
Au cœur des préoccupations environnementales actuelles, la recherche d'isolants thermiques respectueux de la nature et de la santé est devenue primordiale. Dans ce contexte, les copeaux de bois émergent comme une solution prometteuse, offrant une alternative écologique aux matériaux plus conventionnels. Issus de l'industrie du bois et revalorisant ainsi des sous-produits, ces granulats naturels présentent une polyvalence remarquable, allant de l'isolation des bâtiments à l'aménagement paysager.
Le bois : un matériau écologique par excellence
Le bois, en tant que matière première renouvelable, se distingue par ses propriétés écologiques intrinsèques. Sa croissance lui permet de fixer le gaz carbonique dans ses fibres, absorbant environ une tonne de CO2 par mètre cube. Cette capacité fait du bois un matériau non seulement sain et naturel, mais aussi recyclable, s'inscrivant parfaitement dans une démarche de développement durable. Au-delà de ses attributs écologiques, le bois est également reconnu pour ses performances en tant qu'isolant thermique. Il est, par exemple, six fois plus isolant que la brique et quinze fois plus que le béton, offrant ainsi des solutions efficaces pour l'efficacité énergétique des constructions.
Les avantages du bois dans une habitation
L'utilisation des copeaux de bois dans le bâtiment : un potentiel sous-exploité
L'idée d'utiliser les copeaux ou la sciure de bois comme isolant en vrac est séduisante et théoriquement valable. Malgré leur potentiel, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) a indiqué que cette pratique a été marginalement utilisée, sans qu'il soit clairement établi pourquoi elle ne s'est pas généralisée. Pourtant, l'expérience de certains utilisateurs démontre une satisfaction totale sur plusieurs années.
Isolant en vrac : une méthode simple et efficace
Pour l'isolation de toitures, l'application de copeaux en vrac entre deux lattis espacés de 30 à 40 cm a été testée avec succès sur une décennie. Pour se prémunir contre les nuisibles, certains préconisent de saupoudrer les copeaux de chaux aérienne à sec avant de les bourrer dans le coffrage. Concernant l'épaisseur, 30 cm de copeaux sont considérés comme une bonne base pour l'isolation d'un toit.
L'un des défis majeurs avec les copeaux de bois en vrac est la question de l'humidité. Si les copeaux absorbent bien les liquides, ils n'attirent pas l'humidité de l'air ambiant. Le risque réside dans le contact direct avec l'eau, ce qui pourrait entraîner l'apparition de champignons. Cependant, une bonne protection, par exemple sous un écran de sous-toiture, peut prévenir ce problème. Pour s'assurer du bon séchage des copeaux, on peut réaliser un test simple : déposer un morceau de plastique sur le sol et vérifier après quelques jours s'il y a des traces d'humidité en dessous.
Béton de bois : une alternative légère et isolante
Les copeaux de bois peuvent remplacer partiellement ou totalement les graviers dans la composition de béton. Cette substitution confère au béton une résistance, une légèreté, ainsi qu'une isolation thermique et acoustique accrue. Cette approche est particulièrement pertinente pour la réalisation de bétons isolants entre colombages, comme granulats d'égalisation pour les chapes sèches, ou comme isolant dans des combles perdus ou des cloisons. Le poids d'un mélange de copeaux de bois avec suffisamment de chaux pour le protéger et assurer une isolation adéquate est estimé entre 80 et 120 kg/m³. Le coût associé est d'environ 120 €/m³ posé, ce qui en fait une solution économique par rapport à d'autres matériaux isolants.

Mélanges innovants pour l'isolation et les enduits
L'utilisation de copeaux en mélange avec de la chaux hydraulique, du plâtre ou une combinaison des deux offre une flexibilité pour divers effets finaux. Une isolation chaux/sciure a été évoquée pour des plafonds voûtés, et des expériences avec un mélange sciure/chaux/eau pour combler les espaces entre les menuiseries et les murs en pierre ont montré une amélioration notable de l'isolation, même si les mesures n'étaient pas purement scientifiques. Pour des raisons d'économie, le ciment est parfois utilisé à la place de la chaux dans certains mélanges.
L'application d'enduits à base de copeaux, parfois d'une épaisseur de 5 à 8 cm, nécessite une technique particulière pour éviter les fissures. Il est recommandé de repasser au cours de la prise et avant que le mélange ne soit complètement dur pour "compresser" le matériau. Concernant la taille des plaquettes de bois, un broyage formant des plaquettes de 1 à 2 cm² pour une épaisseur d'environ 0,4 cm est jugé optimal. Une trop grande finesse (proche de la sciure) risquerait de s'agglomérer, tandis que des copeaux trop gros pourraient laisser passer des flux d'air indésirables. Pour les bois sensibles (peuplier, pin), il est toujours possible d'utiliser de l'alun ou des sels de bore pour le traitement.
Applications en aménagement paysager : paillage et micro-paillage
Outre leurs applications dans la construction, les copeaux de bois sont également utilisés comme paillage et micro-paillage, qu'ils soient naturels ou colorés. Ils contribuent à l'aménagement et à l'embellissement des espaces verts en limitant l'évaporation de l'eau au pied des plantes, en réduisant la pousse de mauvaises herbes et en prévenant l'érosion des sols. Cette gamme de produits trouve sa place dans diverses situations, allant de la simple décoration de parterres à l'élaboration de béton bas carbone pour les constructions écoresponsables.
Les copeaux de bois face aux enjeux environnementaux et sanitaires
L'industrie de la construction est confrontée à la nécessité de réduire son empreinte écologique. La plupart des agrégats conventionnels, tels que les graviers, sont obtenus par dragage des rivières et comblement des gravières, des pratiques nuisibles à la biodiversité. Les granulats de bois, en revanche, proviennent naturellement des industries du bois, recyclant ainsi les sous-produits et contribuant à leur revalorisation. Cette approche contraste avec certains granulats utilisés pour les bétons légers qui peuvent représenter un risque important pour l'environnement car ils ne sont pas biodégradables.
De plus, certains produits d'isolation traditionnels peuvent s'avérer nocifs pour la santé. Les copeaux de bois, étant un matériau sain et naturel, offrent une alternative plus sûre, dépourvue d'adjuvants nocifs tels que la colle que l'on retrouve parfois dans les plaques de fibres de bois ou l'ouate de cellulose (vieux journaux). Le fait que les copeaux de bois soient un matériau gratuit pour certains explique peut-être la réticence à les adopter largement, car ce qui est gratuit est parfois perçu comme suspect.
GRANULAND : un acteur engagé dans la valorisation du bois

Installée au cœur de la plus vaste forêt domestique d'Europe, GRANULAND dispose en permanence d'un stock de matière première renouvelable : le bois. L'entreprise s'inscrit dans une démarche de valorisation des sous-produits de l'industrie du bois, proposant une gamme de produits à base de copeaux pour diverses applications. Leur offre s'adresse à différents profils, allant des particuliers souhaitant décorer leurs parterres aux professionnels de la construction écoresponsable élaborant du béton bas carbone. Cet engagement contribue à la revalorisation de la biomasse et à la promotion de solutions durables pour l'habitat et l'aménagement.
Les copeaux de bois, qu'ils soient utilisés seuls, en mélange ou comme agrégat, représentent une ressource précieuse avec un fort potentiel pour l'isolation thermique, la construction durable et l'aménagement paysager. Leur caractère écologique, leur performance isolante et leur disponibilité en font une solution à considérer sérieusement pour un avenir plus respectueux de l'environnement.