
L'urbanisme et l'architecture contemporains sont confrontés à un défi majeur : concilier le développement des villes avec la préservation de la biodiversité. Le projet de l'aire de compostage à Lormont, bien que ne se limitant pas à cette fonction, s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'intégration du vivant dans le tissu urbain. Ce projet met en résonance le paysage, l'architecture, l'urbanisme et la dimension écologique déclinée à toutes les échelles, à la fois dans le traitement des espaces paysagers mais aussi dans l'architecture. Il s’appuie et révèle la matrice naturelle du lieu.
Lormont : D'une Friche Industrielle à un Espace Naturel en Cœur Urbain
La municipalité de Lormont, lorsqu'elle a acquis le site, devenu friche industrielle en 1997, a affiché sa volonté d’ouvrir au public cet espace naturel en plein cœur urbain. Le parc, bien plus connu pour son activité d’extraction, trouve pourtant son origine dans un lieu de pèlerinage. Aujourd'hui, on y ressent une joie de vivre, un sentiment d’être dans un endroit agréable, où le bruissement des feuilles des peupliers et des saules est rythmé par les cris des jeunes qui se baignent dans le lac. Des micro-milieux (pelouses sèches, bois…) forment des écosystèmes en mosaïque qui peuvent continuer, malgré la fréquentation du site, à se développer.

Cadre Législatif et Évolution de la Pensée Urbaine face à la Biodiversité
Les années 2000 et 2010 ont vu émerger un cadre législatif destiné à la préservation de la biodiversité, affectant aussi bien le code de l’urbanisme et la manière dont sont pensés les projets urbains que les discours des architectes et des urbanistes. De l’hégémonie du durable et de l’énergie dans les années 2000, le discours s’est réorienté dans la décennie suivante vers le vivant, la nature en ville et la biodiversité urbaine. En 2000, l’article L121-1 du code de l’urbanisme porte dans les documents d’urbanisme l’injonction de préservation des espaces naturels, conciliant difficilement les intérêts des humains et des êtres vivants. Neuf ans plus tard, la loi Grenelle 1 énonce six secteurs d’interventions, dont la biodiversité est abordée par la question de la trame, notamment la trame verte qui pourrait relier différents espaces naturels pour permettre une continuité de la faune et de la flore. L’année suivante, en 2010, la loi Grenelle 2 énumère elle aussi six grands chantiers, dont « la préservation de la biodiversité », énonçant une attention particulière à l’agriculture, la protection des espèces et aux réserves en eau.
En 2016, la loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » a amorcé un tournant, modifiant le code de l’urbanisme à trois niveaux. Premièrement, elle a réaffirmé l’importance à accorder aux trames vertes et bleues en les protégeant par une nouvelle classification, la catégorie d’« espaces de continuité écologiques ». Le PLU peut s’appuyer sur celle-ci et imposer une part minimale de surfaces non imperméabilisées. Deuxièmement, la loi porte l’injonction de végétaliser les toitures de certains établissements commerciaux. Enfin, elle permet la création de servitudes dans les PLU pour des espaces verts à venir.
Cependant, certains architectes et urbanistes ont des réserves face à une ambivalence législative qui conduit à des situations paradoxales, où, à côté d’un travail fin sur la biodiversité, on demande par exemple la création de nombreuses places de parkings qui imperméabiliseront le sol.
Renforcer la biodiversité en ville
Les Cascades : Un Nouveau Quartier en Harmonie avec son Environnement
Le projet des Cascades porte sur l’aménagement global de l’ancienne friche industrielle du site des Ciments-Français, composant un nouveau quartier en lien avec son environnement : les coteaux, la Garonne et la commune de Lormont. Le site, placé dans une situation privilégiée au nord de Bordeaux Métropole, se développe au sud du parc de l’ermitage.
L’accès majeur du site des Cascades se fera depuis les quais de Garonne par le nouveau passage sous le viaduc de la voie ferrée. Cet accès fonctionnera en lien avec la Garonne avec l’implantation d’un arrêt de la navette fluviale batcub au droit de l’entrée du nouveau quartier, permettant à la Garonne de retrouver les usages d’autrefois : transport et loisirs. Les logements sont implantés au pied des coteaux perpendiculairement à la Garonne, privilégiant une orientation nord/sud et préservant la continuité du paysage entre le lit du fleuve et le coteau sous forme de paysages interstitiels appropriables.
La rue de l’azuré du serpolet est créée entre deux macro-lots Est et Ouest, reliant le quartier de Lissandre à la rue qui dessert l’équipement touristique. Les logements, implantés en peigne et en quinconce le long de la rue de l’azuré du serpolet, auront un épannelage varié du RDC au R+5+attique, avec une côte de seuil de 5.50 ngf. Sur l’îlot Ouest, une séquence composée d’immeubles de logements posés sur un socle de parking et protégés par un mur écran permet de réduire les nuisances sonores vis-à-vis de la voie ferrée. Des jardins suspendus au-dessus des parkings répondent aux bâtiments en peigne implantés sur l’îlot Est. Une façade « ville-fleuve » en béton matricé servant de protection sonore sera rythmée par une végétation grimpante.

Équipements Publics et Intégration Sociale
Le projet intègre des équipements publics essentiels pour les résidents. La piscine municipale demeurera un équipement social fort, répondant aux nouvelles attentes de tous les publics (familles, scolaires, clubs….). Ainsi, l’établissement comprendra un bassin sportif de 25 m, avec 6 lignes de nage et une profondeur allant de 1,30 à 2 m. Il pourra accueillir des compétitions, avec 150 spectateurs autour. Le bassin d’apprentissage disposera de 4 lignes de nage (0,70 à 1,30 m de profondeur), mais aussi d’un parcours de nage à contre-courant, des cascades d’eau et des jets de massage. Enfin, un splashpad (aire de jeux aquatiques) sera également proposé.
La Ville de Paris mène une politique très active de réalisation d'équipements d'accueil de la petite enfance, par la mise en œuvre de programmes mixtes associant, crèches, PMI et logements sociaux. Au pied d’un immeuble de logements, une crèche et une halte-garderie ont été installées. Organisées sur une surface d’environ 300 m², les locaux permettent d’accueillir 35 enfants qui profitent d’aménagements réalisés à leur mesure et de généreux espaces extérieurs de jeux.
Dans le cadre de ses missions, La Foncière Logement vise à accroître la mixité sociale des projets d'ANRU, en rendant attractif la location ou l'achat de logements de qualité dans des secteurs de renouvellement urbain. Le groupe Brémond a retenu l'atelierphilippemadec pour répondre à une consultation de La Foncière au Havre.

Innovations Architecturales et Matériaux Durables
L’approche architecturale proposée maintient la logique architecturale des façades et de la volumétrie. Les principes de couleurs, textures, découpages seront conservés tout en réparant les parties endommagées, en isolant par l’extérieur et en améliorant la durabilité de certains matériaux. La volumétrie particulière du bâtiment proscrit une solution unique pour le traitement de l’enveloppe.
De nombreux projets mettent en œuvre des matériaux et des techniques innovantes, favorisant la durabilité et l'intégration environnementale. On retrouve ainsi des mentions de HQE, gestion des eaux, ventilation naturelle assistée double-flux, label E+C-, et l'utilisation de matériaux biosourcés et géosourcés comme le bois et la terre crue. Des toitures végétalisées épaisses semi-intensives, la ventilation naturelle, le label BBC Effinergie, le Référentiel E+C- (Niv. Energie 2 & carbone 1), des poêles à bois et des panneaux photovoltaïques sont également privilégiés. Le restaurant réversible et pavillon démontable_niveau or BDM utilise des matériaux biosourcés et le photovoltaïque pour le chauffage. Un autre programme installé au cœur de la Zac Monges-Croix du Sud comprend une médiathèque de 1.170 m² et une salle des fêtes de 1 640 m², construit en bois et en terre, ce bâtiment atteint la performance énergétique niveau Passif.
Dans le cadre du projet urbain de l'Atelier Ile de Nantes (Alexandre Chemetoff), un immeuble de logements sociaux pour la SNI a été conçu et réalisé avec l'objectif de concilier le respect de la performance énergétique et de l'économie, malgré un sous-sol très pénalisant (fondations profondes). La réponse s'appuie sur la volonté d'une grande simplicité de la forme et des matériaux mis en œuvre, au service de logements possédant tous au minimum deux orientations et tous un séjour au Sud.
La Maison du projet accompagne la création de l'éco-quartier de Montévrain dans la ville nouvelle de Marne-La-Vallée. Le quartier du Port du Rhin à Strasbourg fait l'objet de nombreuses études afin d'y organiser les programmes nécessaires à son désenclavement. Ce projet vise à la transformation de l'ancienne écurie d'un moulin en maison.

La Biodiversité comme Axe de Conception
La notion de biodiversité, et le constat de son effondrement, prennent racine dans les années 1980. C’est avec le Sommet de la terre de Rio de 1992 qu’un cadre opérationnel est suggéré, celui de la Convention sur la diversité. Comment les architectes, les urbanistes, les paysagistes, les politiques, et plus largement les différents acteurs de la ville, s’emparent-ils aujourd’hui de cette notion de manière à s’inscrire dans ces actions ? Quels dispositifs proposent-ils pour intégrer le vivant en ville ? Comment les architectes affrontent-ils ce paradoxe, à savoir celui de construire tout en préservant les milieux habités ?
Dans les années 2000, on a assisté, dans les médiations du milieu de l’architecture (expositions, colloques et publications), à une victoire écrasante des thématiques du durable et de la performance énergétique. Au début des années 2010, les discours environnementaux se sont intéressés de plus en plus à des situations concrètes et locales, interrogeant avec une précision accrue le milieu du projet et les conditions de sa réalisation. Les questions de matériaux (et de réemploi) ainsi que celle du vivant sont devenues alors de plus en plus saillantes dans les débats et les projets. Deux expositions d’envergure ont participé à cette dynamique : La Ville fertile, à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, sous le commissariat de Nicolas Gilsoul et de Michel Péna, et Capital Agricole, au Pavillon de l’Arsenal, en 2018, dont le commissariat est assuré par Augustin Rosenstiehl. L’exposition La Ville fertile a introduit la question du vivant par une approche sensible.
En 2017, l’agence parisienne d’architecture et d’urbanisme TVK a été mandatée pour définir les principes de conception d’espaces publics aux abords des soixante-huit gares du futur métro du Grand Paris Express. La question écologique, et plus précisément celle de la biodiversité, n’y est pas prédominante mais elle revient à plusieurs reprises dans les quarante principes que compte l’étude. David Enon, qui pilote le projet, explique que les questions sur lesquelles le commanditaire, la Société du Grand Paris, interroge au départ TVK, sont principalement celles du confort, de l’efficacité et de l’intermodalité.
Dans cette étude, la question de la biodiversité est abordée par le biais de propositions que l’on pourrait rassembler autour de trois approches. La première est la mise en place d’une « biodiversité utile », comme les arbres plantés sur les places qui permettent à la fois aux humains d’attendre à l’abri de l’ombre et qui accueillent en même temps les oiseaux et la biodiversité. La deuxième approche est celle d’une biodiversité « non utilitariste du vivant », en développant des rubans de sous-trames arbustives diversifiées, en augmentant la sous-trame herbacée non tondue, en complétant les trames vertes et bleues par une trame noire et surtout en pensant des zones « d’exclusion, d’indécision, des refuges de biodiversité : zones non aménagées, territoires en réserve, de non-intervention, non accessibles aux usagers ». Enfin, le projet tente de favoriser les échanges entre l’habitant et le milieu, grâce à deux leviers. D’une part, les vues mettent en relation l’humain et le paysage proche et lointain.
À l’échelle urbaine et à l’échelle architecturale, l’agence parisienne Chartier-Dalix revendique prendre en compte, dès la conception du projet, la question de la cohabitation entre humain et non-humains. En 2019, ils ont accueilli en contrat Ciffre, en partenariat avec le Muséum d’histoire naturelle et l’ENSA Paris Malaquais, Delphine Lewandowski, doctorante en architecture. Sa thèse, intitulée « Vers une conception biodiversitaire des façades », vise à structurer les recherches de l’agence sur l’accueil du vivant dans les façades des bâtiments.
L’école des sciences et de la biodiversité de Boulogne, livrée en 2014, illustre le positionnement de l’agence. Porté par une mairie aux fortes ambitions environnementales et réalisé dans le cadre d’un écoquartier, le projet émerge dans un contexte favorable à l’éclosion d’une réflexion écologique. Deux leviers sont mobilisés : la toiture « prairie » et la façade « écorce ». Une toiture avec une épaisseur de terre qui oscille entre 30 et 150 cm permet d’accueillir une végétation dense. À 10 km du site du projet, les architectes et l’écologue ont identifié des prairies sèches marnicoles au sein du Domaine national de Marly-le-Roi et ont sélectionné une parcelle « en tant que donneur idéal pour le toit de Boulogne ». Les graines des espèces les plus précoces (sauge des prés, brome érigé, amourette) ont été collectées à la main et ont été ensuite semées sur la toiture du groupe scolaire. La toiture est composée d’un cœur forestier (550 m²) de 220 arbres, d’un ourlet de fruticée et de sous-bois (environ 500 m²) et d’une prairie mésophile (environ 850 m²). Le second levier est un mur en béton conçu pour se végétaliser avec l’humidité et le temps. Le mur est constitué de 1 436 blocs de béton dont l’agencement est pensé pour abriter la faune et la végétalisation spontanée. Différentes variétés de nichoirs sont sculptées dans les façades. Les architectes expliquent avoir choisi le béton pour la proximité de sa texture avec celle de la pierre, « dans l’optique de reproduire les conditions morphologiques d’un vieux mur qui serait progressivement colonisé par les mousses et la végétation ».

Les Paradoxes de l'Architecture Écologique et la Question de la Modestie
Fin 2019, un architecte et docteur en architecture raillait sur les réseaux sociaux les paradoxes du positionnement de Chartier-Dalix (que l’on pourrait sans difficulté projeter aussi sur TVK), à savoir revendiquer préserver la biodiversité tout en participant largement à un système qui la détruit massivement. Peut-on s’emparer sans naïveté ni cynisme de la question de la préservation de la biodiversité quand on présente une étude urbaine commanditée par la Société du Grand Paris ?
Ce débat nous renvoie à celui qui s’est tenu, il y a quelques mois, lors de l’organisation du forum « Agir pour le vivant », forum organisé par la maison d’édition Actes Sud, avec la participation d’une centaine d’intervenants. Les philosophes Isabelle Frémeaux et John Jordan avaient publié dans la revue en ligne Terrestres, quelques jours auparavant, un « appel à déserter le forum Agir pour le vivant ». Ils pointaient le paradoxe de l’événement financé par ceux-là mêmes qui « font partie de la logique délétère qui ne cesse de traiter le vivant comme n’ayant de valeur que si celle-ci peut être calculée comme une marchandise ou un service au sein du marché ».
Cette question, de la pureté ou du trouble, de la cohérence ou de la complexité, se pose aussi au milieu de l’architecture. L’architecte qui revendique une architecture écologique, en déployant des ressources et de l’énergie, en altérant les milieux habités, n’est-il pas d’emblée dans une forme de paradoxe, d’incohérence ou de trouble ? Face à cela, certains jeunes architectes refusent de construire, se tournant vers l’architecture de papier. Face à l’idée d’anthropocène qui exalterait notre puissance (dévastatrice certes, mais puissance tout de même), l’historien Jean-Baptiste Fressoz défend une approche de l’écologie par la modestie. Et si ce thème de la modestie pouvait nous sortir de la binarité que nous venons d’exposer ? Il s’agirait d’être attentif, patiemment, aux actions mineures et souvent silencieuses de certains architectes, aux gains de quelques centimètres de pleine terre, à la possibilité pour les moineaux de se nicher dans une façade, à la mise en place d’une petite trame noire.
Renforcer la biodiversité en ville
Projets et Réalisations Exemplaires en France
Le projet est issu d'une consultation privée remportée par le trio d'architectes atelierphilippemadec (mandataire), JAP et Marc Barani. Ce programme installé au cœur de la Zac Monges-Croix du Sud comprend une médiathèque de 1.170 m² et une salle des fêtes de 1 640 m². Construit en bois et en terre, ce bâtiment atteint la performance énergétique niveau Passif. Deux programmes complémentaires, une médiathèque et une salle des fêtes, y sont associés autour d'un hall et d'une salle de conférence commune.
Dans le cadre du projet VILLE-PORT, la ville de Saint-Nazaire a développé un projet urbain autour du square Delzieux, intégrant logements, bureaux, commerces et un îlot Démonstrateur Bois. Le quartier du Port du Rhin à Strasbourg fait l'objet de nombreuses études afin d'y organiser les programmes nécessaires à son désenclavement.
La Foncière Logement vise à accroître la mixité sociale des projets d'ANRU, en rendant attractif la location ou l'achat de logements de qualité dans des secteurs de renouvellement urbain. Au Havre, le groupe Brémond a retenu l'atelierphilippemadec pour une consultation de La Foncière.
Calé au cœur des remparts de la Haute Cour du Logis du Château de Mayenne, rare monument européen à posséder des vestiges carolingiens, le musée archéologique de Mayenne est en bois de chêne et de pin sylvestre. Le Parc écologique IZADIA d'Anglet est à l'embouchure de l'Adour aux bords des plages de La Barre, dans le Pays Basque. Il possède un biotope unique en France, né de la conjonction d'une nature généreuse et d'une activité humaine traditionnelle.
La Maison d’Accueil Spécialisée (M.A.S) « Les Sorbiers » s’organise aujourd’hui dans un site parsemé comparable à un hameau. Le projet de réhabilitation et d’extension cherche à valoriser cette dynamique de « village » en développant, au Sud, les espaces d’intimité entretenant une relation privilégiée à la forêt et aux serres existantes. Au Nord, les espaces de partages se connectent directement à l’espace public. Des continuités végétales, depuis le boisement Sud, traversent ces deux grands axes fonctionnels. Elles ouvrent de nombreuses percées visuelles vers le bois et permettent une proximité directe des résidents avec la nature, favorisant leur bien-être physique et psychologique.
À Bordeaux, rive droite, entre une pièce de la "ville de pierre", des barres de logements sociaux et aux abords du Jardin Botanique, l'ancienne cité ouvrière Paul Boncour est en démembrement régulier. Construite entre 1929 et 1931 par Jacques d'Welles, architecte de la ville de Bordeaux, elle comptait initialement 113 logements.
Le lac de Grand Lieu est un lac situé au sud-ouest de Nantes, caractérisé par une superficie très fluctuante et une faible profondeur. Le pôle œnotouristique du pays de Lunel propose une programmation riche autour du vin : accueil, dégustation, exposition, restaurant, jardin ampélographique, promenade.
La réalisation des résidences Venezia et Casa Verde s’inscrit dans le cadre de la démarche « Bâtiment Basse Consommation pour tous en 2012 », initiée en 2009 par Rennes Métropole au lendemain de la conférence des Nations Unies de Copenhague sur le climat.
Ce réservoir sur tour de 1400m3 est conçu comme un bâtiment, en vue de s'insérer dans le contexte urbain à venir à ses abords immédiats. De conception durable, il n'utilise pas de pompe et son entretien est réduit a minima : béton brut, acier galva et prairie fleurie. Sa hauteur et son point bas ont été déterminés par la pression du réseau qui sert à le remplir et par l'effet de la gravité qui sert à le vider sans perte de pression. Ce dispositif permet en outre que la distribution d'eau se poursuive durant les périodes de coupures d'électricité.
En 2004, porte d'entrée de l'exposition "Chez soi", un pavillon a repris l'archétype de la maison individuelle bretonne, celle dont Le Corbusier vantait les mérites de simplicité. Elle fut réhabilitée l'année suivante pour l'exposition "Architecture au corps", et recouverte des images de sa construction.
Située rue des Ursulines à Paris 5°, en cœur d'îlot sur une parcelle triangulaire, une réalisation prend lieu et place d'anciens ateliers désaffectés ayant servi à la fabrication des autoclaves de Louis Pasteur. Une maison unifamiliale a été conçue de telle manière à tirer le plus profit du site arboré et orientée vers le sud, dans le quartier Pen al Lann de Carantec.
Entre les voies RER A, une Z.A.C. de petits collectifs, un ancien tissu pavillonnaire et des équipements scolaires, le centre de loisirs Rouget-de-Lisle met en œuvre l'ensemble des dispositifs environnementaux pour donner aux enfants de Nanterre un lieu de bien-être. Magny-Les-Hameaux a vu sa nouvelle mairie conçue comme un monument, car il n'y avait grand chose à quoi s'intégrer sur le site de son implantation, et qu'il était nécessaire de poser les marques d'une fondation. La Médiathèque a été installée dans une ancienne maison de ferme du XVIII° siècle. La longère réhabilitée en Salle d'Exposition en était la porcherie, immédiatement à ses côtés, en vis-à-vis.
Le projet des 20 logements étudiants du Menguen est une série colorée de 10 volumes cylindriques emboîtés de deux niveaux chacun, partant du principe que, dans 20 m2, il y a un monde. Un ensemble de logements sociaux PLI est situé au cœur du 20ème arrondissement de Paris. Face au square des saint-Simoniens, cet immeuble de logements continue la ville en réinterprétant les archétypes parisiens.
La Mairie de Plourin-Lès-Morlaix, pensée comme un tissu urbain et non pas un objet architectural, est organisée entre une partie administrative banalisée et une salle du conseil et des mariages monumentalisée, jouant les échelles et les matériaux pour créer des continuités non stylistiques, mais cohérentes avec l'architecture bretonne de ce bourg.
Au bord du périphérique à la Porte de Bagnolet, l'hôtel industriel Serpollet fait écho à toutes ces conditions spatiales et historiques, aboutissant à l’apparition d’un morceau de ville, une pièce urbaine, variée et accueillante. Le parc central avoisine une superficie d’un hectare, librement accessible par tous les résidents et les riverains, il donne à tous un espace fortement végétalisé, adapté à la promenade et aux rencontres.

La Maison de la Terre à Casablanca : Un Projet Culturel et Écologique
Au bord du boulevard de l’Océan Atlantique à Casablanca (Maroc), la Maison de la Terre est un équipement à vocation culturelle, touristique et pédagogique. Il s’installe dans un projet urbain significatif autour de la récréation du parc de loisirs Sindibad et de son parc animalier, et de la création d’un parc archéologique, d’un parc urbain et d’un parc écologique. La Maison de la Terre est la porte d’entrée du parc archéologique.
Dans la partie Nord de la carrière de Sidi Abderrahmane fut découverte en 1955 la grotte des Littorines qui a livré des restes fragmentaires de l’homme de Sidi Abderrahmane (atlanthropus mauritanicus). La grotte des Ours fut mise à jour entre 1992 et 1995 et laissa apparaître des vestiges datés à la période des Acheuléen. Pour protéger ce site fragile et pour en exposer les caractéristiques exceptionnelles, sur le lieu où furent trouvés les plus anciens ossements d’Afrique du Nord, ceux du plus ancien Marocain, un Musée de la Civilisation sera réalisé dans la partie la plus resserrée de la carrière. Grand plan horizontal recouvert de marbre blanc, le Musée vient recouvrir un sol qui restera en sable de mine. Après 2 années d'études, l'atelierphilippemadec a quitté avec Tribu Conseil ce projet qui ne répondait plus à ses engagements écoresponsables.

tags: #architecte #aire #compostage #lormont