La beauté et la vitalité d'une pelouse, qu'elle soit fraîchement semée ou déjà bien établie, dépendent en grande partie d'un arrosage judicieux et efficace. Alors que les petites pousses vert tendre commencent à apparaître après la phase de mise en place, l'entretien devient primordial, et l'arrosage s'impose comme un point fondamental. Pour être à la fois efficace et le plus économique possible, il demande le respect de certaines règles. Dans ce contexte, l'arrosage automatique, et plus particulièrement l'utilisation de tuyaux percés ou micro-poreux, offre des solutions optimales pour obtenir un résultat impeccable et durable.

L'importance capitale de l'arrosage automatique pour une pelouse saine
Une pelouse nouvellement semée ne doit absolument pas manquer d’eau, car les graines en ont besoin pour germer et assurer un bon démarrage. Il en va de même durant l’été suivant, lorsque le temps est sec et chaud, favorisant une évaporation plus rapide et empêchant l'humidité de rester au sol. Pour une meilleure absorption de l’eau, il est préférable d'arroser à la nuit tombée, lorsque le soleil ne brûle pas les feuilles et n’assèche pas le sol par une évaporation trop rapide.
Une fois bien installée, la pelouse réclame un arrosage à la fois suffisant en temps, pour offrir aux racines de la fraîcheur jusqu’à 10 cm de profondeur, et uniforme, afin que chaque plante puisse se développer de la même manière. Il est cependant crucial de veiller à ne pas trop arroser, car le “trop-plein” n’est pas utilisé, rendant ainsi la dépense inutile. En fonction de la nature du sol, une pelouse doit recevoir environ 5 à 8 mm d’eau par semaine.
L’arrosage automatique de votre pelouse permet également de faire des économies d’eau par rapport à la dépense d'un arrosage manuel au pistolet d'arrosage par exemple. Il s'agit aussi d'une économie de temps et d'efforts personnels. Vous serez également plus serein car il vous sera possible de vous absenter sans craindre de retrouver votre belle pelouse toute jaunie. Le programmateur gère l'ouverture et la fermeture du circuit d'arrosage aux horaires que vous aurez choisies, vous libérant ainsi de toute contrainte.
Choisir le matériel d’arrosage adapté à votre projet
Pour bien préparer votre projet d’arrosage automatique, commencez par réaliser un plan pour prendre en compte toutes les contraintes existantes : la superficie à arroser, l'emplacement de l'arrivée d’eau, sa disposition, ainsi que la pression et le débit. Vous connaîtrez la pression en contactant votre fournisseur, ou tout simplement en utilisant un manomètre. Le calcul du débit de votre robinet d’arrivée d’eau s'effectue comme suit : (contenance en litres / temps en secondes) x 3,6 = votre débit en m3/h. Il est important de prêter attention à la pression d’eau : si elle est trop forte, elle pourrait faire exploser vos tuyaux d'arrosage. On considère qu’au-delà de 5 bars, l’installation d’un réducteur de pression est indispensable.
Vous examinerez également des points tels que le climat de votre région, votre budget et la nature du sol. La mise en place d’un tel projet dépend en effet de plusieurs facteurs et le matériel doit être choisi avec soin. Celui-ci se compose généralement de cinq éléments principaux : le programmateur, les arroseurs, l’électrovanne, les tuyaux et leurs raccords, et le robinet d’arrivée d’eau.

Arrosage enterré ou en surface : Deux approches pour votre pelouse
L’un et l’autre sont envisageables pour l'arrosage automatique d’une pelouse, chacun ayant ses propres avantages et inconvénients.
L’arrosage en surface est composé de tuyaux qui peuvent être reliés les uns aux autres, branchés sur un programmateur et si besoin sur une électrovanne. Il est facile à installer une fois le matériel acheté et également facile à modifier. Par contre, il est peu esthétique puisque tout est en surface. Il est plutôt conseillé pour les petites surfaces où l'aspect visuel est moins une préoccupation.
L’arrosage enterré est ultra efficace et il ne nuit pas à l’esthétique de votre pelouse puisqu’il n’est pas visible. Son installation est par contre plus complexe, demandant même des compétences techniques lorsque la surface est importante et nécessitant le creusement de tranchées. Le tout rendant le réseau coûteux à l’installation initiale. Enterrer un réseau d’arrosage dans une pelouse ou dans un massif de fleurs permet de conjuguer discrétion et efficacité. En effet, les asperseurs escamotables reliés à un programmateur assurent l’arrosage du jardin à un moment précis, puis disparaissent dans le sol une fois l’arrosage terminé pour laisser l’espace entièrement libre de tout équipement. Pour réduire son impact écologique et économiser, le choix d'un récupérateur d'eau de pluie est une excellente option, quel que soit le système choisi.
Les différents types d'arroseurs pour une distribution optimale de l'eau
Le choix des arroseurs est déterminant pour l'efficacité de votre système d'arrosage.
Pour un système enterré
On distingue deux types d’arroseurs fixes pour les systèmes enterrés :
- Les tuyères sont enterrées dans le sol et sortent partiellement grâce à la pression de l’eau lorsque l’arrosage est en marche. Elles sont gérées par une buse qui permet à l’utilisateur de régler le débit et la surface d’arrosage. Elles arrosent des petites surfaces, jusqu’à 5 m², offrant une précision appréciable pour les zones spécifiques.
- Les turbines sont plus puissantes car elles arrosent jusqu’à 30 m autour d’elles. Elles sont également enterrées et conviennent parfaitement aux grandes superficies nécessitant une couverture étendue.
Pour un système en surface
Les arroseurs mobiles conviennent aux systèmes non enterrés, offrant flexibilité et adaptabilité :
- Les arroseurs rotatifs arrosent également en pluie, mais en tournant grâce à la pression de l’eau. C’est pourquoi ils nécessitent une pression de 1,5 bars. Ils peuvent être installés de plusieurs manières : piqués dans le sol, installés sur un trépied ou bien placés directement sur le sol. Ils permettent une grande surface d’arrosage, jusqu’à 300 m² en fonction des modèles, et leur zonage est circulaire. Les tuyaux sur lesquels ils sont branchés sont directement reliés au programmateur. L’utilisation d’un asperseur, dit aussi « tourniquet », est conseillée. Branché sur le réseau d’eau grâce au robinet de puisage, le tourniquet diffuse l’eau de manière rotative sur une surface plus ou moins importante, selon le réglage du débit.
- Les arroseurs oscillants arrosent en pluie et sont parfaits pour les zones rectangulaires du fait de leur jet en éventail. Ils demandent une pression de 2 bars minimum et un système de tuyaux enterrés. La surface maximale couverte est de 700 m². Il est judicieux de les choisir réglables, vous pourrez ainsi adapter leur débit à la surface arrosée pour éviter les gaspillages. L’asperseur oscillant couvre, lui, une surface rectangulaire. La zone de couverture dépend du débit choisi et se règle en ouvrant plus ou moins le robinet.
- Les arroseurs multi-surfaces sont parfaits pour les pelouses de formes irrégulières car leurs buses sont réglables, offrant une grande polyvalence.
- Les arroseurs canon forment une barre composée de plusieurs arroseurs. L’arrosage est fait en saccades et couvre une surface de 700 m² maximum. L’angle de chaque arroseur peut être réglé individuellement. Ils nécessitent une pression de 3 bars minimum.
Les tuyaux et leurs raccords : L'ossature de votre système d'arrosage
Vous trouverez dans le commerce des tuyaux à basse densité et à faible diamètre, utilisés pour les systèmes de goutte-à-goutte, et des tuyaux à haute densité et à gros diamètre (de 25 à 32 mm) qui sont capables de supporter la pression nécessaire à un réseau d’arrosage automatique. Les arroseurs secondaires peuvent éventuellement être de plus petit diamètre.
Les tuyaux affichent plusieurs qualités. Formés de couches plus ou moins nombreuses et différemment composées, ils offrent de fait une résistance plus ou moins grande. Un nombre élevé de couches rend le tuyau non seulement plus robuste mais aussi plus souple. Les tuyaux tricotés offrent en plus une résistance au vrillage. La résistance des tuyaux pour un système enterré est moins importante puisqu’il ne subira aucune agression. Il est néanmoins conseillé d'éviter de choisir les tuyaux bas de gamme afin de garantir la durabilité de votre installation.
Les raccords permettent d’assembler deux tuyaux pour une plus grande longueur ou pour changer de direction. Les divers modèles de raccords correspondent aux assemblages possibles :
- En coude pour tourner.
- En manchon pour prolonger un tuyau par un autre de même diamètre.
- En Y pour raccorder un tuyau à deux autres de même diamètre.
- En T pour raccorder un ou deux tuyaux à un troisième partant à la perpendiculaire, de même diamètre.

Le programmateur : Le cerveau de votre système automatisé
Le programmateur est la base de tout système d’arrosage automatique, même si techniquement ce sont les arroseurs et les tuyaux qui font le travail ! Branché directement sur le robinet d’arrivée d’eau, le programmateur permet de planifier l’arrosage automatique de la pelouse. Fonctionnant initialement à l’électricité (réseau ou piles), il existe aujourd’hui des modèles sans fil et même solaires qui le rendent totalement autonome et économe.
Les modèles sont plus ou moins perfectionnés, pouvant proposer 1 à 6 zones d’arrosages différents, ce qui vous permet de gérer l’arrosage de votre pelouse et de vos massifs et/ou potager avec une grande précision. Il est judicieux d’associer le programmateur à un pluviomètre, ce qui évitera des arrosages inutiles. La sonde d’humidité est un autre accessoire utile, qui va indiquer au programmateur que le sol est assez humide, optimisant ainsi la consommation d'eau.
L'électrovanne : Le régulateur du flux d'eau
L’électrovanne est reliée au programmateur et c’est elle qui ouvre et ferme l’arrivée d’eau de chaque tuyau. Elle agit comme un interrupteur intelligent, permettant au programmateur de contrôler précisément les zones et les durées d'arrosage.
La mise en place d’un arrosage automatique : Guide pas à pas
Qu'il s'agisse d'une installation enterrée ou non, une planification minutieuse est essentielle pour un système d'arrosage efficace.
Une installation enterrée
- Préparation du plan et du traçage : Matérialisez l’emprise du réseau sur la pelouse, selon un plan défini à l’avance, en déroulant le tuyau principal, qui sera coupé à l’emplacement prévu des asperseurs.
- Creusement des tranchées : Engagez le décapage du gazon sur 3 cm d’épaisseur, puis creusez une tranchée de 25 cm de profondeur à l’aide d’une bêche. Les tuyaux doivent être enterrés à environ 25 cm et les arroseurs doivent arriver au ras du sol. Ces tranchées doivent être en V, avec un fond plat. Selon la superficie du terrain, l’aide d’un professionnel peut être utile, ou bien la location d’une mini-pelle.
- Installation du drainage : Versez une couche de 10 cm de gravier dans le fond des tranchées avant de poser le réseau en place. Cela assure un bon drainage et protège les tuyaux.
- Mise en place des tuyaux et raccordements : Installez les tuyaux en les découpant lorsque c’est nécessaire et assemblez-les grâce aux raccords en suivant le plan réalisé à l’échelle.
- Positionnement des arroseurs : Placez les arroseurs aux endroits que vous avez définis.
- Raccordement et test initial : Raccordez au robinet d’arrivée d’eau et faites un test pour vérifier que la totalité du gazon est couverte. Faites les modifications si besoin, ajustez les orientations ou déplacez les arroseurs.
- Test final avant recouvrement : Connectez le réseau à l’arrivée d’eau et faites à nouveau un test, au cas où. Cela prend peu de temps et vous évitera d’avoir à creuser s’il s’avérait qu’il y a un problème !
- Recouvrement : Recouvrez de 10 cm de gravier puis de terre. Tassez, et semez votre gazon ! Le réseau d’arrosage est ensuite relié à un programmateur branché sur un robinet de puisage fixé en façade et paramétré aux heures souhaitées de mise en route.
Combien coûte et comment installer un système d'arrosage automatique
Une installation non enterrée
Pour une installation non enterrée, un plan n’est ici pas obligatoire puisque vous pourrez modifier l’installation comme bon vous semble si la position ou l’orientation des arroseurs ne vous paraît pas optimale. Néanmoins, il est utile pour positionner ces arroseurs de façon à ce que l’arrosage soit homogène.
- Positionnement des arroseurs : Placez les arroseurs aux endroits les plus judicieux.
- Pose des tuyaux et jonctions : Posez les tuyaux et faites les jonctions nécessaires.
Il existe de nombreux kits d’arrosage qui sont composés de tout le matériel nécessaire pour une surface donnée, ce qui facilite grandement le travail de préparation du projet.
Le bon réglage pour l’arrosage automatique du gazon
L’arrosage automatique n’a pas besoin d’être en fonction tout au long de l’année. Favorisez les périodes de croissance et les périodes chaudes et sèches, donc du printemps au début de l’automne.
Prenez en compte les éléments suivants pour un réglage optimal :
- Le vent accentue le dessèchement du sol et des plantes.
- Un gazon tondu ras s’assèche beaucoup plus vite qu’un gazon tondu haut, car l’herbe haute va garder un peu d’humidité et protéger le sol de la déshydratation.
- Un sol très léger, sableux, est très drainant ; l’eau inutilisée immédiatement va partir dans les couches profondes. Les arrosages doivent donc être plus fréquents mais plus courts. Ils seront également de ce type dans le cas d’un sol lourd qui retient beaucoup l’eau.
- Un gazon qui a soif va de toute façon présenter des signes caractéristiques : il devient plus pâle et moins souple, vous laissez des traces lorsque vous marchez dessus.
La quantité d’eau moyenne nécessaire pour un gazon est de 4 mm par jour. Si vous habitez dans une région où la pluviométrie est faible, surtout en été, programmez l’arrosage automatique pour un arrosage tous les 3 jours, voire tous les 2 jours dans les régions chaudes, ou encore si votre pelouse semble plus souffrir de la chaleur (certaines variétés de graminées sont peu résistantes à la sécheresse), de préférence de nuit, réglé à 5 l/m².
Il est préférable de programmer l’arrosage tôt le matin au printemps, pour éviter que les graminées ne gèlent durant la nuit. Durant les périodes chaudes par contre, il est plus judicieux d’arroser en fin de soirée. La température baissant durant la nuit, cela laisse le temps à l’eau de s’infiltrer dans le sol.

Le tuyau micro-poreux : Une solution d'arrosage innovante et efficace
Le tuyau micro-poreux est un système d’arrosage qui permet de maintenir l’humidité du sol grâce aux gouttes d’eau qui s’échappent lentement par les pores du tuyau. Ce dispositif mobile peut être déplacé d’une culture à une autre, et serpenter entre les plants. Le tuyau micro-poreux est pratique pour arroser les grandes surfaces (potagers, massifs, haies de jeunes arbustes) comme les planches de semis. Les tuyaux micro-poreux se branchent directement au robinet ou au tuyau d’arrosage. Ils se prolongent afin de répondre au besoin d’arrosage de chaque jardinier. Un tuyau poreux, ou tuyau microporeux, est un tuyau d’arrosage souple en caoutchouc perforé d’une multitude de trous minuscules sur tout le pourtour et sur toute sa longueur. Lorsque l’eau circule dans ce genre de tuyaux, elle suinte par les « pores », s’écoulant ainsi très lentement. Les tuyaux poreux peuvent s’associer les uns aux autres pour réaliser un circuit plus grand. Ils existent en plusieurs diamètres, d’une dizaine de mètres de longueur à plus de 100 mètres, et leur prix est généralement plutôt accessible. Ils font partie des systèmes d’arrosage goutte-à-goutte. Le tuyau percé assure également l’arrosage d’une surface rectangulaire.
Les atouts du tuyau micro-poreux
Voici la liste de toutes les bonnes raisons d’utiliser ce système d’arrosage.
Un système économique et écologique
L’un des objectifs premiers du tuyau micro-poreux est l’économie d’eau réalisée. C’est bon pour la planète et le porte-monnaie. D’autant qu’il est possible d’utiliser l’eau d’une citerne d’eau de pluie. La pression nécessaire est faible (0,5 bar environ), mais il faut tout de même veiller à ce que le réservoir du récupérateur d'eau de pluie soit suffisamment haut. Les tuyaux poreux ont un coût relativement accessible, et leur fonctionnement ne nécessite pas l’achat d’arroseurs en complément, puisque l’eau suinte directement des tuyaux eux-mêmes. C’est donc l’un des systèmes automatiques les plus abordables, particulièrement adaptés lorsque vous avez plusieurs rangs de légumes ou de plantes plutôt serrés qui nécessiteraient plusieurs dizaines d’arroseurs. Par ailleurs, l’eau s’écoule avec un débit très faible et est mieux absorbée par le sol et le système racinaire des végétaux, ce qui engendre là aussi des économies. Il peut même être raccordé à un récupérateur d’eau de pluie, pour une irrigation 100% gratuite.
Un arrosage régulier et efficace
Comme pour les autres systèmes de micro-arrosage de précision, en s’écoulant lentement, l’eau a le temps d’imprégner le sol et de l’irriguer en profondeur. On évite ainsi le lessivage des sols, le gaspillage d’eau et la formation d’une croûte de terre. La terre reste souple, favorisant un meilleur développement racinaire. Alimenter correctement en eau la pelouse, les arbustes ou les plantes consiste à procéder à des arrosages copieux toutes les semaines afin de bien humidifier la terre en profondeur et inciter les racines à se développer profondément dans le sol pour qu’elles puissent s’alimenter de manière totalement autonome.
Moins de maladies
En arrosant au pied des cultures, on évite la propagation des maladies cryptogamiques qui se développent lorsque l’on arrose le feuillage des plantes sensibles (rosiers, tomates, aubergines, etc.). L’utilisation d’un tuyau poreux d’arrosage permet la distribution de l’eau directement à la base des plantes. Ceux-ci ne risquent donc pas de recevoir de l’eau sur leurs feuilles, limitant la probabilité de développer des maladies cryptogamiques.
Un gain de temps et d’efficacité
Avec le tuyau poreux, le jardinier gagne du temps : en le couplant à un programmateur d'arrosage, l’irrigation peut ainsi avoir lieu automatiquement, en l’absence du jardinier et aux moments de la journée les plus opportuns (le matin ou le soir en été ou la nuit).
Un système très souple
L’avantage du tuyau micro-poreux est sa facilité à s’intercaler entre les cultures. Il se faufile partout, du jardin d’ornement au potager, sans oublier les planches de semis, offrant une grande adaptabilité aux configurations du jardin. Un tuyau d’arrosage poreux peut être enterré ou posé à même le sol. De ce fait, la mise en place de votre circuit d’arrosage est vraiment très simple. Il peut également être déplacé quand bon vous semble.
Problèmes rencontrés avec les tuyaux microporeux et solutions
Malgré ses nombreux avantages, l'utilisation de tuyaux microporeux peut présenter quelques défis :
- Pression inadéquate : Si la pression est trop forte, le goutte-à-goutte n’est plus respecté. L’eau s’écoule trop fort par petits jets à certains endroits et pas assez à d’autres. Il faut ainsi trouver la bonne pression. C'est sans doute l’une des sources d’échec à l’arrosage par tuyau micro-poreux. Lors de l’ouverture du circuit, il convient de le régler à basse pression, à 0,5 bar pour être précis. En effet, rappelons que l’eau va s’écouler lentement par les micro perforations du tuyau, et non avec un jet puissant de 2 cm de largeur. Une trop forte pression entraînera un arrosage en jets, donc plus au goutte-à-goutte, et risque fort d’abîmer vos tuyaux.
- Encrassement par le calcaire : Il faut également veiller au calcaire qui bouche les pores. Si c’est le cas, et même avant que cela arrive, vous pouvez tremper votre tuyau quelques heures dans de l’eau vinaigrée, puis le rincer.
- Impuretés de l'eau de pluie : L’eau de pluie devrait quant à elle être filtrée avant d’être utilisée dans vos tuyaux micro perforés, afin d’éviter que de fines impuretés n’obstruent elles aussi les trous. Pour cela, un filtre peut être utilisé en sortie de la cuve à eau, ou plus simplement un bas en nylon. Il retiendra toutes les particules susceptibles de causer des ennuis dans le circuit.
- Esthétique : Peu esthétique dans le jardin, il est conseillé de le recouvrir d’un paillage, un moyen utile et esthétique pour cacher le tuyau et maintenir la fraîcheur du sol notamment l’été.
- Stockage hivernal : En fin de saison, si votre kit tuyau poreux pour arrosage ne sert pas toute l’année, il est vivement conseillé de le désinstaller et de le ranger à l’abri. Ainsi le froid et les intempéries ne le détérioreront pas.

Installation du tuyau micro-poreux
Pour installer votre tuyau micro poreux, ou vos tuyaux si vous en avez plusieurs, il faut d’ores et déjà le brancher à l’arrivée d’eau. Si celle-ci n’est pas à côté de la zone à arroser, il vous faudra brancher un tuyau classique au robinet, puis votre tuyau poreux sur ce tuyau classique, ceci afin d’éviter que de l’eau s’écoule avant que cela ne soit nécessaire. Ce peut être votre robinet extérieur, ou une cuve de récupération d’eau de pluie. Il est important de veiller à posséder le bon raccord pour que le tuyau puisse s’emboîter au niveau de l’arrivée d’eau choisie.
Ensuite, raccordez ce premier tuyau d’irrigation au deuxième, puis le deuxième au troisième, et ainsi de suite sur plusieurs dizaines de mètres jusqu’à ce que vous ayez assez de longueur pour couvrir toute la zone de culture. Si la surface à irriguer est vraiment importante, et que vous allez devoir utiliser une longueur de tuyaux considérable, il est préférable d’installer un raccord pour connexions multiples en début de circuit. Vous pourrez ainsi brancher plusieurs tuyaux moins longs, dès le départ, plutôt qu’un tuyau qui n’en finit pas et dans lequel l’eau aura du mal à aller au bout. L’extrémité finale du circuit doit être bouchée afin de ne pas générer de pertes d’eau inutiles.
Enfin, vous n’avez plus qu’à poser le tout au sol directement au pied de vos plantations. Il est possible, pour un rendu plus esthétique ou pour toute autre raison qui vous appartient, d’enterrer un tuyau d’arrosage micro perforé. Il suffit de creuser une petite tranchée, de le placer dedans et de recouvrir, sans tasser la terre. Si vous comptez installer un paillage, votre tuyau poreux d’irrigation peut y être dissimulé.
Comme vu plus haut, vous avez la possibilité d’installer un programmateur qui gérera lui-même l’allumage et l’extinction du système selon vos choix. Une vingtaine de minutes suffisent généralement à une bonne irrigation, mais tout dépend des besoins de vos cultures et de la météo. Si vous souhaitez brancher votre installation sur le récupérateur d’eau du jardin, il faudra faire en sorte que votre cuve soit plus haute que vos tuyaux, faute de quoi l’eau ne pourra pas s’écouler.
Gestes pour un jardin durable et responsable
Avoir un beau jardin ou un potager bien rempli, c’est l’objectif de beaucoup d’entre nous. Pour cela, il est important d’arroser suffisamment et de la bonne manière. Voici quelques gestes supplémentaires pour optimiser la gestion de l'eau :
- Dans les régions chaudes, choisissez des variétés de graminées adaptées à la sécheresse.
- Limitez la surface de gazon pour installer des plantes de type méditerranéen, moins gourmandes en eau.
- Réglez la hauteur de coupe au plus haut durant l’été (ou ne tondez pas !). L’herbe haute garde mieux l’humidité du sol.
- Pour connaître la quantité d’eau à apporter, il faut procéder au test du verre à eau. D’une contenance de 20 cl, celui-ci est posé sur la pelouse lors du démarrage de l’arrosage. Cela permet de mesurer l'épaisseur d'eau reçue et d'ajuster en conséquence.
La pelouse est un endroit privilégié du jardin. Lieu où l’on s’étend pour la sieste, où l’on joue avec les enfants, ou l’on prend plaisir à marcher pieds nus en plein été. Pour qu'elle reste en pleine santé et bien verte, optez pour la mise en place d’un arrosage automatique de cette pelouse. Qu’il soit enterré ou non, il vous fera faire des économies d’eau et de travail. L’achat d’un tuyau micro poreux est une bonne option pour qui veut arroser de manière optimale, sans y consacrer un budget trop important. Ce système va en effet fournir l’eau au compte-goutte à vos plantes, et permettre une automatisation de l’arrosage très intéressante pour les cultures étendues.