La nature regorge de trésors botaniques dont la diversité, tant par la forme de leurs feuilles que par la richesse de leurs fruits, fascine botanistes et promeneurs. Parmi cette vaste classification, les arbres à feuilles dentées occupent une place privilégiée, offrant non seulement des atouts ornementaux, mais également des ressources fruitières variées.
Caractéristiques des arbustes fruitiers à feuilles dentées
L’arbousier est souvent appelé « arbre-aux-fraises », en raison de la ressemblance de ses fruits avec les fraises. L’arbouse ressemble au litchi, sa chair est molle et farineuse et contient beaucoup de pépin. Sa saveur est sucrée et acidulée. L’arbuste est à croissance lente, de 3 à 5 m de hauteur, ses feuilles sont persistantes, simples, dentées, ovales, vert sombre, aux nervures blanches. Les fleurs rappellent les clochettes du muguet, elles apparaissent d’octobre à janvier. L’arbousier à floraison rose est de forme arborescente, c’est un arbuste de croissance lente, persistant, pouvant atteindre 2,50 m de haut et 2 m de large. Le feuillage est vert foncé, rustique et résiste bien au froid. Il porte en automne de nombreuses grappes retombantes de fleurs rose foncé, accompagnées de jolis fruits ronds comestibles de couleur rouge. Ses rameaux et son écorce sont teintés de rouge foncé. Il apprécie un sol filtrant et le plein soleil. L’arbousier à feuilles de chênes atteindra les 2 à 3 m de haut, port compact, son écorce est rouge/orange et se desquame. Floraison blanche en clochettes à l’automne se transformant en fraise d’arbouse. Très rustique.

Le Goyavier du Brésil est un arbuste au feuillage persistant et au revers duveteux gris argenté, aux deux faces fortement contrastées. Ses fleurs, à l’aspect exotique et aux longues étamines rouges, confortent son côté esthétique au moment de la floraison, en mai-juin. Il produit des fruits comestibles de 4 à 6 cm au goût d’ananas et de fraise des bois. Excellent pour la confiture ou manger cru. Le Mahonia à feuilles de Houx possède un feuillage persistant devenant pourpre en hiver. Petit arbuste de 1 m de hauteur et 1 m de large. Le Romarin officinal est un arbrisseau de 1 m à 1,20 m, feuillage persistant, fleurs bleu pâle très parfumées, mellifère. Préfère les sols secs à légèrement humides. Idéal à incorporer en haie basse ou près du potager, massif isolé.
Famille des Amélanchiers : rusticité et saveurs
Amélanchier à feuilles d’aulne, A. alnifolia : Arbrisseau très rustique, n’atteignant pas plus de 2 à 3 m. Les feuilles sont épaisses et arrondies, d’un vert plus soutenu. Il a des gros fruits rouges, puis noir violacé qui apparaissent en grappes compactes à la mi-juillet. Ils sont sucrés et agréablement parfumés, très riches en vitamine C, ils sont consommés frais, en gelées, en confiture, en tarte et en conserve. Amélanchier à feuille ronde, floraison blanche printanière, abondante et spectaculaire, se cultive au soleil ou à la mi-ombre. Petit arbre, très rustique (-20°), mesurant 3 m de haut max, il possède un magnifique feuillage à l’automne et des fruits comestibles. A consommer frais ou en confiture. Excellent petit arbre florifère et indigène, utilisé pour les haies et en isolé, se cultive en sols calcaire ou acide, en terrain sec à normal.
L’amélanchier du Canada se cultive au soleil et tolère la mi-ombre, avec une forte humidité du sol mais aussi de l’atmosphère, donc si possible un sol acide, frais, à tendance humide voire mouillant. Il redoute la sécheresse. Les fruits sont ronds, pourpre noirâtre, comestibles, sucrés, juteux. L’amélanchier du Canada peut être utilisé en sujet isolé ou en haie comestible ou libre, en fond de massif d’arbustes. Arbre pouvant atteindre 10 m de haut et 3 m de large. Amélanchier Honeywood produit de très gros fruits de haute qualité gustative, cette variété est assez rare en Europe. Au printemps, nous pouvons observer une magnifique floraison de petites fleurs blanches suivies d’une production de délicieux fruits ressemblant à des myrtilles. Le feuillage devient pourpre en automne, cet arbre fruitier est autofertile.
Aronia, sorbiers et arbustes à baies
L’Aronie pourpre, en France, est utilisée comme arbuste d’ornement et depuis peu pour l’intérêt de son fruit. Arbuste de 1,50 à 2 m de hauteur, au port arrondi. Le fruit de 1 cm de diamètre environ, noir brillant, renferme 2 à 3 gros pépins. La pulpe est très colorée et astringente. Maturité deuxième quinzaine d’août à début septembre. Excellent transformé en jus d’Aronia, puissant antioxydant. L’Aronie de Mitchourine à gros fruits, est une variété russe, elle possède de très gros fruits sphériques violet noir et de saveur douce. Fructifie en début d’automne et le feuillage devient rouge/orangé. Ses gros fruits renferment une pulpe douce avec une pointe d’acidité extrêmement riche en antioxydant. Gros arbuste de 3 m à 4 m de hauteur.
Le sorbier noir possède une floraison en ombelles blanc/rosé ressemblant à l’aubépine en mai. Fruits noirs, luisants, les oiseaux les adorent, parfaits pour des délicieuses confitures. Hauteur et largeur de 1 à 2 m. Autofertile, très rustique. Le cornouiller mâle est un arbuste de 2 à 4 m, ses petits fruits oblongs se nomment des cornouilles, charnus, rouge vif d’1,5 cm de long, comestibles. Acidulés, sucrés et aromatiques, ils apparaissent en septembre et octobre, à cueillir en parfaite maturité. Floraison jaune précoce en février/mars, très mellifère. Utilisé en haie diversifiée. Le Cornus Kousa, cornouiller du Japon à gros fruit comestible donnant fin août, arbuste de 2 à 4 m, ses branches sont étagées horizontalement. Très belle floraison blanche à la fin du printemps, feuillage caduc devenant pourpre à l’automne. Utilisé en isolé ou en haie diversifiée.
Variétés de noisetiers et fruits à coques
Arbuste buissonnant, pouvant dépasser les 3 m de haut et de croissance rapide. MERVEILLE DE BOLLWILLER, jolie floraison en mars-avril, gros fruit rond. Bonne qualité gustative et très productive. Variété vigoureuse demi-tardive. Récolte à partir d’octobre. FERTILE DE COUTARD, assez vigoureux, produit de gros fruits ronds, sans doute la plus connue des variétés. MAXIMA PURPUREA, variété ornementale et fruitière. Beau feuillage pourpre, assez gros fruits. LONGUE D’ESPAGNE, moyennement vigoureux, fruits allongés et nombreux. Récolte à partir du 15 septembre. SEGORBE, précocité début septembre. Productif, très vigoureux et rustique, fruit de taille moyenne, excellente qualité gustative. PAWETET, précocité : fin août. Petit fruit, excellente qualité gustative, mise à fruit rapide, vigoureuse et productive, très résistant au froid. COXFORD, tardif, drageonnant assez peu mais fructifiant abondamment. Fruits allongés et savoureux.

Le sureau et autres arbustes de haie champêtre
Le sureau à fruits noirs (Sambucus nigra) est un arbuste au bois creux et tendre, qui servait à faire des instruments à vent, des flûtes et des sifflets. C’est une plante nitrophile, c’est-à-dire que sa présence indique un sol riche en azote. Les fleurs du sureau, blanches et jaunâtres, en ombelles, sont très parfumées. Elles se transforment en petites baies devenant noires. Leur diamètre peut aller jusqu’à 25 cm. Le sureau est un arbrisseau très rustique au feuillage caduc. Le sureau des montagnes ou sureau rouge est un arbuste rustique, il possède une jolie floraison blanc crème suivie de baies rouge brillant, se détachant joliment du feuillage vert foncé. Ses fleurs, son bois et ses fruits sont un abri et un garde-manger pour les insectes et oiseaux du jardin. Croissance rapide et d’aspect sauvage, utilisée en haie libre.
Le Caragagnier, ou arbre à pois, Acacia jaune, est particulièrement intéressant en permaculture et dans les vergers. L’arbre aux pois permet d’améliorer la structure du sol, de limiter l’érosion par son système racinaire, de fixer l’azote, d’attirer les abeilles, les insectes pollinisateurs et les oiseaux. En mai-juin, les fleurs papilionacées, jaune pâle, de 1,5 à 2,5 cm de long, fasciculées par 1 à 4, offrent un spectacle magnifique et attirent les abeilles par leurs vertus mellifères. Hauteur adulte 6 m. L’Argousier, arbrisseau épineux de 1 à 3 m de hauteur au port tortueux et touffu. Ses fruits sont de couleur jaune orangé lorsqu’ils sont mûrs en septembre/octobre, contiennent un noyau dur. En planter plusieurs pour la pollinisation. Se consomment en confiture et en gelées, en jus et sirop.
Méthodes d’identification des arbres forestiers
Les beaux jours reviennent, et avec eux, les promenades en forêt. D’après l’ONF, on dénombre pas moins de 138 variétés d’arbres dans nos forêts métropolitaines. Pour identifier un arbre, il faut commencer par prendre en compte la localisation. C’est un véritable écosystème qui regroupe diverses espèces d’arbres qui constituent le sous-bois ou la canopée. Vous allez sans doute croiser des épicéas, des sapins, des bouleaux, des hêtres ou encore des mélèzes. Le chêne est un des arbres que l’on peut reconnaître le plus facilement, on est assez habitué à ses feuilles à lobes arrondis.
Dans la catégorie des formes, on retrouve des arbres de forme ovale avec un tronc élancé. Il est assez rare de croiser ce genre de forme dans la forêt ou dans les bois ; ce type de végétaux se retrouve souvent dans les jardins ou les parcs. Les conifères, quant à eux, possèdent une forme conique. Les branches cachent très souvent en totalité le tronc et rappellent le sapin de Noël. Si vous vous baladez en hiver, c’est la silhouette et le tronc qui aident à l’identification. Par exemple, l’écorce du bouleau s’émiette en bandes horizontales, à ne pas confondre avec le tronc du platane qui le fait par plaques. Le tronc du hêtre peut se reconnaître grâce à sa « peau d’éléphant ».
Analyse des feuilles et folioles
Voici une collection de vignettes caractéristiques des feuilles composées des plantes étudiées. Les feuilles composées sont formées d’unités séparées, les folioles. La structure d’une foliole peut être décrite comme celle d’une feuille (arrondie, pointue, dentelée, etc.). Les feuilles imparipennées sont les plus courantes. Observez les caractéristiques de la feuille. Il est parfois difficile de choisir car plusieurs plantes peuvent avoir des feuilles assez semblables. Les essences « de pays » sont des arbres et arbustes présents naturellement ou traditionnellement utilisés. Pour la plantation de nouvelles haies, elles peuvent être associées en fonction des objectifs fonctionnels et esthétiques visés.

Certains arbres perdent leurs feuilles l’hiver, tandis que d’autres les gardent. De l’autre côté, on a les résineux, connus sous le nom de conifères. Pour savoir quelle essence vous examinez, il convient d’analyser ses aiguilles qui ne tombent pas en hiver. La feuille composée peut être opposée ou bien alternée. Pour la première, cela signifie que les folioles sont l’une en face de l’autre, au même niveau du rachis. Il semble plus difficile d’identifier un conifère par ses aiguilles. À première vue, elles se ressemblent toutes. Si elle est seule, courte et piquante, il s’agit sans aucun doute d’un épicéa. Si les aiguilles sont attachées par 2 sur le rameau, il convient alors d’observer leur longueur, leur espacement et leur cône.
Étude des espèces spécifiques et leurs particularités
Originaire d’Amérique du Nord, le catalpa est un grand arbre possédant de très grandes feuilles de couleur vert clair (15 à 25 cm de long). Lorsque l’on froisse les feuilles du catalpa, elles dégagent une odeur forte, réputée pour éloigner les moustiques. De plus, au printemps, le hêtre laisse apparaître des bourgeons allongés et rougeâtres et ses feuilles se bordent de petits cils blancs. L’érable, symbole du Canada, présente généralement cinq lobes (arrondis ou dentés), qui lui confèrent un aspect palmé. En France, il existe cinq espèces d’érable : l’érable sycomore, l’érable plane, l’érable champêtre, l’érable à feuille d’obier, mais aussi l’érable de Montpellier dont les feuilles sont plus petites et à trois lobes. Autre signe distinctif : elles sont finement dentées.
Le thuya occidental est communément appelé « cèdre » au Québec et est souvent utilisé comme haie. Petit arbre atteignant 15 mètres de hauteur, son écorce mince, brun-rougeâtre, se sépare en longues lanières étroites. Ses feuilles sont sous forme d’écailles vertes dégageant une odeur caractéristique. L’épinette, contrairement au sapin et à la pruche qui possèdent des aiguilles aplaties, a des aiguilles quadrangulaires qui roulent entre les doigts. Le sapin, lui, possède une aiguille plate, répartie de manière symétrique, comme les poils d’une plume. Le mélèze laricin est le seul conifère indigène à perdre toutes ses aiguilles à l’automne. Le pin blanc, quant à lui, comporte 5 aiguilles par faisceau ; il peut vivre jusqu’à 200 ans.
Pour les feuillus, le caryer ovale est une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec. Son écorce est composée de grandes lanières retroussées. Le noyer cendré possède un feuillage composé de 11 à 17 folioles. L’érable à sucre est l’arbre le plus abondant du mont Saint-Hilaire, avec des feuilles portant 5 à 7 lobes. Le tilleul est le seul arbre indigène à avoir des feuilles en forme de cœur. Il tolère très bien l’ombre et peut vivre 200 ans. L’orme, enfin, possède des feuilles à la base asymétrique, fortement dentées en bordure et munies de nervures saillantes. Cette base asymétrique des feuilles des ormes les distingue des autres genres. L’identification systématique, qu’elle soit basée sur les feuilles, les bourgeons ou l’écorce, reste une méthode efficace pour comprendre la diversité arboricole qui nous entoure.