Dans le tumulte de la vie urbaine, il arrive un moment où la lassitude s’installe. Ronan, à l’instar de nombreux citadins, en a marre de manger des tomates qui n’ont pas de goût… et de devoir casser son PEL pour s’acheter une barquette de framboises ! Un beau matin à Paris, il décide d’enfourcher sa bicyclette et d’emmener ses deux filles - Edmée 5 ans et Ava 7 ans - pour cueillir eux-mêmes les produits à mettre dans leur assiette. Ce geste simple, bien plus qu'une course aux provisions, devient une aventure sensorielle et éducative.

L'aventure commence sur deux roues
Pour ceux qui cherchent à s'extraire de la grisaille, le vélo offre une liberté inégalée. Ils remontent le canal de l’Ourcq et se retrouvent au milieu des champs en moins d’une heure ! Ils atteignent rapidement la cueillette de Compans, où on les invite à ramasser leurs propres fruits et légumes pour la maison. Environ 30 km à vélo depuis Stalingrad. Vous suivez la piste cyclable le long du canal de l’Ourcq pour bifurquer plein Nord juste avant Gressy, pour 5 km de départementale.
La France regorge de ces oasis accessibles. Si vous préférez combiner le train et la petite reine, les options sont multiples :
- Vers le Guichet : 35 minutes de RER B jusqu’à la gare du Guichet puis 30 minutes à vélo.
- Vers Orry-la-Ville : 20 minutes de TER depuis la Gare du Nord, puis 15 minutes à vélo.
- Vers Crépy-en-Valois : 40 minutes de TER depuis la Gare du Nord, puis 5 minutes à vélo.
Pour ceux qui habitent d'autres régions, le plaisir est tout aussi accessible. À Saint-Julien-de-Concelles, en vélo, longez la Loire sur 17 km en suivant l’une des plus belles pistes cyclables d’Europe ! À Sadirac, en vélo, suivez la piste cyclable le long de la Garonne sur 25 km. Enfin, à Thil, en vélo, profitez d'une heure de balade le long du Rhône avant d’atteindre le grand parc Miribel Jonage.
CONSEIL - Bien préparer sa sortie VTT en famille [BLABLAKIDS] 🚵 | Decathlon
L’art de la culture responsable : Au cœur des fermes Chapeau de Paille
Derrière chaque article Chilowé, il y a un auteur qui vit dehors à sa manière : en crapahutant sur les sentiers, en testant du matos, en rencontrant des passionnés ou en décryptant les tendances. C’est cette même philosophie que l’on retrouve chez les producteurs. À la cueillette de Thil, par exemple, Martine et Dominique Balouzet et leur équipe de 11 personnes cultivent 35 hectares de légumes, de fruits et de fleurs.
À l’entrée de la cueillette, comme dans toutes les cueillettes Chapeau de Paille, nous mettons à votre disposition des brouettes, des paniers. Et hop ! Vous partez à la découverte du potager et du verger. Ici, l’origine locale est une évidence et vous verrez il n’y a rien de meilleur qu’une fraise ou une tomate tout juste cueillie à maturité. Au fil des mois, d’avril à décembre, vous découvrirez de nombreuses variétés de fruits : fraises, framboises, groseilles, cassis, mûres, abricots, prunes, pommes et de nombreux légumes : asperges vertes et blanches, salades, radis, épinards, côtes de bettes, petits pois, courgettes, aubergines, poivrons, tomates, fèves, haricots verts, oignons, haricots cocos, rattes, pommes de terre, poireaux, carottes, navets, betteraves rouges, choux, courges, etc.
Les fermes Chapeau de Paille, rassemblées en Groupement d’Intérêt Economique à but non lucratif, partagent leurs compétences en termes de techniques agricoles ou de pratiques commerciales. De la plantation à la vente, en passant par l’accueil des écoles, la surveillance de nos plantations, la mise en place des panneaux, la taille des arbres fruitiers, nous sommes toujours présents. La formation est un accompagnement indispensable à la vie de la cueillette. Nous travaillons avec la nature. Au pied des plantes, le travail d'observation est quotidien.
La lutte contre le gaspillage et le cycle naturel
Les maraîchers et arboriculteurs des cueillettes Chapeau de paille travaillent d'arrache-pied pour proposer aux clients des légumes, des fruits, des fleurs de qualité. Face aux difficultés inhérentes à notre activité, nous nous organisons pour réduire au maximum les quantités de fruits et légumes qui pourraient être perdus. Les pommes, oignons et pommes de terre par exemple sont conservés en chambre froide pour être vendus au fil de l’hiver et du printemps. Nous pressons des pommes, des poires, des tomates pour faire des jus. Nous confectionnons des ratatouilles et autres coulis qui seront vendus à proximité des caisses.
Ce qui vient de la terre retourne à la terre ! Nous ne sommes pas au supermarché, les fruits et légumes de qualité sont ceux qui sont simplement sains et au bon stade de maturité pour nourrir la famille. Les défauts esthétiques de ces récoltes ne sont pas des critères de destruction. Certaines actions agronomiques réalisées dans les champs et vergers ne doivent pas être mal interprétées : la suppression en juillet de petites pommes non mûres a pour objet de limiter le nombre de fruits par arbre pour que ceux qui restent soient gustativement meilleurs.

Une expérience pédagogique pour tous
Pour apprendre aux enfants à cueillir des fruits et légumes de saison près de Lyon, direction Fraisochamp ! À Thil dans l’Ain, la Cueillette de Fraisochamp propose une activité nature qui plaît aux enfants comme aux parents. D’avril à novembre, les familles trouvent sur place une grande variété de fruits et légumes de saison à récolter soi-même : fraises, framboises, tomates, haricots, courgettes, salades ou encore pommes de terre.
Martine et Dominique Balouzet, producteurs passionnés, accueillent petits et grands sur leur exploitation pour partager le quotidien d’une agriculture locale et responsable. Dans le commerce, les sources principales de gaspillage sont associées à la production lointaine, à la mise sous emballage plastique et au transport en camion vers le point de vente suivis d’une mise en décharge. Dans la cueillette, le fruit non récolté par le client retourne simplement à la terre, perpétuant le cycle naturel de la vie.
Pratiquer une agriculture locale qui met en valeur les variétés régionales de chaque fruit et de chaque légume, c'est redonner du sens à notre alimentation. Le fumier et les composts végétaux contribuent prioritairement à la fertilisation. Parfois nous douchons nos cultures si l'hygrométrie manque. En se structurant, les cueillettes se sont donné des moyens humains et techniques pour garantir que chaque visiteur reparte avec le meilleur de la terre, tout en apprenant le respect des saisons et du travail agricole. La production maraîchère, horticole et fruitière des cueillettes emploie de nombreuses personnes dévouées à cette mission de transparence et de qualité.
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