L'escalade en dalle, souvent perçue comme un défi singulier par de nombreux grimpeurs, est une discipline exigeante qui sollicite un ensemble de compétences différent de l'escalade en dévers ou verticale. Si certains grimpeurs, y compris moi-même, apprécient particulièrement ce style, la plupart expriment une certaine aversion, principalement due au risque accru de se heurter le visage contre la paroi en cas de chute. L'escalade en dalle se distingue en effet par son inclinaison, généralement moins prononcée qu'un surplomb, ce qui implique des prises souvent plus petites et une progression basée davantage sur l'équilibre et la précision. Comprendre les spécificités de cette pratique est essentiel pour l'aborder avec confiance et efficacité.

Pourquoi la dalle rebute-t-elle certains grimpeurs ?
Les grimpeurs n'aiment pas l'idée de tomber lorsqu'ils grimpent sur une dalle parce que vous avez plus de chance de vous cogner le visage sur le mur. Ce risque de choc frontal est une préoccupation majeure et une raison courante de l'appréhension. L'escalade en dalle est aussi un type d'escalade différent de l'escalade en dévers et de l'escalade verticale, donc certains grimpeurs la trouvent plus difficile. Vous engagez des muscles différents et utilisez des techniques différentes, ce qui peut rebuter un grimpeur qui trouve l'escalade en porte-à-faux amusante. Si un grimpeur doué pour l'escalade en dévers se met à l'escalade en dalle pour la première fois depuis un certain temps, il ne sera peut-être pas capable d'effectuer autant d'escalades de même niveau. Cette différence fondamentale dans les mouvements et les sollicitations musculaires peut créer une frustration chez ceux habitués à la puissance et à la dynamique des surplombs.
Les spécificités de l'escalade en dalle
La dalle est une paroi inclinée dans le "bon (mauvais) sens", c'est-à-dire que lorsqu'il pleut, elle ne vous protège pas, donc vous êtes trempé. La principale différence avec des voies plus raides est que pour le même niveau, plus la dalle est couchée, pires sont les prises. Dans l'absolu, il devient possible de progresser sans les mains alors qu'en dévers, c'est plutôt l'inverse. D'où l'importance accrue des pieds et de la façon de pousser dessus. L'escalade en dalle ne demande généralement pas autant d'endurance musculaire que les surplombs. Il y a généralement plus d'endroits pour se reposer. De nombreuses escalades en dalle peuvent être basées sur l'équilibre, et si vous avez l'habitude de grimper sur des surplombs, vous n'êtes peut-être pas trop habitué à cela. Parfois, la nature de ces escalades signifie que tout le poids de votre corps et même votre visage doivent être très proches du mur pour garder le contrôle de votre centre de gravité. Cela peut aussi être assez effrayant. La flexibilité et la mobilité peuvent être entraînées spécifiquement pour la plaque.

Techniques essentielles pour la dalle
Pour exceller en dalle, une approche technique raffinée est indispensable. Voici des éléments clés à maîtriser :
L'importance du placement des pieds
En dalle, les pieds sont vos meilleurs alliés. Une erreur fréquente à éviter absolument est d'avoir le buste plaqué à la falaise. Non seulement vous réduisez votre champ de vision, mais en plus, vous poussez mal sur vos pieds, une partie de la force appliquée ayant tendance à faire partir le chausson vers l'arrière. La pointe n'est plus sur la prise mais au-dessus. La prise est placée sous les orteils car de cette manière, vous profitez d'une plus grande surface d'adhérence. Le chausson englobe la prise et vous êtes un peu moins mal. Pensez à grimper avec la pointe du pied, pour vous donner le plus d'options possibles dans les positions de vos pieds. On n'écrase pas la prise avec le pied. Il ne faut pas croire qu'en faisant de grandes enjambées, vous serez plus vite au sommet. Au contraire, pour vous redresser, vous allez faire un à-coup qui n'est pas esthétique, qui risque de vous déséquilibrer en faisant bouger votre pied qui ripera de l'infâme rognure où vous l'aviez si délicatement posé. Les genoux légèrement fléchis procurent plus de stabilité. Vous pouvez même les poser contre le rocher pour vous équilibrer complètement pendant un temps d'observation ou de "remagnésage".
Le triangle de forces et le gainage
On appelle « triangle de forces » le triangle imaginaire dont les points d'appuis du grimpeur constituent les sommets. Dans les conditions d'équilibre, le centre de gravité de ce triangle coïncide avec celui du grimpeur (un peu en dessous du nombril). Il faut savoir que ce triangle n'est pas indispensable à un équilibre; on peut en effet le détourner par différents stratagèmes que l'on découvrira par la suite (drapeaux, etc…). Mais, pour le néophyte, une bonne connaissance théorique de la notion de triangle de forces est un atout certain. Les pieds vont vous permettre d'alléger le poids supporté par les bras. Mais vous pouvez aussi vous en sortir sans trop de gainage. À condition de penser à crocheter les talons ou les pointes dès que possible et plus globalement à monter les pieds, sans attendre qu'ils ne zappent et ne vous entraînent. Car plus vous laisserez traîner vos pieds derrière vous et les garderez bas, plus ils seront difficiles à gainer, en particulier sur les petites prises.
Tutos escalade #12 - La pose de pied
La gestion du corps et du regard
Le buste bien décollé, exactement à l'aplomb des pieds, vous offre une superbe allure et surtout vous permet d'appuyer selon le bon axe sur les pieds. Coup double, vous êtes mieux équilibré et vous risquez moins la zipette des pieds en poussant vers l'arrière. Le regard clair et vif est essentiel pour détecter les moindres aspérités. La tête légèrement en arrière élargit le champ de vision et donne du relief. Observez bien les prises de pied tant que vous les avez sous les yeux et essayez de vous en souvenir. Au pire, marquez-les avec un trait de magnésie.
Les deux écoles de grimpe : Statique et Dynamique
Il existe deux approches principales : l'escalade statique et la grimpe dynamique. Grimper de manière statique est une technique plus rassurante car elle consiste à bloquer son corps en transférant toutes les forces permettant l'équilibre sur les autres appuis afin de libérer un membre pour aller chercher une nouvelle prise de pied ou de main (on peut en toucher plusieurs avant d'élire l'élu de son cœur). Cette école très rassurante, car on n'est jamais déséquilibré, nécessite néanmoins beaucoup de puissance et de résistance (on gaine plus, on bloque plus longtemps). L'autre école, c'est l'école dynamique où l'on progresse de déséquilibre en déséquilibre.
La grenouille : un mouvement historique
La grenouille est le mouvement mythique du haut niveau des années 80. Pour faire le beau, il fallait en faire à tour de hanches. Avec l'escalade en dévers, il a quasiment disparu, à part dans les rétablissements et les courtes parties moins raides. N'en abusez pas, au risque de passer pour le « has-been » de service. En revanche, de temps en temps, quand les prises de pieds sont hautes et qu'il n'y a pas d'autre choix, une grenouille bien sentie est la bienvenue. Vous savez ce qui vous attend, direction le cours de danse classique.
S'améliorer en escalade de dalle
La meilleure façon de s'améliorer en escalade en dalle est simplement de grimper plus de dalles qui demandent plus d'équilibre. Si vous n'êtes pas aussi doué pour l'escalade de dalles que pour les surplombs, essayez des niveaux inférieurs. Vous devez vous habituer aux différentes situations dans lesquelles les dalles vous placent par rapport aux surplombs et aux escalades verticales.

Sécurité et chutes en dalle
Savoir comment tomber sur une dalle peut être crucial pour votre sécurité. De nombreuses blessures sont survenues lors de chutes en escaladant n'importe quel mur, mais l'escalade en dalle est totalement différente en raison du danger pour votre visage. En cas de chute, n'essayez surtout pas de vous rattraper ou d'amortir le choc avec vos mains ou vos bras. Faites des moulinets sur les articulations qui vont être les plus sollicitées avec vos mains, doigts, poignets, bras, hanches et épaules. Prendre ses marques sur le tapis de réception au pied du mur. L'escalade en extérieur signifie généralement que vous en ressortirez avec plus de coupures et d'ecchymoses, c'est juste la nature de l'escalade en extérieur. L'escalade en dalle en extérieur peut provoquer beaucoup plus d'anxiété, surtout si l'angle de la dalle est très prononcé. D'après mon expérience personnelle, je peux dire que l'escalade de dalles en extérieur est beaucoup plus effrayante que l'escalade de dalles en intérieur, en raison de la paroi rocheuse dure devant vous dans laquelle vous pouvez potentiellement vous frapper la tête ou d'autres parties du corps.

L'escalade de bloc en salle : une porte d'entrée idéale
L'escalade de bloc indoor est une activité qui se développe depuis plusieurs années en ville. La pratique est sans risques et l'activité est adaptée à tout niveau quelle que soit sa constitution physique et son âge. En intérieur, on retombe sur d'épais tapis. L'activité d'escalade et les salles d'escalade de bloc sont accessibles du débutant au champion, quelles que soient sa constitution ou ses capacités, à partir de 4 ans ! Il n'y a pas de profil type idéal pour faire de l'escalade et aucune condition physique particulière n'est exigée pour pratiquer. L'escalade est un sport complet qui mobilise autant les capacités cognitives, mentales que physiques.
Débuter en salle de bloc
Pas besoin de réserver, l'accès est ouvert à tous à partir de 4 ans. Les salles ont souvent une amplitude horaire extra large. Côté tarif, le prix est souvent comparable à une place de cinéma. L'escalade de bloc se pratique sans équipement spécifique : pas de harnais, pas de casque, ni de cordes, comme requis pour l'escalade en extérieur. Le chausson se porte ajusté pour avoir la meilleure sensation sur la prise, un peu comme les ballerines des danseuses. Mais pas question de souffrir quand on débute. Il faut être bien confortable. Un vestiaire vous permet de vous changer et laisser votre sac dans des casiers (apportez votre cadenas). La magnésie, la poudre ou le liquide dont vous voyez les grimpeurs avertis se frotter les mains pour faciliter l'adhérence des mains aux prises, n'est pas nécessaire pour les débutants.
Comprendre un bloc et sa progression
Un bloc est un ensemble de prises d'une même couleur sur le mur d'escalade, qui constitue l'itinéraire à réaliser. Grimper un bloc, c'est exécuter une séquence courte de mouvements qui nécessitent puissance, force et dynamique. Pour démarrer le bloc : les pieds et les mains se placent sur les prises signalées par les scotchs de la couleur du bloc. La progression : un bloc se grimpe uniquement sur une couleur. Dans votre progression, vous pouvez vous servir de toutes les prises de la couleur de votre bloc, du mur et l'ensemble des « volumes » de couleur bois ou grise fixés sur la structure. Pour descendre du bloc : les prises de toutes les couleurs ainsi que des poignées grisées sont à votre disposition.
Conseils pour les débutants en bloc
Tout se passe dans les jambes ! On pousse sur les jambes, les pieds font grimper, avant les bras. L'essentiel est de gérer son effort en permanence. L'hydratation est capitale pour permettre au corps de récupérer et éviter les crampes. On consomme beaucoup d'eau quand on grimpe. Buvez régulièrement. Apportez une petite gourde. Se reposer entre les « essais » (les tentatives de faire le bloc). Inutile quand on est débutant d'essayer d'enchaîner les blocs « en mitraillette » ! C'est plus sage de faire moins d'essais, avec un corps plus reposé. Si vous avez les mains qui ont tendance à suer, vous pouvez utiliser de la magnésie liquide pour assécher les mains. En préventif (ou protection) contre les ampoules, vous pouvez utiliser du « strap » (sparadrap costaud) enroulé autour des doigts. Un débutant peut se faire des « steaks », de grosses ampoules sur les doigts (dû au fait de serrer trop fort les prises !).
Structurer sa séance d'escalade pour progresser
Une séance idéale, et ce presque quel que soit le niveau du grimpeur, s'articule en 4 temps :
1. L'échauffement
Très important, d'abord général en faisant de l'élastique ou des mouvements du cou et des épaules, puis spécifique en faisant des blocs très très faciles voir de simples mouvements isolés sans faire des blocs entiers, puis en montant peu à peu l'intensité. C'est l'étape qui préparera votre corps à forcer et aussi celle qui diminuera très fortement les risques de déchirures musculaires que les violentes contractions de l'escalade pourraient provoquer.
2. Le bloc en surmax
Pendant 30 minutes, maintenant que vous êtes échauffés et encore frais, vous allez essayer quelque chose de trop dur pour vous. Un bloc, par exemple, qui est dans la couleur ou la cotation juste au-dessus de votre maximum. Vous ne réussirez probablement pas, en tout cas pas aujourd'hui, mais sortir de sa zone de confort est la manière la plus efficace pour progresser à la fois physiquement et techniquement.
3. Le travail dans votre zone de confort challengeante
Vous avez gagné le droit de retrouver votre zone de confort ! Enfin pas tout à fait… Il vous faut maintenant choisir un bloc que vous devriez pouvoir faire, mais proche de votre maximum. Quelque chose qui vous challenge, mais qui est dans vos cordes. Vous en grimpez ainsi deux ou trois à raison de 20 minutes maximum par bloc. En plus d'être amusante et gratifiante, cette étape vous permettra de solidifier votre niveau, à la fois techniquement et physiquement.
4. La finition
Voici venu le moment de la finition. Respecter cette ultime étape vous aidera, séance après séance, à tenir la distance et à ne pas vous écrouler au bout d'une heure parce que vous ne pouvez plus serrer une prise. Il s'agit de baisser d'un cran l'intensité, et d'enchaîner les blocs avec très peu de repos (30 secondes à une minute), jusqu'à ne plus pouvoir aligner trois mouvements. Cela peut se faire en répétant plusieurs fois les mêmes blocs et, point de vigilance très important, il faut impérativement éviter les mouvements traumatisants pour les doigts et les épaules pour ne pas risquer de se blesser. Si vous avez l'opportunité de grimper deux jours d'affilée, sautez cette 4e étape, car alors elle vous gâchera la séance du lendemain pour laquelle vous serez trop fatigués.
Conseils généraux pour une progression efficace
Écoutez vos envies et évitez l'autocensure
Si suivre ce plan de séance constitue un idéal pour ceux qui veulent progresser rapidement, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de commencer l'escalade. La bonne manière, c'est celle qui vous amuse, vous fait plaisir et vous satisfait. Si votre truc c'est la dalle, faites de la dalle ! Si vous aimez le dévers, faites du dévers ! Si vous aimez finir en vous tuant aux tractions, faites-le aussi, cela ne vous rendra pas moins fort. N'ayez ni peur ni honte de privilégier ce qui vous fait le plus plaisir dans l'escalade. Là où il ne faut pas trop s'embarrasser de réflexion, en revanche, c'est dans le choix de vos jours de repos, car à moins d'être chevronné avec des objectifs et échéances précises, on ne grimpe jamais trop. Derrière la provocation de certains grimpeurs, ce qu'il faut comprendre, c'est que si vous avez le temps et l'envie, surtout ne vous privez pas d'une séance d'escalade, même si vous en êtes à votre 5e jour de grimpe. Bien sûr, dans ce cas, la vigilance reste de mise au niveau des doigts et des épaules : évitez les blocs traumatisants quand vous êtes fatigués.
Prenez soin de vos doigts
Avec la pratique de l'escalade, vos muscles du haut du corps, en particulier ceux des avants bras, vont s'adapter très rapidement. Ils pourront forcer plus fort et plus longtemps. Vos tendons et vos poulies, en revanche, auront une adaptation beaucoup plus lente. Viendra ainsi inévitablement un moment de décalage entre les capacités de vos muscles et la résistance de ces éléments de vos doigts. Ce phénomène est responsable d'innombrables blessures et douleurs chroniques dans les premières années de pratique. Le conseil est donc simple : pas d'efforts exagérés sur les doigts dans la deuxième moitié de la séance. Jamais. Gardez les blocs à doigts, sur arquées et à serrage dans la première moitié, lorsque vous êtes frais et bien échauffés. Si vous avez le temps et l'énergie, faites aussi des exercices de prévention ainsi que de petits cycles de renforcement ponctuels. Tout cela ne vous immunisera pas contre les blessures, mais en diminuera fortement le risque.
Sécurité en salle : soyez vigilant
S'il est évident que les questions de sécurité ne doivent pas être prises à la légère sur mur à corde, ça l'est beaucoup moins en salle de bloc, et pourtant… La présence des tapis paraît rassurante, mais à tort. Le danger n'est évidemment pas mortel, mais les risques de fracture, entorse et luxation du coude ou de l'épaule sont extrêmement importants chez les débutants. Les murs font plus de 4 m et, pour quiconque n'est pas habitué à tomber et n'a pas encore emmagasiné le gainage et la technique nécessaires à encaisser les chutes, l'accident peut vite arriver. Le danger survient - même quand vous n'êtes pas en haut du mur ! - lorsque vous tombez dans un mouvement ou un ballant qui fait que vous n'êtes pas droit lorsque vous arrivez au sol. Même avec la protection des tapis, votre jambe peut subir une mauvaise torsion et le réflexe de mettre le bras pour protéger la chute peut s'avérer malheureux (les risques de luxation viennent de là).
Profitez de l'émulation collective
Nous vous conseillions dans le paragraphe précédent de vous faire parer et de parer vos amis, cela tombe bien, nous vous suggérons maintenant de ne pas grimper tout seul. S'il y a des amateurs de solitude dans les rangs des passionnés de bloc naturel, l'effet de groupe, lorsque vous vous lancez dans l'activité, n'a presque que des avantages. Il y a l'émulation, toujours bonne à prendre autant pour la progression que pour l'amusement, mais cela permet aussi et surtout d'apprendre par l'exemple. Observez les autres, inspirez-vous, acceptez les conseils ; il n'y a pas de meilleure école de l'escalade que celle de la grimpe en groupe.
Évitez les essais "mitraillette"
La stratégie très appréciée des débutants (et pas seulement) consistant à faire des essais par salves sans aucun temps mort, autrement désignée sous le nom d'essais mitraillette, n'a que des désavantages. Vous vous fatiguez très vite, usez votre peau inutilement, chauffez et graissez les prises avec la sueur de vos mains et réduisez énormément vos chances de réussir le bloc. En deux mots : une magnifique stratégie de l'échec. Ainsi, prenez le temps de respirer entre vos essais, attendez que vous mains aient refroidi et que vos muscles ne soient plus tremblants. Les situations où les essais mitraillette sont acceptables sont très rares. L'une d'entre elles concerne le moment de finition décrit plus haut dans les 4 temps de la séance, une autre peut concerner la prospection de sensations lorsqu'on essaie un bloc complexe pressé par le temps. Mais ce sont des exceptions et, en règle générale, mettre en place des temps de repos correct entre les essais est une règle d'or à respecter.
Utilisez votre cerveau
L'escalade est un sport physique, où la force dans les bras, dans les doigts ainsi que la souplesse sont des qualités très importantes. Mais très souvent, le problème qui vous fait face est au moins autant intellectuel que musculaire. Il y a toujours d'innombrables choix à faire : est-ce que je rentre le genou, ou est-ce que j'ouvre le bassin ? Est-ce que je passe le pouce sur l'index pour arquer, ou est-ce que je reste en tendue ? Est-ce que je mets le pied gauche ou le pied droit sur cette prise ? Etc. Devant un bloc ou une voie, il y a de quoi user votre matière grise. Alors ne vous en privez pas. Posez-vous des questions et réfléchissez sans relâche. Non seulement cela vous aidera à réussir, mais en plus vous n'en progresserez que plus vite.
Choisir les bons chaussons
Ce n'est peut-être pas les chaussons qu'on vous conseillera, ni ceux qui maximiseront vos performances à court terme, mais des chaussons souples, dans le style des historiques Cobras de La Sportiva, représentent le meilleur choix pour apprendre à grimper avec des sensations. Les chaussons souples permettent de ressentir tout ce qui se passe sous le pied : s'il est bien placé, s'il risque de zipper etc. Vous pouvez ainsi grimper en nuance et cela enrichira votre bagage technique et la connaissance de votre propre corps au fil des séances.
Intéressez-vous à l'escalade
Si vous lisez cet article, c'est que vous êtes sur la bonne voie ! L'escalade est une activité avec une grande richesse, une histoire, une culture, et s'y mettre sans s'intéresser à elle vous privera de la moitié du plaisir. Des grimpeurs comme l'Américaine Anna Hazelnutt, devenue très forte en escalade traditionnelle et sportive en peu de temps, montrent l'exemple. Anna Hazlett, mieux connue sous le nom de Anna Noisette, fait partie intégrante de la scène internationale de l'escalade depuis 2021 au plus tard. Aujourd'hui, Hazelnutt, spécialisée dans les voies d'escalade traditionnelle et sportive sur murs droits et dalles, est l'un des meilleurs. En 2023, elle a répété Principe espoir (E9/10, 8b/+) au Plaque de brosse, l'une des lignes de transport les plus difficiles que l'Europe puisse offrir. Elle incarne la preuve que la détermination et l'apprentissage des bonnes techniques peuvent mener à des sommets impressionnants.