L'escalade, discipline exigeante et passionnante, repose intrinsèquement sur la maîtrise de techniques précises, parmi lesquelles l'art de nouer sa corde occupe une place primordiale. La fiabilité de chaque nœud, qu'il soit destiné à l'encordement, à l'assurage ou à la jonction, est une garantie de sécurité absolue. En escalade, il n'y a généralement pas de seconde chance pour les nœuds mal exécutés, et la lecture d'instructions, bien qu'essentielle, ne suffit pas à qualifier un individu pour leur utilisation dans des scénarios réels. Cet article se propose d'explorer en détail les différents nœuds d'escalade, leurs usages, et les bonnes pratiques pour leur réalisation et leur entretien, en s'appuyant sur les connaissances fondamentales et les techniques éprouvées.
Les Fondations de la Sécurité : Les Nœuds d'Encordement
Les nœuds d'encordement sont la première ligne de défense pour tout grimpeur. Ils permettent de s'accrocher en toute sécurité, en attachant la corde au baudrier. Ces nœuds sont les premiers que l'on apprend et ils maintiennent le grimpeur en sûreté tout au long de son ascension, l'empêchant de chuter et supportant les chocs. Ils sont aussi appelés nœuds d'arrêt, empêchant la corde de filer dans un trou ou dans une poulie.
Le Nœud en Huit : L'Indétrônable Classique
Le nœud en huit est le nœud universel pour s’encorder, le premier nœud appris en escalade, permettant d’attacher une corde à son baudrier et d’être maintenu en cas de chute. C'est un nœud très sûr, car il ne se resserre que sous l'effet de la tension. Une fois noué, il est important de commencer ce nœud au bon endroit sur la corde. Tenez l'extrémité de la corde dans votre main droite, puis tenez la corde et placez cette main à côté de votre épaule droite. Il s'agit d'un moyen rapide, facile et sûr de faire une boucle au milieu de la corde. Le nœud en huit est un nœud d’escalade simple, très sûr et facile à réaliser une fois qu’on l’a bien appris. Il est également facile de vérifier sa bonne confection, même de loin. Le nœud en huit renforce la sécurité du grimpeur, car plus on tire dessus, plus il va se serrer. Toutefois, le nœud en huit est un nœud de corde qui peut se desserrer rapidement lorsque la charge est trop grande. Une fois le nœud en huit terminé, il faut vérifier qu’il y ait toujours environ 10 cm de corde après le nœud pour qu’il soit sécurisé. Le nœud en huit doit se faire au plus proche du pontet (l’anneau de sangle cousu sur le baudrier), pour ne pas gêner lors du mousquetonnage (action d’accrocher une corde à un mousqueton). De même, il doit être attaché au pontet supérieur et au pontet inférieur du baudrier, en commençant par le bas. Dans le cas de baudrier pour débutant en salle, on passe le nœud en huit dans le pontet unique. Si un nœud d’arrêt n’est pas nécessaire pour sécuriser le nœud en huit d’escalade, il peut agir comme précaution pour vérifier que le brin courant (le bout de corde utilisé pour réaliser le nœud) n’est pas trop long. Le nœud en huit peut aussi servir à accrocher des accessoires, comme un walkie-talkie ou une gourde, à l’aide d’une cordelette.

Le Nœud de Chaise (ou Bouline) : L'Alternative Polyvalente
Le nœud de chaise, ou nœud de bouline, est un nœud d’encordement simple à réaliser, peu encombrant et facile à défaire, même après une chute. Il peut également servir à mettre en place une main courante (corde d’appui qui permet de s’approcher d’un obstacle ou de contourner un danger) ou à attacher une corde sur un amarrage naturel. Le nœud de chaise d’escalade est très adapté pour l’ascension d’une falaise, mais est déconseillé pour la grande voie, car il peut se desserrer plus facilement que le nœud en huit, étant ainsi moins sûr. Pour assurer la sécurité du grimpeur, le nœud de chaise doit être obligatoirement suivi par un nœud d’arrêt double collé au nœud, de par sa tendance à se desserrer durant l’escalade. C’est notamment le cas lorsqu’il n’est pas soumis à une tension constante ou sur une corde neuve. Ce nœud d’escalade est également plus contraignant pour la corde que le nœud en huit, l’usant plus rapidement et étant moins facile à contrôler visuellement. C’est pour cela que le nœud de chaise d’escalade est plutôt réservé aux grimpeurs expérimentés, les débutants devant utiliser le nœud en huit.
Le Nœud de Chaise Double : Une Sécurité Renforcée
Pour faire un nœud de chaise double, il suffit de reconstruire le nœud en repassant le brin courant (servant à réaliser le nœud) dans le nœud déjà fait et suivant le même cheminement. Une fois terminé, il offre deux « oreilles » (boucles) réglables. Il faut toutefois compléter le nœud de chaise double avec un double nœud d’arrêt, notamment lorsque celui-ci est utilisé pour installer une corde fixe. Le nœud d’encordement étant le nœud de corde le plus important du grimpeur, il est impératif de bien vérifier son nœud de chaise avant d’attaquer une grande voie ou une falaise. Il faut ainsi le réaliser avec concentration et s’assurer qu’il est bien serré et qu’il est bien attaché aux points d’encordement du baudrier.
Le nœud de chaise double
L'Assurance et le Blocage : Maîtriser la Descente et la Sécurité
Les nœuds d’assurage et de blocage permettent d’assurer un grimpeur et de contrôler une descente en rappel. En général autobloquants, ils se font la plupart du temps autour d’un objet (mousqueton, corde, etc.).
Le Demi-Cabestan : L'Art de Contrôler la Friction
Le demi-cabestan permet de faire coulisser une corde dans un mousqueton tout en absorbant une partie de l'énergie. C'est pourquoi il peut servir à un premier de cordée pour assurer son second ou à remplacer un descendeur en cas de casse. Astuce : en gardant les 2 brins bien parallèles (à l'entrée et à la sortie du mousqueton), on diminue le risque de créer des torons (c'est le gros problème de l'assurage au cabestan). Avec ce nœud, on recommande l'utilisation d'un mousqueton HMS (HMS signifie en allemand Halb Mastwurf Sicherung, ou demi-cabestan). Leur forme confère une plus grande ouverture du doigt, ce qui facilite les manipulations. Et bien sûr, toujours bien le verrouiller !
Mode d'emploi : venez réaliser 1 boucle autour du bas du mousqueton, puis faites passer le brin devant la corde pour glisser une seconde boucle dans le mousqueton. En serrant, vous sentirez tout de suite que la corde serre le mousqueton, ce qui freine mécaniquement la corde en cas de besoin. Le nœud demi-cabestan garantit un assurage efficace et dynamique du grimpeur en tête ou du second grimpeur, permettant de retenir une chute lourde. Comme le cabestan, il peut être réalisé à une main, notamment sur une corde déjà passée dans un mousqueton et déjà sous tension. Ce nœud d’escalade peut aussi être rendu autobloquant en ajoutant un mousqueton dans le nœud (empêchant le nœud de se retourner). Si ce nœud de corde peut être utilisé pour la montée comme pour la descente en grande voie, il est plutôt utilisé comme descendeur (appareil métallique relié au baudrier servant à freiner la descente le long d'une corde de rappel), car il produit des frottements qui usent les mousquetons et toronne la corde.

Le Nœud de Cabestan : L'Amarrage Rapide
Le nœud de cabestan est un nœud d’assurage permettant de fixer une corde à un mousqueton (ou autre point d’amarrage), de bloquer une corde en l’ajustant facilement et de se vacher (s’auto-assurer) sur un relais. C’est un nœud d’escalade très pratique en grande voie, facile à faire, à serrer et à desserrer, et qui peut être réalisé à une main. Le nœud de cabestan d’escalade est un nœud d’amarrage et de blocage idéal, car il peut être ajusté rapidement et avec précision. À noter que le nœud de cabestan peut être confectionné directement sur le mousqueton.
Les Nœuds Autobloquants : Prusik et Machard
Les nœuds de Prusik sont des nœuds de friction qui s'accrochent à la corde lorsqu'un poids est appliqué. Ces nœuds sont extrêmement utiles dans les situations de sauvetage et sont le plus souvent utilisés par paire : l'un est lesté tandis que l'autre descend le long de la corde, passant de l'un à l'autre. Cependant, ils sont également utiles si vous tombez sur une corniche. Le nœud de Machard est le nœud d’assurage autobloquant le plus connu, bloquant dans les deux sens, et qui permet de descendre en rappel auto-assuré. Très facile à faire et à déverrouiller, il est réalisé à l’aide d’un anneau de cordelette d’escalade appelé ficelou, entouré autour de la corde. Le nombre de tours du ficelou autour des brins de corde va dépendre de l’épaisseur de la corde. Le nœud de Prusik est un nœud autobloquant qui permet de réaliser un frein sur une corde dans les 2 sens. Facile à confectionner, il est notamment utilisé pour s’auto-assurer en descente en rappel, à l’aide d’un ficelou, comme pour le nœud de Machard.
Il existe d’autres nœuds d’assurage autobloquants, comme le nœud de cœur et le nœud de Lorenzi, qui sont moins courants, utilisés pour un but spécifique. Ils sont particulièrement utilisés pour assurer le second de cordée lorsqu’on a perdu une plaquette autobloquante (comme un reverso) ou quand il nous manque une cordelette d’escalade autobloquante.

La Jonction des Forces : Lier Deux Cordes en Toute Confiance
Les nœuds de jonction permettent de rabouter (d’attacher) deux cordes entre elles, ce qui peut être très pratique en cas de corde cassée ou si les cordes sont trop courtes pour avancer sur la voie d’escalade choisie.
Le Nœud de Pêcheur Double : La Fiabilité Assurée
Le nœud de pêcheur double est un nœud de jonction qui permet de relier deux cordes entre elles en ligne et de rabouter une corde si celle-ci est trop courte. C’est un nœud fiable, car une fois serré, il ne bouge plus. Il permet également de réaliser un anneau de cordelette nécessaire pour les nœuds de Machard et de Prusik. Le nœud de pêcheur double est facile à faire et à desserrer, du moment que le brin libre possède une longueur suffisante. Pour réaliser un nœud de pêcheur double, mieux vaut savoir faire un nœud de pêcheur simple. Bien que simple à faire (deux tours de demi-nœuds), il nécessite un peu d’expérience pour être fait dans le bon sens afin que les nœuds finaux s’emboîtent parfaitement. Dans le cas de cordes de différents diamètres ou en matières « glissantes », type Dyneema, on peut même être amené à faire un triple tour de demi-nœuds et ainsi confectionner un pêcheur triple. Attention, il faut toujours laisser les bouts de corde dépasser d’une bonne dizaine de centimètres.

Le Nœud de Poing (ou Simple) : La Simplicité Efficace
Le nœud de poing est un nœud de jonction qui permet de rabouter deux brins de corde. Aussi appelé nœud simple ou nœud de plein poing, c’est un nœud facile à réaliser qui, une fois serré, ne se desserre pas. Il est généralement utilisé en rappel lorsque la charge ne dépasse pas le poids de corps (environ 90 kg). Toutefois, le nœud de plein poing peut glisser s’il est mal serré et, une fois mis sous charge, sera très difficile à desserrer. Attention, pour une sécurité optimale, ce nœud doit être doublé, le second nœud simple devant venir en butée sur le premier. L’inconvénient de ce nœud est qu’il est fragile et qu’il fragilise beaucoup la corde, notamment lorsque, chargé, il repose sur la roche et subit des frottements répétés.
La Tête d'Alouette : L'Attache Polyvalente
La tête d’alouette, ou nœud d’alouette, est un nœud de jonction très simple qui permet de relier deux sangles, d’attacher un anneau de corde avec une sangle, ou de rajouter une sangle d’auto-assurage sur un baudrier ou un mousqueton. C’est également le premier mouvement du nœud de Prusik.
Les Nœuds Spécifiques et Utilitaires
Au-delà des nœuds fondamentaux, certains nœuds trouvent des applications plus spécifiques, améliorant la sécurité ou facilitant certaines manœuvres.
Le Nœud du Singe : Pour Lancer Loin
Le nœud du singe est utilisé pour ajouter du poids à l'extrémité d'une corde afin de pouvoir le lancer. Cela permet de lancer une corde beaucoup plus loin que sans le nœud. Le nœud est facile et rapide à attacher. Ce nœud a de bonnes applications dans les situations d'escalade lorsque vous devez soulever une corde.
L'Attelage de Clous de Girofle : Le Stoppeur Fiable
L'attelage de clous de girofle est un nœud d’escalade incroyablement simple, mais très sûr et polyvalent, qui se noue au milieu de la corde. Ce nœud est principalement utilisé pour fixer un "stoppeur" à l'extrémité d'une corde lors d'une descente en rappel ou d'un assurage. Il s'agit d'un nœud similaire au nœud d'arrêt (double main) utilisé dans un nœud d'attache en huit. Il comporte une boucle supplémentaire par rapport au nœud double main (d'où le terme "triple"). Cela le rend plus sûr lorsqu'il est utilisé seul.
Le Stopper Knot : Le Double Nœud Essentiel
Le Stopper Knot est aussi appelé double nœud. Il est souvent réalisé après un nœud de chaise pour le sécuriser et l’empêcher de se desserrer tout seul. Il permet également d’ajuster la longueur d’un brin de corde trop long en le raccordant avec l’autre brin, évitant de gêner les mouvements du grimpeur. Pour réaliser un nœud d’arrêt, on peut aussi faire un demi-nœud de pêcheur double.
Le Nœud en Double Huit : L'Ancrage Robuste
Le nœud en double huit, aussi appelé nœud de huit en plein poing, est un nœud d’ancrage ou de boucle, qui permet de s’attacher sûrement sur un relais en haut d’une voie. Il permet dans ce cas de redescendre sans laisser de mousqueton en haut de la corde.
La Gestion de la Corde : Pliage et Rangement
Une corde d'escalade bien pliée n’est pas seulement agréable à l’œil. Elle est surtout utilisable puisqu’elle se déroule parfaitement sans se transformer en un sac de nœuds. Voici donc quelques règles à respecter pour éviter de transformer à chaque pliage sa belle corde de soixante mètres en un plat de nouilles géant, situation cauchemardesque.
Les Techniques de Lovage
Il existe une multitude de techniques pour plier une corde, chacune avec ses avantages.
- Le pliage à bout de bras : Voilà le pliage traditionnel. Vous devez avoir les mains suffisamment grandes pour tenir toute la corde, mais aussi avoir les épaules robustes, car au bout d’un moment, ça fatigue. Dans tous les cas, laissez tomber les mouvements trop amples et pensez plutôt à rallonger vos boucles à chaque fois que vous ramenez les mains.
- Le tour de poignet : C’est le secret des secrets. Pour éviter d’obtenir de belles boucles pleines de vrilles, il faut casser le poignet à chaque fois que vous ramenez la main. Faites-le discrètement, comme ça personne ne comprendra pourquoi vous pliez si bien les cordes et pas eux.
- Autour du cou : Si vous avez des petites mains ou des épaules fragiles, voilà une bonne alternative. À éviter toutefois si la corde est pleine de boue. Vous pouvez aussi plier la corde en long, derrière la nuque, en faisant des ganses de chaque côté, ce qui évite une partie des vrilles dues au pliage et dépliage de la corde. Par contre, le portage n’est pas forcément très pratique.

Le Blocage et le Sac à Corde
Il existe une multitude de moyens pour bloquer le pliage d’une corde, mais un seul est homologué NF. La réalisation est effectuée avec une seule extrémité que l’on replie sur elle-même, que l’on enroule autour de tous les brins, puis on passe le bout dans la boucle préparée et on verrouille le tout. Simple et indestructible.
Le sac à corde est une solution révolutionnaire ! Plus besoin de plier sa corde. L’essayer, c’est l’adopter, du moins pour les voies d’une longueur. En général, le sac est composé d’un tapis sur lequel est posée la corde, le tout étant enroulé dans une poche. Il ne reste plus qu’à la porter en bandoulière. En prime, ses avantages sont multiples : plus de pliage, la corde vrille moins, elle ne traîne pas par terre, elle passe la semaine protégée du soleil ou du reste, le transport est aisé et vous avez un endroit où vous asseoir.
L'Entretien et la Vérification
Les secrets du métier : une corde bien pliée, c’est plus facile à porter, à stocker et à déplier sans faire de nœuds. Vous avez le choix entre deux tendances : la tendance techno : le sac à corde. la tendance nouvelle : le pliage comme au bon vieux temps qui demande plus de patience et qui, à force, vous forgera des épaules solides. Vous pouvez lover la corde en rond ou en long.
Pour éviter les vrilles, pensez à toujours enlever les moulinettes en rappelant le côté le plus court. Ainsi, un maximum de corde passe dans le relais et la corde se vrille d’elle-même, et ce d’autant plus efficacement si elle pend dans le vide et peut tourner librement. Lorsque vous dépliez votre corde, posez-la sur le sol de façon à ce qu’il y ait un bout contre le sol et un bout sur la corde. Grimpez avec celui-ci. Si tout se passe bien, la corde devrait se dérouler sans problème. Si vous voyez que les brins se sont emmêlés malgré votre vigilance, mieux vaut la déplier mètre par mètre pour en faire un tas que d’avoir la mauvaise surprise de découvrir un nœud énorme à un moment inopportun. La corde craint la poussière et le soleil.
Glossaire des Termes Essentiels
- Assurage : Techniques consistant à arrêter la chute d’un grimpeur.
- Brin : Extrémité d’une corde.
- Brin dormant : Partie de la corde non utilisée pour réaliser un nœud.
- Brin courant : Partie de la corde utilisée pour réaliser un nœud.
- Ganse : Figure formée par la flexion d’un cordage sur lui-même.
- Grande Voie : Voie d’escalade composée de plusieurs longueurs, qui se gravissent par étapes successives.
- Longe : Encordement constitué d’une côté d'une corde ou d'une sangle reliée à un mousqueton et de l'autre, au grimpeur, via son baudrier.
- Mouflage : Technique de corde qui permet de hisser un autre grimpeur.
- Mousqueton : Boucle métallique à système de fermeture rapide et sécurisé permettant d’y glisser une corde, un anneau et de s’en servir comme point d’attache.
- Pontet : Anneau de sangle cousu sur le baudrier, dans lequel on fixe son matériel à l’aide de mousquetons. On parle de « simple pontet » lorsqu’il n’y a qu’une seule sangle (réservé aux débutants en salle uniquement) et de « double pontet », adaptés aux grimpeurs réguliers.
- Relais : Points d’assurage fixes fractionnant une voie d’escalade qui permettent de se reposer durant l’effort et de préparer ses prochains mouvements. Permettent également d’assurer son second.
- Se longer : Action de s’auto-assurer.
- Se vacher : S’attacher à un relais pour faire une pause lorsqu’on escalade une paroi. On s’attache avec une vache, une sangle munie d’un mousqueton à vis. Synonyme de se longer.
- Toronner : Boucles qui vrillent une corde utilisée.
En conclusion, la maîtrise des nœuds d'escalade est un pilier fondamental de la sécurité en montagne. Chaque nœud, par sa conception et son utilisation spécifique, contribue à la chaîne de sécurité qui protège le grimpeur. Il est impératif de pratiquer régulièrement ces nœuds pour en assurer la parfaite réalisation, même dans des conditions difficiles. Les explications données ici ont une vocation éducative, mais ne remplacent pas l’avis et les conseils d’experts. Pensez à vous entraîner à réaliser les différents nœuds présentés et à répéter leur exécution pour vous assurer de les comprendre et de les maîtriser.