La saison estivale s'achève doucement mais sûrement. Il va falloir songer à faire quelques travaux pour préparer votre potager à l'hiver. Car oui, la saison hivernale est certes particulière mais elle n’est pas inintéressante bien loin de là. Alors que faut-il faire pour préparer la saison prochaine et avoir le plus beau des potagers dans votre jardin ? Nous sommes encore bien loin des premières gelées nous direz-vous. Et vous avez raison ! Mais la saison estivale se termine et très bientôt, nous arriverons en hiver. Il va donc falloir vous préoccuper de votre potager dès cet automne en prévision du grand froid qui va pointer le bout de son nez bien trop vite. Préparer son potager pour l'hiver, c'est comme laisser la nature reprendre son souffle, car comme nous, elle a besoin de ce repos hivernal.

La gestion de la vie du sol : le socle de la productivité
Un sol en bonne santé est un sol où l'air circule bien. La vie du sol, qui décompose la matière organique et enrichit le sol en nutriments, a besoin d'air pour se développer. C'est la raison pour laquelle on veillera à avoir un sol aéré en évitant de le piétiner et de le laisser à nu. Effectivement, un sol à nu en hiver est soumis au compactage de la pluie et du gel. Nourrir son sol, c'est principalement permettre à la vie du sol de faire son travail et de rester active pendant l'hiver. Si la terre ne gèle pas, la vie est toujours présente et il faudra donc préserver la biodiversité et l'écosystème du potager.
Il est primordial de décompacter le sol à l'aide d'une grelinette. Pour les zones où on a des plantes vivaces ou des plantes potagères d'hiver comme le chou, on évitera d'utiliser la grelinette pour ne pas perturber leur système racinaire et l'exposer au gel. Si on a testé son sol avec un testeur d'acidité et qu'on a constaté qu'il est trop acide (pH inférieur à 6,5), on peut aussi apporter un peu de chaux qui va équilibrer le sol pour le plaisir des plantes potagères.
Le paillage naturel : une protection vivante
La première chose à faire est de couvrir les sols nus. Pour pailler naturellement son sol, on peut utiliser la matière organique qu'on a à disposition. En cette période, on trouve facilement des feuilles mortes, de la paille, du foin ou du Bois raméal fragmenté (BRF). Avec une bonne couche de protection, on s'assure de protéger le sol contre le froid tout en lui apportant à manger grâce à la vie qu'il héberge et qui va se nourrir de cette matière organique. Cette "couche de protection" permet également à la vie du sol d'avoir un refuge bien à l'abri du gel pour survivre l'hiver.
Un bon paillage végétal est idéal. Il protège du froid et des pluies, mais également de la chaleur en été. À cette période de l'année, il retient l'eau du sol et ralentit l'évaporation. Ce n'est donc pas seulement l'hiver que ce paillage est indispensable, mais bel et bien tout au long de l'année. Un bon paillage au potager est constitué d'un mélange équilibré de matériaux : des tontes de gazon pour un apport d'azote, quelques écorces pour une légère acidité, du broyat obtenu à partir de branches ou de résidus de taille pour une texture aérée, des feuilles mortes déchiquetées sources de carbone, du compost mûr, un paillage de miscanthus ou encore de la paille.

Les engrais verts et la fertilisation organique
Les engrais verts sont des plantes dont les propriétés naturelles dispensent de nombreux bienfaits à la terre, surtout en hiver. Très appréciés dans l'utilisation du carré potager en permaculture, les engrais verts regorgent de bonnes qualités. Dans les régions au climat doux comme le pourtour méditerranéen, on peut encore semer des engrais verts qui vont décompacter le sol grâce à leurs puissantes racines. Une fois le nettoyage fait, vous allez alors pouvoir faire votre potager. Le compost est le résultat de la décomposition de nos déchets organiques. Épandez (sans enfouir !) environ 2 à 3 kilos d'amendement par mètre carré, et si nécessaire, griffer légèrement. Attention, le compost correspond à des plantes gourmandes.
Le débat sur les bâches : entre utilité technique et impact écologique
Est-il utile d'ouvrir le potager d'une bâche plastique en polyéthylène (P.E.) noire ? Oui et non. Parmi ses avantages, la bâche est bon marché et se déploie facilement. Elle empêche aussi les graines de germer et étouffe les plantes comme le chiendent. Cependant, la bâche n'améliore pas le sol du potager. Malheureusement, force est de reconnaître qu'une simple bâche plastique est un matériau inerte et qu'elle n'apporte rien au sol du point de vue nutritif. Imperméable et peu respirante, la bâche plastique n'est pas une bonne protection du potager l'hiver.
Cette imperméabilité peut apparaître comme un avantage puisque la terre du potager se trouve alors totalement à l'abri des intempéries, en particulier des fortes pluies hivernales qui lessivent les sols, mais aussi du gel qui le compacte. Le problème, c'est justement que les organismes vivants qui peuplent le sol le sont aussi. Or, cette microfaune a besoin d'humidité pour poursuivre son travail de décomposition. Dans un sol totalement privé d'humidité et d'oxygène, aucune vie n'est possible et les petites bêtes le désertent.
L'utilisation de bâche en géotextile peut également être utile pour certaines zones du potager un peu plus techniques où l'on veut pratiquer des semis précoces. Contrairement au paillage qui va empêcher le sol de se réchauffer au printemps, les bâches vont lui permettre de se monter plus vite en température et activer la vie du sol, surtout celles qui ont une couleur sombre, parce qu'elles retiennent plus facilement la chaleur.
Le Potager et le Meilleur Paillage du Monde de l'Univers
Entretien des outils et organisation du jardin
Il est temps de mettre les graines et les sachets de graines au sec et à l'abri de la lumière. Pareil pour les sacs de compost, les sacs de terreau et les paillages. On veille également à vider, nettoyer et mettre au sec les arrosoirs et les récupérateurs d'eau de pluie. Pareil pour les tuyaux d'arrosage et de gouttes à gouttes. On va aussi affûter et huiler les lames des bons sécateurs et autres objets de coupe. Pour ça, on utilise une pierre à aiguiser et n'importe quelle huile (huile de lin ou huile végétale). On veille également à nettoyer les outils à l'eau pour enlever la terre et éviter qu'ils ne rouillent. Avec de l'huile de lin, on va huiler les manches en bois pour leur redonner un coup de jeune.
Cultures hivernales et techniques spécifiques
Même si la période des semis et des plantations est terminée depuis longtemps, on peut encore tenter quelques cultures si on a un hiver doux et des protections (serres ou mini serre). Sous serre, on peut planter des laitues d'hiver comme la reine des glaces ou la merveille d'hiver. C'est dès l'automne, avant l'hiver, que vous allez devoir planter certains légumes et notamment l'ail blanc et violet, les pois, les échalotes grises. Ces plants ne souffrent pas, même si l'hiver est rude.
Pour le buttage, il s'agit de faire remonter la terre au pied des tiges afin de former une butte. Tandis que faire blanchir vos légumes, dans le jardinage, c'est tout simplement de les abriter de la lumière. C'est le cas des endives, qui pourront passer trois semaines à l'abri de la lumière sans aucun problème. D'autres espèces comme la chicorée devront être recouvertes par une cloche pendant une dizaine de jours.

Biodiversité et gestion différenciée
Même si ces dernières années l'hiver arrive de plus en plus tardivement, on va éviter de faire la "dernière tonte de décembre". On peut même réfléchir à organiser une tonte différenciée sur certaines zones de son jardin ou de son potager. La tonte différenciée, c'est tondre moins, faire des économies pour son portefeuille et aussi privilégier la biodiversité dans son jardin. Toujours dans cette dynamique de "faire propre", on va également éviter de nettoyer les zones où l'on a des tas de cailloux, des tas de bois ou autres matières organiques. Ce sont des refuges pour la biodiversité et même pour certains prédateurs des nuisibles.
Critères de durabilité et approche globale
Notre indicateur de durabilité est conçu à partir de critères rigoureux qui évaluent chaque étape du cycle de vie de nos produits : de la sélection des matières premières à la gestion responsable des déchets. Chaque critère est soigneusement pondéré en fonction de son impact sur la durabilité, et l'évaluation finale est traduite en une échelle claire de 0 à 100. Un score de 100 représente le plus haut niveau d'engagement en faveur de l'environnement. Avec cet outil, nous souhaitons vous apporter de la transparence et vous aider à prendre des décisions plus responsables lorsque vous choisissez nos produits. Préparer son potager pour l'hiver, c'est avant tout un acte de préservation et de respect envers la nature et ses cycles. En prenant soin du sol, on contribue à la création d'un écosystème équilibré, prêt à accueillir les cultures de printemps. Ce repos hivernal permet non seulement de préserver la biodiversité qui y prospère, mais aussi de garantir une production saine et productive au printemps suivant.