinguer une véritable fosse à purin (une grande citerne en ciment enterrée) d'un simple emplacement à fumier. Si c'est une vraie fosse, la descente de chéneau, si elle y aboutit, devra être redirigée.

Réglementations et Implications Environnementales

La réglementation concernant les élevages est complexe et varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment la localisation des parcelles et la taille de l'exploitation. Les élevages sont soumis à diverses réglementations telles que le Règlement Sanitaire Départemental (RSD) et la Réglementation des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). Le seuil entre RSD et ICPE dépend du nombre maximum d'animaux présents simultanément sur le même site d'élevage.

Dans les zones vulnérables, les agriculteurs doivent respecter un programme d'action spécifique, comportant des prescriptions relatives à la gestion de la fertilisation azotée et de l'interculture. L'épandage de fumiers contaminés sans assainissement préalable ni enfouissement immédiat est interdit en raison du risque de contamination des eaux de surface, de l'air, du sol, de la faune sauvage et des unités de production voisines. La fosse à lisier et l'aire de stockage des fumiers doivent être positionnées de manière à éviter la propagation des contaminants vers les autres unités de production de l'exploitation. Les cuves doivent être étanches et respecter leur capacité de stockage minimale, qu'elles soient situées en zone vulnérable ou non. Il est recommandé de couvrir les fosses de stockage. Le stockage du fumier au champ est possible sous conditions en zone vulnérable pour les fumiers compacts pailleux de type I et II, le principe étant de dégrader la matière organique avec les micro-organismes se développant particulièrement en milieu aéré et humide.

Le dimensionnement des équipements de stockage ne doit pas être minimisé : il faut être en mesure d'allonger la durée de stockage des effluents si les besoins agronomiques l'exigent. Mieux gérer ses effluents peut également passer par un développement du pâturage, ce qui permet de limiter les besoins de stockage. Avoir un fumier très pailleux permet de le stocker plus facilement et plus haut. La fosse à lisier caillebottis, sous le bâtiment, présente l'avantage de ne pas collecter les eaux de pluie. La fosse à lisier extérieure, si elle n'est pas enterrée, nécessite une pré-fosse de stockage. La fosse géomembrane permet de s'affranchir de travaux coûteux de terrassement, mais sa durée de vie est moindre pour stocker les effluents. Enfin, la citerne souple est la solution la plus économique et plus évolutive, mais elle est plus fragile.

Ces réglementations soulignent l'importance de la prudence et de l'expertise lors de la manipulation ou du réaménagement d'anciennes infrastructures agricoles, notamment les fosses à fumier, afin de garantir la protection de l'environnement et la santé publique.

Dialogue et Coexistence en Milieu Rural

Les communes rurales sont fréquemment interpellées par leurs résidents qui se plaignent de nuisances liées à l'activité agricole. La coexistence entre les pratiques agricoles et la vie des riverains est un enjeu constant. Pour les pulvérisations, les agriculteurs mettent en place la lutte intégrée, ne traitant qu'en dernier recours, sur base d'observations aux champs. Depuis le 25 novembre 2015, ils doivent disposer d'une phytolicence garantissant une utilisation responsable et respectueuse de l'environnement et de la santé humaine. Pour un traitement optimal et limiter la volatilisation des produits, les agriculteurs ne peuvent pas débuter une pulvérisation quand la vitesse du vent est supérieure à 20 km/h et ils évitent de traiter aux heures les plus chaudes.

La responsabilité de l'agriculteur peut être engagée lorsqu'un engin agricole laisse de la boue sur la chaussée et provoque un accident de la circulation. Les champs et les prairies sont des propriétés privées, et il est interdit d'y marcher, rouler (promeneur, engin motorisé, chevaux, etc.), car cela peut occasionner des dégâts aux cultures. Cependant, si des sentiers (balisés ou non) traversent des champs ou des prairies, ou passent entre deux parcelles de culture, le promeneur peut les emprunter uniquement si le chemin ou sentier est repris à l'Atlas de voiries communales ou fait l'objet d'une servitude. Le promeneur doit faire preuve de respect et de prudence, car traverser une prairie avec des animaux peut être très dangereux. Un exploitant agricole ou éleveur ne peut fermer une voie publique (servitude, sentier vicinal) traversant ses champs ou prairies ; il doit prendre les mesures nécessaires pour que le public puisse traverser la prairie en toute quiétude. Pour assurer la continuité d'un itinéraire, l'agriculteur peut placer des tourniquets ou des portillons aux limites d'une prairie, maintenant le passage des piétons tout en garantissant l'efficacité de la clôture pour le bétail. L'exploitant peut également placer des avis aux abords de la parcelle pour inviter les usagers à la prudence et à ne pas effrayer les animaux.

De nombreuses communes proposent une charte de la ruralité afin de rappeler à chacun ses droits et devoirs. Le « Collectif Référentiel Phyto » a rédigé un document appelé « Référentiel du Vivre Ensemble » qui a pour but de renouer le dialogue entre les parties prenantes (agriculteurs, riverains, communes, associations locales) ouvertes au dialogue, notamment sur la problématique des produits phytopharmaceutiques. Il permet d'expliquer les pratiques existantes et les obligations légales relatives à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques. Le but est de recréer un cadre afin de favoriser la communication entre les agriculteurs et les riverains, ainsi que la prise d'engagements volontaires.

Schéma illustrant les différentes zones de protection environnementale autour des exploitations agricoles

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