
Tout comme les humains, les plantes doivent manger pour s’épanouir. Nourrir régulièrement vos plantes assure une croissance adéquate, favorise une belle floraison et la production de fruits, et renforce leur résilience face aux conditions météorologiques difficiles et aux maladies. Le sol indigène manque souvent de nutriments suffisants pour permettre aux plantes d'atteindre leur plein potentiel; il est donc important de l'améliorer en ajoutant du nouveau terreau et de l'engrais. De même, pour nous, une alimentation équilibrée est la pierre angulaire d’une bonne santé, elle permet d’apporter à l’organisme tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement et contribue à la prévention de nombreuses maladies.
Les Fondations d'un Sol Fertile : Terreau et Amendements
Commencer avec un terreau en sac riche en nutriments est un excellent moyen de donner une longueur d'avance à vos plantes pour la saison de croissance. Pour les contenants et les plates-bandes surélevées, il est possible de repartir à neuf avec du terreau frais en utilisant des produits spécifiques pour l'empotage. Si vous avez un jardin en pleine terre, l'incorporation de terre de jardin universelle dans les 15 cm supérieurs de votre sol existant est une pratique recommandée.
Éventuellement, les nutriments du sol s'épuisent et doivent être reconstitués. De plus, de nombreuses plantes, surtout les plus gourmandes comme les tomates et les dahlias, ont besoin de plus de nourriture à mesure que la saison avance. C'est pourquoi il est important de fertiliser régulièrement tout au long de la saison de croissance.
DÉBUTER UN POTAGER : Mes conseils pour bien commencer
Le Langage des Nutriments : NPK et Au-delà
L'engrais fournit trois nutriments principaux aux plantes : l'Azote (N), le Phosphore (P) et le Potassium (K). L'Azote aide à alimenter la croissance, le Phosphore favorise le développement des racines, augmente la floraison et aide les plantes à bien démarrer, tandis que le Potassium est essentiel à la santé globale de la plante, aidant à combattre les maladies et à résister aux conditions de stress comme la sécheresse et la chaleur.
Ces trois nutriments clés apparaissent sur chaque emballage d'engrais sous la forme d'une série de chiffres, comme le 12-4-8 que l'on trouve sur certains engrais tout usage. Le premier chiffre, 12, fait référence au pourcentage, en poids, d'azote (N) dans l'engrais. Le deuxième, 4, fait référence au pourcentage de phosphore (P), et le dernier, 8, au pourcentage de potassium (K). Les plantes bénéficient également d'autres nutriments, comme le calcium et le magnésium, inclus dans de nombreux engrais. En regardant au dos de n'importe quel emballage, vous verrez la liste de tous les nutriments qu'il contient.
Types d'Engrais pour Plantes : Choisir la Bonne Forme
L'engrais pour plantes se présente généralement sous trois formes différentes :
- Granules à libération continue : Ces engrais libèrent lentement les nutriments au fil du temps. Ils sont mélangés directement dans le sol autour de la plante. Pour savoir quelle quantité utiliser et à quelle fréquence, il est toujours préférable de se référer à l'étiquette du produit.
- Liquides : Avec les engrais liquides, l'alimentation se fait au moment de l'arrosage. Ils peuvent être mélangés dans un arrosoir ou distribués via un tuyau d'arrosage avec un diffuseur. Ces types d'engrais doivent être appliqués plus souvent que ceux à libération continue, mais les nutriments atteignent les plantes plus rapidement.
- Poudres ou cristaux hydrosolubles (solubles dans l'eau) : Similaires aux engrais liquides, ils sont dissous dans l'eau avant application et permettent une absorption rapide par les plantes.
Maîtriser l'Art de la Fertilisation : Un Guide Pratique
Si vous avez déjà hésité à fertiliser vos plantes parce que cela semblait flou ou compliqué, voici comment commencer à nourrir vos plantes en 3 étapes faciles :
- Choisissez un engrais : Les engrais à libération continue sont parfaits si vous préférez une approche plus autonome, mais si vous êtes au jardin chaque semaine, les engrais liquides ou hydrosolubles pourraient être une meilleure option.
- Commencez tôt : Pour obtenir les meilleurs résultats, commencez à nourrir vos plantes au début du printemps afin qu'elles aient les nutriments nécessaires pour commencer la saison en force. Continuez à fertiliser régulièrement selon les directives de l'étiquette. Il est à noter que si vous avez planté de nouvelles plantes dans du terreau enrichi, il est conseillé d'attendre 30 jours avant de commencer à fertiliser, car les plantes se nourriront des nutriments déjà présents.
- Créez des rappels : Se souvenir de nourrir ses plantes est parfois la partie la plus difficile. Si vous utilisez un engrais liquide ou hydrosoluble, vous devrez fertiliser tous les 7 à 14 jours, selon le produit. Les engrais à libération continue s'appliquent moins souvent, généralement toutes les 6 semaines environ. Référez-vous toujours à l'étiquette du produit pour la fréquence d'application. Une fois que vous connaissez le bon calendrier, programmez un rappel récurrent sur votre téléphone pour garder le cap.

Fertiliser en Été : Une Nécessité pour les "Adolescents Affamés"
Absolument ! Bien que certaines personnes croient qu'il ne faut pas fertiliser le jardin en été, c'est tout le contraire. Après tout, c'est le moment où les plantes poussent le plus vigoureusement - pensez à elles comme des adolescents affamés. Cela ne signifie pas qu'il faut leur donner plus de nourriture que ce que l'étiquette indique, ce n'est jamais une bonne idée, mais cela signifie qu'il est important de maintenir un calendrier de fertilisation régulier pour vous assurer que vos plantes mangent à leur faim.
Peu importe le type d'engrais que vous choisissez ou le moment de l'année, assurez-vous de suivre les directives sur l'étiquette pour obtenir les meilleurs résultats. Faites cela, et vos plantes ne manqueront jamais de rien !
La Nutrition des Plantes d'Intérieur : Une Jungle Sous Votre Toit
Les jardins extérieurs reçoivent l'aide de la nature, mais vos plantes d'intérieur dépendent entièrement de vous pour leur nutrition. Puisqu'elles vivent dans des pots avec une quantité limitée de terre, elles épuisent les nutriments beaucoup plus vite que les plantes en pleine terre. Chaque fois que vous arrosez, une petite partie de cette nutrition est lessivée hors du pot. Éventuellement, votre plante se retrouve affamée.
Pourquoi fertiliser à l'intérieur ? Fertiliser ne sert pas seulement à la croissance. C'est une question de survie et de vitalité. Une plante d'intérieur bien nourrie est plus forte et mieux équipée pour gérer le stress intérieur, comme l'air sec du chauffage ou le manque de lumière.
- Feuillage : Une bonne nutrition, en particulier l'azote, garde les feuilles luxuriantes, vertes et lustrées.
- Floraison : Pour les plantes à fleurs comme les violettes africaines ou les lys de la paix, l'engrais fournit le carburant nécessaire pour produire des fleurs colorées.
- Résilience : Une fertilisation régulière aide vos plantes à combattre les parasites et maladies courants à l'intérieur.
Quand fertiliser à l'intérieur ? Le moment est important car la plupart des plantes d'intérieur suivent un cycle saisonnier similaire à celui de l'extérieur.
- Printemps et été : C'est la saison de croissance active. Commencez une routine de fertilisation régulière dès que vous voyez de nouvelles feuilles apparaître ou que les jours rallongent. Cela garantit qu'elles ont l'énergie pour grandir.
- Automne et hiver : La plupart des plantes d'intérieur se reposent lorsque les jours raccourcissent. Vous pouvez mettre la fertilisation en pause ou réduire considérablement la fréquence durant cette période, car les plantes n'utilisent pas autant de nutriments.
Choisir un engrais pour plantes d'intérieur : Les plantes d'intérieur ont généralement besoin d'un équilibre de nutriments plus délicat que les grandes cultures extérieures. Recherchez un engrais conçu spécifiquement pour l'usage intérieur. Les pompes d'engrais liquide sont géniales pour une fertilisation instantanée lors de l'arrosage. Si vous voulez une approche plus simple, les bâtonnets offrent une libération lente et continue de nutriments au fil du temps.
Le Potager Maison : Cultiver la Santé et le Plaisir

Quoi de plus satisfaisant et de plus économique que de cultiver les aliments qui finiront dans notre assiette. Avec la crise économique, le potager revient à la mode et intéresse de plus en plus de familles soucieuses de leur alimentation. Plaisir qui n'est pas seulement réservé aux propriétaires de jardin; dans un pot vous pouvez aussi faire pousser tomates, radis, oignons, fraises. Et le goût de ces légumes et fruits n'a rien à voir avec ceux des grandes surfaces.
Une alimentation équilibrée est la base d’une bonne santé physique et psychologique. D’ailleurs, les fruits et légumes font partie intégrante d’une nutrition saine. Riches en fibres, en vitamines et en minéraux, ils s’avèrent essentiels pour conserver une excellente vitalité au quotidien. Cela assure également un fonctionnement optimal au niveau de votre organisme. Cependant, vous n’avez pas toujours besoin de dépenser une fortune pour dénicher des produits de qualité. Avoir un jardin de légumes chez soi apporte de nombreux avantages. Si le jardinage représente une activité particulièrement ludique, il permet également une meilleure nutrition. Lorsque vous troquez les fleurs contre des produits comestibles, vous avez effectivement à votre disposition des aliments sains.
Bien évidemment, savoir ce que l’on mange n’est pas uniquement bénéfique pour la tranquillité de l’esprit. Cela offre également l’occasion de répondre à certains critères de qualité sur ce que vous mettez dans votre assiette. Disposer des ingrédients dans votre jardin vous incite effectivement à passer beaucoup plus de temps en cuisine. Et vous le savez certainement déjà, il n’y a rien de mieux que de travailler avec des produits frais pour ajouter de la saveur dans votre assiette. D’autant plus que cette alternative vous permet de facilement varier et diversifier votre alimentation. Par ailleurs, cultiver vos propres fruits et légumes vous offre la possibilité de réduire votre empreinte écologique. Pour cause, vous pouvez recycler vos déchets organiques pour les glisser dans votre composteur.
Planter ses propres fruits et légumes s’avère bénéfique non seulement pour votre santé, mais aussi pour votre portefeuille. Cette initiative vous permet effectivement de réduire considérablement le budget de vos courses. Beaucoup hésitent encore à se lancer, et pourtant, ce projet demande moins d’effort et de temps que l’on ne pense.
Aménager son Potager : Conseils et Astuces
DÉBUTER UN POTAGER : Mes conseils pour bien commencer
En règle générale, disposer d’un jardin de légumes ne permet pas de répondre entièrement aux besoins d’un ménage tout au long de l’année. En effet, il faudrait prévoir entre 50 et 100 m² par personne pour s’assurer un rendement suffisant dans ce cas. La différence est notable puisqu’il faut prendre en compte les problèmes éventuels (semis ratés, intempéries, insectes nuisibles, maladies…). La demande dépendra également des habitudes alimentaires de la famille. Bien entendu, cela ne signifie pas que l’idée d’un potager est à bannir si vous avez un petit espace libre. En réalité, 30 m² de culture s'avèrent déjà suffisants pour accueillir courges, concombres, ciboulettes et autres fruits et légumes bio. Il existe également la solution d’un potager vertical ou en hauteur (surélevé) pour optimiser la surface disponible.
Afin de vous assurer le meilleur rendement possible, vous devez pareillement trouver le bon endroit pour accueillir votre potager. Pour faciliter l’arrosage et l’entretien, choisissez tout d’abord une surface plane. Les pentes trop fortes compliquent effectivement la rétention de l’eau et la cueillette. Il existe aussi un risque de glissement de terrain. De même, privilégiez un endroit suffisamment ensoleillé, loin des arbres ou des infrastructures pouvant faire de l’ombre à votre potager. La plupart des légumes, en particulier ceux qui portent des fruits (tomates, concombres, courges, poivrons, etc.) ont besoin effectivement de soleil. Idéalement, ils doivent ainsi profiter d’une exposition directe aux rayons du soleil d’au moins 6 à 8 heures.
La réussite d’un potager dépend également de la qualité du sol. Celui-ci doit être riche et sain pour assurer un excellent rendement. En règle générale, plus la couleur est foncée, plus le sol sera fertile. Si ce n’est pas le cas, vous devriez certainement passer à l’amendement de votre jardin. Pour un potager d’intérieur ou sur un balcon, vous avez la possibilité de remplir votre carré d’une terre sur mesure. Vous pouvez également décider de pailler le sol de votre potager pour assurer une résistance à la sécheresse, aux parasites et aux mauvaises herbes.
Qu’il s’agisse d’un potager classique, surélevé, en bac ou d’un jardin de curé, vous avez le choix d’y planter une grande variété de fruits et légumes. Basez notamment votre choix sur le climat dans votre région, l’espace disponible, vos goûts personnels, mais aussi votre niveau d'expertise. Si vous êtes encore débutant, pensez aux produits qui sont faciles à cultiver. Dans tous les cas, préférez commencer avec une petite parcelle de terrain, puis augmentez progressivement la surface de votre potager. Cela vous évitera les grands travaux d’entretien qui peuvent vous faire perdre la motivation. C’est d’autant plus important lorsque vous ne disposez pas de beaucoup de temps à consacrer au jardinage.
Préparer le Terrain et Entretenir Son Sol
Désherbez le sol dès la fin de l’été. Coupez à ras les mauvaises herbes puis bêchez la terre et supprimez manuellement toutes racines. Pratiquez ensuite un "faux semis" : laissez 2 semaines la terre au repos, les graines des mauvaises herbes lèveront. Une fois l’hiver passé, cassez les grosses mottes de terre, passez le râteau et ôtez gros cailloux et racines éventuelles. Pour les plantes potagères, le terrain doit être fertile. Pensez à bien l’enrichir avec de l’engrais de fond. Le compost ‘maison’ ne répond pas à tous les besoins nutritifs des légumes, mais c’est un excellent apport.

Procédez à une analyse de sol tous les 6-7 ans et mettez en place les éventuelles recommandations du laboratoire. Notamment, que faire si le sol est alcalin (pH > 7) ?
Le compost : un allié précieux
Environ 1/3 des ordures ménagères sont composées de déchets organiques. La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons les recycler et les valoriser utilement, grâce au compostage ! Le compost est un engrais naturel, simple à utiliser, qui améliore la terre et nourrit les plantes. Il trouve sa place partout : au potager, sous les haies, au pied des arbres ou dans les jardinières. Il permet de jardiner plus durablement, sans avoir recours à des produits chimiques.
Quand utiliser le compost ?
- À l’automne ou en fin d’hiver, en surface avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre.
- Au printemps, entre les rangs de légumes avant de pailler par-dessus.
- Toute l’année, dans les trous de plantation en le recouvrant de fines couches de terre afin que les graines ne soient pas en contact direct avec le compost. En se développant, ce sont les racines qui vont s’enfoncer dans le sol et accéder aux nutriments du compost.
À quelle dose ?
- Les plantes à forts besoins peuvent supporter de 3 à 5 kg/m²/an. Il s’agit des artichauts, du céleri et du poireau, des cucurbitacées (concombres, cornichons, courges, courgettes, melons, etc.), des solanacées (aubergines, poivrons, pommes de terre, tomates, etc.) ainsi que du maïs.
- Les plantes aux besoins moyens peuvent se contenter de 1 à 3 kg/m²/an de compost. Il s’agit des légumes tels que les asperges, les betteraves, les carottes, les épinards, les haricots, la laitue, le persil ou les petits pois.
- Les plantes à faibles besoins peuvent se passer d’apport de compost.
Pour votre pelouse : lors de l’installation, incorporez 8 à 10 kg/m² de compost sur les dix premiers centimètres de terre avant de semer. En entretien, à chaque début de printemps, dispersez 1 à 2 kg/m² de compost, finement tamisé au préalable afin qu’il se répartisse bien entre les brins d’herbe.
Pour vos massifs floraux : lors de l'installation d'un parterre, préparez le sol en effectuant un bon bêchage au cours duquel vous incorporerez de 5 à 8 kg/m² de compost sur les quinze premiers centimètres. Lors des plantations, vous pouvez aussi mettre votre compost dans les trous, en le mélangeant avec la terre. Si vous semez vos plantes, qu’elles soient vivaces ou annuelles, vous pouvez le faire sur sol préparé. Vous effectuerez plus tard un paillage de deux centimètres maximum, afin de limiter la levée des mauvaises herbes et maintenir l’humidité du sol.
Ailleurs dans votre jardin : sous les haies arbustives par exemple, répartissez, lors de l’installation, de 8 à 10 kg/m² de compost en les incorporant sur quinze centimètres de profondeur. Pour la création de nouvelles jardinières, un bon mélange est constitué d’un tiers de compost, un tiers de terre et un tiers de sable. Si vous réutilisez des jardinières de l’année précédente, ajoutez 20 % maximum de compost à la quantité de l’ancienne terre.
Organisation de l'Espace : Optimiser Son Potager
Adaptez la taille de vos parcelles cultivées à vos besoins et à votre temps libre. Si vous avez peu de place, il existe des conseils pour bien gérer les cultures dans un espace exigu. Prévoyez une allée de 50 cm au centre et si possible un abri de jardin, pour stocker les outils et les produits phytosanitaires. Apportez des couleurs, soignez les bordures, etc. pour un coin légumes esthétique.
Optez pour des carrés : Vous pouvez cultiver vos légumes dans des carrés bien délimités, pour maximiser les récoltes sur un espace réduit et calculé. Particulièrement adaptés pour les petits jardins, ainsi que pour les débutants, ces carrés sont également très esthétiques.
Les Règles d'Or du Potager : Rotation des Cultures et Associations

La rotation des cultures : Ne plantez pas les mêmes légumes d’une année sur l’autre au même endroit car vous risqueriez d’avoir des problèmes tels que l’apparition de maladies et parasites ainsi que l’épuisement du sol. Alternez la plantation de légumes-fruits (courgette, tomate…) avec des légumes-racines (carottes…) et des légumes-feuilles (blette, laitue…) et n'installez jamais des légumes de la même famille sur le même sol de culture : évitez de planter des haricots après des fèves ou des tomates après des poivrons.
Ne laissez pas le sol à nu, pensez à semer un engrais vert, comme les haricots, les flageolets, les trèfles. Quelques règles simples sont préconisées : les "bulbes" comme l’ail, l’oignon ou l’échalote contrarient la croissance des légumineuses (haricots et pois). Les choux n’apprécient guère la proximité des fraisiers et le fenouil sera avantageusement éloigné des rangs de carottes.
Le calendrier du potager : Planifiez vos semis et vos récoltes en fonction du calendrier des plantes potagères. Vous pourrez ainsi optimiser l’espace et enchaîner les récoltes. Des légumes toute l’année assurés ! Vos cultures auront besoin d'entretien tout au long de l'année, que ce soit au printemps pour la préparation, en automne avec les semis de fin d’été, en hiver pour le protéger du froid ou même en été pour faire face à la sécheresse.
Choisir Ses Cultures : Diversité et Plaisir
Les légumes auxquels vous pourrez assurer les meilleures conditions de culture sont bien évidemment à privilégier. Diversifiez vos plantations : légumes-feuilles, légumes-fruits, légumes-racines et légumes-graines. Et surtout, faites-vous plaisir ! Parmi les légumes réputés faciles à cultiver, on trouve : la carotte, les haricots, les petits pois, l’oignon blanc, le navet, la mâche, la laitue, le radis, la courgette, la tomate, le concombre.
N’oubliez pas les plantes aromatiques ou utilitaires pour agrémenter vos plats mais également pour faire fuir les nuisibles par leur odeur forte. Commencez par cultiver les 9 plantes aromatiques indispensables : persil, basilic, menthe, coriandre, thym, romarin.
Les petits fruits ont aussi leur place. Cultivez des fruits rouges, ils ne prennent pas de place tant qu'ils sont bien taillés et palissés. Ne manquez pas d'installer un parc à fraises, agrandissez-le en gardant quelques stolons et choisissez des variétés précoces et tardives pour échelonner vos récoltes sur plusieurs mois. On peut citer la fraise, la groseille et le framboisier.
Techniques de Culture : Pleine Terre, Serre, Paillis
DÉBUTER UN POTAGER : Mes conseils pour bien commencer
En pleine terre : Semez en place petits pois, fèves, carottes ou navets. Repiquez les jeunes plants, cultivés en terrine et sous serre.
Sous serre tunnel ou châssis : La culture sous tunnel ou châssis produit une récolte hâtive. Le tunnel ou le châssis offre une protection contre la grêle et les gelées tardives. Deux règles indispensables à suivre pour éviter toutes maladies sous la serre : surveillez la température interne et aérez lors des jours ensoleillés. Surveillez aussi l’apparition des mauvaises herbes et des maladies.
Sur un paillis plastique : La culture sous plastique offre un contrôle de la présence des mauvaises herbes. Le plastique noir favorise le réchauffement du sol et évite l’apparition de mauvaises herbes. Ce type de plastique est très utilisé pour la culture des fraises. Il a comme inconvénient de chauffer vite et de provoquer une brûlure des feuilles et des fruits qui sont en contact avec lui. Le plastique blanc ou transparent a comme avantage de ne pas se réchauffer. Par contre il laisse passer la lumière et ne freine pas le développement de mauvaises herbes.
Comment nourrir le sol s'il est recouvert d'un paillage plastique ? Les films de paillage étant perméables à l'eau, ils le sont aussi des engrais liquides ! Sachez qu'il existe également des films de paillage biodégradable, certes à renouveler mais qui assurera une bonne structure à votre terre nourrie par la même occasion.
L'Entretien Essentiel du Potager
Binage et désherbage : Les mauvaises herbes consomment une partie importante de l’eau et des substances nutritives apportées aux légumes, ce qui produit une concurrence et une diminution des récoltes. Elles sont également des lieux de reproduction des ravageurs indésirables. Il est important de les éliminer de manière naturelle, sans emploi de produits chimiques.
Engrais : Très gourmandes, les plantes potagères ont d’importants besoins nutritifs. Avant l’hiver et au printemps avant les semis, épandez du compost ‘maison’ sur le sol. Griffez légèrement la surface pour l’enfouir. Le compost est rapidement assimilé par les plantes. Plus long à être assimilé, l’engrais de fond est apporté aux légumes deux fois par an.
Arrosage : Il est important de bien gérer l'arrosage des légumes. Veillez toujours à ce que vos plantations aient leur quota d’eau. Certains légumes demandent en effet plus d’eau que d’autres, c’est le cas par exemple des courges, salades, tomates, aubergines, c’est-à-dire des légumes à croissance rapide et ceux à grandes feuilles. A l’inverse, les légumes comme l’ail, l’oignon, la pomme de terre se contenteront de peu d’eau. Vous pouvez installer un système d'arrosage automatique pour ne plus avoir à vous soucier de l'arrosage de vos légumes.
Paillage : Pour garder l’humidité de la terre en été, et sa chaleur en hiver, ne faites pas sans paillage. Il a de multiples avantages et au pied des plantes potagères, on privilégiera les paillis organiques, que sont les déchets de tonte, le BRF, le compost.
Certains légumes ont besoin d’être buttés, c'est-à-dire d'être recouverts par une motte de terre dans les premiers temps de leur croissance. La partie recouverte par la terre blanchira, donnant sa saveur aux légumes. C’est le cas de la pomme de terre, de l’asperge ou encore du poireau.
Pour un meilleur rendement : Optimisez la croissance des légumes en supprimant certains bourgeons pour privilégier la croissance des autres. Taillez les tomates, les cucurbitacées, les aubergines. Supprimez les feuilles malades ou abîmées pour empêcher toute contamination.
Prévention et Lutte Contre les Ravageurs et Maladies
Évitez tout traitement chimique sur les légumes et les fruits. Si vous choisissez malgré tout de traiter chimiquement vos plantes, prenez vos précautions. Préférez la lutte biologique ! Favorisez la présence des prédateurs naturels des insectes parasites. Sachez reconnaître les amis du jardinier. Les oiseaux, même s'ils vous débarrassent des insectes nuisibles (comme les pucerons) peuvent aussi faire quelques dégâts parmi vos petits fruits et ont le chic pour retourner votre paillage pour dénicher des vers de terre. A l'inverse, ne laissez pas des colonies de pucerons s'installer durablement dans le potager. Attirez-les loin de vos légumes en utilisant des fleurs attractives comme les soucis et la capucine. Débarrassez-vous des nuisibles grâce à la lutte biologique.
Gare également aux campagnols et aux mulots si vous habitez à proximité des champs, ils dévorent vos légumes-racines. Associez aux légumes sensibles des plantes qui retiendront l’attention des nuisibles, ou au contraire qui les feront fuir. Il s'agit des plantes compagnes. Optez pour des produits naturels, au mieux, fabriqués par vos soins comme les macérations, infusions, purins et autres décoctions de plantes sauvages ou cultivées.
Conserver les Récoltes : Profiter Plus Longtemps
Il serait dommage de ne pas pouvoir profiter plus longtemps de ses légumes et fruits. Si les récoltes sont abondantes, de nombreuses techniques de conservation existent depuis toujours. Séchez vos légumes et fruits comme nos lointains ancêtres, faites vos propres conserves en mettant vos fruits en bocaux comme nos grand-mères, ou remettez-vous en à votre congélateur !
Styles de Jardinage et Approches Écologiques
Le style fleuri : Vers le mois d’avril-mai, plantez des bulbes d’été (glaïeuls, dahlias) et semez des œillets d’indes, capucines, cosmos ou zinnias entre les rangs de culture ou à chaque extrémité. Ils créeront un effet remarquable entre vos légumes, et formeront des bouquets personnalisés dans votre maison. Les fleurs au potager peuvent aussi attirer les pollinisateurs et faire fuir certains nuisibles. Apportez une touche d’originalité avec des objets de décoration : épouvantails, fontaines, nains de jardin ou cadrans solaires.
Le 100% bio : Parce que les légumes sont d’autant meilleurs que leurs conditions de culture sont soignées, pensez au bio !
Permaculture et biodiversité : Nos jardins, nos balcons, nos parcs sont des refuges pour les oiseaux, les insectes, la faune du sol. Réunis ils forment ce que l’on appelle des corridors écologiques car ils permettent à la biodiversité de circuler. Balcon fleuri, potager, cour d’école végétalisée, le champ des possibles est vaste. Tondre moins souvent, accepter des herbes folles, un coin de feuilles mortes ou un tas de bois, c’est offrir toit et couvert à une multitude d’espèces : pollinisateurs, hérissons, oiseaux ou amphibiens.
Les 6 bonnes pratiques qui font la différence :
- Tondez moins souvent pour laisser pousser fleurs et graminées. La pelouse rase est un désert pour la biodiversité. Vous pouvez aussi essayer une tonte en mosaïque qui alterne les zones courtes et hautes pour accueillir fleurs et insectes.
- Prévoyez des points d’eau car, par exemple, une mare naturelle accueille amphibiens et libellules. Vous pouvez aussi réduire l’arrosage en installant un récupérateur d’eau de pluie.
- Recyclez les déchets verts car le broyat nourrit les sols et sert de paillage. Les sols couverts restent fertiles et humides plus longtemps.
- La transition écologique des espaces verts est résolument collective. Partout en France, les communes, les jardiniers, les entreprises et les citoyens réinventent la manière de gérer la nature en ville. Ensemble, ils montrent qu’il est possible d’allier qualité de vie et préservation du vivant.
- Des communes exemplaires : Dans le cadre de stratégies écologiques, de nombreuses collectivités réduisent l’usage des pesticides et expérimentent des pratiques plus respectueuses du vivant : paillage, désherbage thermique, plantes locales et gestion différenciée.
- Une alimentation équilibrée est la base d’une bonne santé physique et psychologique. Elle apporte à l'organisme tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement et contribue à la prévention de nombreuses maladies. Il faut en consommer tous les jours. C'est un tout, et il y a des dimensions physique, mentale et sociale. Beaucoup de personnes n’ont pas conscience de ça. Beaucoup de personnes ne pensent pas au fait qu’il y a un lien entre alimentation et bonne santé. Se nourrir pour être en bonne santé est une action volontaire, et en ces temps, un acte politique face aux produits trop gras, trop transformés, trop sucrés, trop complémentés d'additifs, néfastes pour la santé, sans que l’état légifère, alors que c'est dans sa mission de protéger les populations contre la mal nutrition au sens large.
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