L'arrosage au point vert : Optimiser l'irrigation pour un jardin luxuriant et économique

Le jardin, qu'il s'agisse d'un espace ornemental ou d'un potager, est un lieu que l'on souhaite vert, luxuriant et accueillant. Les jardiniers sont fiers de pouvoir nourrir leur famille avec des légumes et des fruits de qualité, lesquels demandent à être arrosés en conséquence. Pour tenir ces promesses, il est crucial d'équiper son jardin de systèmes d'irrigation adéquats. Un arrosage adapté est essentiel pour la survie des plantes aux chaleurs estivales, même pour celles qui tolèrent la sécheresse, que ce soit pour le potager, les massifs fleuris ou les plantes en pot sur la terrasse. Cet article se propose d'explorer en profondeur les différentes solutions d'arrosage et les stratégies d'économie d'eau applicables à votre jardin. L'eau étant une ressource précieuse, il est impératif de la préserver et de l'utiliser à bon escient.

Systèmes d'arrosage variés pour jardin

Les fondamentaux de l'arrosage : comprendre ses besoins

Avant de choisir un système d'arrosage, il est essentiel de comprendre les besoins spécifiques de votre jardin. La planification est un élément clé pour trouver la solution d'arrosage la plus adaptée. Différentes solutions d'arrosage sont optimales selon le type de jardin, les conditions extérieures et vos propres besoins. Les étés récents, particulièrement secs et chauds, ont mis en lumière l'inefficacité et le coût élevé d'un arrosage sporadique à l'arrosoir, à l'arroseur ou au tuyau.

Quand et comment arroser ? Les règles d'or

L'arrosage doit débuter dès le début de la période de croissance au printemps et se poursuivre jusqu'à la dernière récolte et la dernière tonte du gazon. Les apports d'eau sont indispensables lorsque les plantes semblent perdre en vigueur ou que leurs feuilles commencent à retomber. Pour éviter les trop gros écarts de température pour les plantes et une évaporation inutile de l'eau d'arrosage, il est conseillé d'arroser tôt le matin, quand il fait encore frais. Arroser profondément, deux à trois fois par semaine maximum pour le potager, est bien plus efficace qu'un petit arrosage quotidien. Un arrosage généreux encourage les plantes à s'enraciner profondément, leur permettant de mieux supporter le stress causé par un temps chaud ou une canicule. À l'inverse, un arrosage superficiel quotidien maintient les racines près de la surface du sol, où elles peuvent facilement s'assécher.

Il est également crucial de ne pas arroser les feuilles. Les feuilles humides sont sujettes aux maladies. Avec le soleil, elles peuvent développer de légères traces de brûlure, et si elles restent humides pendant la nuit, elles sont propices aux maladies fongiques et à la moisissure.

L'importance de la nature du sol

La nature du sol est un facteur déterminant pour les besoins en eau de votre jardin. Les sols lourds et argileux absorbent l'eau lentement mais la stockent très bien. Cependant, les sols quasi imperméables peuvent créer des zones d'eau stagnante. À l'inverse, dans les sols légers et sableux, l'eau s'écoule rapidement à la surface ou pénètre tellement vite dans les couches de terre profondes que les plantes à racines courtes ont à peine le temps de capter l'humidité du sol. Un sol sableux nécessitera un arrosage plus fréquent. Un testeur de pH peut aider à connaître l'acidité de la terre et à mieux la réguler avec un apport d'engrais adapté.

Types de sols et rétention d'eau

Observer ses plantes et son sol

Les plantes sont de bons indicateurs de leurs besoins. Des feuilles fanées sont un signe qu'elles "parlent" et qu'il est important d'éviter ce genre de problèmes, car ils affaiblissent les plantes. Il est également utile d'observer la terre. Enfoncez un petit bâton de bois dans la terre sur au moins 15 cm : s'il ressort humide, pas besoin d'arroser ; s'il ressort sec, il faut arroser.

L'aménagement du jardin et l'arrosage

L'utilisation que vous faites de votre jardin et son aménagement influencent aussi le choix du système d'arrosage. Un jardin plutôt naturel avec des prairies, des parterres de fleurs colorés, des arbres fruitiers et des zones laissées en friche pour les insectes et les petits animaux, nécessite un arrosage régulier uniquement par temps très sec. Des arrosages occasionnels mais abondants sont préférables à des arrosages trop réguliers qui garderaient le sol constamment humide. Les plantes supportent très bien la variation d'humidité et deviennent même plus résistantes. Une solution d'arrosage simple par tuyau, arroseur ou même arrosoir peut suffire, mais elle demandera un peu plus de temps.

Un jardin de curé demande souvent un peu plus de travail, et il faut prêter une attention toute particulière à l'arrosage du potager. Les jardins diversifiés sont moins sujets aux nuisibles. Si vous vous assurez que chaque plante se trouve à un emplacement optimal et reçoit autant d'eau qu'elle en a besoin, vous vous épargnez beaucoup de temps et d'effort. Pour un jardin potager, il est préférable d'installer des tuyaux de manière permanente entre les lignes de plantation plutôt que de les mettre en place puis les démonter fréquemment, ce qui prend du temps et peut endommager les plantes.

Si vous utilisez votre jardin comme salon d'été en plein air, vous ne voulez probablement pas passer trop de temps à arroser. Les tuyaux d'arrosage, les arroseurs ou les arrosoirs qui traînent perturbent l'esthétique générale. C'est pourquoi les outils d'arrosage doivent être vite rangés. Des supports et des contenants de rangement peuvent être installés sur la façade de la maison ou dans une dépendance. Sinon, un système d'arrosage automatique avec un tuyau d'arrosage installé en permanence ou une installation d'aspersion d'eau peut être envisagé.

Les jardins à la française demandent la plupart du temps beaucoup de travail. Un système d'arrosage automatique épargne du temps et des efforts, et il perturbe moins l'esthétique globale s'il est installé de manière invisible. Certains systèmes escamotables permettent même d'enterrer automatiquement les têtes d'arrosage après utilisation. À l'inverse, les jardins utilisés comme terrain de jeu par les enfants doivent être robustes et demander le moins d'effort d'entretien possible. Les systèmes d'arrosage permanents ne sont pas particulièrement recommandés, car ils pourraient être endommagés par les enfants.

La taille du jardin, un critère essentiel

La taille de votre jardin sera particulièrement déterminante dans le choix de votre solution d'arrosage. Les petites surfaces ne nécessitent pas de solution d'arrosage coûteuse. Si le confort est important, un arrosage automatique peut valoir le coup, et le coût sera relativement faible. Pour un grand jardin, il est judicieux de déterminer les zones particulièrement importantes et celles qui peuvent être remplacées plus facilement. L'utilisation de variétés de plantes qui résistent à la sécheresse est un très bon moyen de réduire la consommation d'eau et les surfaces à arroser. Pour ces zones, un système d'arrosage automatique peut être pertinent.

Les sources d'eau pour l'arrosage : une question d'économie et d'écologie

L'eau utilisée pour l'arrosage du jardin peut provenir de diverses sources, chacune avec ses avantages et ses inconvénients en termes de coût, d'écologie et de praticité. Il est plus intéressant que l'eau provienne d'un puits, d'une réserve d'eau pluviale, d'une citerne ou encore d'un étang ou d'une rivière plutôt que d'utiliser l'eau de ville.

Sources d'eau pour l'arrosage

L'eau du robinet : confort et contraintes

L'arrosage avec l'eau potable du robinet est confortable, mais cher et souvent restreint, voire complètement interdit pendant les périodes de sécheresse. L'eau du robinet est devenue vraiment chère, même si le prix fluctue en fonction des communes. Le mètre cube d'eau froide dépasse en moyenne les 4 € en France, redevance d'assainissement comprise. De plus, l'eau du robinet est une denrée rare en période de sécheresse et devrait être utilisée à d'autres fins que l'arrosage en raison de sa bonne qualité. Enfin, la température de l'eau courante est également un inconvénient, car elle est plus froide que l'air ambiant et provoque un choc thermique pour de nombreuses plantes.

L'eau de pluie : gratuite et écologique

La collecte de l'eau de pluie répond à des problématiques écologiques et constitue une solution partielle à la forte demande en eau, notamment pour l'arrosage de nos jardins qui ne nécessite pas d'eau potable. L'eau de pluie, gratuite et douce, est généralement récupérée en dessous du tuyau de descente de la gouttière du toit. La quantité récoltée pendant les saisons pluvieuses est généralement suffisante pour un petit jardin ou une terrasse. Il est important d'installer un couvercle sur la cuve pour protéger l'eau des feuilles mortes et de l'évaporation. Des petites pompes pour les cuves permettent d'alimenter automatiquement le tuyau d'arrosage en eau. Les citernes, souvent enterrées, ont une plus grande capacité que les cuves hors sol. Une citerne bien remplie peut suffire à surmonter une période de sécheresse.

Les puits et les plans d'eau naturels : autonomie et réglementation

Il est également envisageable d'utiliser l'eau des nappes phréatiques en puisant l'eau dans le puits, ou si une rivière ou un étang passe sur la propriété, il est possible d'utiliser cette eau. L'utilisation de pompes à eau pour prélever dans les nappes phréatiques est soumise à autorisation ou à déclaration en fonction des volumes prélevés. Pour le puits foncé, le plus économique, un tube est enfoncé dans le sol jusqu'à atteindre la nappe phréatique. L'eau peut ensuite être pompée vers le haut. Le puits creusé est muré et se remplit continuellement d'eau souterraine. Pour les nappes phréatiques plus profondes ou si vous avez besoin de plus grandes quantités d'eau, le puits foré, le plus cher, extrait l'eau à de plus grandes profondeurs, garantissant une eau de très bonne qualité.

La pression et le débit de l'eau : des éléments clés pour un arrosage optimal

Il est indispensable de connaître le débit et la pression au départ du réseau, c'est-à-dire, à la sortie du robinet, de la pompe à eau, ou de la cuve à pression, afin de déterminer la capacité du ou des circuits d'irrigation. La pression de l'eau dans les canalisations est l'un des éléments clés qui conditionne une irrigation optimale et permet le bon fonctionnement de l'arrosage automatique.

Mesurer la pression et le débit

Si c'est le réseau d'eau de la ville qui alimente l'arrosage automatique, pour connaître la pression, il faut demander à la société des eaux ou rechercher cette information par ses propres moyens. La manière la plus simple de connaître la pression de l'eau à la sortie du robinet est d'utiliser un manomètre. Si c'est une pompe d'arrosage qui alimente l'arrosage intégré, cette donnée est indiquée soit sur la notice du fabricant, sur le carton d'emballage ou le plus souvent, sur une plaque apposée sur la pompe.

La pression doit être en adéquation avec la pression supportée par les arroseurs et conditionne la portée des jets. Cette pression minimum permet de transporter l'eau jusqu'au bout des lignes d'arrosage, de manière équilibrée, sans perte de pression. Un manque de pression, et les arroseurs en bout de réseau se soulèvent peu et de moins en moins au fur et à mesure que la canalisation s'éloigne du point de départ, voire, elle ne se soulève pas du tout, une partie du terrain est donc mal ou pas arrosée. Nous recommandons une pression d'au moins 3,5 bar, et une pression de 5 bar sera plus confortable. Le régulateur de pression ou la centrale d'irrigation est obligatoire pour les réseaux dédiés au goutte-à-goutte.

Les pompes : choisir le bon équipement

Les pompes de jardin d'un diamètre de 19 mm remontent l'eau des cuves, des citernes et des puits creusés. Certains modèles sophistiqués fonctionnent quasiment sans entretien et sont équipés d'une protection contre la surchauffe et d'un filtre. Les pompes haut de gamme proposent plusieurs niveaux de pression autorisant des performances fiables pour les grandes profondeurs ainsi qu'un fonctionnement continu pour l'alimentation du foyer en eau non potable. Pour les cuves hors sol, utilisez une pompe électrique spéciale que vous pouvez accrocher à la cuve et fixer en toute sécurité sur le mur. La pompe amène l'eau de pluie dans le tuyau goutte-à-goutte ou dans un autre système d'arrosage et évite de devoir porter un arrosoir. Les pompes immergées remontent l'eau souterraine très profonde de manière fiable. Toutes les pompes doivent être dotées de tuyaux d'aspiration robustes, flexibles et anti-torsions.

Comment choisir sa pompe à eau (évacuation, surface, immergée) ?

Les systèmes d'arrosage : du manuel à l'automatique

De multiples solutions d'arrosage existent, allant du simple arrosoir aux systèmes automatiques sophistiqués. Pour éviter un arrosage surabondant au tuyau d'arrosage ou les allers-retours avec l'arrosoir, plusieurs systèmes d'arrosage automatique permettent de gagner du temps, d'éviter les corvées quotidiennes, et surtout d'économiser l'eau ou de la réutiliser.

L'arrosage manuel : simplicité et limites

L'arrosage manuel est une technique simple et rapide à mettre en œuvre, mais qui demande la présence du jardinier et qui est plutôt gourmande en eau. L'arrosoir est plus adapté à de petites surfaces. Pour les végétaux déjà développés, il vaut mieux ne pas utiliser la pomme qui mouille les feuilles, car le soleil peut provoquer des brûlures. La pomme peut être utilisée pour les semis, car la diffusion est délicate et sous forme de pluie. Cependant, cet arrosage est limité par la faible capacité de l'arrosoir et demande beaucoup d'allers et retours. Le tuyau d'arrosage équipé d'une lance multifonction est une autre solution. C'est un arrosage précis, le tuyau est léger et facile à manipuler, rapide à mettre en place. Il est plus particulièrement utilisé pour des légumes déjà bien implantés et qui ont besoin de beaucoup d'eau comme les tomates, les courgettes, les aubergines. Cependant, l'eau répandue entre les rangs est gaspillée et permet aux mauvaises herbes de pousser.

L'arrosage automatique : confort et efficacité

L'arrosage devient automatique dès lors qu'un programmateur permet de planifier les plages horaires d'arrosage. Sous la dénomination d'« arrosage automatique », on peut rassembler différents systèmes qui permettent d'arroser les plantes ou le gazon de manière automatisée, avec une intervention réduite, voire totalement automatique avec un programmateur.

L'arrosage goutte-à-goutte ou micro-irrigation

L'arrosage goutte-à-goutte est aussi appelé "arrosage micro-irrigation". C'est un arrosage le plus souvent de surface, donc visible et peu esthétique, mais il peut être camouflé par des écorces de pin sur les massifs de fleurs ou par un paillage dans le potager. Il permet une irrigation précise qui distribue au pied de chaque plante une quantité d'eau via des tuyaux poreux, drip, ou des tuyaux rigides avec différents goutteurs. Le réseau goutte-à-goutte s'installe rapidement et facilement, sans outils ou éventuellement un poinçon qui facilite la percée des tuyaux rigides. Un plan succinct et évolutif peut être utile au jardinier pour maîtriser la distribution de l'eau. Pour le potager, l'arrosage automatique goutte-à-goutte est le système le plus évolué. Non seulement il libère le jardinier de la contrainte de l'arrosage, lui fait gagner du temps, mais en plus, il donne à chaque plante la quantité exacte d'eau définie. Il arrose uniquement la zone ou le pied de la plante, sans gaspillage ni faire des flaques d'eau qui nourrissent les mauvaises herbes. L'installation nécessite du matériel simple et facile à installer. Il peut être réutilisé et modifié à souhait grâce à des bouchons qui obstruent les trous des micros goutteurs et à la facilité de changer les raccords. Le système d'arrosage goutte à goutte est sûrement le plus pratique des systèmes d'arrosage automatique. Il fonctionne sans arrivée d'eau, sans électricité, sans piles, sans pompe et sans minuterie. Le kit alimenté par gravité fournit aux plantes un arrosage ininterrompu pendant des semaines. Le système d'irrigation peut se connecter à n'importe quel réservoir d'eau : récupérateur d'eau de pluie, seau, baquet, cuve, pot de fleur. Il est idéal pour les balcons, les serres, les jardins potagers, les massifs ou les plantes en pot.

Schéma de fonctionnement d'un système goutte-à-goutte

Les goutteurs Iriso

Les goutteurs Iriso sont une innovation française, unique et brevetée. Chaque goutteur se compose de trois parties : la partie inférieure constitue un petit réservoir d'eau, la seconde le flotteur et la partie supérieure est le dispositif de réglage. Le réservoir du goutteur et le flotteur permettent au débit de rester constant quelle que soit la quantité d'eau contenue dans le réservoir d'eau qui alimente les goutteurs. Chaque goutteur a 11 débits réglables, allant de 150 ml à 1,5 litre par jour. Selon la capacité du réservoir auquel les goutteurs sont branchés, le système est autonome pendant plusieurs semaines. Le goutte à goutte bouteille Iriso fonctionne avec une simple bouteille en plastique, sans branchement et sans électricité. Les goutteurs sont individuels, installés au pied de la plante avec une bouteille en plastique à l'envers servant de réservoir. La vitesse de débit est également réglable.

L'arrosage enterré ou intégré

L'arrosage enterré est aussi appelé "arrosage intégré". Il est idéal pour des grandes surfaces entre 50 m² à 200 m², comme les pelouses ou les plates-bandes. Pour l'arrosage enterré, il est nécessaire de dessiner un plan détaillé, à l'échelle du terrain à irriguer. L'implantation de la maison, des dépendances, des arbres, du puits, de la piscine, terrasse, permet de faire une étude technique fiable afin de bien placer les différents arroseurs et d'assurer le bon fonctionnement des circuits d'irrigation. Une fois en place, c'est un arrosage durable qui ne peut pas être modifié. De longs travaux importants sont à prévoir : des tranchées sont creusées pour faire passer le ou les circuits d'alimentation, y compris le réseau basse pression si nécessaire, puis il faut placer et monter les arroseurs et veiller à l'étanchéité de l'ensemble. Les systèmes d'arrosage électroniques fixes, manuels ou automatiques, comme les installations d'arrosage et les arroseurs escamotables, sont chers à installer, car ils nécessitent l'intervention d'un spécialiste. Le système d'arrosage escamotable doit être enterré à minimum 30 à 40 cm de profondeur avec son système d'alimentation résistant à la corrosion et à la pression.

Installation d'un système d'arrosage enterré

Les arroseurs

Les arroseurs circulaires, les modèles les plus simples, arrosent une zone circulaire et doivent être régulièrement déplacés. Les modèles avancés n'arrosent pas de manière uniforme, mais créent des pulsations (arroseurs à impulsions) ou peuvent arroser un angle donné avec différentes intensités (arroseurs à secteur). Les arroseurs oscillants, quant à eux, sont particulièrement adaptés pour les petites pelouses rectangulaires. Les arroseurs de surface arrosent jusqu'à plus de 300 m² de jardin de manière précise à partir d'un point fixe, sans que vous ayez à les déplacer. Pour un jeune gazon, l'utilisation de petites rampes avec des jets d'eau qui oscillent ou des buses que l'on pique dans le sol pour un arrosage rotatif est recommandée pour le premier été. Cependant, ces systèmes sont peu discrets et très dépensiers en eau pour l'arrosage des haies, des massifs et du gazon sur le long terme.

Les tuyaux spécifiques

Il existe plusieurs types de tuyaux d'arrosage, dont le diamètre est couramment 19 mm ou 13 mm : les tuyaux flexibles qui sont particulièrement résistants, les tuyaux spiralés, qui se rétractent automatiquement et sont actuellement très populaires, les tuyaux plats de pulvérisation avec des petits trous qui permettent un arrosage fin des plantes, les tuyaux d'arrosage microporeux, qui diffusent l'eau lentement et en goutte-à-goutte directement à la base des plantes et réduisent l'évaporation. Pour éviter le choc thermique de l'arrosage, on utilise souvent des tuyaux noirs ou foncés qui réchauffent l'eau. Le tuyau microporeux s'installe aux pieds des plantes ou à travers le potager en lignes droites ou sinueuses. L'eau arrive alors directement dans la zone racinaire des plantes où elle s'infiltre lentement dans le sol, une goutte à la fois, respectant le rythme auquel la terre peut absorber et retenir. Le tuyau perforé fonctionne à faible pression (entre 0.5 et 3 bars).

Les solutions alternatives et astucieuses

Plusieurs autres solutions permettent d'optimiser l'arrosage et l'économie d'eau.

Les Ollas ou Oyas : l'arrosage millénaire

Les Oyas ou Ollas arrosage sont des pots en terre cuite en forme de jarre qui distribuent l'eau aux plantes par porosité. Les Ollas sont enterrées dans le sol à proximité des plantes, pour permettre aux racines de s'approvisionner en eau sur demande. Elles sont fabriquées en céramique, car cette terre, une fois cuite, est poreuse. Une fois l'Oyas remplie d'eau, elle redistribue lentement par suintement l'humidité nécessaire aux plantes installées autour. Selon sa taille, le diamètre d'irrigation est plus ou moins grand. Cette technologie d'irrigation est une méthode ancienne, utilisée dans les pays arides depuis plus de 4 000 ans. L'ollas en terre cuite est peut-être la méthode la plus efficace d'irrigation, car elle ne permet aucune évaporation, aucun gâchis. Les racines des plantes poussent autour des pots et ne prennent que ce dont elles ont besoin, sans jamais gaspiller une seule goutte, permettant à la plante d'absorber presque 100% de l'eau qu'on lui apporte. L'olla assure l'arrosage des plantes pendant 4 à 6 jours, idéal pour les périodes de vacances ou de déplacements.

Ollas, pots en terre cuite pour l'arrosage

Le piquet creux ou Deep Drip : arroser en profondeur

Le piquet creux est un tube à enterrer à proximité d'une plante ou d'un arbre pour l'arroser en profondeur, au niveau du système racinaire. Appelé Deep Drip, ce tube d'arrosage a été conçu pour préserver la santé des arbres ou des plantes en les arrosant directement au niveau de leurs racines, tout en réduisant la consommation d'eau. Les trous multiples dans le piquet sont équipés d'un filtre pour permettre à l'eau de s'écouler vers les racines et empêcher la saleté ou petits cailloux d'obstruer le tube. Cet arroseur pour arbres est conçu pour fonctionner avec un tuyau d'arrosage, une réserve d'eau ou un système d'arrosage automatique. Il permet également de distribuer plus facilement l'engrais liquide (purin de consoude, purin d'ortie).

Les grains rétenteurs d'eau : une réserve pour les plantes non comestibles

Pour toutes les fleurs, arbres ou plantes d'ornement non comestibles, les grains rétenteurs d'eau pour plantes constituent une solution simple et très efficace. Les hydro-rétenteurs se présentent sous la forme de petits grains (environ la taille d'un grain de sable). Ces grains sont à enfouir dans la terre à proximité des racines des plantes. Au contact de l'eau, lors d'un arrosage ou d'une pluie, ces grains vont gonfler et se charger en eau. Ils absorbent environ 300 fois leur poids en eau. Lorsque le grain a atteint sa capacité maximale d'absorption, il ressemble à un hydrogel blanchâtre mesurant jusqu'à 1 cm. Il va conserver cette eau et servir de réservoir d'eau aux plantes, directement au niveau de leurs racines. Dès que la terre commencera à s'assécher, les racines pourront aller puiser petit à petit dans l'eau que relâcheront les grains d'eau dans le sol.

Le minuteur d'arrosage : programmer son arrosage à moindre coût

Le minuteur d'arrosage manuel permet de donner une consigne de temps d'arrosage sans installation coûteuse et compliquée. Le minuteur fonctionne de manière mécanique. Il suffit de l'installer sur votre robinet, de raccorder votre tuyau ou système d'irrigation et de sélectionner la durée d'arrosage souhaitée. Une fois la durée sélectionnée avec la molette, le robinet s'ouvre et l'eau s'écoule instantanément. Lorsque le temps est écoulé, l'eau s'arrête. Très simple d'utilisation et ne nécessitant pas d'électricité, cet accessoire permet un arrosage écologique et économique. Il est idéal pour l'arrosage du potager mais aussi pour le remplissage de la piscine ou les jeux d'eau des enfants.

La pompe à main : réutiliser l'eau grise

Arrosez vos plantes avec l'eau du bain, l'eau de pluie ou l'eau de l'évier qui a servi à nettoyer les légumes. La pompe à eau manuelle permet de réutiliser l'eau claire sans effort pour le jardin. Installée sur un tuyau, elle permet de vider la baignoire ou l'évier et de transférer l'eau directement aux pieds des plantes. Pour que le siphonnage soit efficace, il faut que le lieu de destination de l'eau soit plus bas que l'endroit où se trouve l'eau à siphonner.

Le paillage : une solution simple et efficace pour l'économie d'eau

Le paillage présente un certain nombre d'avantages pour un arrosage efficace et l'économie d'eau. L'épaisseur idéale est de 5 cm. Le paillis régule la température du sol, conserve l'eau en empêchant l'évaporation et retient les maladies fongiques causées par la pluie. Pour partir l'esprit tranquille en vacances, désherbez autour de vos plantes un jour ou deux avant de partir (elles risqueraient de puiser l'eau que vous mettez à disposition des autres plantes du potager). Coupez l'herbe et empilez les coupures de gazon et autres mauvaises herbes arrachées pour créer un paillage rapidement. Le plus tard possible avant de partir, arrosez vos légumes en profondeur. Lorsque tout est bien irrigué, étalez vos coupes de gazon ou autre paillis aux pieds de vos légumes (le plus épais possible). Il est même possible de placer de grosses pierres ou des planches de bois entre les rangées de légumes. L'idée est de faire en sorte que le sol reste humide le plus longtemps possible.

Comment choisir sa pompe à eau (évacuation, surface, immergée) ?

L'entretien des systèmes d'arrosage

Quelle que soit la solution d'arrosage choisie, elle doit être entretenue régulièrement. Certaines jardinières comportent une réserve d'eau pour les plantes, par exemple grâce à un double fond, et aident à combler vos courtes absences sans arrosage actif. Les raccords entre tuyaux d'arrosage sont particulièrement sujets à l'usure. Il est préférable d'acheter des produits de bonne qualité pour éviter autant que possible l'énervement engendré par les déconnexions de rallonges de tuyau ou les fuites au niveau des raccords. Les enrouleurs sur roues, fabriqués en métal (par exemple en acier inoxydable) ou en plastique stable, facilitent le déroulement et l'enroulement des tuyaux.

Il est conseillé d'arroser plus longtemps et moins fréquemment dès le début de la saison. Cela encourage les plantes à s'enraciner plus profondément et leur permet d'être plus autonomes pendant les périodes de sécheresse.

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