Le genre Pilea appartient à la famille des Urticacées et comprend environ 600 espèces. Originaire principalement des régions tropicales et subtropicales d’Asie, d’Afrique et d’Amérique centrale, le Pilea est souvent apprécié comme plante d’intérieur pour son feuillage décoratif et sa facilité d’entretien. Si le Pilea peperomioides est au cœur des décorations végétales tendance, il n’est pourtant pas la seule représentante de la famille, loin de là ! Et parmi les quelques 600 espèces tropicales que le genre propose, il est fort à parier que vous trouviez votre plante d’intérieur « coup de cœur ».

Présentation des variétés emblématiques du genre Pilea
Chacune des espèces de Pilea a un feuillage bien à elle, une particularité esthétique, des dimensions variables, des formes et des textures bien diverses.
Pilea peperomioides : La star du genre
Celle qu’on appelle le plus souvent plante à monnaie chinoise ou plante missionnaire propose un feuillage unique, des feuilles succulentes presque rondes, vert tendre qui habillent en solitaire des tiges épaisses et érigées. Cette espèce au port buissonnant, de dressé à retombant, atteint assez lentement une cinquantaine de centimètres de haut. Il aurait été rapporté en Europe depuis la province chinoise du Yunnan en 1946 par le missionnaire norvégien Agnar Espegren.
Pilea cadierei : La plante aluminium
Le piléa du père Cadier doit son surnom de plante aluminium aux marbrures argentées qui ornent le vert profond de son feuillage charnu. Les feuilles panachées oblongues de cette vivace persistante au port touffu sont véritablement lumineuses. L’ensemble dépassera rarement 40 cm de haut.
Pilea glauca : L'élégance délicate
Plante vietnamienne vivace à port rampant, Pilea glauca a bien des atouts au premier rang desquels son apparente délicatesse. Les feuilles sont petites, d’ovales à rondes et viennent se distribuer en grand nombre le long de tiges rougeoyantes joliment retombantes. La plante ne dépassera pas 25 cm de haut mais formera de ravissantes cascades.
Pilea depressa : Les larmes de bébé
Également à port rampant et retombant, Pilea depressa nous vient du Mexique. On lui prête le nom de « larmes géantes de bébé ». Si la plante est très dense, elle excède rarement 20 cm de haut. L'ensemble est pourtant gai, malicieux, se prête parfaitement aux suspensions ou viendra magnifiquement habiller le pied d’une plante compagne.
Pilea involucrata et Pilea mollis : La texture à l'honneur
Le piléa à involucre offre un feuillage ovale fortement texturé. Les feuilles de quelques 7 cm de long présentent un aspect rugueux, en relief et oscillent entre des verts brunâtres ou rougeoyants plus ou moins marqués d’argent et de cuivre. On retrouve les mêmes caractéristiques fortement ornementales chez sa variation la plus proche Pilea mollis « Moonvalley ». Tous deux ont un port plutôt rampant et aiment la luminosité tamisée.
Tuto rempotage et bouture de Piléa
Les fondamentaux de l'entretien des Pilea
Si les espèces de ce genre sont bien nombreuses et bien différentes d’un point de vue de l’esthétisme, elles ont en commun un certain nombre de bons gestes pour assurer un entretien simple et efficace.
L'exposition idéale
Où placer votre Pilea ? Offrez-lui une exposition lumineuse ou légèrement tamisée et, pour tous, jamais de soleil direct. Les feuilles sont attirées par la lumière. N’hésitez pas à faire pivoter régulièrement son pot pour le voir pousser de façon homogène. Le Pilea fait également partie des adeptes de l’air frais, une température ambiante comprise entre 15 à 18 °C lui suffit amplement, mais il redoute les longues heures en plein courant d’air.
Substrat et rempotage
Le Pilea nécessite un substrat bien drainant pour éviter l’accumulation d’eau, ce qui peut entraîner la pourriture des racines. Un mélange idéal est constitué de 50 % de terreau pour plantes d’intérieur, 25 % de perlite ou de sable grossier et 25 % de tourbe ou de fibre de coco. Nous vous conseillons de rempoter le Pilea immédiatement après l’achat dans un pot plus grand avec du terreau pour plantes vertes ou cactus. Le printemps est ensuite la meilleure période pour le rempotage.
Arrosage et fertilisation
Faites confiance à votre intuition pour l’arrosage du Pilea. Il est préférable que la terre soit toujours légèrement humide, car la plante ne supporte pas bien une sécheresse prolongée ni un sol durablement trop humide. En été, arrosez-le jusqu’à 2 fois par semaine environ, et au maximum 1 fois par semaine en hiver. Autre point important : le Pilea n’aime pas être douché, arrosez donc directement sur la terre au pied de la plante.
Pour de belles feuilles d’un vert profond, offrez un engrais pour plantes vertes à votre Pilea toutes les deux semaines de mars à septembre. Une fertilisation toutes les 4 à 5 semaines est suffisante en hiver.

Taille, multiplication et gestion des bobos
Conserver une bonne santé, une belle silhouette et multiplier votre plante verte pour en profiter plus encore, rien de plus facile !
La taille pour une silhouette dense
Pas d’obligation de taille pour le Pilea ! Mais pour conserver une jolie silhouette bien compacte, pincez les jeunes tiges, c’est-à-dire coupez-les avec les ongles ou un petit objet tranchant, d’un coup franc, juste après un bourgeon. Ceci aura pour effet de déclencher la ramification de la tige en question. Supprimez également les feuilles ou tiges abîmées pour conserver l’esthétisme de l’ensemble.
La bouture : multiplier sans effort
Concernant la multiplication, elle se fait par bouturage de jeunes tiges. Choisissez des tiges de 6 ou 7 cm qui portent déjà quelques feuilles. Sectionnez celles-ci avec précaution à l’aide d’un objet très tranchant et désinfecté. Dans un petit pot percé et rempli de terreau de bouturage, plantez les jeunes tiges individuellement. Placez le tout à la lumière sans soleil direct et maintenez le terreau légèrement humide.
Diagnostic des problèmes courants
- Feuilles jaunes : Elles sont vraisemblablement en fin de course, supprimez-les. Si le problème persiste, il s’agit certainement d’un surplus d’arrosage et d’un terreau plus assez nutritif.
- Feuilles qui se recroquevillent : Il s’agit ici d’un problème d’exposition. Votre plante souffre d’un manque de luminosité.
- Perte de feuilles et tiges tombantes : Avec un arrosage trop important, votre plante perd ses feuilles, les tiges sont très tombantes, les feuilles sont molles et parfois tachées de noir. Ne laissez pas d’eau stagner au fond du pot.
- Parasites : En été, par temps sec, l’araignée rouge a tendance à partir à l’assaut de votre plante. Une brumisation du feuillage devrait suffire à régler le problème.
Sachez que contrairement à une idée reçue, aucun représentant du genre n’est toxique pour le chat ou pour tout autre animal domestique.