Guide complet de l’arrosage automatique avec pompe à eau pour le jardin

L’utilisation de l’eau du réseau pour arroser son jardin devient impensable, pour le porte-monnaie comme pour la planète. Et cette eau peut facilement être remplacée par l’eau de pluie, récupérée et dispatchée dans les différentes zones du jardin. Grâce à cet arrosage automatique avec un récupérateur d’eau de pluie, vous aurez le plaisir de continuer à avoir un beau jardin et un potager productif en étant fier de cet éco-geste, si important de nos jours. L’installation d’un système d’arrosage automatique ne s'improvise pas au petit bonheur la chance, sous peine de mauvaises surprises. Votre plan d'arrosage automatique doit être pensé étape par étape, en fonction de la configuration des lieux, des objectifs et bien sûr de votre budget.

Schéma de principe d'un système d'arrosage automatique alimenté par un récupérateur d'eau de pluie avec pompe

Les composants fondamentaux du système d’arrosage

L’arrosage automatique avec récupérateur d’eau de pluie est un système à la fois économique, écologique et pratique. Il permet d’arroser au bon moment de la journée, et de manière douce afin que les végétaux profitent au mieux de cet apport.

Le récupérateur d’eau de pluie

Il existe 2 types de récupérateurs d’eau : les récupérateurs à cuve hors sol se placent à proximité d’une descente de gouttière à laquelle ils peuvent être facilement reliés grâce à des raccords, avec un volume allant de 200 à 2 000 l. Les récupérateurs à cuve enterrée offrent un volume beaucoup plus important, allant de 2 000 L à 5 000 L. Pour optimiser votre utilisation du récupérateur d’eau, choisissez-le en fonction du volume de précipitations locales. Le calcul est le suivant : précipitations en mm/an * surface de toit * coefficient de perte (0,6 pour un toit plat, 0,9 pour un toit en pente en tuiles).

La pompe : le cœur du dispositif

Comment avoir de la pression avec un récupérateur d'eau ? Tout simplement grâce à une pompe, bien qu’il puisse y avoir une autre possibilité dans certains cas (placer le récupérateur très en hauteur pour utiliser la gravité). Les pompes pour récupérateurs d’eau de pluie sont électriques et de deux types :

  • La pompe de surface : installée à proximité du récupérateur ou accrochée à celui-ci, elle fonctionne en aspirant l’eau et en la rejetant vers sa sortie sur laquelle sera branché le tuyau d’arrosage.
  • La pompe immergée : placée dans l’eau du récupérateur, elle envoie l’eau grâce à la force centrifuge.

La fiabilité de la pompe est importante dans ce cadre d'utilisation. Au fil du temps, des dépôts se forment au fond de la cuve de récupération, la pompe doit donc être équipée d'un filtre pour éviter les macro-particules et son encrassement. Un dernier point à prendre en compte est la pression d'eau proposée à la sortie de la pompe et/ou son débit en litres/heure.

Le programmateur et les électrovannes

Fixé sur la sortie d’eau, le programmateur est le chef d’orchestre qui commande l’arrosage et gère les horaires et la durée. Pour faire des économies d’eau, il peut être relié à un pluviomètre et à une sonde d’humidité qui lui indiquent s’il va pleuvoir et si l’humidité du sol est suffisante. Les électrovannes, quant à elles, sont des robinets dont l’ouverture et la fermeture sont commandées par le programmateur. Elles ont besoin d’une certaine pression d’eau pour fonctionner.

Système d'irrigation automatique connecté pour plantes d'intérieur BWC-20.app [PEARLTV.FR]

Planification et préparation technique

La planification est indispensable pour une installation réussie. Elle permet d’éviter les erreurs coûteuses et d’assurer une distribution d’eau uniforme.

Analyse du débit et de la pression

La mesure du débit d’eau démarre par un test simple : remplir un seau de 10 litres. Un débit de 1800 litres/heure est conseillé. Pour calculer le débit, la formule est : (Contenance en litres / Temps en secondes) × 3,6 = débit en m3/h. Pour la pression, elle se mesure à l’aide d’un manomètre et doit se situer au minimum à 2 bars. Au-dessus de 5 bars, il faudra insérer un réducteur. Si la pression est insuffisante, il faut installer un surpresseur.

Établir un plan précis

Il s’agit d’établir un plan à l’échelle 1/100 ou 1/200 incluant les zones à irriguer, les obstacles et la source d’eau. Pour identifier les zones, regroupez les plantes par besoins en eau : 100 L/m² pour un potager, 45 à 60 L/m² pour une pelouse, 32 à 42 L/m² pour les massifs.

Exemple de plan de jardin avec zones d'arrosage différenciées

Mise en place du réseau d’arrosage

Une fois le plan validé, place à l’installation physique du réseau.

Installation des canalisations

Les tuyaux primaires en PEHD se déroulent au fond des tranchées. Creusez les tranchées à 60 cm pour les réseaux primaires et 40 cm pour les secondaires. Les raccords à compression ou cannelés garantissent l’étanchéité. Avant remblai, testez le système pour repérer les fuites. Les électrovannes s’installent dans un regard à 40 cm de profondeur.

Choix du système de diffusion

  • Tuyaux microporeux : laissent perler l’eau sur la totalité de leur surface, idéal pour les lignes de plants serrés.
  • Tuyaux goutte-à-goutte : percés de petits trous à intervalles réguliers, parfaits pour les plantations en ligne.
  • Micro-irrigation : composée d’un tuyau principal et de dérivations avec des goutteurs ou micro-asperseurs.
  • Arrosage de pelouse : réseau de tuyaux primaires et secondaires avec turbines ou tuyères pour un système enterré.

Solutions pour résidences secondaires et autonomie

Vous disposez d'électricité mais vous ne souhaitez pas la rendre accessible en permanence car vous êtes en congés ou qu'il s'agit de votre résidence secondaire ? Voici une solution automatique pour un arrosage en goutte à goutte en utilisant une pompe immergée connectée. Une cuve d'un mètre cube type IBC est un bon point de départ. L'avantage de la cuve d'eau dans le cas d'une résidence secondaire est de partir l'esprit tranquille avec les vannes du compteur d'eau fermées.

Pour programmer l'arrosage automatique, une prise extérieure est nécessaire. Une fois votre télérupteur wifi ajouté à votre application, vous pouvez créer des scénarios activant ou désactivant votre pompe suivant le jour, l'heure, la météo du jour, etc. L'utilisation d'une sonde pour connaître et maîtriser à distance le niveau d'eau de vos cuves peut être intéressant.

Illustration d'une cuve IBC connectée avec pompe immergée

Entretien et bonnes pratiques d’arrosage

L’arrosage automatique permet d’irriguer le jardin plus facilement et intelligemment de façon à apporter la juste dose d’eau aux plantes pour les garder en pleine santé.

Règles d’or pour un jardin sain

  • Arrosez profondément : un bon arrosage prolongé par semaine est beaucoup plus efficace qu'un petit arrosage tous les jours. Cela encourage les plantes à s'enraciner profondément.
  • Arrosez tôt le matin : vous perdrez moins d'eau par évaporation et les feuilles auront le temps de sécher, réduisant les maladies fongiques.
  • Utilisez du paillis : une épaisseur de 5 cm régule la température du sol et conserve l'humidité.
  • Surveillez le sol : utilisez un petit bout de bois pour voir à quelle profondeur l'humidité a pénétré. S'il ressort humide à 15 cm, pas besoin d'arroser.

Maintenance saisonnière

La purge hivernale protège le réseau d’arrosage du gel. Il faut vidanger complètement les canalisations et démonter les arroseurs dans les régions où les températures descendent sous zéro. Le nettoyage régulier des filtres et goutteurs maintient un débit optimal, car ils se bouchent facilement avec le calcaire et les particules. La vérification annuelle des électrovannes et du programmateur évite les pannes. Il faut tester chaque zone séparément et contrôler l'absence de fuites. En été, arrosez 10 min/jour pour un goutte-à-goutte, 15 min pour une pelouse. En hiver, réduisez la fréquence.

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