Le Compagnonnage en Permaculture : cultiver en symbiose pour un potager florissant

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la permaculture. Cette approche, qui nous encourage à checker notre article “la permaculture pour les nuls” si ce n’est pas le cas, intègre une technique fondamentale : le compagnonnage. Le compagnonnage, c’est l’art de faire pousser des plantes en symbiose, des plantes qui s’aident naturellement. Cette méthode permet non seulement de passer du temps à faire autre chose que de traiter ou de réfléchir à des moyens de solutionner les problèmes du potager, mais elle s’inscrit aussi dans une démarche de culture utilisée principalement dans l’agriculture biologique.

Schéma explicatif du compagnonnage en permaculture

Qu'est-ce que le Compagnonnage et pourquoi est-il essentiel ?

En permaculture, le compagnonnage est une technique d’association de plantes. Il s’agit de l’observation des bonnes et mauvaises interactions des plantes entre elles, une technique de jardinage basée sur des siècles d'expérience de jardiniers et de paysans. Certaines espèces végétales peuvent avoir entre elles des effets bénéfiques et compléter mutuellement leurs besoins. Cette méthode permet de meilleurs rendements de façon naturelle tout en ayant un potager plus diversifié et harmonieux. Le principe repose sur la complémentarité des plantes en termes de besoins nutritifs, de structure racinaire, d’attraction ou de répulsion d’insectes, ou encore de protection contre les maladies. Grâce à cet article, vous allez enfin comprendre ce qu’est que le compagnonnage et ses avantages.

Si vous avez des difficultés avec votre potager, que vos rendements ne sont pas à la hauteur de vos espérances et que vous ne voulez pas utiliser de produits chimiques pour arriver à vos fins, le compagnonnage est une solution précieuse. Il permet de booster votre production grâce aux cycles naturels d’une nature si bien faite. En associant les bonnes plantes, on peut favoriser la pollinisation croisée, prévenir l’apparition de parasites et encourager la croissance saine des cultures. Certaines plantes peuvent repousser les insectes nuisibles grâce à leur odeur ou à leurs propriétés naturelles. D’autres peuvent enrichir le sol en fixant l’azote atmosphérique ou en fournissant des nutriments spécifiques, bénéficiant ainsi aux cultures voisines. Des combinaisons peuvent également aider à ombrager les plantes sensibles à la chaleur ou à protéger les plantes plus fragiles du vent.

L'allélopathie : les interactions biochimiques entre plantes

L’allélopathie est l’ensemble des interactions biochimiques réalisées entre les plantes. Autrement dit, c’est l’influence que les plantes ont sur leurs voisines sur la germination, la croissance, la survie et la reproduction. Ces associations allélopathiques sont des exemples où certaines plantes exercent une influence, positive ou négative, sur leurs voisines par des substances chimiques naturelles, façonnant ainsi l’écosystème environnant. Par exemple, les essences (phytoncides) qu’elles émettent pour se protéger et communiquer entre elles pourraient être une des raisons de leur mésentente.

L'importance de la rotation des cultures

Une autre technique en permaculture est la rotation des cultures, qui consiste à ne pas planter la même plante plusieurs fois au même endroit. Cela présente deux avantages : premièrement, vous évitez le développement d’organismes nuisibles (parasites, champignons, petits insectes, maladies..) et deuxièmement, vous n’épuisez pas votre sol.

Le Basilic : un allié précieux au potager et en cuisine

Le basilic est une plante aromatique très appréciée, tant pour ses qualités culinaires que pour ses bienfaits au jardin. Il en existe plusieurs variétés, comme le Basilic à Feuilles de Laitue, le Basilic Citron, le Basilic Grand Vert et le Basilic Grec. Le basilic 'Grand Vert' produit de grandes feuilles vertes et peut être cultivé aussi bien en intérieur qu’en extérieur, en pot, jardinière ou pleine terre. Consommé frais, il facilite la digestion et garantit une haleine fraîche, ce qui est une spéciale dédicace à M. Ail !

Illustration des différentes variétés de basilic

Bénéfices du basilic au potager

Le basilic est un fort répulsif des mouches et moustiques. Il éloigne les pucerons, les mouches et les moustiques. Il est très utile pour la tomate notamment. Il en améliorera le goût et fortifiera ses pieds. Comme quoi, ces deux-là s’entendaient même avant qu’on les associe dans l’assiette. Un duo basilic-tomate offre non seulement un spectacle olfactif, mais assure aussi une protection mutuelle. Il se plaît bien aussi en association avec les choux et les asperges. Le basilic dégage un parfum qui, en cuisine, ravit nos papilles et, au jardin, éloigne les moustiques et les mouches nuisibles. Particulièrement efficace contre la mouche blanche, ennemie des plants de tomates, il se révèle un compagnon idéal pour ces dernières. Il aime aussi son compère le fenouil.

Conseils de culture du basilic

Cette plante aromatique a besoin d’un substrat riche et restant frais. La plantation en pot est une solution intéressante pour les herbes aromatiques, car elle est flexible (les contenants peuvent être déplacés facilement), permet un gain de place et est esthétique. Le basilic est à cultiver dans un contenant, car il est assez exigeant en soleil et en substrat. Pendant la phase de croissance, le basilic doit être exposé au soleil plusieurs heures par jour.

Pour la récolte de basilic, il est préférable de la faire juste avant que les fleurs n'apparaissent, c'est à ce moment-là que les feuilles sont plus fraîches. Il ne faut jamais cueillir plus d'un tiers des feuilles, car le basilic pourrait s’affaiblir. Les graines de basilic peuvent être semées à l’intérieur, puis transplantées en extérieur lorsque les plants sont assez vigoureux et que les températures atteignent au moins 21 °C le jour (le basilic est une plante très frileuse). Veillez à surveiller la présence de maladies ou de nuisibles et agissez rapidement pour prévenir leur prolifération. Pincez les feuilles du basilic pour favoriser la ramification et obtenir une plante plus touffue.

Un potager sur mon balcon : comment semer du basilic en pot 🍃

Les plantes aromatiques : des alliées précieuses pour le potager

Pour relever le goût d’une salade ou enrichir la saveur d’un plat mijoté, les plantes aromatiques sont des alliées précieuses en cuisine. En plus de leur utilité culinaire, elles apportent de nombreux bienfaits à la santé. Certaines herbes aromatiques favorisent la digestion, tandis que d’autres renforcent le système immunitaire grâce à leur richesse en vitamines et en minéraux. Cultiver ses propres herbes aromatiques permet d’en avoir à disposition à tout moment. Chaque plante a néanmoins des besoins spécifiques en termes d’eau, de lumière et de type de terrain. Les aromatiques, comme leur nom l’indique, ont de fortes odeurs qui vont perturber les sens olfactifs des insectes indésirables.

Quelques exemples d'aromatiques et leurs associations

Nous avions déjà parlé des 3 fleurs utiles au potager, mais les aromatiques jouent également un rôle crucial.

  • La Sauge : Du latin 'salvia', la plante qui sauve, la sauge justifie bien son nom. Puissant antioxydant et riche en vitamine K, elle dispose également de propriétés bénéfiques pour le système digestif et cardiovasculaire. La sauge est super utile ! Premièrement, elle fait fuir les parasites du chou comme la piéride (papillon qui vient d’une chenille qui adore le chou). La sauge est également reconnue comme étant utile pour la carotte ! Elle éloigne les mouches qui produisent le ver de la carotte. La sauge s’associe donc particulièrement bien avec le concombre, la carotte et le chou ! Elle attire les abeilles et les bourdons.
  • Le Thym : Sentez-vous ce doux parfum du Sud ? Le thym, c’est des arômes uniques, des petites fleurs rose pâle ou blanches, une évasion esthétique et olfactive. Lui aussi a cette utilité : faire fuir la piéride. Ce papillon qui donne des chenilles qui adorent se régaler de chou. Il est aussi connu pour faire fuir les mouches blanches (petite mouche très gourmande qui s’attaque aux végétaux). Le thym d’hiver et le thym de Provence sont des variétés courantes.
  • La Menthe : La menthe a une odeur plutôt agréable pour nous autres humains. Mais certains insectes ne sont pas du même avis. C’est le cas du puceron et de l’altise (petit insecte de l’ordre des coléoptères). La menthe les fait fuir ! La menthe s’associe bien avec le chou, le radis et la tomate ! Le must ? Elle est très envahissante et risque de prendre rapidement le dessus sur les autres plantes. La menthe se développe parfaitement dans une jardinière ou un autre contenant. Agastache Menthe Coréenne et Menthe Verte sont des exemples de variétés.
  • L’Aneth : L’aneth à ne pas confondre avec Annette la meilleure amie de votre mère au parfum nettement plus agressif. L’aneth va bien vous aider au potager. Elle est réputée pour éloigner les pucerons. Sa haute taille et son odeur déroutent visuellement et olfactivement les insectes indésirables. Peu feuillue, elle ne fait pas ombrage aux légumes, ce qui permet de la placer au beau milieu de rangées de légumes sans gêner. Elle se sent bien au verger près de fruitiers, parmi les choux (elle fera fuir teigne et chenille), concombres, cornichon, bette, laitue, oignon. L'aneth officinal est une variété. L’aneth protège les carottes et concombres.
  • La Coriandre : Réputée pour ses vertus digestives, la coriandre a un arôme distinctif, terreux, citronné et légèrement anisé. La coriandre est très utile pour lutter contre la mouche de la carotte (qui produit de vilains petits vers). Pour la coriandre, prévoyez un substrat frais et bien drainé. Récoltez ses feuilles au fur et à mesure de leur croissance.
  • L’Ail : Puissant en arômes, l’ail s’avère un protecteur redoutable pour vos carottes et betteraves. Il repousse une multitude d’insectes, faisant de lui un garde du potager à la fois simple à cultiver et robuste. L’ail éloigne les insectes en général. Il s’accorde avec les carottes, betteraves, fraisiers et tomates. Attention, l’ail ne fait pas bon ménage avec le chou ou les haricots.
  • La Bourrache : Souvent étiquetée comme « mauvaise herbe », la bourrache est en réalité une alliée précieuse pour vos courgettes. Elle repousse limaces et vers, tout en vivant en harmonie avec de nombreuses plantes du potager. Ce duo bourrache-courgette est un exemple parfait de l’association bénéfique, où chaque plante apporte ses propres forces pour protéger et enrichir l’autre. Elle attire les abeilles, fait fuir les limaces, réduit les doryphores, éloigne les vers des tomates.
  • La Capucine : La capucine attire les pucerons (il vous suffira ensuite d’arracher les capucines et de les brûler), éloigne les punaises des courgettes et citrouilles.
  • Le Cerfeuil : Le cerfeuil réduit l’invasion des limaces.
  • La Ciboulette : La ciboulette est une grande amie des vergers. Elle est la compagne idéale des pommiers et des carottes. Elle est une bonne compagne aussi des groseilliers, cassis, fraises, rosiers et des courges. La ciboulette donne un rendu très joli en pot.
  • Le Fenouil : Le fenouil, il faut le planter avec beaucoup de précautions. Il n’est pas très sociable avec les autres plantes. Vous le planterez à côté des céleris et des poireaux. Il aime bien aussi son compère le basilic, mais il ne fait pas bon ménage avec les haricots, les choux, le concombre, les tomates, les piments, l’absinthe, le potiron, les épinards, les navets, les soucis et carvis. Le fenouil restera le boudeur du potager, il est le légume qui se fait le moins d’amis. Cependant, un commentaire d’expérience personnelle a révélé des résultats bluffants avec des choux (fleur, rouge et Romanesco) et des céleris raves dans un sol argileux et composté en Haute-Normandie, avec des choux-fleurs de plus de 2 kg sans aucune tache, des fenouils gros comme le poing et de beaux céleris raves.
  • L'Origan : L'origan est une bonne plante compagne de la vigne, des courges, concombre et des piments.
  • Le Persil : Le persil est un peu plus difficile à marier. Il se plaît bien parmi les artichauts, oignon, tomate et asperge.
  • La Lavande : La lavande repousse les fourmis, les limaces et les escargots. Elle attire les pollinisateurs et est une plante mellifère par excellence.
  • La Mélisse officinale : Comme elle s’étoffe généreusement, il est préférable de la cultiver en bordure.
  • Les Légumineuses : Les légumineuses ont la capacité de capter et fixer l’azote dans le sol. Cette particularité permet d’enrichir le sol et d’agir comme un engrais vert, favorisant ainsi la croissance des plantes voisines.
  • Les Œillets d’Inde : Avec leurs fleurs éclatantes, les œillets d’Inde sont bien plus que de simples ornements, ils forment un rempart contre les nuisibles, spécialement quand associés à la pomme de terre. En créant une barrière protectrice autour de votre potager, ces fleurs colorent votre jardin tout en sauvegardant la santé de vos récoltes. Les œillets d’Inde protégeront la plupart de vos plantes (pommes de terre, tomates, asperges, haricots, choux) des insectes nuisibles tels que les aleurodes, pucerons, vers et fourmis.
  • Le Souci : Le souci repousse les insectes nuisibles aux carottes, choux et laitues.

Tableau des associations bénéfiques et à éviter pour les plantes aromatiques

Les légumes et leurs associations : cultiver intelligemment

Associer diverses cultures dans un jardin potager est une stratégie astucieuse pour maximiser la productivité de chaque parcelle de terre. Chaque plante, par sa seule présence, contribue au bien-être des autres, créant un écosystème où chaque élément joue un rôle clé.

Exemples d'associations de légumes

  • Les "trois sœurs" (Milpa) : L’association des « trois sœurs » est un héritage aztèque, un trio formé par le maïs, le haricot et la courge. Dans cette guilde végétale, le maïs élève fièrement ses tiges, offrant un support au haricot grimpant. Ce dernier, en plus de sa nature volubile, enrichit le sol en azote, essentiel pour la santé du potager. Pendant ce temps, la courge étend ses larges feuilles, conservant ainsi la fraîcheur du sol. Cette association illustre une coopération exemplaire, où chaque plante contribue mutuellement à la prospérité de l’autre.
  • Carottes : Excellente entente avec les radis et les poireaux. Il est conseillé de semer avec des radis puis d’entourer de salades ou poireaux, en évitant la menthe, la betterave et le persil.
  • Petits pois : Compagnons idéaux des tomates, salades, courgettes, et pommes de terre. Les pois protègent les pommes de terre des doryphores. Il faut garder 50 cm d’écart entre les rangs de pommes de terre et les pois.
  • Tomates : Alliées avec laitues, poireaux, carottes, mais à éloigner du chou rouge et du fenouil. La tomate et le basilic sont des associations particulièrement bénéfiques. La menthe s’associe bien avec la tomate.
  • Choux : Les choux sont entourés de plantes à feuilles larges mais peu gourmandes. Inutile de planter de la mélisse pour empêcher les altises de venir trouer les feuilles de navet. Les choux ne sont pas compatibles entre eux.
  • Radis et Salade : Les radis et la salade poussent bien plus rapidement que la tomate.
  • Noyer : Il est recommandé de cultiver en isolé le noyer noir et le noyer cendré. Les feuilles de noyer peuvent être très dangereuses et néfastes à la germination des graines, aux mares et aux plantes horticoles ou fleurs. Ceci vient de la Juglone présente dans ses feuilles. Il est donc conseillé de rassembler ses feuilles sous l’arbre (apport nutritif naturel) et d’éviter qu’elles s’envolent dans le potager. Ces feuilles étaient même utilisées dans l’Antiquité pour empoisonner les poissons et faciliter la pêche.

Un potager sur mon balcon : comment semer du basilic en pot 🍃

Précautions et mauvaises associations

Pour faire du compagnonnage, il faut prendre conscience qu’il y a certaines cultures qui ne s’apprécient pas. Par exemple, la carotte et l’aneth ne devraient pas être cultivées côte à côte puisqu’elles font partie de la même famille. Le maïs et la tomate sont deux plantes qu’il ne vaut mieux pas mettre côte à côte. Elles ont toutes deux un besoin énorme en soleil (le maïs fait de l’ombre aux plants de tomates) et en eau, ce qui les fait entrer en compétition. De plus, les deux plantes ont le ver en ennemi commun. Ces deux familles ne font pas bon ménage bien qu’on ne sache pas vraiment pourquoi.

Le compagnonnage dans différents environnements de jardinage

Le compagnonnage peut s'adapter à diverses situations et types de jardins, offrant des solutions pour maximiser les bénéfices des interactions végétales.

Potagers en carrés et petits espaces

Parce que les légumes y sont cultivés sur une petite surface et plus serrés que dans un potager classique, la réussite du potager en carrés repose sur de bonnes associations de plantes. Les cultures sensibles aux ravageurs communs (par exemple : navet, radis et roquette) sont installées aussi loin que possible les uns des autres. Le compagnonnage s’adapte aussi aux petits espaces en choisissant des combinaisons adaptées, maximisant l’usage vertical ou intercalé des plantes et exploitant bien les interactions bénéfiques sans nécessiter de grandes surfaces.

Massifs et vergers

Dans les massifs et au verger, les règles du compagnonnage peuvent se décliner, à condition que cela ne devienne pas une nuisance pour l'entretien. Au verger, la méthode vise à attirer les butineurs pour une meilleure fécondation des fleurs, les insectes pollinisateurs en faisant leur vrai territoire. La ciboulette est une grande amie des vergers.

Potagers d'intérieur

Pour les jardiniers urbains, il n’est pas toujours possible d’avoir un emplacement répondant aux besoins des différentes variétés d’herbes aromatiques. Un potager d’intérieur offre toutes les conditions pour garantir la pousse des plantes : luminosité, humidité, nutriments, température… Grâce à ce type d’appareil, vous pouvez cultiver vos légumes et vos herbes aromatiques, même si vous n’avez pas de jardin potager. Vous les cultiverez et les récolterz tout au long de l’année, quelle que soit la météo. Concernant les conditions de culture, vous n’aurez plus à vous soucier de l’exposition, du type de sol ou encore de la température, les potagers d’intérieur se chargent d’offrir toutes ces conditions pour assurer la croissance des plantes. Les potagers Liv et Amo fonctionnent avec des mottes de culture. Il suffira d’installer la motte dans l’emplacement dédié, de remplir le réservoir d’eau et de brancher le potager d’intérieur à une prise électrique. Vous aurez le choix entre installer le potager dans le salon, dans la cuisine ou dans une autre pièce de la maison. Vous aurez la possibilité de suivre le développement de vos plantations grâce à une application à télécharger et à installer sur votre smartphone. Les potagers Liv et Amo simplifient grandement le jardinage pour aider les débutants à réussir à coup sûr leur culture.

Comment planifier et réussir ses associations de plantes ?

Le compagnonnage n’est pas une science exacte. Nous donnons dans cet article une base d’informations, mais ne prenez pas tout au pied de la lettre. N’oubliez pas qu’une plante peut vivre sans association. Gardez à l’esprit que chaque jardin a son propre équilibre : la fertilité du sol, l’exposition, la densité de plantation ou les pratiques d’arrosage peuvent influencer le résultat.

Les étapes pour des associations réussies

  1. Faire la liste des plantes que vous voulez planter en priorité, c’est-à-dire celles que vous utilisez le plus pour vous nourrir.
  2. Faire un plan de plantation en positionnant chaque plante à côté de plantes compagnes qui peuvent aider à son développement ou à sa protection.
  3. Mélanger aromates, fleurs et légumes : C’est ne pas laisser un boulevard aux insectes qui se régaleront. Plantez au moins 1/3 de fleurs et aromates en plein milieu de vos légumes, et choisissez bien vos variétés.
    • Pour attirer les pollinisateurs : Sans eux, point de récoltes. Les fleurs des aromatiques vont attirer bourdons, abeilles, papillons et autres insectes qui polliniseront vos plantes et donneront de nombreux légumes.
    • Pour dérouter les sens olfactifs et visuels des insectes indésirables : Les tours ou carrés d’aromatiques sont de belles inventions, mais ce sont surtout des décorations. Plantez vos aromatiques au milieu de vos légumes pour qu’ils soient utiles et efficaces.
  4. Observer et ajuster : Observez vos cultures d’année en année, notez les résultats et ajustez. L’expérience reste votre meilleure alliée ! Les tableaux proposés ici vous donnent une base fiable issue de la littérature et d’expérimentations de terrain, mais ils ne remplacent pas vos propres observations.

Les conditions spécifiques des plantes aromatiques

Les plantes aromatiques sont faciles à cultiver, mais chaque plante a des besoins spécifiques en termes d’eau, de lumière et de type de terrain.

  • Plein soleil : Les plantes aromatiques telles que le thym, le romarin et la sauge ont besoin d’une exposition directe au soleil.
  • Mi-ombre : Les plantes aromatiques comme le persil ou encore le cerfeuil préfèrent une exposition partielle au soleil.
  • Terre bien drainée : Certaines plantes aromatiques comme le romarin, le thym, la sarriette ou encore la marjolaine préfèrent un substrat qui sèche rapidement.
  • Sol frais : Certaines plantes aromatiques comme la ciboulette, le basilic ou encore la menthe préfèrent en revanche un sol frais, notamment pendant leur période de croissance.
  • En plein soleil dans une terre meuble et fraîche : Les herbes aromatiques qui préfèrent ces conditions sont la ciboulette, la coriandre ou encore l’estragon.

L’arrosage est crucial pour la santé et la croissance des plantes aromatiques. En observant les caractéristiques physiques des plantes, en particulier la texture et l’apparence de leurs feuilles, vous pouvez différencier celles ayant des besoins différents. Pour réussir la culture des plantes aromatiques, il suffit donc de répondre à leurs exigences en matière d’exposition, d’arrosage et de sol. Les entretiens sont également essentiels pour assurer le bon développement de chaque plante.

Préparation du sol et soins

Si vous installez vos plants d’herbes aromatiques au jardin, commencez par bien travailler le sol pour faciliter le développement des racines. Utilisez des méthodes de semis adaptées aux variétés choisies. Le soin apporté aux plantes aromatiques est essentiel pour avoir des plants en bonne santé. Veillez à surveiller la présence de maladies ou de nuisibles et agissez rapidement pour prévenir leur prolifération. Une taille régulière aide à stimuler la croissance des herbes aromatiques.

Plan de potager illustrant les associations de plantes

Le compagnonnage, les plantes compagnes ou encore les cultures associées est une technique de jardinage basée sur l’observation des bonnes et mauvaises interactions des plantes entre elles. Depuis des siècles, les jardiniers et paysans associent les plantes amies entre elles et évitent de cultiver les plantes qui ne s’entendent pas les unes à côté des autres. Les tableaux ci-dessous sont le fruit de lectures, de publications scientifiques et d’essais au potager et au verger.

Il convient de noter que le compagnonnage peut varier en fonction des régions, des conditions de croissance spécifiques et des préférences individuelles des jardiniers. Il est donc toujours préférable de consulter des ressources locales ou des guides de compagnonnage spécifiques à votre région pour obtenir des recommandations précises sur les associations de plantes bénéfiques au potager. Cette technique controversée revient au goût du jour et conquiert de nombreux jardiniers… Et vous, quand est-ce que vous vous y mettez ? En permaculture, plutôt que d’utiliser des traitements artificiels, on se fie à l’intelligence du vivant : certaines plantes ont le pouvoir de repousser les nuisibles, d’attirer les insectes bénéfiques, ou de détourner l’attention des ravageurs. Les plantes compagnes sont de véritables sentinelles naturelles pour votre potager. En les semant aux bons endroits, vous établissez un équilibre durable, sans insecticides, sans produits chimiques, mais avec beaucoup de bon sens.

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