Collapsologie, Permaculture et Autonomie : Vers une Résilience Face aux Incertitudes

L'avenir, par nature, est incertain. Dans ce contexte, les discussions autour de l'autonomie alimentaire gagnent en importance, soulevant la question fondamentale de savoir comment y parvenir, particulièrement pour ceux qui résident en milieu urbain. Bien que l'autonomie en eau ne soit pas le sujet principal ici, elle peut être intrinsèquement liée à ces démarches. Face à un effondrement potentiel de la société, une question se pose : quelles seraient les premières actions à entreprendre ? La transition vers l'autonomie alimentaire n'est pas un processus instantané. L'idée d'un potager en appartement ne signifie pas nécessairement cultiver à l'intérieur, mais plutôt exploiter des espaces extérieurs disponibles, une démarche déjà mise en œuvre au sein de certaines entreprises. La question se pose alors : "Ça jardine dans votre ville ?"

Les Racines de la Collapsologie : Étude de l'Effondrement Sociétal

La collapsologie, un néologisme forgé en 2015 par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur ouvrage "Comment tout peut s'effondrer", se définit comme "l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre société thermo-industrielle et de ce qui pourrait lui succéder". Elle s'appuie sur une combinaison de raison et d'intuition. L'effondrement, quant à lui, est décrit par Yves Cochet comme "le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, énergie…) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi". Bien que la collapsologie se présente comme une "science de l’effondrement", le motif de l'effondrement n'est pas nouveau et s'inscrit dans un riche héritage théorique, scientifique et philosophique. La spécificité de la collapsologie réside dans sa focalisation sur l'effondrement, en reliant et actualisant des constats scientifiques concernant l'épuisement des ressources, le dérèglement climatique et l'extinction du vivant, afin de dresser un tableau global de la vulnérabilité de notre société. Ce constat souligne l'imminence d'un effondrement systémique, comme le suggère le sous-titre de l'ouvrage de référence : un "petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes".

Schéma illustrant les piliers de la collapsologie : épuisement des ressources, changement climatique, extinction du vivant

L'Héritage Théorique : Du Catastrophisme à la Prise de Conscience

L'héritage dans lequel s'ancre la collapsologie est le catastrophisme, un terme souvent connoté péjorativement. Il est parfois mieux connu à travers le "catastrophisme éclairé" de Jean-Pierre Dupuy, qui prône l'anticipation d'une catastrophe pour mieux l'éviter. La collapsologie se distingue du catastrophisme éclairé par un glissement significatif : l'effondrement est considéré comme une réalité tangible, et non une simple projection. Catherine et Raphaël Larrère soulignent que le catastrophisme éclairé était méthodologique, tandis que celui de la collapsologie serait ontologique.

Selon Luc Semal, reprenant les travaux d'Ivo Rens et Jacques Grinevald, le catastrophisme peut être compris comme "la prise de conscience d’un probable futur dominant négatif". Dans "Face à l’effondrement", Luc Semal se concentre sur le catastrophisme tel qu'il s'est structuré dans les années 1970, face aux menaces nucléaires et à la dégradation écologique. Bien que ces menaces n'aient pas de contenu idéologique intrinsèque, elles ont alimenté l'écologisme. Andrew Dobson distingue l'écologisme de l'environnementalisme, ce dernier se limitant à la préoccupation pour l'environnement et pouvant s'intégrer à des idéologies existantes sans les bouleverser. Luc Semal observe que les réseaux de la collapsologie sont devenus "l’incarnation la plus dynamique de cette perspective catastrophiste", participant ainsi à la "démarginalisation de la perspective catastrophiste".

Courte Histoire et Essor de la Collapsologie

Depuis 2015, la collapsologie a connu un essor et un succès notables. "Comment tout peut s’effondrer" s'est vendu à des dizaines de milliers d'exemplaires, entraînant la multiplication des ouvrages sur le sujet, ainsi que des articles de presse et des émissions de radio et télévision. Sur les réseaux sociaux, des groupes dédiés à la collapsologie et à l'effondrement ont vu le jour, rassemblant parfois plus de 20 000 membres. Ce succès s'explique par l'intérêt croissant pour les problèmes écologiques, marqué par les alertes scientifiques, les événements climatiques extrêmes et des événements médiatiques comme la démission de Nicolas Hulot. Les spécificités discursives de la collapsologie, notamment sa manière de construire un récit sur l'effondrement et sa "réflexivité bienveillante des affects", ont également contribué à sa popularité.

La Collapsologie : Un Discours Dépolitisant ?

Cet essor a également suscité de nombreuses critiques. Anne Rumin et Loïs Mallet ont dressé un inventaire de ces critiques, brillamment catégorisées par Bruno Villalba. L'une des critiques majeures est que la collapsologie serait dépolitisante. Elle ne parviendrait pas à mobiliser les individus vers une action politique collective, suggérant que si l'effondrement est inéluctable, la lutte est inutile. De plus, elle ne se positionnerait pas suffisamment sur les questions de domination et d'inégalités. La collapsologie est ainsi qualifiée d'écologie inoffensive, vide d'action, ou encore d'"écologie mutilée", "vidée de sa substance idéologique" selon Renaud Garcia. Elle aurait contribué à diffuser une perspective catastrophiste, mais pas un catastrophisme écologiste, se positionnant ainsi comme la part catastrophiste de l'environnementalisme.

(Dé)politisation : Clarification des Concepts

Si la collapsologie est critiquée pour sa dépolitisation, il est essentiel de définir ce terme. La politisation et la dépolitisation peuvent s'appliquer à des individus, des groupes, des pratiques, des thématiques, des émotions, etc. Dans le contexte de la collapsologie, la critique semble viser un double objectif : la dépolitisation des individus et des groupes, et la dépolitisation de motifs idéologiques. Le concept de politisation varie selon l'échelle et la temporalité considérées.

Quelles Formes de Dépolitisation par la Collapsologie ?

Selon Yves Déloye et Florence Haegel, la collapsologie serait dépolitisante selon au moins trois acceptions :

  • Activations et bifurcations individuelles (temps court, échelle micro) : La collapsologie, en suscitant la peur, empêcherait les individus d'avoir un déclic politique ou de s'y intéresser progressivement, les condamnant à l'inaction, la passivité ou la résignation. Cette critique avait déjà été formulée à l'encontre du catastrophisme.
  • Bifurcations collectives et mobilisations (temps court à moyen, échelle méso) : La collapsologie ne mènerait pas à la politisation des individus et des groupes car elle développe un discours totalisant, liant l'effondrement environnemental à celui du système capitaliste productiviste. Cela suggère que la lutte est vaine, l'effondrement du capitalisme étant "grâce à la nature" et l'effondrement environnemental inéluctable. Ce procédé de totalisation mobilise des entités globales : l'effondrement est systémique, mondial, global, et concerne l'humanité.
  • Structuration des clivages (temps moyen, échelle macro) : Cette critique suggère que la collapsologie est vide de contenu idéologique, entraînant une dépolitisation des thématiques et des enjeux. Elle participerait à la déstructuration des clivages existants, sans se concentrer sur une analyse des rapports de domination et de pouvoir, tant en termes d'acteurs que de systèmes. Bruno Villalba résume cette idée en affirmant que la collapsologie n'analyserait et ne critiquerait pas suffisamment le capitalisme.

Comment Étudier la Collapsologie ?

Les critiques formulées, bien que de qualité inégale, ne semblent pas totalement justifiées et sont peut-être liées à une approche trop restrictive ou trop extensive de la collapsologie.

Les Limites d'une Approche Uniquement Discursive

Souvent, les détracteurs de la collapsologie s'appuient sur une analyse discursive et argumentative, comme Renaud Garcia. Ce dernier ne s'intéresse pas à l'efficacité de la collapsologie ou à ses effets sur les individus, considérant la politisation uniquement sous l'angle de la structuration des clivages idéologiques. Selon Anne Rumin, cette approche est regrettable, car l'étude des initiatives concrètes issues de la collapsologie pourrait révéler d'autres motifs qu'elle politise. L'analyse de Garcia se concentre sur le corpus restreint de Pablo Servigne, qui ne couvre pas l'intégralité du champ de la collapsologie, conduisant potentiellement à des extrapolations. Par exemple, il critique longuement l'hypothèse Gaïa de Bruno Latour, alors qu'elle n'est qu'évoquée dans un des livres de Servigne. Si cette hypothèse n'est pas centrale à la collapsologie, cette critique laisse une impression étrange.

L'approche extensive de la collapsologie englobe tout discours sur la perspective d'un effondrement, la transformant en un terme fourre-tout. On pourrait ainsi qualifier de "collapsologique" les Zones à Défendre (ZAD) et les mouvements survivalistes d'extrême droite. Cela soulève également une impression étrange. Délimiter le périmètre de la collapsologie est donc un enjeu crucial pour définir de quoi l'on parle.

Délimiter le Périmètre de la Collapsologie

Selon Anne Rumin, délimiter la collapsologie nécessite de revenir à sa spécificité : sa mise en discours. Elle a développé plusieurs critères discriminants pour analyser les textes et les prises de parole des personnes se réclamant de la collapsologie. Ces critères permettent d'identifier des motifs récurrents malgré les nuances : le décloisonnement disciplinaire, la place des émotions, le procédé de totalisation, la pensée relationnelle systémique, l'effort de commentaires scientifiques et de vulgarisation, l'utilisation de métaphores et de "leitmotiv" collapsologiques comme la courbe du deuil ou la voiture sans essence. Ces éléments permettent de distinguer un discours collapsologique. Cependant, cela n'est pas suffisant pour Anne Rumin, qui cherche à éclairer la collapsologie à travers ses conséquences. Réfléchir à son caractère politisant implique d'enquêter sur les effets concrets qu'elle génère sur les trajectoires politiques des individus et des groupes, afin d'étudier si elle peut politiser le motif de l'effondrement, contribuer à la mobilisation des groupes, à la mise à l'agenda politique de l'effondrement et à l'émergence de nouveaux motifs.

Critique de la Paréidolie

Bruno Villalba mobilise la notion de paréidolie pour analyser la critique de la dépolitisation, comprise comme un affaiblissement des clivages existants. Il observe que de nombreux détracteurs de la collapsologie tentent d'y projeter leurs propres grilles de lecture idéologiques plutôt que d'en saisir la spécificité. Il écrit : "Du côté des effondristes, en effet, la politisation n’emprunte pas les chemins traditionnels de l’opposition de classe ou de rang social, du « eux » et d’un « nous » excluant. (…) L’important n’est plus de dénoncer le poids des institutions (car elles s’effondreront), d’autres groupes sociaux (car leur autonomie sera aussi mise à mal) ou d’injustices sociales (car les conditions de la socialité se transformeront)." Au contraire, il défend que la collapsologie politise d'autres formes de domination qui "se sont construites au détriment du système Terre dans son ensemble", notamment la notion de finitude et de limites.

La Permaculture : Cultiver la Résilience et l'Autonomie

Face à l'incertitude et aux perspectives soulevées par la collapsologie, la permaculture émerge comme une approche concrète pour construire des modes de vie plus résilients et autonomes. Le terme "permaculture" associe "culture" et "permanent" (durable). Ses fondements reposent sur "une agriculture soutenable et une éthique des terres". Mais la permaculture va au-delà du simple jardinage ; elle aspire à une autonomie accrue en énergie et en ressources, à l'amélioration de l'habitat et à la solidarité entre individus.

Symbole de la permaculture avec ses trois éthiques : prendre soin de la Terre, prendre soin des humains, partager équitablement

Bill Mollison, l'un des fondateurs de ce courant né à la fin des années 1970, résume cet objectif : "Le but est de développer des modes de vie et de fonctionnement qui ne nuisent pas à l'environnement et qui soient viables économiquement, qui subviennent à leurs propres besoins, qui n'abusent ni des humains ni du vivant, qui ne polluent pas la terre, et qui, par conséquent, sont durables sur le long terme".

Les Principes Fondamentaux de la Permaculture

La permaculture s'appuie sur une éthique fondamentale : prendre soin de la Terre, prendre soin des humains, et partager équitablement. Ces éthiques se traduisent par des principes de conception qui visent à créer des systèmes humains durables et résilients, en imitant les modèles de la nature. Ces principes incluent l'observation attentive, l'interaction plutôt que la réaction, l'utilisation et la valorisation des énergies et des ressources renouvelables, la production de zéro déchet, l'intégration plutôt que la ségrégation, et la diversité.

La Permaculture en Pratique : Autonomie Alimentaire et Au-delà

La revue "Passerelle Eco" a joué un rôle important dans la diffusion de la permaculture, en présentant ses principes et ses applications à son lectorat. Dès 2002, elle publiait des articles sur l'empreinte écologique, soulignant l'insoutenabilité de notre mode de vie occidental. La permaculture offre une réponse concrète à cette problématique, en structurant les axes de l'écologie en pratique.

Vers l'Autonomie Vivrière

Claire et Gildas Véret proposent une vision de la permaculture axée sur l'autonomie vivrière. Loin de la simple recherche de saveurs délicates pour agrémenter les salades, il s'agit, en période d'incertitude, d'assurer les calories nécessaires à la vie. Le magazine propose un tableur permettant de calculer la production calorique d'un plan de culture et d'ajuster les choix pour subvenir aux besoins d'un foyer ou d'un voisinage. L'objectif n'est pas nécessairement l'autosuffisance totale, mais une autonomie accrue en fruits et légumes, une démarche plus réaliste.

Une étude menée par l'université de Caen a estimé le potentiel productif des potagers familiaux, allant de 0,5 kg à 3,9 kg de légumes par m² et par an, avec une moyenne de 1,8 kg/m²/an. En revanche, les projets de micro-agriculture bio-intensive peuvent atteindre une productivité 5 à 7 fois supérieure. Un jardinier moyen, en développant ses compétences, peut viser une productivité de l'ordre de 5 kg de légumes par m² et par an. Pour couvrir les besoins annuels d'une personne en légumes (environ 200 kg), il faudrait cultiver environ 40 m² par personne, soit 160 m² pour une famille de quatre. Bien que les légumes fournissent une diversité de nutriments et de plaisir gustatif, leur apport calorique reste limité.

L'Habitat et la Résilience

La notion d'habitat prend une importance capitale face à la théorie de l'effondrement. Au-delà de la simple construction d'un abri, l'habitat assure l'assouvissement des besoins primaires, la construction identitaire, le confort et la sécurité. Les concepts de "base autonome durable" (BAD) intègrent la rénovation écologique, la gestion de l'eau, de l'énergie et de l'alimentation.

La Base Autonome Durable (BAD) : ta maison pour vivre libre, loin du chaos

Distinction entre Autarcie et Autonomie

Il est crucial de distinguer l'autarcie de l'autonomie. L'autarcie vise l'autosuffisance totale, impliquant une rupture avec le monde extérieur et une autoproduction maximale, une approche parfois adoptée par certains survivalistes. À l'inverse, la recherche d'autonomie renvoie à la capacité d'être l'auteur de ses propres choix, d'être acteur de sa manière de s'alimenter, en privilégiant des modes de production justes.

Initiatives Concrètes et Perspectives d'Avenir

Face aux défis soulevés par la collapsologie et aux solutions proposées par la permaculture, des initiatives concrètes émergent, témoignant d'une volonté de construire un avenir plus résilient.

"La Suite du Monde" et la Commune Imaginée du Bandiat

L'association "La Suite du Monde", créée en 2018, acquiert et libère des terres agricoles et immobilières pour y développer des projets liés à l'habitat, la production agricole, l'énergie, l'organisation communaliste, l'éducation, et toute activité favorisant l'autonomie. L'objectif est de rendre ces "Communes Imaginées" multiplicables et interconnectées. Sur le site du "Bandiat", en Dordogne, des initiatives similaires visent à se préparer à l'effondrement sans sombrer dans l'isolement. "La Suite du Monde" promeut une intégration locale, travaillant avec les associations existantes et les producteurs locaux. Ces communes aspirent à être plus durables que les ZAD et les squats, et plus ouvertes que les projets individuels de "retour à la terre" ou les éco-lieux communautaires fermés. Inspirées par le municipalisme libertaire de Murray Bookchin, ces communes s'interrogent sur la nécessité d'un dialogue constant avec les institutions.

La Stratégie de Résilience du Département de la Gironde

Le Département de la Gironde a développé une stratégie de résilience qui s'inspire des perspectives issues de la collapsologie. Cette démarche vise à anticiper les chocs futurs et à renforcer la capacité du territoire à y faire face. Elle implique une réflexion sur les politiques publiques et un possible redéfinition du rôle de l'État et des institutions dans une perspective d'effondrement.

Carte du Département de la Gironde mettant en avant les initiatives de résilience

À Méracq, dans les Pyrénées-Atlantiques, une dizaine de personnes vivent en communauté dans une ferme, poursuivant des objectifs d'autonomie alimentaire et énergétique. Clément Osé, dans une vidéo de Brut, explique le fonctionnement de cette ferme et leur principal objectif : être prêts en cas d'effondrement de la société. Leur ambition n'est pas l'autarcie complète, mais la réduction maximale de leur empreinte écologique. L'idée est que, dans un monde sans plastique, il faut agir différemment.

La Collapsologie comme Outil de Réflexion Politique

Bien que critiquée pour sa potentielle dépolitisation, la collapsologie peut également ouvrir de nouvelles pistes problématiques pour le renouvellement des processus d'élaboration des politiques publiques. L'étude de sa diffusion et de ses conséquences invite à interroger la portée politique de ces discours "depuis le terrain", en considérant les initiatives concrètes et les stratégies de résilience mises en place.

L'Apport de la Permaculture à la Résilience

La permaculture, par sa conception même, offre des solutions pour un mode de vie durable. Initialement centrée sur l'agriculture, elle étend ses principes universels à toutes les formes d'activité humaine. Elle propose une approche factuelle (rappel des faits et chiffres) et prospective (scénarios possibles), tout en apportant une partie pratique : rénovation, gestion de l'énergie, de l'eau, de l'alimentation, et relations avec l'environnement humain local.

Le concept de "low tech" ou de "solutions appropriées" est au cœur de la permaculture, tout comme les "solutions conviviales" d'Yvan Illich. Ces approches visent à développer des modes de vie qui ne nuisent pas à l'environnement, qui sont viables économiquement, qui subviennent à leurs propres besoins, qui respectent le vivant, et qui sont donc durables à long terme.

Dans une perspective d'effondrement, l'idée de "prendre soin de la terre et des hommes" devient primordiale. C'est "un aïkido du paysage", selon Bill Mollison, une manière de transformer l'adversité en atout et d'utiliser tout de manière positive, à l'opposé d'une approche conflictuelle.

Des films comme "Permaculture : la voie de l’autonomie" explorent ces thématiques, rencontrant des permaculteurs du monde entier, des petites fermes urbaines aux grands jardins et villages cultivés dans cet esprit. Ces initiatives, loin d'être un simple effet de mode, témoignent d'un engouement planétaire pour des modes de vie plus autonomes et respectueux de l'environnement.

En somme, la collapsologie, en soulignant les vulnérabilités de notre société thermo-industrielle, et la permaculture, en proposant des solutions concrètes pour la résilience et l'autonomie, offrent des perspectives complémentaires pour aborder l'incertitude de l'avenir. Ces approches invitent à une réflexion profonde sur nos modes de vie et à une mobilisation active pour construire un avenir plus durable.

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