Armelle Bigot et le Maraîchage de Montagne : Innover pour une Agriculture Durable

Le domaine de l'agriculture, et plus spécifiquement le maraîchage, est en constante évolution, cherchant des solutions innovantes pour répondre aux défis environnementaux, économiques et sociaux. Si le nom d'Armelle Bigot n'apparaît pas directement dans les données fournies, l'ensemble des informations converge vers une dynamique d'innovation et de durabilité qui caractérise souvent les initiatives telles que le "maraîchage de montagne". Cet article explore les différentes facettes de cette dynamique, en s'appuyant sur les avancées scientifiques, les récompenses et les projets concrets qui façonnent l'agriculture de demain.

Paysage de montagne avec parcelles maraîchères en terrasses

Le maraîchage de montagne, par sa nature même, implique des contraintes spécifiques liées au climat, à la topographie et à la biodiversité locale. Il nécessite une approche adaptée, souvent en rupture avec les modèles agricoles conventionnels, pour prospérer dans ces environnements exigeants. C'est dans ce contexte que les innovations en agroécologie, les recherches sur la génétique végétale et les outils technologiques trouvent une résonance particulière.

La Science au Service de l'Agroécologie et de la Résilience Végétale

L'agroécologie est au cœur des préoccupations actuelles, comme en témoignent les recherches originales de Margot LECLERE, visant à accompagner, de façon opérationnelle, les agriculteurs et les filières dans la transition agroécologique des systèmes alimentaires. Cette approche intégrative est essentielle pour le maraîchage de montagne, où la résilience des cultures et la préservation des écosystèmes sont primordiales.

Les travaux de Jean-Philippe COMBIER, récompensés pour la découverte d’un mécanisme de régulation des gènes végétaux via des micropeptides naturels, ou miPEPS, ouvrent des perspectives fascinantes. Ces micropeptides sont impliqués dans le développement et dans des processus complexes tels que la fixation de l’azote de l’air, les symbioses et la réponse immunitaire. Leur utilisation potentielle dans une stratégie de biocontrôle pourrait révolutionner la protection des cultures en montagne, réduisant la dépendance aux produits chimiques et favorisant des pratiques plus respectueuses de l'environnement.

Infographie sur les micropeptides végétaux et leurs fonctions

Dans le même esprit, Matthieu BARRET, directeur de recherche à l’Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS Angers), a apporté une contribution essentielle à notre connaissance de la biologie des plantes et développé de nouvelles méthodes de protection des semences grâce à ses travaux pionniers en écologie microbienne des semences. Ces avancées sont cruciales pour le maraîchage de montagne, où la qualité et la robustesse des semences sont déterminantes pour la réussite des cultures.

Les recherches sur la génétique et la génomique des légumineuses menées par Nadim TAYEH, chercheur à l’UMR Agroécologie de Dijon, et notamment ses travaux sur la valorisation des ressources génétiques, sont également d'une grande importance. Les légumineuses jouent un rôle clé dans la fertilité des sols et la diversification des cultures, aspects fondamentaux pour des systèmes maraîchers de montagne durables.

Arnaud GAUFFRETEAU, ingénieur de recherche, INRAE-UMR d’agronomie, Saclay, est reconnu pour ses compétences en agronomie et en statistiques, mobilisées pour la connaissance des variétés, et sa capacité à mener des recherches en partenariat avec la R&D Agricole et les semenciers. Cette collaboration est vitale pour adapter les variétés aux spécificités des environnements montagnards.

La génomique végétale a également bénéficié de l'expertise d'Hélène BERGÈS, scientifique de premier plan ayant piloté la création du Centre français des ressources génomiques (CNRGV) à Toulouse. Cette immense bibliothèque de ressources génomiques, gérant plus de 40 millions de fragments de génome, est devenue une référence internationale. Les contributions d'Hélène Bergès à une meilleure connaissance des génomes végétaux complexes du blé, de la canne à sucre, de l’orge, du tournesol et de la vanille, illustrées par une publication révolutionnaire dans le journal EMBO en 2017 et le dépôt d’un brevet d’utilisation du système Crispr Cas9 dans les génomes végétaux, offrent des outils puissants pour l'amélioration des plantes dans des contextes difficiles comme le maraîchage de montagne.

L'Innovation Technologique au Service des Maraîchers

Le maraîchage, particulièrement en montagne, peut être un travail ardu. Des innovations technologiques voient le jour pour alléger la tâche et améliorer l'efficacité. Le ShelterBot en est un exemple éloquent. Conçu spécialement pour faciliter le travail manuel dans les cultures, ce robot collaboratif permet aux agriculteurs de travailler dans les champs en positions assise ou allongée, s'ajustant à la hauteur des cultures. Équipé de panneaux solaires, il assure une autonomie énergétique tout en respectant l'environnement grâce à sa faible consommation d'énergie. Son siège ergonomique, développé pour offrir un confort optimal et diminuer la fatigue, vise à rendre le travail agricole plus efficace et confortable, tout en étant une solution économique et accessible, notamment pour les petites exploitations. Le ShelterBot incarne parfaitement l'esprit d'innovation au service du bien-être des agriculteurs et de la durabilité.

Schéma du robot ShelterBot en action dans un champ

Les défis liés à la pénurie de main-d'œuvre et aux problèmes de santé et de sécurité pour les travailleurs agricoles, notamment dans la viticulture, ont également inspiré la création du Pulve-X BOT. Ce robot enjambeur ou inter-rang, composé de panneaux récupérateurs et doté d’un système de mélange intelligent, pulvérise les vignes de manière locale et efficace. Bien que spécifiquement conçu pour la vigne, les principes de son développement - automatisation des tâches pénibles et réduction de l'exposition aux produits chimiques - pourraient inspirer des solutions pour le maraîchage de montagne.

La Protection de l'Environnement et la Valorisation des Ressources Locales

La protection de l'environnement est une préoccupation majeure, comme le souligne Cathy BIASS-MORIN, pour qui la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la transmission des connaissances constituent la ligne directrice du développement des espaces verts urbains. Ces principes sont tout aussi valables pour le maraîchage de montagne, où la préservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources sont essentielles.

L'Académie d’agriculture de France joue un rôle prépondérant dans la valorisation du bois français et l'encouragement de l'innovation. En 2021, elle a remis ses Trophées pour la valorisation du bois français, mettant en lumière des entités qui privilégient l'utilisation des bois français et l'innovation dans tous les domaines.

La Société LAMÉCOL, créée en 1974, a été récompensée pour l'utilisation de 95 % de bois labellisé Bois de France, principalement du pin maritime récolté à moins de 100 kilomètres de son usine, pour fabriquer du lamellé-collé et des murs ossature bois. Cette démarche de circuit court et de valorisation des ressources locales est un modèle pour le maraîchage de montagne, qui peut également s'appuyer sur des infrastructures construites avec des matériaux locaux et durables.

L'Association FRANCE DOUGLAS, créée en 1993, a été saluée pour son soutien constant à la filière du douglas, une essence très bien acclimatée en France et qui y a connu un fort développement durable. La valorisation d'essences locales et adaptées est un parallèle important pour le maraîchage de montagne, qui peut bénéficier de la diversité génétique des plantes indigènes ou acclimatées.

Des mentions spéciales ont également été décernées, notamment à la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) G.DU.BOIS, créée en 2021. Le jury a reconnu que les procédés innovants et prometteurs mis au point par cette jeune structure coopérative pour l’utilisation dans la construction et l’ameublement de bois courts feuillus français (et de parties de bois non utilisées à ce jour) correspondent bien à l’objectif même de la récompense de l’Académie, celui d’une meilleure valorisation du bois français. Ces initiatives montrent la vitalité de l'innovation dans la valorisation des ressources naturelles, une approche qui peut être transposée au maraîchage pour optimiser l'utilisation de chaque ressource.

L'Association culturelle d’intérêt général RESTAURONS NOTRE-DAME, créée au lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris en avril 2019, a également reçu une mention spéciale. Le jury a reconnu la qualité et la pertinence des actions de cette organisation de la société civile, qui encourage les ONG soutenant la gestion durable des forêts. Cette reconnaissance souligne l'importance de l'engagement civique et de la collaboration pour la gestion durable des ressources naturelles, y compris celles qui impactent l'agriculture de montagne.

Critères et indicateurs pour la gestion durable des forêts – L’expérience au Togo

Les Défis de l'Apiculture et les Solutions Connectées

Le déclin des populations d'abeilles est un enjeu environnemental majeur. En France, le taux de disparition des essaims d'abeilles a augmenté, passant de 5% en 1995 à 20% en 2018. L'apiculture, bien que essentielle à la pollinisation des cultures maraîchères, a tardé à adopter des technologies. C'est là qu'intervient BeeLinked.

BeeLinked propose une apiculture plus durable et efficace en aidant à la sauvegarde des abeilles et en réduisant les trajets grâce aux ruches connectées. Cette technologie permet de suivre les ruchers à distance, améliorant ainsi les conditions de travail des apiculteurs. De plus, BeeLinked offre une interface communautaire pour le partage d'informations entre apiculteurs et avec le public, sensibilisant aux problématiques liées aux abeilles. L'intégration de telles solutions dans les zones de maraîchage de montagne pourrait non seulement soutenir les populations d'abeilles cruciales pour la pollinisation, mais aussi optimiser la gestion des ruchers dans des environnements parfois difficiles d'accès.

Diagramme des avantages des ruches connectées de BeeLinked

Des Recherches Diversifiées pour une Agriculture Performante

Les travaux de thèse de Rachel CONTARIN ont permis de mettre en lumière l'importance des EGMs dans la dissémination des résistances, démontrant que les plasmides ne sont pas uniquement des réservoirs passifs de gènes de résistance aux antibiotiques, mais des acteurs actifs de l'adaptabilité bactérienne. Cette compréhension des mécanismes de résistance est essentielle pour le développement de pratiques maraîchères plus saines.

Adeline KAROLKOWSKI, par son travail contribuant à la végétalisation de l’alimentation, notamment en explorant les mécanismes de l’astringence, de l’amertume, et, plus généralement, des « mauvais goûts », dans des fractions produites à partir de la féverole (Vicia faba L.), contribue à rendre les alternatives végétales plus attrayantes, ce qui est en ligne avec les objectifs de diversification du maraîchage.

La thèse de Yulin ZHANG a démontré qu'une collecte participative d'observations de l’extrémité des rameaux de vigne (apex) permet d'estimer et de cartographier la réserve utile du sol à l'échelle régionale. Cette approche participative, combinée à l'analyse de données, pourrait être adaptée pour le maraîchage afin d'optimiser l'irrigation et la gestion des sols en montagne.

Marine LACAMPAGNE a étudié l'efficacité de l'administration d'antibiotiques en élevage porcin via l'eau de boisson et proposé de nouvelles modalités de traitement innovantes pour l'améliorer. Bien que spécifique à l'élevage, cette recherche sur l'optimisation des traitements et la réduction de l'utilisation d'antibiotiques est pertinente pour une approche globale de la santé animale et environnementale dans les systèmes agricoles.

Marie-Josèphe AMIOT, éminente experte en nutrition, a voué sa carrière à promouvoir au niveau international une alimentation saine intégrant les disciplines de la santé et des sciences humaines et sociales. Sa vision d'une alimentation saine et durable est intrinsèquement liée aux objectifs du maraîchage, en particulier en montagne, où la production de légumes et fruits de qualité peut avoir un impact significatif sur la santé des communautés locales.

Pierre LE ROY, dont le parcours est résumé par « Un fils de plouc chez les énarques », a conseillé 3 ministres puis dirigé des entreprises mutualistes agricoles. Son expérience illustre la possibilité de parcours diversifiés et l'importance de l'engagement pour transformer le secteur agricole, y compris en faveur de pratiques comme le maraîchage de montagne.

Guillaume DUFLOS est l’un des pionniers ayant développé tout un arsenal analytique pour la détection et la caractérisation des microplastiques. La présence de microplastiques dans l'environnement est une préoccupation croissante, et leur détection est fondamentale pour garantir la qualité des sols et de l'eau dans les zones de maraîchage, surtout en montagne, où la préservation de la pureté est un atout.

Bruno MONDIN est un acteur clé pour la mise en œuvre de la transition agroécologique à l’échelle territoriale. Son rôle met en évidence l'importance d'une approche coordonnée et locale pour favoriser des pratiques agricoles durables, ce qui est crucial pour le succès du maraîchage de montagne.

La thèse de Sandra JAUDOU-DUREUIL a permis, par une approche de métagénomique, de proposer un schéma analytique original et performant pour la détection in situ dans le lait, de souches virulentes d’E.Coli enterohémorragiques. Cette avancée dans la sécurité alimentaire, bien que centrée sur les produits laitiers, peut inspirer des méthodes de contrôle de qualité pour les produits maraîchers.

La thèse de Maxime DELSART offre un éclairage bienvenu sur les risques d’infestation des élevages de porcs «alternatifs». La compréhension et la gestion des risques d'infestation sont des préoccupations constantes pour tout système d'élevage, et par extension, pour la protection des cultures maraîchères contre les ravageurs.

Agathe BALLU a abordé des questions fondamentales et appliquées pertinentes sur l'évolution et la gestion de la résistance aux fongicides chez un agent phytopathogène cryptogamique d’importance économique par une approche d’évolution expérimentale. La gestion des résistances aux maladies est un défi majeur pour le maraîchage, en particulier avec la réduction de l'utilisation de produits phytosanitaires.

Pauline CAMPAN a réalisé un travail remarquable sur le devenir des produits phytosanitaires dans les sols volcaniques antillais et l’évaluation du risque de contamination des eaux, au moyen d'une modélisation adaptée au contexte particulier des Antilles. Cette recherche est cruciale pour le maraîchage de montagne, où la protection des sols et des sources d'eau est une priorité absolue.

Gabriel CARDOSO GONÇALVES, pour son travail original sur l’élaboration de revêtements biosourcés anti-corrosion, ses retombées industrielles potentielles et l’intérêt pédagogique des protocoles expérimentaux décrits, montre la diversité des recherches contribuant à des matériaux durables, potentiellement utilisables dans les infrastructures agricoles.

La thèse d’Hélène CECILIA traite de « la dynamique de transmission du virus de la fièvre de la vallée du Rift : modélisation mathématique de l’échelle micro à l’échelle macro », avec une application au Sénégal. La modélisation des dynamiques de transmission des maladies est un outil précieux pour prévenir les épidémies dans les systèmes agricoles et protéger la santé des populations.

Kossigan Bernard DEDEY a conduit un travail original concernant les phénomènes de rupture des films de pâte à pain par une approche expérimentale dans des conditions de cuisson et par modélisation. Bien que spécifique à la boulangerie, l'étude des propriétés des matériaux et des processus est une compétence transferable à l'optimisation des cultures et des produits maraîchers.

Clément LARUE, pour ses travaux novateurs sur la biologie florale et la pollinisation entomophile du châtaigner et pour son souci de transmettre ses résultats à la profession afin d’améliorer la production, illustre l'importance de la recherche appliquée et de la diffusion des connaissances pour le développement de pratiques agricoles efficaces, un aspect essentiel pour le maraîchage de montagne.

Delphine LAURANT a réalisé une thèse sur les fermes collectives, forme d’agriculture porteuse de diversification et d’agroécologie, par une démarche systémique et participative en sciences agronomiques. Les fermes collectives peuvent offrir un modèle pertinent pour le maraîchage de montagne, favorisant le partage des ressources et des connaissances, et renforçant la résilience des communautés.

Eva LOPEZ FORNIELES a conduit un travail de thèse destiné à évaluer l’apport des séries temporelles d’images multispectrales collectées par les satellites Sentinel 2, pour la conduite et la caractérisation des cultures à différentes échelles spatiales. L'utilisation de la télédétection est un outil puissant pour le suivi des cultures et la gestion des ressources en maraîchage de montagne, permettant une meilleure adaptation aux variations environnementales.

Michel BOUCLY a œuvré pour le développement des filières agricoles semences, en fondant notamment Biogemma et en assurant la vice-présidence de Génoplante en 1999. Il a également contribué au développement de la filière oléagineuse au sein de Sofiprotéol devenu groupe Avril. Son engagement pour les filières semences est fondamental pour la qualité et la diversité des cultures maraîchères.

Isabelle LAMY est reconnue pour son implication significative dans le développement des recherches en écotoxicologie terrestre aux niveaux national et international, notamment européen. L'écotoxicologie est une discipline essentielle pour évaluer et minimiser l'impact des activités agricoles sur l'environnement, un enjeu majeur pour le maraîchage de montagne.

Françoise LESCOURRET a développé des recherches en agroécologie sur les systèmes arboricoles, a entrainé des collectifs de recherche, des acteurs agricoles pour la transformation agroécologique. Son travail sur les systèmes arboricoles et la transformation agroécologique est particulièrement pertinent pour les vergers et les cultures permanentes associées au maraîchage de montagne.

Maria MANZANARES-DAULEUX, brillante professeure de l’enseignement supérieur agronomique (Institut Agro Rennes), a dirigé des formations et des unités de recherche en génomique, amélioration et protection des plantes. Son expertise est fondamentale pour l'avancement des connaissances et la formation des futurs professionnels du maraîchage.

Thierry ROQUEFEUIL est reconnu pour son engagement et son action déterminante à la tête de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) et de l’interprofession laitière (CNIEL), au service de la défense du métier d’éleveur laitier. Bien que centré sur l'élevage laitier, son dévouement à la profession agricole et à la défense des intérêts des agriculteurs est un modèle pour toutes les filières.

Patrick BERTUZZI a été une personne clé à l’Inrae dans le développement de la métrologie des propriétés du sol pour l’étude des impacts des pratiques agricoles, dans la gestion des ressources et infrastructures du département Environnement et Agronomie, enfin dans le développement du réseau agroclimatique de l’Inrae et dans la gestion et la mise à disposition de ses données. Ses contributions à la connaissance du sol et aux données agroclimatiques sont inestimables pour optimiser les pratiques maraîchères en montagne.

Mireille CHABAUD, ingénieur de recherche, n’a cessé de mettre au point de nouvelles technologies dont la qualité a contribué à l’avancement des connaissances sur les symbioses et parasitismes des plantes. La compréhension des interactions entre plantes, microorganismes et parasites est fondamentale pour des systèmes maraîchers résilients.

Luc CHARMASSON, dirigeant avisé d’un des principaux groupes français de construction bois, s’est aussi consacré sans relâche depuis quarante-cinq ans au service collectif de la filière Forêt Bois nationale. Son engagement pour la filière bois, ressource locale et durable, est en phase avec les principes d'une agriculture de montagne respectueuse de son environnement.

Pierre CORNU fut, avec le conservateur Henri Pinoteau, le commissaire de l’exposition « La guerre des moutons », un exemple remarquable de coopération des archives et de l’université pour retracer l'histoire agricole. Cette initiative illustre l'importance de la mémoire et de la recherche historique pour comprendre les évolutions de l'agriculture et s'en inspirer pour l'avenir.

Optimisation et Soutien aux Agriculteurs

La troisième édition du concours s'est déroulée sur l’année universitaire 2024/2025, avec neuf équipes finalistes présentant leurs innovations. Le 2ème Prix de 2 500 € a été attribué à PAC - Optimisation des aides aux agriculteurs. Il s'agit d'une application simple et efficace pour optimiser les aides PAC, rendant l’expertise habituellement réservée aux grands groupes, accessible à tous les agriculteurs et leur faisant gagner du temps. Cette innovation est d'une grande valeur pour les maraîchers de montagne, qui peuvent parfois manquer de ressources pour naviguer dans la complexité des aides agricoles.

Le projet Linaireos a pour mission d'optimiser la transformation du lin en France et en Europe. En s'appuyant sur des technologies innovantes, le projet vise à renforcer et améliorer la production de fibres de lin, un domaine dans lequel la France est le leader mondial. Un trieur optique, basé sur l'intelligence artificielle, peut détecter et classifier les fibres de lin en fonction de leur qualité visuelle. En développant ces technologies, Linaireos répond aux besoins croissants en fibres naturelles de haute qualité. Bien que centré sur le lin, l'approche de Linaireos en matière de tri et de valorisation par l'IA peut inspirer des solutions pour la transformation et la commercialisation des produits du maraîchage de montagne.

Schéma d'un trieur optique utilisant l'intelligence artificielle

Initiatives Collectives et Individuelles pour une Agriculture Durable

Les ruchers urbains et les jardins communautaires illustrent la diversité des initiatives pour une agriculture plus proche des citoyens et plus respectueuse de l'environnement.

Au Boulevard du Parc Technologique, Boulevard René-Lévesque Ouest, Rue Dalhousie, Rue des Commandeurs, 10e Avenue, 19e Avenue, 1ere Avenue, 24e Av et 2e Avenue, les "AlvéoleRuchers" sont des initiatives individuelles ou collectives qui contribuent à la sauvegarde des abeilles et à la production locale de miel. Ces ruchers urbains démontrent que l'apiculture peut s'intégrer dans divers environnements, y compris des zones périurbaines proches des montagnes.

Les initiatives communautaires, comme l'ECOBE - Apiculture Urbaine Beloeil, le Jardin communautaire de la Pointe-Sainte-Foy, le Jardin communautaire de la trappe, le Jardin communautaire Lairet, les Jardins communautaires de Duberger, et Les Jardins Saint-Ambroise, montrent l'engagement des communautés pour une agriculture locale et durable. Ces espaces partagés favorisent la biodiversité, la production alimentaire et le lien social, des valeurs essentielles pour le maraîchage de montagne.

Les "MicroHabitatFerme sur toit" situés à 1001 Maisonneuve O., 2000 Mansfield, 2000 Peel et 2020 Robert-Bourassa sont des exemples d'innovation en agriculture urbaine, maximisant l'utilisation de l'espace pour la production alimentaire. Bien que distinctes du contexte montagnard, ces initiatives partagent l'objectif d'une production alimentaire locale et résiliente.

Les "Jardins urbains "Mon jardin mon paradis"" et "3 petits cocos" sont des initiatives individuelles qui témoignent de l'engagement personnel pour le développement de l'agriculture urbaine et locale.

Moisson Québec et MIELS-Québec représentent une initiative collective combinant la banque alimentaire et l'apiculture, illustrant les synergies possibles entre différentes activités pour renforcer la sécurité alimentaire et la durabilité.

Les recherches scientifiques mentionnées dans les publications de l’UMR Territoires soulignent également l'importance des innovations systémiques pour surmonter les impasses et soutenir une agriculture sans glyphosate en France. Des études sur l'impact de la collecte séparée des biodéchets, sur les pratiques d'élevage respectueuses de la biodiversité, sur la gestion des compromis économiques, environnementaux et de bien-être animal dans les élevages bovins allaitants, et sur le pastoralisme en France, renforcent la compréhension des complexités des systèmes agricoles. Ces recherches multidisciplinaires sont essentielles pour éclairer les décisions concernant le maraîchage de montagne, où l'équilibre entre production et préservation de l'environnement est crucial.

Des articles comme "Managing trade-offs between economic, environmental, and animal welfare performance in French suckler cattle farms through feeding practices" ou "What practices constitute ‘biodiversity-friendly’ dairy farming? Farmers’ perspectives and local context matter" mettent en lumière la nécessité d'une approche holistique pour la durabilité agricole.

Les publications sur les "Fragilités et enjeux de santé spécifiques des territoires ruraux français" et la "Perception des agriculteurs envers les démarches collectives de protection de la ressource en eau potable" soulignent l'importance des dimensions sociales et sanitaires de l'agriculture.

Des études sur les "Open on-Station System Experiments (OSEs) as innovation intermediaries to foster agroecological transitions" et le "Co-designing an eco-citizen dairy cattle farming system experiment" mettent en avant l'importance de l'expérimentation participative et du co-design pour développer des solutions agroécologiques adaptées.

Les recherches sur "Family coordination and adaptation to crises: the new role of digital technology in the resilience of pastoral livestock systems in Senegal" et "Family farming through the lens of work organization. Illustrations from Africa" offrent des perspectives sur la résilience des systèmes agricoles face aux crises et l'importance de l'organisation du travail.

Enfin, les travaux sur "Food processing and sustainability: Exploring new multidisciplinary perspectives" et "The agroecological transition in the agri-food sector: A long process of convergence towards a new paradigm" montrent la profondeur de la réflexion sur la transformation des systèmes alimentaires vers plus de durabilité, avec des implications directes pour le maraîchage de montagne et la valorisation de ses produits. La méthode de la dépendance pour estimer l'impact économique régional d'une filière, ainsi que l'analyse des coûts d'installation en élevage, sont des outils précieux pour soutenir les initiatives locales.

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