La quête d'un potager qui offre une récolte continue, année après année, sans les contraintes de ressemer constamment, est un rêve partagé par de nombreux jardiniers. Le "potager jubilatoire", ou potager perpétuel, incarne cette vision en permettant de récolter fruits et légumes à vie, grâce à des plantes vivaces qui résistent aux saisons et aux aléas climatiques. Cette approche, souvent liée à la permaculture, promet une agriculture permanente riche en bienfaits pour le porte-monnaie et la planète, en réduisant les déchets et en protégeant les sols.

Qu'est-ce qu'un Potager Perpétuel et pourquoi l'adopter ?
Un potager se compose habituellement de plantes annuelles, qui ne connaissent qu'une seule saison de production avant de mourir, comme les haricots verts, les tomates, les courgettes ou les carottes. On y trouve également des légumes bisannuels, tels que les bettes, les épinards ou les choux, qui s'épanouissent la deuxième année avant de disparaître. Les légumes perpétuels, quant à eux, sont des plantes potagères comestibles qui restent plusieurs années en place au même endroit, supportant le climat hivernal sans mourir. Une fois établies, ces plantes peuvent être récoltées continuellement pendant plusieurs saisons, voire plusieurs années, sans nécessiter de replantation annuelle. Cette caractéristique est particulièrement intéressante pour minimiser l'effort de plantation tout en maximisant le rendement sur le long terme.
La magie opère au jardin en plantant une fois pour récolter des fruits et légumes à vie. Rassurez-vous, si vous craignez de vous ennuyer en n'ayant plus rien à faire au jardin, cela ne sera pas le cas. En effet, il demeure toujours des tâches à accomplir autour de ces légumes perpétuels : désherbage, binage, arrosage, paillage, etc. Et puis, surtout, le potager perpétuel ne concerne pas tous les légumes, fruits et aromatiques.
Pour le jardinier, cultiver des légumes vivaces procure beaucoup de satisfaction puisqu'ils sont, pour la plupart, plus résistants aux aléas climatiques et demandent peu d'entretien, pas de traitements chimiques, et guère d'investissement financier.
Avantages de la culture perpétuelle
Les avantages de cultiver des légumes vivaces par rapport aux légumes annuels et bisannuels sont multiples :
- Prolonger la Récolte : De nombreux légumes vivaces ont des saisons de croissance et de récolte différentes de celles des légumes annuels "classiques", fournissant ainsi des légumes supplémentaires tout au long de l'année. Alors qu'une majorité de légumes annuels sont prêts pour la récolte en été et en automne, les légumes vivaces peuvent être prêts au printemps, et d'autres, en particulier les légumes-racines, pendant les mois d'hiver.
- Économiser de l'argent : Un plant de légume qui reste en place et n'est pas replanté signifie moins de graines à acheter, donc moins d'achats. Par ailleurs, les racines des légumes vivaces s'enfoncent plus profondément dans le sol (elles en ont le temps !), nécessitant ainsi moins d'arrosage et moins d'engrais.
- Économiser du temps : Un plant qui reste en place vous dispense de semer des graines, d'éclaircir, de transplanter, de préparer le sol et de planter. C'est un gain de temps énorme que vous pouvez consacrer à d'autres légumes du potager ou à profiter un peu plus de la vie.
- Être plus résilient : Les légumes vivaces ont tendance à être plus robustes que les annuels. Ils repoussent et résistent plus facilement aux ravageurs et aux maladies, ce qui apporte une meilleure résilience à votre potager et vous assure un seuil minimum de récoltes.
- Améliorer la qualité du sol : Une fois plantés, les légumes vivaces restent en place, évitant ainsi la nécessité de les déplacer ou de les transplanter. Cela signifie que vous ne retournez pas la terre de votre potager et ne détruisez pas les couches aérobies et anaérobies. Les couches aérobies sont les couches supérieures du sol riches en oxygène, où se trouvent de nombreux micro-organismes bénéfiques et des nutriments essentiels pour les plantes, favorisant la croissance des racines et la santé générale des cultures. Les couches anaérobies, situées plus en profondeur, sont moins oxygénées, mais abritent également des micro-organismes utiles pour la santé du sol et des plantes, opérant dans des conditions moins riches en oxygène. En ne labourant pas la terre, on préserve ces différentes couches du sol, permettant ainsi aux micro-organismes de continuer leur travail bénéfique pour la fertilité du sol. En bref, un sol sans travail, c'est un sol plus sain ! De plus, les plantes, en perdant leurs feuilles, ajoutent davantage de matière organique au sol, contribuant encore à améliorer sa qualité.
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Les Limites du Potager Perpétuel
Malgré ses nombreux avantages, le potager perpétuel présente quelques limites :
- Une réalisation à moyen terme : Il s'agit d'une réalisation à moyen terme. Pourquoi installer des plantes vivaces si vous devez quitter cette habitation dans un an ? Autant ne semer que quelques légumes annuels.
- Exigences spécifiques : Le potager perpétuel doit être conduit sur un terrain ensoleillé, sans ombre et abrité des vents, donc idéalement au sud, à proximité de la maison pour pouvoir y aller facilement.
- Patience requise : Vous n'obtiendrez pas immédiatement de la production. Certains légumes vivaces ne produisent pas de nourriture au cours des trois à cinq premières années. Par exemple, il faut attendre en général trois ans avant de récolter sa première asperge, ou encore deux ans pour la rhubarbe.
- Entretien spécifique : Tous les légumes vivaces ne sont pas toujours sans entretien. Certains nécessitent une fertilisation régulière pour vraiment donner, voire quelques-uns sont sensibles aux ravageurs. Le chou perpétuel de Daubenton (Brassica oleacerae var. ramosa), par exemple, est très apprécié des limaces ou escargots, bien qu'il reste moins sensible que le chou classique à la piéride et aux altises.
- Potentiel envahissant : Certaines plantes vivaces, comme la menthe, la ciboulette, le raifort ou l'ail triquètre, peuvent devenir envahissantes. Cependant, cela peut être géré en les contenant dans des pots ou des zones bien délimitées, ou en augmentant leur consommation (par exemple, faire plus de pestos avec l'ail triquètre).
L'autosuffisance alimentaire et le potager jubilatoire
L'autosuffisance alimentaire est un art de vivre de plus en plus recherché par les amateurs de jardinage qui souhaitent se détacher du mode de consommation actuel. Produire soi-même la totalité des ressources alimentaires de son foyer, jusqu'à être parfaitement indépendant, c'est ça qu'on appelle l'autosuffisance. Un potager autosuffisant est un potager qui produit 100% de la consommation de légumes du foyer.

Les avantages de l'autosuffisance sont multiples : manger mieux, 100% bio, sans aucun traitement, et connaître le processus de production de vos légumes de la graine à l'assiette. C'est aussi consommer local, sans transport, et préserver l'environnement en se détachant de l'agriculture intensive pour une culture pratiquée dans le respect de la biodiversité. Enfin, cela permet de faire des économies substantielles sur le budget alimentaire, et de se maintenir en bonne santé grâce à l'activité physique du jardinage.
L'autosuffisance au potager ne s'atteint pas du jour au lendemain. Elle demande du temps, de la préparation, du travail et quelques connaissances. Il faut y aller étapes par étapes, réajuster vos pratiques.
Les étapes vers l'autosuffisance avec un potager jubilatoire
- Déterminer les besoins du foyer en légumes : La première étape est d'observer la consommation quotidienne en légumes de votre famille et de prendre en compte vos besoins nutritionnels. Cela permet de savoir quels légumes produire et en quelle quantité, quelle place donner à chaque aliment en fonction de ce que vous consommez le plus, et sur combien de m². On estime à 50 m² la surface minimum par personne pour un potager à plat, et qu'une personne consomme en moyenne 127 kg de légumes par an. Il est également crucial de déterminer le temps que vous avez à accorder à votre potager, car certaines cultures demandent plus d’entretien que d’autres. Pour être autosuffisant, il faut être efficace : des espèces qui demandent peu de temps et d’entretien seront importantes à intégrer au potager.
- Bien étudier le terrain : Toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins et ne nécessitent pas les mêmes conditions pour pousser. Il sera donc primordial d’étudier l’ensoleillement, l’humidité et la nature du sol de votre terrain. Vous saurez ainsi où planter chaque plante en fonction de ses besoins, et ce que vous pouvez ou ne pouvez pas cultiver.
- Préparer le sol : Une fois le terrain bien étudié, il faudra le préparer à accueillir vos cultures. Pour cela, vous pourrez amender le sol, c’est-à-dire enrichir la terre de votre jardin avec du compost, du fumier ou des engrais verts. Ces derniers lui apporteront des nutriments, rendront la terre plus fertile et favoriseront la vie des auxiliaires détritivores et travailleurs du sol.
- Optimiser le potager grâce aux principes de la permaculture : Pour avoir un potager autosuffisant, il vous faudra être efficace. Une fois que vous aurez choisi les espèces que vous souhaitez faire pousser dans votre potager, il vous faudra donc l’organiser en fonction des plantations, des modes de culture que vous souhaitez adopter et des saisons.
- Rotation des cultures : Anticipez la rotation des cultures, indispensable pour pouvoir se nourrir à l’année sans « tuer » votre terre, en prévoyant les saisons d’après. La culture de certaines espèces appauvrit le sol pendant que d’autres l’enrichissent, c’est pourquoi il ne faut pas planter deux fois de suite une plante au même endroit mais alterner d’une année sur l’autre.
- Cultures longues et courtes : Divisez votre terrain entre cultures longues (plantes vivaces) qui resteront en place pendant un long moment, et cultures courtes, qui devront être renouvelées.
- Compagnonnage : Intégrez le compagnonnage à votre potager, qui consiste à associer certaines plantes côte-à-côte, en fonction de leur complémentarité, afin qu’elles puissent s’échanger certaines vertus entre elles.
- Calendrier des cultures : Établissez un calendrier des cultures pour échelonner vos cultures dans le temps et étaler vos récoltes. Vous saurez ainsi précisément quand semer, entretenir et récolter vos cultures.
- Connaître les grands principes de la permaculture : La permaculture est une démarche écologique permettant de cultiver des variétés de légumes et de fruits tout en favorisant l’enrichissement des sols, sans engrais ni pesticides, et en demandant très peu d’eau. Il s’agit d’imiter le fonctionnement de la nature pour un jardinage bio, sain et fertile.
- Types de potagers auto-fertiles : Définir un type de potager auto-fertile à mettre en place. Plusieurs méthodes de culture auto-fertiles existent, comme les buttes de permaculture, les cultures en lasagne ou les potagers en trou de serrure, qui visent à créer un potager auto-fertile et presque autonome en empilant des couches de matières organiques. Cela permet aux plantes de puiser les nutriments et l’humidité au fur et à mesure de leur croissance et d’économiser l’eau en gardant le sol humide.
- Favoriser les auxiliaires : Favoriser la présence d’auxiliaires au jardin, qui agissent contre les ravageurs des plantes ou qui apportent leurs bienfaits et régulent naturellement le jardin.
- Buttes de permaculture : Tout démarre par la préparation des sols et tout commence par la création d'une butte que l’on appelle le potager en lasagne. Ce type de culture potagère fonctionne avec tous les types de sols, y compris ceux qui contiennent de nombreux cailloux.
- Savoir conserver ses légumes : L’autosuffisance ne se joue pas uniquement au potager, mais également dans la cuisine. Pour éviter le gaspillage et pouvoir consommer ses légumes tout au long de l’année, il est important de savoir les conserver.

Les légumes perpétuels à cultiver chez vous
Le potager perpétuel ne concerne pas tous les légumes, fruits et aromatiques. Cependant, il existe un large choix de légumes vivaces que vous pouvez cultiver en Europe. Voici une liste non exhaustive :
- L'Asperge : Probablement le légume vivace le plus célèbre à cultiver en Europe. La culture de l’asperge n’est pas difficile, et elle est toujours excellente lorsqu’elle est récoltée et consommée fraîche. Il faudra être patient entre la plantation et la récolte (environ trois ans), mais une fois que c’est parti, les plants d’asperge produiront durant 20 ans ! On peut la cultiver à partir de graines, mais il est beaucoup plus facile de planter des « couronnes à racines nues » directement dans le sol. La fraise est un excellent compagnon de l'asperge.
- Le Brocoli Vivace : La plupart des variétés de brocoli sont des annuelles, mais deux variétés peuvent être cultivées comme des vivaces : le brocoli vivace Nine Star et le brocoli vivace Purple Cape. Ils produiront une récolte de 4 à 5 têtes par an. Il est conseillé de récolter toutes les têtes et de remplacer les plantes entières après 3 à 4 ans.
- La Rhubarbe (Rheum rhaponticum) : Elle a un goût acidulé très apprécié en compote et en tarte. La rhubarbe ne peut pas être récoltée la première année, seulement la deuxième et les années suivantes, mais une seule plante peut durer jusqu’à 20 ans. On consomme les tiges de rhubarbe, mais surtout pas les feuilles car elles sont toxiques. Pour démarrer sa culture, il est conseillé d’acheter une couronne d’un an ou de couper en deux un plant déjà existant (cela repoussera sans problème !). C'est l'exemple-type qui permet de distinguer un fruit d'un légume, ce qu'elle est justement !
- L'Épinard Perpétuel : Ce légume vivace fait en réalité partie de la famille de l’oseille (un « rumex ») mais a un goût similaire à celui des épinards. Il est beaucoup plus facile à cultiver que les épinards traditionnels et est plus résistant. Il produit une nouvelle récolte à chaque fois que vous le cueillez. L'épinard perpétuel est en réalité un bisannuel, mais il se propage très facilement si vous laissez quelques plants monter en graines (exactement comme la blette). Les feuilles, qui peuvent être utilisées en salade, sont d’un vert foncé et de grande taille.
- Le Cresson de Fontaine : Il était une source essentielle de vitamines à l’époque romaine et devrait l’être encore aujourd’hui ! C’est un légume vivace facile à cultiver et une bonne source de fer, de calcium, de phosphore et de vitamines A et C. Il peut avoir un goût légèrement épicé et constitue un excellent garnissage pour les repas, ou un accompagnement, en particulier avec du poisson. Le cresson de fontaine nécessite une fontaine ou un point d’eau.
- L'Oseille (Rumex) : Originaire d’Europe, l’oseille est un légume cultivé pour ses feuilles vertes très précoces à récolter. Riche en vitamine C, elle peut être nocive pour certains animaux d’élevage et pour nous si consommée en excès, surtout en cas d'arthrite ou de problèmes rénaux. Son goût acidulé devient de plus en plus amer à mesure que la plante mûrit. Utilisez-la en salade quand elle est jeune, et dans des soupes et des ragoûts à maturité. C’est une plante qu’on trouve également très communément à l’état sauvage.
- Le Topinambour (Helianthus tuberosus) : Un légume-racine au goût doux et « noiseté ». Il se marie bien avec les viandes de gibier, les soupes et les ragoûts, et est généralement récolté à partir de novembre. Le plant de topinambour produit des fleurs jaunes, ce qui en fait un bel ajout au jardin. Son principal intérêt est sa grande résistance et productivité. Avec sa peau rouge violacée, c'est un tubercule qui se consomme cuit, chaud ou froid en salade, apprécié pour son petit goût de noisettes. Comme pour la pomme de terre, ne récoltez qu’une partie des tubercules chaque année et laissez le reste en sol pour avoir de nouveaux plants l’année suivante.
- L'Oignon Égyptien (Allium cepa var. proliferatum) : Souvent appelé l’oignon rocambole, oignon marcheur, oignon perpétuel ou oignon caboche. Contrairement à un oignon ordinaire qui produit son « fruit » sous terre, le rocambole produit des « bulbilles » comestibles au sommet des tiges vertes. Plus commode pour la récolte, mais plus limité en quantité. À mesure que les feuilles et les tiges en haut de la plante sèchent, elles tombent dans le sol et, lorsque les conditions du sol sont bonnes, les bulbilles prennent racine et donnent naissance à de nouvelles plantes - d’où le nom d’oignon marcheur, car ils se déplacent littéralement dans votre jardin. Cela signifie qu'il ne faut pas tout récolter ! L'ail rocambole et l'oignon rocambole pourront vous dépanner bien des fois lorsque vous constaterez que vous n'avez plus ces condiments en réserve.
- Le Poireau (perpétuel) : Bien que le poireau ne soit pas un perpétuel au sens premier du terme, il est possible de le laisser monter en graines pour un re-semage naturel. En ne touchant à rien, et surtout pas au sol (au risque de toucher aux graines), cette technique fonctionne très bien.
- La Tomate : Techniquement, la tomate est une plante vivace en Amérique du Sud ! Dans nos régions, les conditions météo la tuent prématurément, d’où le fait qu’on la traite comme une annuelle. Cependant, il est possible de laisser certaines variétés se ressemer naturellement.
- Les Courges : Chaque année, au moment de la récolte, il est possible de laisser des courges (courgettes, potimarrons, etc.) par terre dans le potager sans y toucher. L’année suivante, on se retrouve avec des dizaines de plants en pleine forme (souvent meilleurs que des semis) et d’excellentes récoltes. Le seul risque est de se retrouver avec des plants « mixés », puisque les différentes variétés de courges peuvent s’autopolliniser.
- Le Chénopode Bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus) : Se cultive très facilement et ses feuilles en forme de fer de lance qui se développent tout au long des tiges, remplacent avantageusement les épinards grâce à leur goût plus délicat. Les feuilles sont comestibles.
- Le Cardon (Cynara cardunculus) : A besoin d'espace car il peut atteindre 2m de haut et une certaine largeur. Les côtes des feuilles et les capitules sont comestibles.
- L'Artichaut : Les fruits sont comestibles.
- L'Amarante : Les feuilles sont comestibles.
- Le Céleri Perpétuel (Livèche) : Les feuilles et les graines sont comestibles.
- Le Crambe Maritime (Chou Marin) : Toutes les parties sont comestibles.
- Le Poireau Perpétuel : Les feuilles sont utilisées comme aromate.
- L'Ail des Ours / Ail Triquètre : Les feuilles comme légume ou aromate, le bulbe (assez coriace), les fruits jeunes ou les graines piquantes sont comestibles.
- L'Ail Éléphant : Les feuilles sont utilisées comme aromate.
- L'Oseille Épinard (Rumex patienta) : Les feuilles sont comestibles.
- Le Romarin : Les feuilles sont utilisées comme aromate ou en infusion.
- La Roquette Vivace (Diplotaxis tenuifolia) : Une espèce différente de la roquette sauvage (Diplotaxis erucoides) qui est, elle, annuelle. La saveur de cette roquette vivace est plus amère, poivrée, piquante, et ses fleurs jaunes la distinguent. Elle est utilisée comme condiment et les feuilles sont comestibles.
- La Sarriette : Utilisée comme aromate.
- Le Serpolet : Utilisé comme aromate.
- Le Souchet Comestible : Les tubercules sont comestibles.
- Le Tétragone Cornue : Les feuilles sont comestibles.
- Le Thym Commun : Utilisé comme aromate, ou en infusion.
- Le Tulbaghia Violacea : Utilisé comme aromate.
- Le Raifort Champêtre : Condiment (cru, râpé).
- La Capucine Tubéreuse : Les tubercules sont comestibles.

Le potager surélevé : une solution pour tous les jardiniers
Loïc Vauclin, pratiquant le potager surélevé depuis 2009, a exploré les nombreux avantages de cette méthode, tout en identifiant et corrigeant ses principaux inconvénients. Le potager surélevé consiste à cultiver des légumes et plantes dans des bacs surélevés par rapport au sol naturel.
Avantages du potager surélevé
- Accessibilité et confort : Plus besoin de se pencher pour travailler, ce qui est idéal pour le confort du dos.
- Contrôle du sol : Permet de contrôler la qualité du substrat, d'éviter les sols lourds ou contaminés, et de bénéficier d'un meilleur drainage.
- Récoltes optimisées : Grâce à un sol mieux aéré et plus chaud, les cultures sont souvent plus précoces et plus abondantes.
Construire et entretenir des bacs durables
La réussite d’un potager surélevé dépend avant tout de la qualité et de la solidité des bacs.
- Matériaux : Pour le bois, optez pour des bois imputrescibles comme le mélèze ou le chêne, ou utilisez des planches traitées en autoclave pour une meilleure longévité. D'autres matériaux comme le métal ou le plastique recyclé sont également des options durables.
- Remplissage du potager surélevé : Un bon remplissage est essentiel pour assurer une croissance optimale des plantes. Il est crucial d'éviter certaines erreurs qui pourraient compromettre vos récoltes. Une astuce est de commencer par une couche de matériaux grossiers (branches, petits bois), puis des déchets de cuisine, du fumier composté, et enfin un mélange de terreau et de compost. Cela permet une décomposition lente et constante des nutriments.
- Entretien : Chaque année, ajoutez une nouvelle couche de compost ou d’amendement organique pour maintenir la fertilité du sol. Surveillez l'humidité, car les potagers surélevés ont tendance à sécher plus rapidement. Le paillage est une excellente solution pour conserver l'humidité et réduire le désherbage.
Le potager surélevé est une solution idéale pour cultiver vos légumes de manière efficace, même sur de petits espaces. Si vous débutez, commencez par un ou deux bacs pour vous familiariser avec la méthode.
Intégrer les légumes perpétuels dans une conception permaculturelle
Une bonne idée est d’intégrer les légumes perpétuels dans une conception permaculturelle. La permaculture encourage à s’intéresser à la nature et à son écosystème pour le retranscrire dans sa construction humaine, à savoir le potager. Elle permet de réduire les déchets en réutilisant les ressources et de protéger les sols et les insectes qui peuplent les jardins.
Il est intéressant d'intégrer les légumes perpétuels dans une conception dite de « superposition » ou dans la création d’une « guilde ». Une guilde est une association de plantes qui interagissent et s’entraident, créant un écosystème stable et durable. C'est un ensemble de plantes (arbres, arbustes, vivaces, annuelles) qui créent un mini écosystème durable et positif, chaque plante aidant l’autre à prospérer. Par exemple, vous pouvez très bien planter vos asperges en association avec un prunier et de nombreuses autres plantes (fixatrices d’azote, couvre-sol, etc.).
Les 15 légumes PERPÉTUELS que je cultive et qui m'ont changé la vie au potager + tour du potager
Pour commencer, il faut rechercher l’emplacement adéquat. Contrairement aux idées reçues, le potager est un espace exigeant. Tout d’abord, il doit être proche de la maison et d’un point d’eau. Puis, il doit être placé dans une zone ensoleillée, à l’abri du vent et des passages. Enfin, maintenant que votre terre est prête à accueillir vos plants et semences, il est temps de choisir les variétés que vous souhaitez intégrer au potager. Une fois que vous avez pris conscience de tous ces éléments, il est temps de planter !
Ne partez pas tête baissée dans la mise en place de votre culture perpétuelle ; au contraire, il convient de mûrir votre projet. Le potager perpétuel peut être intégré au milieu du reste du jardin potager, mais cela peut être compliqué pour les autres opérations (préparation du terrain, semis, récolte…). Il faut bien penser à l'endroit d'installation, afin que ce soit facile à planter, à entretenir et à récolter pendant plusieurs années.
On ne néglige pas les besoins de chaque plante : ameublissez bien la terre en profondeur, apportez un amendement à la plantation et ensuite en couvert. Posez un paillage une fois la plantation effectuée et laissez bien de la place entre chaque plante.
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