Même si l'on peut commencer la poterie avec ses mains et un peu d'argile glanée, la poterie est un art technique. L'homme utilise l'argile depuis des temps immémoriaux, témoignant de sa présence dans toutes les civilisations, de l'Amérique précolombienne à l'Orient. Cette omniprésence s'explique par le fait que l'argile se trouve à peu près partout dans le monde. Elle est la matière de prédilection du modeleur, un matériau vivant que l'on trouve à profusion dans la nature.
En céramique, l'argile est une terre de composition variable, souvent savamment préparée. Elle se façonne aisément et durcit au feu, parfois simplement au soleil. Il existe différentes qualités de terre, qui ont chacune leurs particularités. Les découvertes archéologiques montrent la présence de poteries dans toutes les civilisations, et il est difficile de tracer les limites entre l'art, l'art de vivre et les différentes techniques d'utilisation de l'argile.
Les céramistes travaillent l'argile, mais en réalité, il s'agit de pâtes céramiques. Les pâtes céramiques sont des mélanges d'argiles et de matières minérales dont la composition est étudiée pour obtenir des propriétés particulières. Ce guide explore les principaux types d'argiles et leurs utilisations privilégiées, des plus courantes aux plus spécifiques, ainsi que les innovations qui repoussent les limites de la créativité.
L'origine et la composition de l'argile
À sa naissance par refroidissement, la croûte terrestre a formé des roches à base de feldspaths. Cette croûte est constituée à plus de 90 % par trois minéraux : le quartz, le feldspath et le mica, formés de trois éléments chimiques : la silice, l'alumine et le fer. Depuis des millions d'années, ces roches ont été attaquées et partiellement dissoutes par les intempéries, principalement l'eau.
Les cours d'eau ont ainsi transporté jusqu'aux océans des particules de ces différents minéraux qui ont pu se déposer par couches dans certaines zones. Ce sont les argiles sédimentaires ou argiles secondaires qui contiennent de la silice, de l'alumine, des alcalins, du fer et plus ou moins d'impuretés organiques.
À cause de cette érosion, les roches feldspathiques ont perdu une majorité de leurs particules alcalines (sodium, calcium, etc.) qui sont plus solubles. Ne reste donc qu'une grosse partie d'alumine et de silice, qui, exposée longuement à l'humidité, va former une argile plus "pure". On l'appelle l'argile primaire.
L'argile possède une grande capacité à retenir l'eau, à la restituer et à la réabsorber. Sa malléabilité est due à la structure lamellaire des fines particules d'argile qui glissent les unes sur les autres grâce à la présence d'eau. En séchant, elle se raffermit, se rétracte et casse facilement.

À l'état naturel, les argiles sont grises, verdâtres, rouges ou brunes selon les oxydes qu'elles contiennent, notamment l'oxyde de fer ou l'oxyde de titane. Les argiles contiennent différents minéraux pour devenir solides après cuisson.
Les principaux types d'argiles pour la poterie
Les différentes typologies de terres pour poterie se distinguent principalement par leur température de cuisson. On peut regrouper les argiles en deux plages de température principales : basse température (950 à 980 °C) et haute température (1280 à 1300 °C).
La Faïence : malléabilité et couleurs vives
La faïence est une argile basse température, sa température de cuisson maximale se situe aux environs de 1100 °C. C'est une pâte céramique bon marché et adaptée à un large éventail de techniques. Elle est aussi la terre la plus présente dans la nature. Il y a donc de fortes chances que celle de votre jardin en soit, peu importe sa couleur ! C'est l'argile la plus utilisée dans les cours de céramique et elle est moins chère que le grès.

Après la cuisson, la faïence reste tendre et poreuse. C'est très bien pour l'humidité des pots de fleurs mais pas terrible face au gel. Sinon, les créations ne seront pas imperméabilisées (et les émaux reviennent vite chers).
Pourquoi utiliser la faïence en céramique ?
La faïence est parfaite pour :
- Des formes plus compliquées, car elle est plus malléable que le grès.
- Des créations colorées, car elle permet l'utilisation d'émaux plus vifs.
Elle a une surface blanche et lisse, et permet d'obtenir des couleurs vives ou pastels.
Le Grès : robustesse et imperméabilité
Géologiquement, le grès est une argile très riche en silice. C'est une variété de sable fin présent aussi dans la composition du verre. Sa présence rend le grès imperméable, ce qui est sa grande qualité. Le grès est une argile qui peut être cuite à haute température, soit à plus de 1200 °C, et la cuisson finale se trouvera entre 1200° et 1300°C. Les terres à grès sont des argiles secondaires ou sédimentaires, plastiques et à forte teneur en silice, appelées argiles grésantes, et dont la vitrification s'effectue environ de 1 200 °C à 1 300 °C.
Le grès est une pâte céramique haute température et également bon marché. C'est un matériau résistant aux éraflures et imperméable à l'eau si suffisamment cuit. C'est une terre idéale pour la céramique utilitaire et extérieure car il résiste au gel et est imperméable. Ses avantages sont qu'elle se rétracte moins que le grès à la cuisson.
Pour qu'une argile soit grésée et fermée, il importe que la cuisson du grès atteigne 1280 degrés. Après une première étape de cuisson lente pour faire évaporer l'eau contenue dans les émaux, une fois le point quartz dépassé (450-500 degrés), on peut accélérer la cuisson jusqu'à atteindre 1280°C. Vous trouvez les conseils de cuisson sur les paquets de terre que vous achetez. Par contre, si vous recyclez votre argile, vous devrez en connaître la composition avant de la cuire, pour éviter les mauvaises surprises !

Les grès sont en général reconnaissables à leur couleur qui va du chamois ou gris clair à un gris plus foncé ou au brun. Le grès gardera plus de traces de déformations que la faïence lors de la cuisson : toutes les petites imperfections du tournage ressortiront plus facilement. Les terres à grès peuvent être utilisées pour la céramique, la poterie, la sculpture, le Raku : à la fois plastiques au façonnage et résistantes une fois cuites, elles développent leurs multiples avantages selon les usages et techniques céramiques de façonnage et de cuisson.
Il existe des qualités de grès très variées puisque la terre peut être : chamottée ou non ; chamotte épaisse ou fine ; blanche, jaune, rouge, brune, noire. On peut cuire du grès dans un four électrique (cuisson en oxydation), ou un four à gaz (cuisson en réduction) ou à bois. La cuisson réductrice est obtenue lorsque le potier "étouffe" volontairement la flamme en diminuant la quantité d'air disponible dans le four. Pour continuer la combustion, la flamme va chercher les molécules d'oxygène où elle le peut, à savoir dans les oxydes, ce qui va provoquer des réactions chimiques différentes de celles obtenues en atmosphère oxydante et les couleurs ainsi obtenues seront uniques. Par exemple, l'oxyde de cuivre donnera des couleurs rouges.
Como céramique propose une sélection des pains d'argile grès pour toutes les créations : poterie, sculpture, modelage. On peut y trouver des grès d'expression comme les grès Collet SiO2, particulièrement adaptés aux travaux de sculpture. La gamme Raoult&Beck propose également une variété de grès aux coloris et textures adaptés aux travaux de sculpture et poterie. On retrouve aussi des valeurs sûres qui accompagnent les potiers depuis des générations : Grès de St Amand, les Grès de Noron ou encore les Grès blancs du Westervald.
Exemples de grès et leurs caractéristiques :
- GRES GSAT40 LISSE : Argile naturelle extraite de la carrière des Beaux-Arts à Saint-Amand-en-Puisaye. De couleur beige après cuisson oxydante et grise en atmosphère réductrice. Excellente pour le tournage, le calibrage et le pressage. Conditionné par 10 kg.
- GRES NOIR PRNI 0-0.2 mm 960-1260°C : Température de cuisson : 1200-1240ºC. Température biscuit : 1000ºC. Humidité : 21%. Plasticité (IP Atterberg) : 19. Retrait au séchage : 8.2%. Retrait après cuisson 1240ºC : 5.4%. Porosité (absorption d’eau) à 1240ºC : 4.0%. Résistance mécanique sec : 4.6 N/mm2. Résistance mécanique après cuisson 1240ºC : 51.4 N/mm2. Coefficient dilatation 1240ºC (25-500ºC) : 63.8x10^-7ºC^-1. Conditionné par 12.5 kg.
- GRES NOIR PRNF 0-0.5 mm 960-1260°C : Température biscuit : 1000ºC. Humidité : 21%. Plasticité (IP Atterberg) : 22. Retrait au séchage : 7.0%. Retrait après cuisson (1260ºC) : 4.5%. Porosité (absorption d’eau à 1260ºC) : 9.4%. Résistance mécanique sec : 2.0 N/mm2. Résistance mécanique après cuisson (1260ºC) : 27.5 N/mm2. Coefficient dilatation (25-500ºC) : 55.8x10^-7ºC^-1. Conditionné par 12.5 kg.
- GRES BLANC PRAF 0-0.5 : Conçu pour la céramique artistique, idéale pour la sculpture, la réalisation de pièces pour la construction et des pièces en cuisson Raku. La haute teneur en chamotte donne du caractère à la pièce céramique et lui confère un excellent comportement au séchage et à la cuisson. Sa couleur « blanc ivoire » très reconnaissable est très appréciée et représente une excellente base pour la création de couleurs avec des émaux et des oxydes colorants. Température de cuisson : 1240-1300ºC. Température biscuit : 1000ºC. Humidité : 17%. Retrait au séchage : 5.4%. Retrait après cuisson (1300ºC) : 4.6%. Porosité (absorption d’eau à 1300ºC) : 4.1%. Résistance mécanique sec : 2.4 N/mm2. Résistance mécanique après cuisson (1300ºC) : 26.2 N/mm2. Coefficient dilatation (25-500ºC) : 55.9x10^-7ºC^-1. Conditionné par 12.5 kg.
OXYDANT et RÉDUCTEUR ✔️ Vocabulaire | 1ère spé | Physique Chimie
La Porcelaine : pureté, translucidité et raffinement
La porcelaine est un mélange créé, elle n'existe pas dans la nature. Elle est composée de quartz, kaolin et feldspath. L'argile est ajoutée pour la plasticité. Sa composition lui offre une grande résistance, une translucidité sans égal et une blancheur éclatante. Grâce à la présence de kaolin, la porcelaine est d'une grande pureté et d'une remarquable blancheur.
Cuite à très haute température (1300-1400 °C), elle offre une très grande résistance. Cuite entre 1220 et 1280°C, son aspect translucide est renforcé et la terre porcelaine devient imperméable. Les émaux y développent toute leur richesse et l'intensité de leurs couleurs. La terre à porcelaine permet ainsi de réaliser des objets solides, pouvant être peints après cuisson.

Pourquoi l'utiliser en poterie ?
Grâce à sa composition et ses caractéristiques, elle est utilisée pour :
- La vaisselle ;
- Des figurines ;
- Des objets décoratifs ;
- Des luminaires ;
- En bijouterie ;
- Articles de luxe.
La porcelaine reste une matière exigeante. On ne la recommande pas aux débutant.es, car elle subit un retrait plus grand que les autres argiles et se déforme très facilement avant cuisson. C'est une pâte céramique haute température très plastique (donc difficile à tourner) et chère.
Le Kaolin : composant essentiel de la porcelaine
Le kaolin est une argile formée en grande partie de kaolinite (silice + alumine + eau) et de débris de roches feldspathiques. Comme on l'a vu précédemment, le kaolin est issu de recomposition des roches sur place. C'est donc une argile relativement pure, elle contient très peu de fer, de titane ou autres minéraux. Mais sa composition en grains grossiers la rend très peu plastique. Les kaolins diffèrent par leur composition à travers le monde.
Le kaolin a toute sa place dans un atelier de potier. On l'achète à l'état de poudre et il sert à la fabrication d'émaux céramiques, d'engobes et même aux enduits pour protéger les plaques de four.
Deux types de kaolin se distinguent :
- Le kaolin « classique » constitué d'environ 50 % de silice et 35 % d'alumine avec plus de 10% de perte au feu.
- Le kaolin calciné ou molochite constitué d'environ 50% de silice et 45% d'alumine. Ce kaolin a déjà été cuit à 600°C puis réduit à l'état de poudre.
Les Ball-clays : pour une plasticité accrue
Les ball-clays sont des argiles secondaires aux propriétés différentes du kaolin bien que leurs compositions soient proches. Les particules des ball-clays sont beaucoup plus fines du fait de leur voyage dans l'eau, ce qui leur donne une grande plasticité. On peut trouver des sacs de ball-clay en poudre dans certains ateliers de céramiste mais c'est plutôt rare car on les utilise dans des domaines assez pointus comme la modification des propriétés d'une pâte céramique ou d'une barbotine de coulage pour augmenter leur plasticité.
La Terre cuite : l'argile des usages traditionnels
La terre cuite est l'argile rouge qu'on utilise surtout pour les tuiles ou les pots de fleurs. Elle est poreuse et moins résistante aux chocs que les autres argiles à céramique.
Argiles spéciales et leurs applications innovantes
Au-delà des argiles classiques, il existe des terres avec des propriétés spécifiques, offrant de nouvelles possibilités aux céramistes.
L'Argile autodurcissante : pour les débutants et sans four
L'argile autodurcissante, ou "argile sans cuisson", est une terre fine, sans chamotte, à laquelle on ajoute un produit durcisseur. Celui-ci entre en action lors du séchage et produit un effet similaire à celui d'une cuisson. La terre autodurcissante est ainsi idéale pour débuter la poterie si vous ne disposez pas d'un four céramique.
Mais attention au contact de l'eau ! L'argile autodurcissante se désagrège à nouveau, sauf cuisson à température traditionnelle ! Son coût est 2 à 5 fois plus élevé que celui de l'argile traditionnelle.
La Terre papier (Paperclay) : liberté de modelage et résistance aux chocs thermiques
La terre papier, ou "paperclay" en anglais, est une argile à laquelle on ajoute du papier. Ceci permet de rendre la terre plus facile à travailler, notamment pour la réalisation de pièces très fines. Le paperclay est cuit à la température de l'argile de base utilisée dans la préparation.

On pourrait penser qu'ajouter à l'argile une matière qui brûle à la cuisson est complètement illogique. Cela permet de pousser les capacités d'une argile, comme la porcelaine par exemple, réputée difficile à manier. En effet, grâce aux fibres du papier, le modelage devient plus facile. Les assemblages entre les différents éléments sont également plus faciles. Il n'est pas nécessaire d'avoir des morceaux qui ont atteint le même stade de séchage comme avec l'argile classique. Associer un morceau humide avec un morceau sec est possible car la terre se ré-humidifie. Une fois sèche, une pièce en terre-papier va être également plus facile à manipuler, elle ne va pas s'effriter.
À la cuisson également, la terre-papier est intéressante. La monocuisson et la cuisson raku se font bien, puisque le papier brûle en premier, et la structure microporeuse de l'argile supporte mieux les chocs thermiques.
La Terre chamottée : pour la résistance et les grandes pièces
La chamotte est constituée de terre cuite réduite en poudre. Sa granulométrie est variable et donne à la terre une résistance supplémentaire. C'est une argile qui a déjà été cuite à haute température puis broyée avant d'être ajoutée à votre argile fraîche, que ce soit du grès ou de la faïence. C'est donc principalement un mélange d'alumine et de silice qu'on peut trouver de différentes finesses.
Si cette terre de potier devient moins lisse au toucher, l'ajout de la chamotte permet de la rendre plus résistante aux chocs thermiques (idéal pour la cuisson raku par exemple), mais également moins sujette aux déformations lors de la cuisson et du séchage. La structure de l'argile étant plus résistante, elle devient plus facile à façonner. Cela permet de réaliser des sculptures et projets de façonnage de plus grand format. Pas trop grossière, on peut aussi l'utiliser dans une argile de tournage pour les mêmes raisons.
Les avantages de la chamotte :
- L'argile chamottée va sécher plus rapidement.
- Le retrait de l'argile sera moins important car elle contient moins d'eau.
- Le séchage est aussi plus uniforme, ce qui diminue le risque de fissures.
L'inconvénient :
- La chamotte contient aussi du fer, cela va influencer la couleur de l'argile, si elle est blanche ou claire, mais aussi les résultats avec les glaçures. Par contre, il existe une chamotte blanche appelée molochite.
Les Argiles réfractaires : pour la résistance à la chaleur
Cette famille englobe une grande variété d'argiles ayant comme seule propriété commune de ne pas se déformer à 1500°C. Elles sont utilisées pour fabriquer des plats de cuisine, des briques ou autres éléments exposés à de hautes températures. Elles sont généralement utilisées comme composants pour augmenter la résistance à la chaleur d'une pâte céramique et lui donner du grain. On n'utilise pas d'argile réfractaire en tant que telle à l'atelier. Par contre, certains céramistes vont utiliser des terres à creuset pour confectionner des plats pour cuire leurs résidus d'émaux ou tester la fusibilité de pâtes céramiques.
La Bentonite : l'agent plastifiant
La bentonite est une argile d'origine volcanique. Sa propriété principale est sa capacité à retenir l'eau. Elle ne peut être utilisée seule mais apporte une grande plasticité aux pâtes à laquelle on la mélange. La bentonite peut servir aux céramistes expérimentés pour modifier leurs pâtes céramiques. Elle est plus souvent utilisée comme agent suspensif dans les bains d'émaux.
L'intégration de matériaux insolites pour la créativité
Le rendu ou la texture finale de la terre ne convient pas toujours. Il est possible de laisser sa créativité s'exprimer en intégrant des matières insolites à l'argile crue. Certains matériaux ont des propriétés grandioses, ils peuvent améliorer le processus de travail, tandis que d'autres vont totalement transformer l'apparence des poteries.
Le Verre : pour des effets cristallisés
Le verre peut donner de très beaux effets cristallisés sur une tasse ou un bol en céramique. Il est aussi possible de le mélanger directement à l'argile une fois qu'il est broyé. Attention toutefois à la manipulation de votre argile, elle peut être assez dangereuse. Il est recommandé de commencer avec des petites billes de verre qui ont une couleur intense, qui sont sécuritaires à manipuler, et de les placer dans les bols pour une cuisson lente. Comme le verre peut fondre assez rapidement sur les céramiques, cela va éviter de ruiner le four. Il est toutefois préférable de réserver cette pratique à des objets non alimentaires car le verre en cristaux crée une surface plus ou moins régulière.
Les Clous en acier : pour des textures inattendues
Pour une fois, planter des clous paraîtra très facile ! On peut cuire des clous en acier à au moins 1060 degrés Celsius, mais possiblement plus, sans que ceux-ci se mettent à fondre.
Les Graines : pour des motifs organiques
Il est possible d'ajouter des graines comme matériaux à l'argile. Elles vont brûler à la cuisson et laisser un espace plein de caractère selon leur forme initiale. Les lentilles, les haricots, le riz, et même les grains de couscous, peuvent donner des résultats étonnants, plus ou moins subtils. Pour ce faire, il suffit d'ajouter une poignée de graines à l'argile bien fraîche et de la pétrir. On obtiendra ainsi toutes sortes de textures intéressantes.
OXYDANT et RÉDUCTEUR ✔️ Vocabulaire | 1ère spé | Physique Chimie
Avec tous ces matériaux, le plaisir de faire de la poterie est décuplé. Que ce soit avec des fibres naturelles ou des matériaux alimentaires, il peut se dégager du four céramique des fumées dues à la combustion. C'est donc préférable de faire ses cuissons en extérieur ou bien de ventiler efficacement l'espace.
Considérations importantes pour le choix et l'utilisation de l'argile
Choisir la bonne argile est crucial pour la réussite des projets céramiques. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte.
La Plasticité : l'équilibre entre malléabilité et tenue
La plasticité désigne la capacité de l'argile poterie à être modelée sans se fissurer. Pour le modelage, une forte plasticité permet de sculpter facilement, sans casse. Pour le tournage, une terre de potier trop plastique peut, au contraire, manquer de tenue et s'affaisser.
La Température de cuisson : une étape délicate
Chaque type de terre céramique (grès, porcelaine, faïence) possède une plage de température de cuisson spécifique. Utiliser une température inappropriée peut considérablement affecter la solidité et l'apparence de la pièce. Par ailleurs, si une terre est cuite à une température supérieure à celle donnée par le fabricant, elle fondra dans le four et l'endommagera très sérieusement.
La Résistance aux intempéries : pour les créations extérieures
Pour une bonne résistance aux intempéries, il est également nécessaire de privilégier les terres de potier haute température telles que le grès, qui deviennent imperméables après cuisson.
Le Stockage de l'argile : préserver sa malléabilité
Pour éviter son dessèchement, la terre de poterie doit être stockée dans un sac hermétique ou dans un contenant bien fermé.
Où acheter son argile et le choix professionnel
Boesner a sélectionné des terres d'argile venant de la forêt de Westerwald aux composantes distinctes. Chacune d'entre elles permet d'obtenir un résultat bien défini. Ils proposent des pains d'argile pour toutes les demandes, de l'argile Terra conçue pour les travaux d'études aux terres d'argile pour les professionnels.
On y trouve de l'argile pour professionnels blanche à crème, de l'argile rouge clair à rouge foncé idéale pour les façonnages. De l'argile marron à marron foncé Terra, très appréciée pour sa couleur, idéale pour la réalisation de petites et moyennes pièces. De l'argile grise à noire Terra, également très appréciée pour sa couleur, idéale pour la réalisation de petites et moyennes pièces. Tous les pains d'argile proviennent de la grande marque d'argile Terra.
Pour l'achat d'argile de poterie, on peut faire confiance à Cigale et Fourmi, boutique en ligne spécialiste du matériel céramique. Ils proposent une vaste gamme de terres céramique : grès, terre à raku, à faïence et à porcelaine, mais également argile autodurcissante, paperclay, terre sigillée et bien plus encore.
L'argile hydratée (en pâte) est malléable, elle peut être mise en forme ; après séchage, elle devient solide, et le reste de manière permanente après le passage au four. Ces propriétés en font un matériau de choix pour la fabrication d'objets céramiques.