L'avenir des rites funéraires : l'émergence des méthodes d'enterrement écologiques, de la terramation aux forêts cinéraires

Schéma comparatif des méthodes funéraires traditionnelles et écologiques

L'humanité a, de tout temps, cherché à honorer ses défunts et à aménager leur passage vers l'au-delà. Des premières sépultures préhistoriques, où l'homme souhaitait protéger les corps des défunts des prédateurs et leur offrir une vie confortable dans l'au-delà en plaçant des objets familiers, des armes, voire des dépouilles d'animaux domestiques dans la tombe, aux pratiques funéraires contemporaines, le respect des morts a toujours été une constante. Si l'inhumation consiste à confier le défunt à la terre et la crémation au feu, les marins confiaient leurs camarades décédés à l'eau et certaines tribus indiennes à l'air en déposant leurs défunts en haut de tours, offerts aux condors, oiseaux divins.

Aujourd'hui, face aux défis environnementaux et à une prise de conscience collective, de nouvelles approches funéraires, jugées moins polluantes, émergent et gagnent en popularité à travers le monde. Ces alternatives proposent une vision renouvelée de la mort, où le corps du défunt peut retrouver une place dans le cycle naturel de la vie. En France, le cadre juridique restreint actuellement les modes de sépulture à l'inhumation et à la crémation, des pratiques qui ont évolué au fil des siècles et des législations. Cependant, l'intérêt croissant pour des solutions funéraires plus écologiques pousse à une réflexion profonde sur la légalisation de ces nouvelles méthodes.

Sépultures et pratiques funéraires - UPH #3

Les limites des pratiques funéraires traditionnelles face aux enjeux contemporains

Le recours traditionnel à l'inhumation et la crémation est mis à mal par certains constats. Autrefois, il suffisait de 8 à 10 ans pour que les cadavres soient complètement décomposés. Cependant, aujourd'hui, leur durée de conservation est plus longue. Ce phénomène se retrouve dans beaucoup de villes d'Europe, notamment en Allemagne, où un tiers des corps enterrés il y a 40 ans ne sont pas encore tout à fait décomposés. Cette lenteur de décomposition, due aux conditions anaérobies créées par l'enterrement classique (corps recouvert de terre ou placé dans un caveau hermétique), soulève des questions d'occupation de l'espace et d'impact environnemental.

La crémation, qui connaît un essor important en Europe et en France ces dernières décennies, ne fait pas non plus l'unanimité. Au-delà du débat philosophique et religieux autour de cette pratique, l'actualité internationale amène les pouvoirs publics à remettre en cause l'utilisation généralisée des énergies fossiles dans l'industrie et dans la vie quotidienne. La crémation, consommatrice d'énergie, est de plus en plus perçue comme une source d'émissions de gaz à effet de serre.

La terramation : une nouvelle approche du retour à la terre

La terramation est un nouveau type d'obsèques qui intéresse de plus en plus et propose une nouvelle vision de la mort. Cette pratique, également appelée compostage funéraire ou "Natural Organic Reduction", repose sur l'emploi de copeaux de bois afin de créer des conditions propices à l'activité des bactéries dites aérobies, c'est-à-dire utilisant l'oxygène. Elle diffère ainsi de l'enterrement classique, qui place le corps dans des conditions anaérobies.

Le principal avantage de la terramation est d'offrir un procédé fiable, hygiénique et réalisable en un temps réduit : un mois suffit à la biodégradation complète d'un corps. Ce procédé produit en effet un humus sain qui peut alimenter la croissance des plantes. Il est dès lors possible de transformer les cimetières en espaces de mémoire végétalisés, riches et vivants.

Infographie sur le processus de terramation

La terramation en action : expérimentations et reconnaissances

Alors que la pratique du compostage funéraire se répand aux États-Unis, notamment dans l'État de Washington où elle a été autorisée en 2019 (suivi par le Colorado et l'Oregon en 2021, rejoints en 2022 par le Vermont et la Californie), elle est actuellement expérimentée en Allemagne. Cette dernière version, baptisée Natural Organic Reduction, permet de contrôler intégralement le processus de biodégradation.

En France, l'idée est à l'étude. Un projet de recherche participatif sur la terramation, associant les universités de Lille et de Bordeaux et l'association Humo Sapiens, a débuté en 2024. Le développement d'un prototype fonctionnel est également annoncé pour 2026. Il permettra de tester la méthode, de la documenter scientifiquement et de mesurer son impact sanitaire et environnemental.

Diverses approches de la terramation

Comme pour l'enterrement, qui regroupe un ensemble de pratiques (enterrement en pleine terre, mise en caveau ou encore enfeu hors-sol), le terme terramation recouvre en réalité différents procédés de compostage employés pour la réduction des corps.

Il existe d'autres approches de terramation, plus naturelles. C'est le cas de l'humusation, un processus réalisé en extérieur et au contact du sol, sous une butte de broyat végétal. Bien qu'historiquement pionnier, ce procédé développé en Belgique n'a pas encore obtenu de reconnaissance légale et peine à démontrer sa faisabilité. L'humusation est un processus de transformation du corps d'un défunt en compost à l'aide de micro-organismes. Le corps du défunt doit être en contact direct avec la terre, et ne doit donc pas être dans un cercueil, pour que le processus fonctionne correctement. Francis Busigny, à l'origine de cette initiative, milite avec son équipe pour que l'humusation soit légalisée. Ils proposent aux personnes souhaitant être humusées de faire connaître leurs dernières volontés auprès de leurs mairies.

Une autre version est également à l'étude : la terramation en sous-sol, sorte d'hybride entre l'enterrement traditionnel et le compostage en surface. Pour y parvenir, plusieurs contraintes techniques sont à considérer, dont la compatibilité avec les soins ante mortem, la robustesse aux diverses situations climatiques ou encore l'usage obligatoire du cercueil pour tout type d'obsèques.

En Suisse romande, depuis l'automne 2025, une unité dispose d'un site dédié à l'étude scientifique de la décomposition humaine. "Implanté dans le canton de Vaud, dont la localisation reste confidentielle, le terrain est sécurisé et clôturé," précise le CHUV. Les corps étudiés seront ceux de personnes ayant fait don de leur dépouille au SHIFT via une plateforme dédiée au don du corps à la science. "Le don de corps est un acte altruiste et désintéressé, qui permet de faire progresser les connaissances scientifiques et en faire bénéficier les générations présentes et futures", explique le SHIFT. Le protocole de biocompostage est décrit comme simple dans son principe : "le défunt, enveloppé dans un drap en coton, est placé sur un lit de compost mature, puis recouvert de 40 à 50 centimètres de broyat végétal. "La nature fait son œuvre", explique Vincent Varlet, responsable du projet et professeur en taphonomie à l’Université de Lausanne. Mais l’enjeu dépasse l’écologie. "Jusqu’à maintenant, la médecine légale se basait sur l’observation. On ne peut pas vérifier nos hypothèses. La question sanitaire reste centrale. "Il faut être sûr qu’à la fin, le compost humain soit sain, qu’il n’y ait aucune composante physique ou chimique d’ordre toxicologique." L’étude doit permettre de répondre à des questions fondamentales : le processus est-il reproductible ? Le substrat final est-il stable et sûr ? Quel statut éthique et juridique pourraient avoir ces restes ?

La quête de la légalisation en France : défis et perspectives

Le cadre légal français ne reconnaît pas encore la terramation qui ne peut donc pas actuellement être pratiquée. Se pose, cependant, la question de savoir si la terramation doit être envisagée comme une forme d'inhumation ou comme une nouvelle pratique à part entière. En effet, une telle évolution rappelle, dans une moindre mesure, ce que fut la légalisation de la crémation, difficilement acceptée en France à cause du fait religieux. Elle est advenue dans le cadre de la loi du 15 novembre 1887 relative à la liberté des funérailles, loi complétée par le décret du 27 avril 1889. Il suffirait de mettre à jour ce décret pour pouvoir reconnaître légalement la terramation, parce que la loi de 1887 ne dit rien à propos de l'inhumation ou de la crémation. Elle offre uniquement la possibilité de choisir parmi les possibilités prévues dans le décret de 1889.

Obstacles à la légalisation et enjeux

Les autres obstacles à la légalisation de la terramation concernent les problématiques de transport des corps et, plus généralement, celles des lieux, des enjeux sanitaires et du respect dû aux corps morts. Par exemple, certains soins de conservation des corps impliquant l'usage de conservateurs toxiques pour l'environnement semblent peu compatibles avec la terramation. Cette liste, non exhaustive, donne un premier aperçu des enjeux liés à la reconnaissance et au développement d'une nouvelle pratique funéraire. En France, se pose également le problème de la compatibilité de l'humusation avec l'article 16-1-1 du Code Civil, qui prescrit respect, dignité et décence dans le traitement des restes des personnes décédées.

Les recherches scientifiques et les réflexions en cours devraient permettre d'apporter les éléments nécessaires quant à la faisabilité technique du procédé, à son impact sanitaire et environnemental ou encore à sa dimension rituelle et spirituelle.

Un mouvement en faveur de la terramation

Malgré les obstacles, le sujet semble être considéré avec sérieux par l'ensemble de l'échiquier politique et ne suscite pas de franche opposition. Le gouvernement français a déjà été interrogé plusieurs fois dans le cadre de projets de loi ou de questions directes demandant l'autorisation à titre expérimental de la terramation. L'argument de la dignité du corps, soulevé dans certaines réponses du gouvernement, traduit surtout l'embarras à apporter une réponse à cette demande. Le funéraire reste un domaine peu connu, sans réelle envergure politique et donc difficile à porter pour des élus.

Une proposition de loi a néanmoins été déposée début 2023, et la création d'un groupe de travail ministériel sur la question avait été annoncée par le gouvernement. Citoyens, associations, chercheurs et professionnels continuent de se mobiliser. En décembre 2024, la métropole de Grenoble a organisé une journée des transitions funéraires consacrée à la terramation. L'idée de la terramation s'impose également progressivement dans l'opinion publique, comme en atteste la récente parution d'articles et de points de vue favorables dans divers médias de large audience : le Monde, les Échos, la Gazette des communes, le Point, etc.

Le projet F-COMPOST est soutenu par l'Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance en France la recherche sur projets. L'ANR a pour mission de soutenir et de promouvoir le développement de recherches fondamentales et finalisées dans toutes les disciplines, et de renforcer le dialogue entre science et société. Cette fiche n° 11140 est issue du service documentaire "Pratique des opérations funéraires" des Éditions WEKA, supervisé par Marie-Christine Monfort, forte de 20 ans d'expérience dans le domaine funéraire au sein de la Ville de Lille et de la Métropole Européenne de Lille.

Les études d'opinions démontrent un plébiscite en faveur de solutions funéraires plus écologiques, de 20 % à plus de 45 % des sondés, et une bonne acceptation socioculturelle de la terramation. Le fait d'indiquer dans ses dernières volontés le choix de l'humusation n'implique pas que les proches puissent y souscrire le moment venu. En effet, les pratiques funéraires, même quand elles participent de vœux post-mortem, doivent dans tous les cas être compatibles avec la législation en vigueur.

Alternatives écologiques : aquamation, résomation et promession

En dehors de la terramation et de l'humusation, d'autres pratiques funéraires écologiques voient le jour dans le monde, offrant des alternatives aux méthodes traditionnelles.

Tableau comparatif des impacts environnementaux des différentes méthodes funéraires

L'aquamation et la résomation : la liquéfaction du corps

En opposition frontale à la crémation, l'aquamation est une pratique qui utilise l'eau à la place du feu. Cette alternative consiste à plonger le corps dans une eau en mouvement enrichie d'agents chimiques alcalins chauffée à 93 °C. À l'instar des calcius, les os sont pulvérisés ensuite et remis à la famille dans une urne. Dans l'absolu, l'eau utilisée pourrait être transformée en engrais destiné aux cultures. Symboliquement, la disparition du corps dans l'eau peut être considérée comme un retour du défunt dans les eaux primordiales.

Cette alternative, la résomation, est proche de la précédente aquamation. On l'appelle également bio-incinération. Mise en place il y a une dizaine d'années par une société écossaise, elle consiste à plonger le corps du défunt dans de l'eau et de l'hydroxyde de potassium chauffés entre 150 et 180 °C avec une mise sous pression. Le procédé est ensuite identique, puisque les os sont pulvérisés et remis à la famille dans une urne.

Le terme générique de ces deux pratiques d'aquamation et de résomation est la liquéfaction, ou l'hydrolyse alcaline. Les termes d'aquamation et de résomation correspondent au nom qui leur est donné par les sociétés qui les développent respectivement. La résomation et l'aquamation, très similaires, sont autorisées dans quelque 15 États américains, dont la Floride et, à compter du 1er juillet 2020, en Californie. Elles se développent également au Québec et en Australie.

Là où la crémation requiert 2 heures en moyenne, les candidats à la liquéfaction devront compter entre 4 et 10 heures suivant le gabarit du défunt.

La promession : la lyophilisation du corps

Cette pratique funéraire au caractère hautement écologique a été développée en Suède par le docteur Wiigh-Mäsak. Elle consiste à congeler le corps du défunt et son cercueil à -18 °C pendant 10 jours, puis à le plonger dans l'azote liquide à -196 °C. Placés ensuite sur une table vibrante, les éléments solides du corps devenus friables se pulvérisent. Vient ensuite la lyophilisation destinée à débarrasser les résidus de toute trace d'eau et la filtration dans un dispositif aimanté qui extrait les éléments étrangers (métaux, appareillages divers, mercure, prothèses…). Les poudres récupérées sont rendues à la famille dans une urne biodégradable qui a vocation à être inhumée dans la terre et à se transformer en compost au bout d'une année. La famille peut immortaliser le lieu d'inhumation de l'urne par la plantation d'un arbre sur l'emplacement.

Les candidats à la promession devront compter entre 4 et 10 heures suivant le gabarit du défunt.

La sublimation : une transformation rapide

Nous aurions pu également citer la sublimation, qui consiste à transformer en quelques minutes un corps de l'état solide à l'état gazeux, l'énergie utilisée étant l'hydrogène.

Les forêts cinéraires : une option naturelle et apaisante

En marge des nouvelles méthodes de traitement des corps, les forêts cinéraires représentent une approche funéraire éco-responsable qui gagne en popularité, notamment en Allemagne et maintenant en France.

Le modèle allemand des forêts funéraires

À première vue, le bois de Nuthetal-Parforceheide, au sud de Berlin, est une forêt comme il y en a tant d'autres dans le Brandebourg, la région rurale qui enserre la capitale allemande. Mais les rubans bleus ou jaunes qui ornent de nombreux troncs de hêtres, de chênes ou de pins finissent par attirer l'attention. « Ce sont les arbres au pied desquels des emplacements sont à vendre », explique Johanna Krause, la forestière qui, avec son mari, gère cet espace funéraire d'un nouveau type. « Les jaunes indiquent les arbres communautaires, où l’on peut inhumer jusqu’à quinze urnes. Les bleus sont destinés à des acheteurs individuels ou à des familles. Ils sont prévus pour deux urnes ou plus selon les souhaits du client. » Les clients ont aussi la possibilité de planter eux-mêmes l’arbre de leur choix, commandé en pépinière, en prévision de leur décès qui, dans le meilleur des cas, surviendra dans plusieurs décennies. « Ce jeune chêne n’a pas survécu, constate Mme Krause devant un arbuste rabougri et desséché. On le remplacera gratuitement, bien entendu. »

Ni stèle ni tombeau, et pas une seule épitaphe en marbre à la ronde, pourtant la parcelle de 23 hectares est bien un cimetière. Depuis son ouverture en 2012, un millier d'urnes funéraires, le plus souvent en matériau biodégradable, y ont été inhumées, et quelque 1 800 clients y ont déjà réservé leur emplacement, indique une porte-parole de la société Friedwald GmbH, qui exploite le cimetière forestier de Nuthetal-Parforceheide pour une durée de 99 ans. Une dizaine d'inhumations y ont lieu chaque semaine. Sur le tronc des arbres choisis, une discrète plaque en aluminium porte le nom des défunts. Tout autre ornement funéraire est proscrit.

Le lieu est loin d’être unique en son genre outre-Rhin. Depuis que Friedwald a ouvert, en 2001, le premier cimetière dit « naturel » d’Allemagne, dans la forêt de Reinhard, aux abords de Cassel, le concept a rapidement fait des émules à travers le pays. Près de deux cents parcs et forêts funéraires proposent désormais cette alternative, présentée comme plus naturelle et écologique que les funérailles classiques.

Les forêts cinéraires en France : une reconnaissance récente

Jusqu'à présent, le statut juridique des forêts cinéraires en France était flou. Suite à une question posée au Sénat en décembre 2021, la ministre de la cohésion des territoires a précisé le cadre législatif des forêts cinéraires. Les forêts cinéraires sont des sites funéraires comme les autres. Mais les communes peuvent tout à fait créer une “forêt cinéraire”, comme elles le font avec les cimetières. L'existence des “forêts cinéraires” en France est donc officiellement validée et les communes peuvent désormais en créer librement.

Le parc cinéraire d'Arbas est une réalisation novatrice et unique en France. Le concept de forêt cinéraire présente de nombreux avantages. Outre les « bénéfices » d’ordre spirituels et économiques (une concession à perpétuité coûte 250 €), ce type de dispositif présente des avantages écologiques. Il permet en effet la sanctuarisation de la forêt, en la protégeant de toute exploitation pour l’éternité. Cet espace boisé sort du champ économique, retrouve sa naturalité et permet l’émergence d’arbres vénérables. La sanctuarisation de forêts n’est pas un phénomène nouveau en France, mais cette nouvelle pratique pourrait permettre d’accélérer le processus en ne dépendant ni des politiques des parcs naturels ni des acquéreurs privés.

À Arbas, la forêt cinéraire a finalement su convaincre les différentes parties prenantes : l'analyse du ministère a requis des précisions liées à l'inhumation d'urnes biodégradables et l'identification du site par une signalétique renforcée, mais n'a pas remis en cause la légalité du dispositif. La commune a pu établir qu'elle était dans son droit et les premières inhumations ont eu lieu au mois de mai 2020.

Sépultures et pratiques funéraires - UPH #3

Les forêts cinéraires sont régies par une charte obligatoirement signée par les familles, qui proscrit la pose de caveaux au profit de l'inhumation en pleine terre, la pose de monuments, l'utilisation d'engins motorisés pour creuser les fosses, et interdit d'utiliser des herbicides (la végétation y poussant de manière naturelle est uniquement entretenue par des méthodes naturelles) et de déposer des fleurs artificielles.

La différence de prix considérable entre une inhumation en forêt et un enterrement classique explique en partie le succès de cette pratique.

Vers un avenir funéraire plus écologique

Les méthodes alternatives à la crémation et à l'inhumation traditionnelle rencontrent un succès croissant en Europe et dans le monde. Nombre de nos compatriotes sont tentés par l'humusation, et un collectif s'est récemment constitué en Belgique pour sa légalisation. Pour autant, l'autorisation de recourir à ces techniques en France ne va pas de soi, et il serait hasardeux d'imaginer leur mise en place rapide.

Les études d'opinions démontrent un plébiscite en faveur de solutions funéraires plus écologiques, de 20 % à plus de 45 % des sondés, et une bonne acceptation socioculturelle de la terramation. L'émergence de ces nouvelles pratiques funéraires témoigne d'une évolution des mentalités et d'un désir croissant de laisser une empreinte environnementale minimale après la mort.

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