L'Atlas de l'Horticulture et du Paysage dans le Bassin Parisien : Outils, Enjeux et Perspectives pour une Végétalisation Urbaine Durable

Le Bassin parisien, vaste territoire aux multiples facettes géologiques et climatiques, est le théâtre d'une évolution significative en matière d'aménagement du territoire, de préservation de la biodiversité et d'adaptation au changement climatique. Au cœur de cette transformation, les atlas dédiés au paysage, aux sols et à la nature jouent un rôle fondamental en tant qu'outils de connaissance, de planification et d'action. Ces documents de référence, fruits de collaborations multi-acteurs, visent à mieux comprendre, documenter et valoriser les richesses naturelles et paysagères de la région, tout en orientant les politiques publiques vers une végétalisation accrue et une gestion durable des sols.

Un Territoire aux Fondations Diversifiées : Géologie et Climat du Bassin Parisien Nord

Le Bassin parisien nord, couvrant la partie Nord-Ouest de la France, est caractérisé par une géologie variée et un climat océanique tempéré. Ce climat présente des nuances déterminées par l'altitude et la proximité du littoral, influençant directement les écosystèmes et les pratiques horticoles locales. Le sous-sol est majoritairement composé de craie du secondaire, souvent recouverte de limons, comme en témoignent le Plateau picard et le Pays de Caux. Ces formations géologiques ont historiquement favorisé des activités agricoles intenses. Localement, des argiles et des sables prédominent, notamment dans la plaine des Flandres, le Pays-de-Bray et le Boulonnais. Cette diversité a non seulement soutenu l'agriculture mais a également permis le développement d'industries comme la fabrication de briques, tirant parti des ressources argileuses. Le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais, quant à lui, a longtemps exploité la houille, marquant profondément l'histoire économique et sociale de la région.

Au sud du territoire, les terrains du tertiaire parisien se distinguent par des compositions de grès, de sables, de gypses, d'argiles et de calcaire du lutétien. Ces matériaux ont été exploités pour la production de pierres de taille, contribuant à l'architecture caractéristique de la capitale et de ses environs. Comprendre ces fondations géologiques est essentiel pour toute démarche de végétalisation et d'aménagement, car elles déterminent la qualité des sols, la disponibilité en eau et la capacité des écosystèmes à se développer.

Carte géologique simplifiée du Bassin Parisien Nord

L'Atlas de Paysages de Paris : Révéler et Valoriser l'Identité Urbaine

Pour identifier, caractériser et qualifier les paysages parisiens, la DRIEAT (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement, de l'Aménagement et des Transports) et la Ville de Paris ont créé un Atlas de paysage de Paris. Ce projet d'envergure, fruit de trois ans de recherches et de travaux, est désormais consultable en ligne après une exposition ouverte au grand public à l'automne 2024. L'atlas a été pensé comme un outil pratique, rendant les paysages urbains de la capitale accessibles à tous et permettant de mieux les connaître, les documenter et les valoriser.

Le site de l'Atlas de paysages propose des cartes immersives qui illustrent les unités, les structures, les entités et les éléments de paysage enrichis de la ville. Ses différentes rubriques explorent un observatoire photographique, la participation des publics à travers des témoignages et des contributions, ainsi que des itinéraires de randonnées thématiques. L'exposition inaugurale, retraçant les témoignages illustrant les paysages urbains de Paris, est également mise en avant. Le site internet s'enrichira continuellement au gré des études visant à l'alimenter, offrant une ressource dynamique et évolutive. Sa réalisation a été confiée au laboratoire Habitat Research Center de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, qui a bénéficié de l'appui du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement de Paris, notamment pour la mobilisation des habitants.

L'identité paysagère de Paris évolue aujourd'hui pour s'adapter au changement climatique et pour contrer l'érosion de la biodiversité. Accroître la place de la nature en ville constitue une priorité de la mandature, se traduisant notamment par une accélération de la végétalisation de l'espace public. L'atlas parisien s'attache donc particulièrement à traduire le rôle actif du public dans la qualification du paysage, sa protection et l'accompagnement de ses transformations. Il permettra une meilleure prise en compte du paysage non bâti dans le contexte urbain parisien et il traduira son évolution permanente, offrant une vision complète et participative des paysages de la capitale.

Introduction au deuxième Atelier de l'Atlas de paysages de Paris

Les Atlas de Paysages : Une Méthode Nationalement Formalisée et un Cadre Européen

C'est pour construire cette connaissance de l'ensemble des paysages qui composent notre territoire que l'État a formalisé en 1994 une méthode pour la réalisation d'atlas régionaux ou départementaux. Ces documents sont devenus des outils essentiels pour tous les acteurs de l'aménagement depuis l'entrée en vigueur de la Convention Européenne du Paysage en 2006. Cette convention, ratifiée par de nombreux pays européens, promeut la protection, la gestion et l'aménagement des paysages, reconnaissant leur valeur essentielle pour le bien-être humain et leur rôle dans l'identité culturelle.

Les atlas de paysages, dans ce cadre, permettent d'identifier, de caractériser et de qualifier les paysages. Ils offrent une base de données structurée pour évaluer l'état actuel des paysages, anticiper les évolutions futures et mettre en œuvre des actions concrètes de préservation et de valorisation. En fournissant des informations détaillées sur les composantes physiques, biologiques et culturelles des paysages, ces atlas facilitent la prise de décision éclairée en matière d'urbanisme, d'environnement et de développement territorial. Ils sont également des supports pédagogiques, sensibilisant le public à la richesse et à la fragilité de leur environnement paysager.

Infographie sur les objectifs de la Convention Européenne du Paysage

L'Atlas des Sols : Un Outil Stratégique contre l'Artificialisation et pour la Résilience

L'Atlas des Sols est le fruit de quatre années de travail partenarial qui ont permis de faire progresser la connaissance sur l'évolution de l'occupation des sols et les enjeux environnementaux et d'aménagement associés. Initialement développé dans le cadre de la convention qui lie le Département de l'Essonne et L'Institut Paris Region, il a également été décliné sur la Métropole du Grand Paris et peut être réalisé sur tout département ou intercommunalité d'Île-de-France via une adhésion à L'Institut Paris Region.

La publication et la mise à disposition de l’Atlas des Sols s’intègrent dans la démarche de lutte contre l’artificialisation des sols et l’étalement urbain, contribuant à l’objectif Zéro Artificialisation Nette (ZAN), initiée dès 2020 par le Conseil Départemental de l’Essonne. Alors que le Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF-E), qui fixe la trajectoire francilienne vers l’objectif ZAN, est entré en vigueur le 10 juin 2025, il s’agit de mettre à la disposition de l’ensemble des intercommunalités et communes de l’Essonne les données les plus précises disponibles à l’échelle régionale pour une déclinaison qualitative de cet objectif majeur dans le cadre de la révision des documents d’urbanisme.

L’Atlas des Sols est pensé comme une collection de cartes et de graphiques utiles à la planification urbaine dans la lutte contre l’artificialisation, la préservation et la restauration des sols et de leurs fonctions. Il se structure en cinq parties, elles-mêmes sous-divisées en indicateurs :

  1. La description du territoire : Cette section fournit une vue d'ensemble de l'occupation des sols, des unités paysagères, des reliefs et de l'hydrographie, ainsi que de la nature des sols et des sous-sols. Ces informations sont cruciales pour comprendre le contexte physique et écologique de chaque zone.
  2. Les dynamiques d’évolution de l’occupation des sols : Cette partie propose une approche historique de l'évolution de l'occupation des sols, avec un focus sur la période 2012-2021. Elle examine des phénomènes tels que le recyclage urbain, la consommation d'espace, la renaturation, les échanges entre espaces naturels, agricoles et forestiers, ainsi que les disparitions et apparitions d'espaces ouverts urbains.
  3. La sobriété foncière : Cette section aborde des indicateurs clés pour une gestion économe de l'espace, tels que l'efficacité de l'urbanisation résidentielle, les modes de production et la densité des extensions urbaines résidentielles, la sous-utilisation des logements, l'efficacité de l'urbanisation économique et la caractérisation du foncier économique.
  4. Les enjeux écologiques liés à la préservation des sols : Cette partie explore les liens entre les sols et la végétation, la pleine terre, les trames vertes et bleues, les périmètres de protection et d'inventaire, la compensation écologique, la trame des milieux humides et le stockage de carbone dans les sols.
  5. Les enjeux de résilience liés à la préservation des sols et les services écosystémiques associés : Cette section met en lumière les impacts des îlots de chaleur urbains, des feux de forêts, des inondations par débordement des cours d'eau et ruissellement, des enjeux agricoles, de l'accès et de la carence en espaces verts, du retrait et du gonflement des argiles, des ressources et du patrimoine géologique, ainsi que du patrimoine archéologique.

Chaque indicateur correspond à une cartographie et, le cas échéant, à un graphique, permettant ainsi d’associer la lecture spatiale avec une lecture quantitative pour qualifier les enjeux. L’Atlas est décliné à deux échelles :

  • Départementale : À cette échelle, les graphiques permettent de restituer les indicateurs à l’échelle intercommunale. Pour les intercommunalités s’étendant sur deux départements, les chiffres présentés ne traduisent les phénomènes qu’à l’échelle des communes situées dans le département étudié.
  • Intercommunale : À cette échelle, les graphiques permettent de restituer les indicateurs à l’échelle communale.

Par un jeu de lecture croisée des deux échelles, l’Atlas permet ainsi d’articuler l’analyse des enjeux à l’échelle d’un territoire (quels sont les enjeux à l’échelle du département ou de l’intercommunalité, et quels sont les communes ou secteurs les plus concernés ?) avec la comparaison de ce territoire avec ses voisins (comment mon intercommunalité ou ma commune se situe-t-elle par rapport à sa voisine ?). Pour chaque indicateur, l’Atlas intègre un paragraphe explicatif des données mobilisées, des précautions à leur lecture et des enjeux d’aménagement, de préservation ou de restauration associés. Toutefois, l’Atlas ne présente aucune analyse des cartes ou graphiques présentés, laissant cette interprétation au lecteur.

Exemple de carte de l'Atlas des Sols illustrant l'occupation des sols

L'Objectif Zéro Artificialisation Nette (ZAN) : Un Impératif pour l'Avenir

L’objectif « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN) est entré dans le code de l’Urbanisme à la suite de la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite Loi Climat et Résilience. Le ZAN s’empare du double défi de l’érosion de la biodiversité, dont la destruction et l’artificialisation des milieux naturels est une des cinq causes majeures, et de l’étalement urbain, qui se manifeste par une croissance des espaces urbanisés décorrélée du rythme de croissance démographique et économique. Cet étalement urbain accroît la consommation énergétique, les dépenses publiques, la ségrégation et nourrit le déclin des centres et de l’activité agricole.

À travers la notion d’artificialisation, définie comme « l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage », le ZAN invite à changer de regard sur les sols. Il s'agit de les considérer non plus comme de simples supports pour les activités humaines, mais comme un milieu et une ressource à préserver et restaurer. L’objectif est de réduire le rythme de l’artificialisation nette décennie par décennie pour atteindre la neutralité foncière, c’est-à-dire l’équilibre entre les flux d’artificialisation et les flux de renaturation, en 2050.

Les indicateurs présentés dans l’Atlas des Sols peuvent être lus comme les leviers et marges de manœuvre dont dispose un territoire pour s’engager dans l’objectif Zéro Artificialisation Nette. Après une étape de diagnostic, qui permet de mettre en avant les principaux défis posés par l’artificialisation sur le territoire (partie 2, « Dynamiques d’évolution de l’occupation des sols »), il s’agit de trouver les moyens de :

  • Éviter l’artificialisation des sols : Cela commence par une remise en question des besoins du territoire, qui doivent être qualifiés au regard des dynamiques démographiques réelles. Il faut ensuite chercher à répondre à ces besoins en priorité dans les enveloppes bâties existantes (recyclage des friches, intensification de l’usage des équipements existants, remobilisation des bâtiments vacants, pour lesquels la présence de logements vacants est qualifiée dans la partie 3 « Sobriété foncière »).
  • Réduire l’artificialisation : Il s'agit de répondre en priorité aux besoins dans la tâche urbaine tout en visant des formes urbaines compactes et denses, aussi bien en renouvellement urbain qu'en extension (partie 3 « Sobriété foncière », indicateurs relatifs aux modes de production des logements et à la densité des extensions urbaines, ainsi qu’à la caractérisation du foncier économique). La réduction des impacts de l’artificialisation doit être recherchée en préservant les sols les plus fonctionnels, d’un point de vue écologique (partie 4 « Enjeux écologiques » relatifs à la biodiversité, aux milieux humides ou encore à la séquestration de carbone dans les sols) comme d’un point de vue anthropique, y compris dans les espaces urbanisés (partie 5 « Services écosystémiques et risques », indicateurs traitant des vagues de chaleur, des risques d’incendies, des inondations, des enjeux agronomiques, de l’accès aux espaces verts, du retrait et du gonflement des argiles, ou encore des ressources géologiques, des patrimoines géo- et archéologiques).
  • Compenser les impacts générés par l’artificialisation résiduelle : Cela se fait à travers la renaturation. Les espaces propices à la renaturation peuvent être appréhendés à l’aide des cartes sur les trames écologiques et les milieux humides (partie 3 « Enjeux écologiques »), sur les vagues de chaleur, les risques d’inondations, ou encore la carence en espaces verts (partie 5 « Services écosystémiques et risques »).

Introduction au deuxième Atelier de l'Atlas de paysages de Paris

Le Schéma Directeur de la Région Île-de-France Environnemental (SDRIF-E) : Le Cadre Régional de l'Aménagement

L’élaboration de trajectoires de sobriété foncière à l’échelle des SCoT (Schémas de Cohérence Territoriale) et des PLU(i) (Plans Locaux d’Urbanisme intercommunaux) est cadrée par la planification régionale. Le Schéma Directeur de la Région Île-de-France Environnemental (SDRIF-E) est en vigueur depuis le 10 juin 2025. Il fixe une trajectoire régionale de réduction du rythme annuel moyen de la consommation d’espace, puis de l’artificialisation, de -176 hectares par décennie. Cela se traduit par des enveloppes de capacités d’urbanisation à ne pas dépasser à horizon 2040 à l’échelle locale.

Les SCoT et PLU(i) définissent ainsi leur propre trajectoire de sobriété foncière dans les limites de ces capacités d’urbanisation. Ces capacités sont soit cartographiées (secteurs d’urbanisation préférentiels, secteurs de développement industriel d’intérêt régional), soit non cartographiées (capacités accordées aux villes moyennes, petites villes et communes rurales, au titre des polarités, au titre des gares, hectare communal garanti et hectare supplémentaire potentiel pour les communes carencées au titre de la loi SRU). Une enveloppe régionale est également prévue pour permettre de réaliser un certain nombre d’installations liées à la transition environnementale (production d’énergie, réseaux, eau et assainissement, gestion des déchets, rétablissement de continuités écologiques), certaines infrastructures de transports listées dans le document, ainsi que des grands équipements sportifs.

Le SDRIF-E est consultable sur les sites internet de la Région Île-de-France et de L’Institut Paris Region. Le site internet de L’Institut Paris Region héberge également deux outils d’aide à l’application réglementaire du schéma régional :

  • Le SDRIF-Explorer : Une cartographie interactive permettant la visualisation des cartes à l’échelle de différents périmètres, l’articulation avec les orientations réglementaires et la mise à disposition de données complémentaires et spécifiques au schéma.
  • Les fiches-guide des orientations réglementaires : Ces fiches visent à faciliter la traduction du projet régional et de ses objectifs dans les documents d’urbanisme locaux.

Le Mode d'Occupation des Sols (MOS) : Une Donnée de Référence pour l'Île-de-France

La mise en œuvre de l’objectif ZAN dans les documents d’urbanisme fait appel à plusieurs notions :

  • Dans un premier temps (2021-2031) : La trajectoire de sobriété foncière est évaluée à l’aune de la notion de consommation d’espace, définie comme « la création ou l’extension effective d’espaces urbanisés sur le territoire concerné ». Il s'agit donc de la conversion d'espaces naturels, agricoles ou forestiers en espaces urbanisés.
  • À partir de 2031 : C’est l’artificialisation qui doit être décomptée. L’article R 101-1 du code de l’urbanisme et son annexe précisent la nomenclature de l’artificialisation des sols qui entre en vigueur à compter de 2031. Est considérée comme artificialisée une surface dont les sols sont soit imperméabilisés en raison du bâti ou d’un revêtement, soit stabilisés et compactés, soit constitués de matériaux composites. Une surface est non artificialisée si elle est soit naturelle, nue ou couverte d’eau, soit végétalisée, constituant un habitat naturel ou utilisée à usage de cultures.

Différentes bases de données permettent de mesurer la consommation d’espace, à l’image des Fichiers Fonciers retraités par le Cerema et du Mode d’Occupation des Sols (MOS) de L’Institut Paris Region. L’Occupation des Sols à Grande Échelle (OCS-GE), développée par l’IGN, doit à terme permettre de mesurer l’artificialisation des sols. Toutefois, les collectivités sont libres du choix de la donnée pour mesurer la consommation d’espace et l’artificialisation, à condition de respecter les définitions et nomenclatures réglementaires.

Le Mode d’Occupation des Sols, qui a été utilisé de façon transversale dans le SDRIF-E et sa cartographie réglementaire, constitue la donnée de référence sur l’occupation des sols et son évolution en Île-de-France. Outre la mesure de la consommation d’espace, il permet d’analyser l’ensemble des mécanismes d’évolution de l’occupation des sols : renouvellement urbain, renaturation, échanges entre espaces naturels, agricoles et forestiers. Sa nomenclature, qui va de 11 à 81 postes de légendes, reflète les spécificités de l’occupation des sols en Île-de-France. Lors de sa mise à jour de 2026 (livraison du millésime 2025), il sera mis à niveau pour avoir la capacité de mesurer l’artificialisation conformément à la loi.

Schéma de classification du Mode d'Occupation des Sols (MOS)

L'Atlas de la Nature à Paris et la Contribution Citoyenne

L’Atlas de la Nature à Paris dresse un panorama complet et richement illustré de la faune et de la flore de la capitale. Il apporte une connaissance précise de ce patrimoine de la ville et souhaite contribuer à sa défense et à sa protection. Il présente également une réflexion nourrie, souvent contradictoire et critique, à laquelle se livrent urbanistes, paysagistes, géographes, scientifiques naturalistes et architectes concernant le problème fréquemment débattu de la place de la Nature dans la ville.

Dans le reste de l’Île-de-France, c’est la LPO-IDF (Ligue pour la Protection des Oiseaux Île-de-France) qui est en charge de l'attribution des tâches liées à cet atlas. La participation citoyenne est encouragée et facilitée. Il n'est pas nécessaire de "suivre un carré" prédéfini pour contribuer au travail de l’atlas, car "il y a du travail pour tout le monde". Les volontaires peuvent repérer leur carré de deux manières : soit en tapant le nom d’une localité qu’ils savent être dans leur carré, soit, après avoir zoomé sur la zone d’Île-de-France qui les intéresse, en faisant apparaître le numéro du carré en cliquant sur la lettre « i » qui apparaît au centre de chaque carré. Cette approche participative permet d'enrichir la connaissance de la biodiversité locale et de sensibiliser un public plus large aux enjeux de préservation.

Végétalisation Urbaine : Solutions et Adaptations

L’ARB Île-de-France (Agence Régionale de la Biodiversité Île-de-France) a publié fin 2019 un guide qui présente les espèces les mieux adaptées aux conditions environnementales de la région pour créer des prairies, haies, bosquets, boisements et pour végétaliser les murs et toitures. Ce guide est une ressource précieuse pour les aménageurs, les paysagistes, les collectivités et les particuliers souhaitant intégrer davantage la nature en ville. Il fournit des recommandations basées sur des critères écologiques, prenant en compte le climat local, les types de sols et la résilience des espèces face aux contraintes urbaines.

La végétalisation des murs et toitures, par exemple, offre de multiples bénéfices : réduction des îlots de chaleur urbains, amélioration de la qualité de l'air, rétention des eaux de pluie, augmentation de la biodiversité et amélioration du cadre de vie. Le choix d'espèces adaptées est crucial pour assurer la pérennité de ces aménagements et maximiser leurs services écosystémiques. Les prairies, haies et boisements, quant à eux, contribuent à la création de corridors écologiques, favorisant la circulation de la faune et de la flore et renforçant la connectivité des espaces naturels au sein du tissu urbain. Ces initiatives s'inscrivent directement dans la démarche de lutte contre l'érosion de la biodiversité et de renforcement de la résilience face au changement climatique.

tags: #atlas #horticulture #bassin #parisien