L'arrosage automatique intelligent : Optimisation de l'irrigation grâce à l'hygrométrie

Entretenir un jardin en bonne santé peut être gratifiant, mais cela demande aussi du temps, de la régularité et de l’attention. De nombreux jardiniers ont du mal à arroser correctement leurs plantes tout en jonglant avec des emplois du temps chargés, des déplacements et des conditions météorologiques imprévisibles. Un système d'arrosage automatique permet de résoudre ces problèmes en fournissant la bonne quantité d’eau au bon moment, sans effort manuel constant.

L’eau est une ressource précieuse, et son utilisation judicieuse dans nos jardins est devenue une nécessité absolue. L’arrosage automatique de surface offre une solution intelligente pour optimiser la consommation d’eau tout en maintenant la santé et la beauté de nos espaces verts. Il présente de nombreux avantages en termes d’économie d’eau. Tout d’abord, il permet une distribution précise et contrôlée de l’eau, évitant le gaspillage lié à un arrosage manuel souvent approximatif. De plus, l’arrosage automatique peut être programmé pour fonctionner aux heures les plus propices, généralement tôt le matin ou en soirée, réduisant ainsi l’évaporation et maximisant l’absorption par les plantes. Ce guide complet dévoilera les secrets pour concevoir, installer et optimiser des systèmes d’arrosage automatique de surface et goutte-à-goutte, vous permettant de réaliser jusqu’à 50% d’économies d’eau.

Système d'arrosage automatique et économie d'eau

Comprendre l'arrosage automatique

Un système d’irrigation des plantes évite toute intervention humaine et se contrôle à l’aide d’un programmateur. L'usage d'un programmateur est bien évidemment indispensable pour déclencher et arrêter l'irrigation. L’arrosage n’est alors plus une contrainte. Même en cas d’absence de l’utilisateur, les espaces verts sont toujours irrigués. À la base, un système d’arrosage automatique distribue l’eau à travers un réseau de composants conçus pour cibler des zones spécifiques de votre jardin. Le contrôleur agit comme le cerveau du système. Il détermine quand et combien de temps l’arrosage a lieu. Les vannes régulent le débit d’eau dans l’ensemble du réseau d’irrigation. Les émetteurs délivrent l’eau directement au sol. Certains systèmes avancés incluent également des capteurs qui ajustent automatiquement l’arrosage.

L’eau joue un rôle vital dans la croissance des plantes, l’absorption des nutriments et la stabilité du sol. Les plantes dépendent de niveaux d’humidité stables pour développer des systèmes racinaires solides. Lorsque le sol alterne fréquemment entre des conditions sèches et saturées, les racines ont du mal à s’adapter. Les systèmes d’irrigation automatique permettent de maintenir des niveaux d’humidité constants en délivrant l’eau à intervalles contrôlés. Les arrosages réguliers favorisent un enracinement plus profond. Au lieu de se développer près de la surface, les racines s’enfoncent dans le sol à la recherche d’humidité.

Les différents types de systèmes d'arrosage automatique

Il existe différentes méthodes d’arrosage automatiques, à choisir en fonction de ses besoins d’irrigation.

L'arrosage en surface

Cette méthode d’irrigation consiste à placer les tuyaux directement sur le sol. Elle peut fonctionner aussi bien à forte pression qu’à basse pression. L’arrosage en surface est très simple à installer. C’est la raison pour laquelle il est généralement employé pour de petites et moyennes surfaces comme les jardins ou les potagers par exemple. Ce système offre l’avantage de pouvoir être déplacé d’un endroit à un autre facilement. L’arrosage automatique de surface, qui utilise des asperseurs ou des arroseurs rotatifs, est idéal pour les grandes surfaces gazonnées et les zones nécessitant une couverture uniforme.

Schéma d'un système d'arrosage de surface

L'arrosage enterré

Cette méthode consiste à installer un réseau de tuyaux enterrés qui alimentent directement les différents accessoires d’arrosage, les tuyères et les turbines. Ces accessoires sont disposés sur les tuyaux. Ils sortent de terre pendant la période d’arrosage avant de retourner sous terre une fois la saison terminée. L’arrosage enterré s’utilise majoritairement sur des parcelles étendues comme les gazons ou les cultures agricoles. Ce système permet de rendre totalement invisible l’installation et facilite le passage de la tondeuse, par exemple. Cependant, la mise en œuvre est plus complexe puisqu’il est nécessaire de creuser de nombreuses tranchées.

L'arrosage goutte à goutte

L’arrosage goutte à goutte est une méthode d’irrigation localisée qui délivre l’eau directement à la base des plantes. Cette technique est extrêmement efficace pour les plantations en rangs, les massifs de fleurs, les arbustes et les arbres. Il s’agit d’une méthode d’irrigation qui permet un arrosage localisé des plantes. L’eau s’écoule très lentement via un système de goutteurs directement au pied de la plante afin de la nourrir en profondeur. Ce système est très utilisé en agriculture pour de grandes surfaces mais elle est également employée dans des potagers ou des jardins.

Économique, peu chronophage et proposant un système de micro-irrigation ciblé, l’arrosage goutte à goutte ne présente que des avantages pour le jardinier. Tous ces arguments convaincants peuvent procurer l’envie de passer le cap et d’investir, soi aussi, dans un système d’arrosage goutte à goutte. La micro-irrigation instaure également un cercle vertueux à son jardin. Par ailleurs, le ciblage précis des végétaux qui composent les cultures empêche les herbes indésirables d’être, elles aussi, abreuvées. Par conséquent, leur prolifération est très nettement freinée. Il suffit de choisir la fréquence et la durée de l’arrosage pour chaque espèce. Enfin, l’ultime atout est l'économie d’eau.

Schéma d'un système d'arrosage goutte à goutte

La micro-aspersion

Ce système fonctionne sur le principe de la brumisation. Une légère brume très fine est émise à 360° via les micro-asperseurs. Cette méthode d’arrosage fonctionne grâce à un système par aspersion, c’est-à-dire qu’une tête émet l’eau à 360°, ce qui permet d’arroser une large surface de manière uniforme.

L'arroseur oscillant

Cette méthode consiste à arroser les surfaces en éventail avec des jets très hauts. Le système oscille de gauche à droite en arrosant une très large surface.

L'arroseur canon

Couramment utilisé sur les terrains agricoles, l’arroseur canon projette l’eau au moyen de jets saccadés. L’eau est envoyée avec puissance pour atteindre de longues distances.

Les éléments clés d'un système d'arrosage automatique

Pour bien fonctionner, un programmateur va avoir besoin de 3 données de base : les jours de la semaine pendant lesquels un arrosage va se déclencher, l’heure à laquelle l’arrosage doit démarrer ces jours-là, la durée de l’arrosage.

Les programmateurs

Ils sont très variés, vous permettant de sélectionner celui qui correspond le mieux à la configuration de votre installation. Vous pourrez ainsi faire arroser votre jardin aux heures, jours et fréquences définies à l’avance. Certains modèles, très perfectionnés, permettent même de gérer divers réseaux avec des arrosages alternés.

Les types de programmateurs se distinguent par leur alimentation (sur secteur, avec des piles, ou solaire), leur mode d'installation (nez de robinet, déporté, mural ou enterré) et le nombre de voies qu'ils peuvent piloter (une ou deux voies pour des réseaux simples, ou multi-voies pour des réseaux plus complexes et enterrés). Ces derniers pilotent ouvertures et fermetures d’électrovannes et permettent de répondre à de multiples besoins. La plupart du temps, un programmateur doté d’un seul départ de tuyau suffit. Comme son nom le laisse supposer, il s’installe à même le robinet. Dans le premier cas, une molette sert à établir la durée d’arrosage souhaitée. Concernant les programmateurs électroniques, ils peuvent être à une ou deux voies. Plus onéreux à poser, ces systèmes multivoies (quatre à quinze voies) offrent toutefois des possibilités bien plus larges. Il s’agit de boitiers de commande électroniques qui dirigent à distance la mise en route ou l’extinction d’électrovannes. Ils sont notamment capables de diriger finement et simultanément un circuit complexe.

Les capteurs d'humidité et pluviomètres

Pendant votre absence, votre programmateur va gérer les besoins en eau de vos plantes, du moins tels que vous les avez programmés, en fonction des plantes. Mais ces besoins sont très différents lorsqu’il pleut… Pour éviter un gaspillage d’eau, vous pourrez, sur certains programmateurs, ajouter : un pluviomètre, qui va ajuster la durée d’arrosage, voire le stopper complètement, en fonction des précipitations, et/ou une sonde d’humidité, qui va mesurer le degré d’humidité du sol et interrompre l’arrosage si le sol est trop humide.

De plus en plus de programmateurs sont connectés, pour une gestion à distance depuis un smartphone ou une tablette. Les capteurs d’humidité du sol représentent une avancée majeure dans l’optimisation de l’arrosage automatique de surface. Ces dispositifs mesurent en temps réel le taux d’humidité à différentes profondeurs, permettant un arrosage véritablement adapté aux besoins des plantes. Les stations météo connectées apportent une dimension supplémentaire à l’optimisation de l’arrosage. Par exemple, si la station détecte des précipitations significatives, elle peut automatiquement suspendre l’arrosage prévu. De même, en cas de canicule, elle peut augmenter légèrement la durée d’arrosage pour compenser l’évaporation accrue. Couplé à une sonde d’humidité ou un pluviomètre, cet appareil alerte instantanément sur la présence d’une averse et indique le taux d’humidité au sol. En cas de pluie imminente, le programmateur coupe l’alimentation de l’eau ou la restreint.

Une expérience a montré que la mesure des précipitations fournit une indication qu'il n'aurait pas été possible de déduire de capteurs plus simples, comme le capteur d'humidité atmosphérique ou le capteur de lumière. La méthode classique qui consiste à couper l'arrosage lorsque l'air est saturé d'humidité ne s'avère donc pas très fiable. Les capteurs qui semblent fournir l'information la plus pertinente sont bien les capteurs d'humidité dans la terre. Bien qu'on observe une différence d'échelle entre les deux valeurs mesurées, probablement liée à la technique de mesure ou à la configuration des capteurs, ils évoluent de manière cohérente et les hausses d'humidité dans la terre correspondent bien aux précipitations. Un premier arrosage d'une heure a efficacement remonté l'humidité du sol hors de la zone dangereuse. Le critère le plus déterminant est clairement la sonde d'humidité dans le sol.

Schéma de fonctionnement d'un capteur d'humidité du sol

Tuyaux et accessoires

Vous aurez besoin de tuyaux d'arrosage et d'accessoires tels que des goutteurs et des raccords pour tuyaux d'arrosage goutte à goutte. La disposition des arroseurs est cruciale pour obtenir une couverture uniforme tout en minimisant la surconsommation d’eau. Pour une efficacité maximale, les arroseurs doivent être placés de manière à ce que leurs jets se chevauchent légèrement, assurant ainsi une couverture complète sans zones sèches. La distance entre les arroseurs dépend de leur portée et du type de buse utilisé. Il est également important de tenir compte des obstacles tels que les arbres, les bâtiments ou les murs, qui peuvent affecter la distribution de l’eau.

Les buses à faible débit sont un élément clé pour réduire la consommation d’eau dans un système d’arrosage de surface. Elles permettent une distribution plus lente et plus fine de l’eau, réduisant ainsi le ruissellement et l’évaporation. Le calcul du débit optimal est essentiel pour éviter le gaspillage d’eau tout en assurant une irrigation adéquate.

Le choix des goutteurs est crucial pour l’efficacité d’un système goutte-à-goutte. Les goutteurs en ligne, intégrés directement dans le tuyau, sont parfaits pour les plantations en rangs comme les haies ou les potagers. Les goutteurs de fin de ligne, idéaux pour les plantes isolées ou les arbres, peuvent être positionnés précisément à la base de chaque plante. Le choix du débit dépendra des besoins en eau de chaque plante et du type de sol. La disposition des lignes de goutteurs est essentielle pour assurer une irrigation efficace et économe. Pour les arbres et arbustes, une disposition en cercle autour du tronc est recommandée, en veillant à couvrir la zone racinaire. Le réglage précis de la pression est crucial pour l’efficacité d’un système goutte-à-goutte. Les régulateurs de pression sont des composants essentiels pour maintenir une pression optimale tout au long du système. En règle générale, on préconise l’utilisation d’un réducteur de pression, surtout si l’eau est acheminée via le robinet domestique. Les goutteurs en série sont surtout préconisés pour l’irrigation de plantations en ligne, particulièrement les légumes du jardin potager. Toutefois, rien n’empêche d’en utiliser pour un sujet isolé. Ils transforment l’eau en très léger brouillard nécessaire à certaines espèces délicates comme l’orchidée, mais aussi aux jeunes pousses. L’aspersion reproduit à la perfection un arrosage en pluie fine. Vous avez aussi la possibilité d’opter pour des tuyaux à goutteurs incorporés ou poreux qui vous dispensent de l’installation d’arroseurs.

Solutions d'arrosage sans alimentation électrique ni raccordement au robinet

Le système d'arrosage goutte à goutte est sûrement le plus pratique des systèmes d'arrosage automatique ! Il fonctionne sans arrivée d'eau, sans électricité, sans piles, sans pompe et sans minuterie ! Le kit alimenté par gravité fournit à vos plantes un arrosage ininterrompu pendant des semaines. Le système d'irrigation peut se connecter à n'importe quel réservoir d'eau : récupérateur d'eau de pluie, seau, baquet, cuve, pot de fleur… Il est idéal pour les balcons, les serres, les jardins potagers, les massifs ou les plantes en pot. Toutes les pièces sont incluses pour connecter facilement les goutteurs au réservoir. Chaque goutteur se compose de trois parties. La partie inférieure constitue un petit réservoir d'eau, la seconde le flotteur et la partie supérieure est le dispositif de réglage. Le réservoir du goutteur et le flotteur permet au débit de rester constant quelle que soit la quantité d'eau contenue dans le réservoir d'eau qui alimente les goutteurs. Chaque goutteur a 11 débits réglables, allant de 150 ml à 1,5 litre par jour. Selon la capacité du réservoir auquel vous avez branché les goutteurs, le système est autonome pendant plusieurs semaines.

Les Ollas ou Oyas arrosage sont des pots en terre cuite en forme de jarre qui distribuent l'eau aux plantes par porosité. Les Ollas sont enterrés dans le sol à proximité des plantes, pour permettre aux racines de s'approvisionner en eau sur demande. Elles sont fabriquées en céramique car cette terre, une fois cuite, est poreuse. Une fois l'Oyas remplie d'eau, elle redistribue lentement par suintement l'humidité nécessaire aux plantes installées autour. Selon sa taille, le diamètre d'irrigation est plus ou moins grand. Cette technologie d'irrigation est une méthode ancienne, utilisée dans les pays arides depuis plus de 4 000 ans. L'ollas en terre cuite est peut-être la méthode la plus efficace d'irrigation car elle ne permet aucune évaporation, aucun gâchis. Les racines des plantes poussent autour des pots et ne prennent que ce dont elles ont besoin, sans jamais gaspiller une seule goutte, permettant à la plante d'absorber presque 100% de l'eau qu'on lui apporte. La terre cuite, poreuse, va diffuser lentement l'eau aux racines. Il n'y a alors pas d'évaporation et près de 100% de l'eau est utilisée par la plante. Le diamètre d'irrigation est d'environ 30cm. L'olla assure l'arrosage de vos plantes pendant 4 à 6 jours, idéal pour vos périodes de vacances ou de déplacements.

Schéma de fonctionnement des Ollas

L'utilisation d'un tuyau microporeux permet d'économiser du temps, de l'argent et de l'eau… Le tuyau micro-perforé s'installe aux pieds des plantes ou à travers le potager en lignes droites ou sinueuses. L'eau arrive alors directement dans la zone racinaire des plantes où elle s'infiltre lentement dans le sol une goutte à la fois, respectant le rythme auquel la terre peut absorber et retenir. Vous éviterez ainsi d'arroser entre les rangées et dans les allées, ce qui gaspille l'eau et peut favoriser la croissance des mauvaises herbes. Le tuyau perforé fonctionne à faible pression (entre 0.5 et 3 bars). Vous pouvez alors le raccorder à un robinet, à une réserve d'eau ou un récupérateur d'eau de pluie.

Sorte de pieu, le piquet creux est un tube à enterrer à proximité d'une plante ou d'un arbre pour l'arroser en profondeur, au niveau du système racinaire. Appelé Deep Drip, ce tube d'arrosage a été conçu pour préserver la santé des arbres ou des plantes en les arrosant directement au niveau de leurs racines, tout en réduisant la consommation d'eau. Les trous multiples dans le piquet sont équipés d'un filtre pour permettre à l'eau de s'écouler vers les racines et empêcher la saleté ou petits cailloux d'obstruer le tube. Cet arroseur pour arbres est conçu pour fonctionner avec un tuyau d'arrosage, une réserve d'eau ou un système d'arrosage automatique. Il permet également de distribuer plus facilement l'engrais liquide (purin de consoude, purin d'ortie…).

Pour toutes les fleurs, arbres ou plantes d'ornement non comestibles, les grains rétenteurs d'eau pour plantes constituent une solution toute simple et très efficace ! Les hydro-rétenteurs se présentent sous la forme de petits grains (environ la taille d'un grain de sable). Ces grains sont à enfouir dans la terre à proximité des racines des plantes. Au contact de l'eau, lors d'un arrosage ou d'une pluie, ces grains vont gonfler et se charger en eau. Ils absorbent environ 300 fois leur poids en eau. Lorsque le grain a atteint sa capacité maximale d'absorption, il ressemble à un hydrogel blanchâtre mesurant jusqu'à 1cm. Il va conserver cette eau et servir de réservoir d'eau aux plantes, directement au niveau de leurs racines. Dès que la terre commencera à s'assécher, les racines pourront aller puiser petit à petit dans l'eau que relâcheront les grains d'eau dans le sol.

Le minuteur d'arrosage manuel permet de donner une consigne de temps d'arrosage sans installation coûteuse et compliquée. Le minuteur fonctionne de manière mécanique. Il suffit de l'installer sur votre robinet, de raccorder votre tuyau ou système d'irrigation et de sélectionner la durée d'arrosage souhaitée. Une fois la durée sélectionnée avec la molette, le robinet s'ouvre et l'eau s'écoule instantanément. Lorsque le temps est écoulé, l'eau s'arrête. Très simple d'utilisation et ne nécessitant pas d'électricité, cet accessoire permet un arrosage écologique et économique. Il est idéal pour l'arrosage du potager mais aussi pour le remplissage de la piscine ou les jeux d'eau des enfants. Plus besoin de surveiller la consommation ou de faire attention au niveau d'eau.

Installation et programmation d'un système d'arrosage automatique

Comment faire un système d'arrosage automatique ? Suivez nos conseils pour installer un arrosage automatique. Vous aurez besoin de tuyaux d'arrosage et d'accessoires tels que des goutteurs et des raccords pour tuyaux d'arrosage goutte à goutte. Sachez que vous pouvez tout à fait brancher votre système d'arrosage pendant les vacances ou pour toute l'année sur votre récupérateur d'eau de pluie.

Étapes d'installation

Pour la mise en place d'un système d'arrosage automatique, raccordez le tuyau à votre robinet. Les tuyaux se déclinent en plusieurs longueurs comprises entre 15 et 100 m, en fonction de leurs caractéristiques. N’oubliez pas de visser le programmateur en tête de réseau et de placer un filtre anticalcaire pour éviter que les goutteurs ne s’obstruent.

Deux installations sont possibles : L’installation à pression normale correspond à un arrosage par dispersion avec des arroseurs. L'installation à basse pression correspond à un arrosage par micro-irrigation ou par micro-aspersion.

Définir le programme d'arrosage

Pour bien fonctionner, un programmateur va avoir besoin de 3 données de base : les jours de la semaine pendant lesquels un arrosage va se déclencher, l’heure à laquelle l’arrosage doit démarrer ces jours-là, la durée de l’arrosage. Le programmateur va déclencher l’arrosage : à une périodicité choisie (tous les jours à 20h00, tous les trois jours à 6h00…), et pendant une durée choisie (une demi-heure, une heure…).

Il convient donc de définir à quel moment de la journée il est préférable d’arroser ses plantes, et si l’arrosage doit se répéter. Il est judicieux de prévoir une périodicité différente selon la saison. Pour que vos plantes aient le temps de bien s’hydrater l’été, programmez votre arrosage de préférence le soir ou pendant la nuit, l’eau s’évapore trop vite le matin. Pensez cependant à mettre en place un débit plus lent, afin que les plantes aient le temps d’absorber cette eau providentielle et qu’elles ne soient pas noyées. Un arrosage en plusieurs fois est encore plus judicieux. Inversement, tant que les températures sont fraîches, un arrosage matinal est préconisé, et pas trop tôt pour éviter que l’arrosage ne se produise pendant une gelée. Sachant que les plantes sont prêtes à une bonne absorption 2 heures après le lever du soleil. Un débit plus important pourra être mis en place si le temps est ensoleillé, pour que l’eau ne risque pas de s’évaporer. Une programmation adaptée est essentielle pour maximiser l’efficacité de l’arrosage tout en économisant l’eau. Un programmateur moderne permet de définir des cycles d’arrosage précis pour chaque zone du jardin. Il est recommandé d’ajuster la programmation au fil des saisons. Au printemps et à l’automne, les besoins en eau sont généralement moindres qu’en été.

Autonomie - 132 - Configuration Programmateur d'Arrosage Automatique

Facteurs influençant la fréquence et la durée d'arrosage

La fréquence et la durée d’arrosage vont dépendre de plusieurs critères : la nature de votre sol, les conditions climatiques, les végétaux à arroser et la méthode d’arrosage.

La nature du sol : Un sol compact, argileux, va mieux retenir l’humidité, les arrosages pourront donc être espacés mais d’autant plus copieux qu’il fait chaud ; un sol léger, sableux, par contre, laisse s’écouler rapidement l’eau, il faudra prévoir des arrosages légers, donc de courte durée, mais fréquents en plein été. Le type de sol influence grandement la rétention d’eau et, par conséquent, la fréquence et la durée optimales d’arrosage.

Les végétaux à arroser : Les différents types de cultures ou de plantations ont, par contre, à peu près les mêmes besoins, à volume égal. Bien évidemment les plantes volumineuses, notamment à grandes feuilles, auront besoin d’un apport plus important que des plantes de petite taille avec un feuillage réduit. Mais des différences existent en termes de fréquence/quantité du fait de leur système racinaire. Des plantes qui ont des racines superficielles et courtes demandent des arrosages très fréquents, pour ne pas que les racines se déshydratent, mais avec peu d’eau. Les plantes avec des racines puissantes et profondes seront, elles, arrosées peu souvent mais en quantité. L’âge des plantes est également important, les végétaux les plus jeunes, en pleine croissance donc, ont généralement besoin de plus d’eau que les végétaux adultes, les semis ont besoin d’un sol frais mais sans excès. Tous les jardins ne nécessitent pas la même approche en matière d’irrigation. Les légumes ont souvent besoin d’une humidité constante pour un bon développement des fruits. Les contenants sèchent plus rapidement que les plates-bandes.

La méthode d’arrosage : En ce qui concerne la méthode d’arrosage, on considère généralement qu’avec des tuyaux d'arrosage goutte-à-goutte, il faut 10 litres d’eau par semaine pour un bac ou un carré potager de 40 x 100 cm. Avec 2 goutteurs de 20 litres par heure chacun, vous ferez ce calcul pour arroser correctement votre carré potager : 10 x 60 / 40 = 15 minutes d’arrosage par semaine.

Exemples de programmation :

  • Pelouse : L’arrosage d’une pelouse n’a pas besoin d’être en marche toute l’année, vous le mettrez en route au printemps pour l’arrêter en automne, une fois les chaleurs terminées. Par micro-aspersion en été et au printemps, il est conseillé d’arroser tous les 2 à 3 jours, à raison de 5 à 10 minutes chaque fois, 5 litres par m2. Sachant qu’un gazon laissé haut va sécher moins vite qu’un gazon tondu très court. Vous prendrez également en compte la présence de vent, qui assèche.
  • Massifs d'annuelles ou de vivaces : Pour des massifs d'annuelles ou de vivaces, vous programmerez 20 minutes par jour dans le cas d’un arrosage par aspersion. Il faudra 45 minutes à 1 heure 15 pour un arrosage en goutte-à-goutte.
  • Potager : Pour le potager, où vous aurez veillé à regrouper les plantes selon leurs besoins, vous arroserez 30 minutes en goutte-à-goutte, tous les jours en été, tous les 2 jours au printemps. Par aspersion et avec un sol argileux, vous arroserez pendant une heure tous les 4 jours. Par aspersion avec un sol sableux, vous arroserez tous les jours pendant 15 minutes.
  • Plantes en pot : Si vous utilisez l’arrosage automatique pour vos plantes en pot, il faut apporter un volume d’eau équivalent à 10 % du volume du pot. Pour arroser une plante dans un pot de 10 litres, 1 litre d’eau sera nécessaire. Vous pouvez régler plusieurs arrosages espacés de quelques heures, si vous avez peur que l’eau déborde.
  • Serre : En serre, la chaleur plus importante et l’évaporation plus rapide qu’à l’air libre entraîne logiquement des arrosages plus fréquents et plus copieux. Le paillage est donc encore plus important à mettre en place. Un paillage sec, un vieux BRF par exemple, servira à recouvrir les surfaces de travail et les allées, et plusieurs centimètres (moins pour les semis et jeunes plants) de BRF frais, de la paille de lin ou de chanvre, de la coque de cacao, seront placés au pied des cultures. Vous pourrez ainsi programmer vos arrosages de la même façon qu’à l’extérieur.

Pour déterminer le temps d’arrosage optimal, observez l’humidité du sol après l’arrosage. Le but est d’humidifier la zone racinaire sans provoquer de ruissellement ou de saturation excessive.

Astuce pour l'optimisation

Entre la nature du sol, le taux de couverture du sol par des végétaux, la présence de paillage, et bien sûr les plantes cultivées, il est assez difficile de savoir à priori quel arrosage est nécessaire. Commencez donc par déclencher manuellement l’arrosage et laissez-le selon nos indications. Testez l’humidité du sol 1 à 2 jours plus tard en enfonçant un doigt dans le sol, si c’est sec à 3 cm de profondeur, il est temps d’arroser. Ajustez ainsi la fréquence, la durée et le volume d’arrosage pour optimiser celui-ci.

L'entretien d'un système d'arrosage automatique

Un entretien régulier est crucial pour maintenir l’efficacité de votre système d’arrosage automatique. L’installation d’un système d’irrigation n’est que la première étape. Les émetteurs obstrués peuvent perturber la distribution de l’eau.

  • Printemps : Inspection générale du système après l’hiver. Vérifiez les têtes d’arroseurs, nettoyez les filtres et les buses.
  • Été : Contrôlez mensuellement l’alignement des arroseurs et ajustez la programmation en fonction de la chaleur.
  • Automne : Préparez le système pour l’hiver. Purgez les canalisations et protégez les composants sensibles au gel.
  • Hiver : Si vous vivez dans une région à hivers doux, maintenez une surveillance minimale.

La réactivité face aux problèmes est essentielle pour éviter le gaspillage d’eau.

  • Fuites visibles : Inspectez régulièrement les raccords et les tuyaux.
  • Arroseurs bloqués ou mal alignés : Nettoyez ou remplacez les têtes d’arroseurs défectueuses.
  • Pression irrégulière : Vérifiez les vannes et les régulateurs de pression.
  • Programmateur défaillant : Assurez-vous que les piles sont chargées et que les programmes sont correctement configurés.

Solutions complémentaires pour un arrosage efficace

La récupération des eaux de pluie

La collecte de l'eau de pluie répond à des problématiques écologiques et constitue une solution partielle à la forte demande en eau, notamment pour l'arrosage de nos jardins qui ne nécessite pas d'eau potable ! La cuve de récupération d'eau de pluie est simple d'utilisation. Elle s'installe sous vos gouttières et ne nécessite pas de creuser un trou dans votre jardin. Prévoyez d'installer le récupérateur d'eau le plus proche de l'endroit où vous avez besoin d'eau. La quantité d'eau recueillie varie en fonction de la pente et de la taille de votre toit. Branchez ensuite votre système d'arrosage goutte à goutte ou tuyau poreux pour assurer l'arrosage de votre jardin avec l'eau de pluie récoltée tout au long de l'année ! La récupération des eaux de pluie est une solution écologique et économique pour réduire la consommation d’eau potable dans le jardin. La qualité de l’eau récupérée est essentielle pour préserver la santé des plantes et l’efficacité du système d’arrosage. Pour l’arrosage automatique de surface, un traitement UV peut être ajouté pour éliminer les bactéries.

Système de récupération d'eau de pluie

La pompe à main

Arrosez vos plantes avec l'eau du bain, l'eau de pluie ou l'eau de l'évier qui a servi à nettoyer les légumes ! Ne jetez plus l'eau claire, celle qui coule dans la douche pendant que l'eau chauffe… réutilisez-la pour le jardin sans effort grâce à la pompe à eau manuelle. Installée sur un tuyau, elle permet de vider la baignoire ou l'évier et de transférer l'eau directement aux pieds de vos plantes. Pressez la pompe et laissez la gravité siphonner l'eau à votre place. Pour que le siphonnage soit efficace, il faut que le lieu de destination de l'eau soit plus bas que l'endroit où se trouve l'eau à siphonner.

Le paillage

Le paillage est encore plus important à mettre en place. Un paillage sec, un vieux BRF par exemple, servira à recouvrir les surfaces de travail et les allées, et plusieurs centimètres (moins pour les semis et jeunes plants) de BRF frais, de la paille de lin ou de chanvre, de la coque de cacao, seront placés au pied des cultures. Vous pourrez ainsi programmer vos arrosages de la même façon qu’à l’extérieur. Le paillage présente un certain nombre d'avantages. L'épaisseur idéale est 5cm. Le paillis régule la température du sol, conserve l'eau en empêchant l'évaporation et retient les maladies fongiques causées par la pluie.

Un jour ou deux avant de partir en vacances, désherbez autour de vos plantes (elles risqueraient de puiser l'eau que vous mettez à disposition des autres plantes du potager). Coupez l'herbe et empilez les coupures de gazon et autres mauvaises herbes arrachées pour créer un paillage rapidement. Le plus tard possible avant de partir, arrosez vos légumes en profondeur. Lorsque tout est bien irrigué, étalez vos coupes de gazon ou autre paillis aux pieds de vos légumes (le plus épais possible). Vous pouvez même placer de grosses pierres ou des planches de bois entre les rangées de légumes. L'idée est de faire en sorte que le sol reste humide le plus longtemps possible.

Les bonnes pratiques d'arrosage

Pour éviter que vos plantes ne flétrissent en été et qu'elles résistent à la sécheresse, elles ont besoin de beaucoup d'eau. Mais à quelle fréquence et en quelle quantité devez-vous arroser ? Voici les règles de base pour un arrosage efficace et intelligent.

Arroser profondément : Arrosez votre potager 2 à 3 fois par semaine maximum et surtout arrosez en profondeur. Un bon arrosage prolongé par semaine est beaucoup plus efficace qu'un petit arrosage tous les jours. Un arrosage généreux encourage les plantes à s'enraciner profondément dans la terre. Des racines profondes permettent aux plantes de mieux supporter le stress causé par un temps chaud ou une période de canicule car elles sont capables d'aller puiser de l'eau en profondeur. A contrario, l'arrosage superficiel quotidien garde les racines proche de la surface du sol où elles peuvent facilement s'assécher car elles s'habituent à prendre l'eau en surface. Au moindre oubli ou montée de température, la plante se flétrie. Il est conseillé d'arroser plus longtemps et moins fréquemment dès le début de la saison. Cela encourage les plantes à s'enraciner plus profondément et leur permet d'être plus autonomes pendant les périodes de sécheresse.

Arroser tôt le matin : Vous perdrez moins d'eau par évaporation en arrosant avant que la chaleur de la journée ne s'installe. Si vous arrosez les feuilles, elles auront le temps de sécher, ce qui réduit les risques de problèmes fongiques et de maladies par rapport à un arrosage en fin de journée.

Ne pas arroser les feuilles : Garder les feuilles sèches pour éviter les maladies. Les feuilles humides deviennent des feuilles malades. Avec le soleil, elles développent de légères traces de brûlure. Si les feuilles restent humides pendant la nuit, elles développent des maladies dues à la moisissure.

Connaître sa terre : Chaque type de sol aura des besoins particuliers en eau. Si vous avez un sol sablonneux, l'eau va filtrer, alors qu'un sol argileux va retenir l'eau. L'arrosage pour un sol sablonneux sera alors plus fréquent. Un testeur de Ph peut aussi vous permettre de connaître l'acidité de votre terre et de mieux la réguler avec le bon apport en engrais.

Observer ses plantes : Elles vous diront si vous les arrosez correctement. Les feuilles fanées ne sont qu'un exemple de la façon dont les plantes nous "parlent". Il est important d'éviter ce genre de problèmes parce qu'ils affaiblissent les plantes. Observez aussi la terre. Il suffit d'utiliser un petit bout de bois pour voir à quelle profondeur l'humidité a pénétré votre sol. Enfoncez votre pique en bois dans la terre sur au moins 15cm. S'il ressort humide, pas besoin d'arroser, s'il ressort sec, il faut arroser.

L'entretien du jardin devient beaucoup plus simple lorsque l'arrosage est régulier et efficace. En utilisant un système d’arrosage automatique, vous pouvez réduire le travail manuel, économiser l’eau et garantir une hydratation fiable de vos plantes tout au long de la saison de croissance. Le résultat est une expérience de jardinage plus durable et plus agréable. Votre jardin est un écosystème vivant qui évolue constamment. En suivant ces principes d’installation, d’entretien et d’optimisation continue, votre système d’arrosage automatique de surface deviendra un allié précieux dans votre quête d’un jardin écologique et économe en eau.

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