Guide complet : Comment optimiser l’utilisation de votre bac à compost SITCOM

Le compostage domestique représente une solution écologique majeure pour la gestion des déchets. En effet, 17% du volume des poubelles domestiques sont constitués de déchets biodégradables, ce qui représente environ 40 à 70 kg par habitant par an. Pratiquer le compostage, c'est s'inspirer du processus de régénération naturelle où les végétaux, une fois morts, se décomposent sur place pour se transformer en humus et en sels minéraux. Le compost du Sitcom est un amendement organique naturel idéal pour les créations de gazon, les plantations florales et d'arbustes ainsi que les cultures maraîchères et fruitières, commercialisé en vrac, en sac ou en big-bag, riche en matière organique et conforme à la norme NF U 44-051. Il est fabriqué à partir des végétaux issus des déchetteries (tonte, taille, feuilles, …), broyés, disposés en andain et compostés sans adjonction de produits chimiques.

Schéma illustrant le cycle du compostage domestique et la transformation des déchets en humus

Les caractéristiques techniques du bac à compost

Comprendre le matériel est la première étape pour réussir son compostage. Les bacs de compostage fournis par le syndicat possèdent des dimensions précises : une hauteur de 80 cm, une largeur de 73 cm et une longueur de 73 cm, pour un volume utile de 325 litres et un poids de 14,5 kg. Il est important de noter que ces composteurs sont fournis non montés.

Pour faciliter cette pratique, des accessoires sont essentiels :

  • Le seau équipé : muni d’un couvercle, il permet de stocker ses déchets à l’intérieur et de les transporter facilement vers le composteur. Il peut aussi être utilisé pour récupérer le compost fini et le disséminer dans le jardin.
  • L’agitateur : c'est un ustensile servant à mélanger et aérer les déchets dans le composteur.

Si vous vous demandez quelles sont les conditions pour avoir un composteur, sachez qu'il est nécessaire d’habiter sur une des communes du syndicat (collecte + traitement). L'achat des composteurs est subventionné par le SITOM, et vous pouvez prendre contact avec eux pour un diagnostic. Le SITOM installera ensuite les composteurs et fournira le matériel nécessaire, incluant des bioseaux, une petite pelle, une griffe et un aérateur.

Organisation et placement du composteur

Le choix d’un bac à compost ne réside pas uniquement sur son matériau ou son volume. Solide et résistant, le bois présente un aspect naturel qui aidera votre composteur à se fondre dans le jardin. Matériau isolant, il offrira une protection thermique à votre compost et participera à la circulation de l’air et de l’eau. Souvent moins chers, les composteurs en plastique sont faciles à entretenir et à nettoyer, imperméables et bénéficient d'une haute résistance à l’humidité.

Pour déterminer la taille de votre composteur, prenez en compte l’espace dont vous disposez ainsi que la taille de votre foyer. Pour une personne seule, un composteur de 300 L sera largement suffisant, tandis qu'un couple préfèrera opter pour un composteur de 400 à 500 L. Une bonne aération est la clé d’un compost sain, et un composteur couvert permettra de réguler l’humidité et la température. Si vous désirez cultiver une masse importante de compost, nous vous conseillons de prévoir deux à trois bacs de taille moyenne plutôt qu’un bac d’une grosse contenance. Cette méthode vous permettra de séparer votre compost en fonction de son stade de décomposition, le compost en phase de maturation d’un côté et le stock des déchets organiques du quotidien de l’autre.

Tuto montage d'un composteur plastique

Gestion des apports et équilibre des matières

Le secret d’un bon compost tient dans le mélange des déchets. Le compost est composé de déchets d’origine végétale et/ou animale qui vont fermenter de manière naturelle. Il faut alterner les matières sèches (matières brunes : 1/2 à 3/4) et les matières humides (matières vertes : 1/4 à 1/2), sans apporter un même matériau en trop grande quantité.

  • Matières vertes (humides) : Épluchures de fruits et légumes, marc de café, sachets de thé, pain, restes alimentaires cuits, coquilles d’œufs broyées, feuilles, tonte fraîche d’herbe, plantes.
  • Matières brunes (sèches) : Feuilles mortes, tailles de haies, petites branches broyées, herbes sèches, coquilles de noix, papiers, carton.

Certains déchets sont à proscrire ou à limiter :

  • Agrumes : Ils contiennent un insecticide naturel qui empêche leur décomposition. On peut tout de même les couper en petits morceaux, les laisser sécher et les intégrer dans le compost : tout est une question de quantité.
  • Viande et poisson : Fortement déconseillés, voire proscrits, car ils attirent les rongeurs.
  • Papiers journaux et magazines : À proscrire car l’encre risque de polluer le compost.
  • Sacs dits "compostables" : Interdits dans le composteur, ils sont composés de 30% à 80% de matières biosourcées, le reste étant du plastique.

Il n’est pas nécessaire de rajouter un activateur car les micro-organismes responsables du processus de compostage sont déjà présents dans les déchets de jardin.

Entretien, aération et surveillance du processus

Parce qu’il ne suffit pas de mélanger les matières, il faut leur donner de bonnes conditions pour qu’elles réagissent entre elles. Une bonne aération, en retournant régulièrement les déchets pour faire circuler l’air, et un bon degré d’humidité sont indispensables. On dépose d’abord des branches fines à la base du compost pour permettre une aération plus simple du tas.

L’aération permet aussi de refroidir votre tas. S’il monte au-delà de 70 degrés, les bactéries meurent et le compost ne se dégrade plus aussi bien. Si votre compost est trop sec, il va mal se décomposer ; n’hésitez pas à l’arroser si besoin. S’il est trop humide, il va sentir mauvais et il faudra ajouter des matières dites brunes (paille, sciure de bois, feuilles mortes) et bien aérer votre tas en mélangeant votre compost au moins une fois par mois.

Infographie montrant les causes et solutions aux odeurs et problèmes courants du compost

Concernant les nuisances potentielles :

  • Odeur d’œufs pourris : Due à un manque d’air, brassez régulièrement les déchets.
  • Odeur d’ammoniaque : Due à un compost trop humide, ajoutez des matières brunes.
  • Larves blanches : Il s'agit souvent de larves de cétoines dorées, insecte utile participant à la dégradation des déchets, souvent confondues avec les larves de hanneton.
  • Mouches et moucherons : Attirés par les fruits en surface, mélangez-les pour les enfouir ou recouvrez le compost avec de la terre ou de la tonte de gazon.

Utilisation du compost mûr et valorisation

La durée de fermentation du compost se situe généralement entre 3 et 9 mois. C’est au printemps et en été que ce processus est le plus rapide (3 à 6 mois), tandis qu'en automne et en hiver, il faut compter 6 à 9 mois. Un bon compost ne sent pas mauvais. Un compost mûr se caractérise par un aspect homogène, une couleur sombre et une agréable odeur de terre de forêt. Sa texture est fine et friable. Vous n’arrivez plus à identifier les déchets de départ à l’exception des déchets qui se décomposent difficilement (noyaux, coquillages…).

Le compost peut être utilisé à mi-décomposition (demi-mûr) ou quand il est complètement mûr. Au stade demi-mûr, il peut être utilisé en paillage de sol au pied des arbustes ou en couverture de sol nu après récolte à l’automne. Lorsqu’il est mûr, incorporez-le par griffage ou binage dans les 5-10 premiers centimètres du sol. Pour les pots, jardinières ou semis, vous pouvez l’utiliser dans une proportion maximale d’1/3 pour améliorer les mélanges terreux. Pour la plantation d’arbres, arbustes ou rosiers, ajoutez à la terre extraite 10 à 20% de compost. Dans le cas des plantations en racines nues, la technique du pralinage consiste à tremper les racines dans un mélange d’eau, de compost mûr et de terre fine pour former une boue favorisant la reprise.

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