L'aménagement d'un bassin naturel ou d'une baignade biologique représente une démarche alliant esthétique paysagère et respect de l'environnement. La création d'un tel écosystème demande une compréhension fine des interactions biologiques, du choix des végétaux à la gestion technique de l'eau.
Définitions et typologies : au-delà de la piscine traditionnelle
D’après l’AFNOR, le terme « piscine » doit être réservé aux bassins de baignade maçonnés. L’AFNOR a aussi retenu le terme « baignade artificielle » pour éviter la confusion avec les piscines traditionnelles. Usuellement, en fonction de la forme, de la taille et de l’esthétique, beaucoup de dénominations différentes sont utilisées. « Piscine naturelle » est employé quand son esthétisme se confond avec une piscine traditionnelle. « Étang de baignade » quand le bassin ressemble plus à un plan d’eau naturel.
La piscine naturelle se différencie par le fait qu’elle n’utilise pas de procédés chimiques pour traiter l’eau. Le traitement se fait uniquement de façon mécanique et/ou biologique. L’eau provient d’une cuve de récupération d’eau de pluie, d’un puits ou d’un cours d’eau à proximité. L’eau doit rester d’une bonne qualité pour la baignade grâce à un procédé naturel dont l’impact écologique est nul ou négligeable.

Architecture fonctionnelle d'une baignade biologique
D’un point de vue fonctionnel, comme pour une piscine conventionnelle, un bassin de baignade biologique est composé de trois grandes parties physiques qui gèrent le cycle de l’eau : le bassin avec l’eau de baignade, la filtration de l’eau et le traitement de l’eau. D’un point de vue structurel, une piscine écologique se présente différemment d’une piscine conventionnelle. Elle se compose au minimum de deux bassins (qui peuvent être en un seul ou plusieurs bassins distincts) :
- Le bassin de baignade : comme dans une piscine traditionnelle, vous pourrez vous y détendre et faire quelques brasses dans une eau de qualité baignade.
- Le bassin de filtration (ou d’épuration) : C’est le bassin primordial de la baignade écologique. Comme sur le principe naturel du lagunage d’un plan d’eau naturel, les plantes, les bactéries et les UV auto-épurent l’eau.
- Le troisième bassin optionnel est le bassin de régénération : Généralement une plage de galets ornée de plantations aquatiques. Du fait de sa faible profondeur et des galets, ce bassin permet de réchauffer l’eau avant de la renvoyer dans le bassin de baignade.
L’oxygénation de l’eau dans une piscine naturelle se fait grâce aux plantes immergées ou à l’aide d’une oxygénation artificielle (cascades ou buses de surface dans le bassin de régénération). La circulation de l’eau se fait à l’aide d’une pompe basse consommation de préférence. L’eau sera captée au fond et à la surface du bassin de baignade. Elle sera ensuite conduite dans les éléments de filtrage, puis dans le lagunage, pour revenir enfin dans le bassin de baignade.
LE CYCLE DE L'EAU
Avantages et contraintes de l'écosystème aquatique
Les avantages d'une telle installation sont nombreux : pas de traitement chimique de l’eau, c’est-à-dire pas de chlore pour que l’eau soit de qualité baignade. Ce sont les plantes du lagunage qui font le travail ! Finis les yeux rouges, les démangeaisons et la peau qui se dessèche. Une piscine naturelle favorise le développement de la biodiversité dans le jardin. Elle peut accueillir des batraciens, des libellules et même des poissons qui vous débarrasseront des algues et des éventuels insectes indésirables. De multiples solutions esthétiques sont possibles. Vous pouvez concevoir le bassin comme une piscine traditionnelle, comme un étang ou un petit lac. Peu d’entretien : le bassin devra être nettoyé une fois par an, les filtres devront être nettoyés régulièrement et il vous faudra tailler les plantes de temps en temps. Pas besoin de changer l’eau du bassin, celle-ci sera de qualité égale toute l’année.
Cependant, il existe des inconvénients : l’eau de la piscine ne peut pas être chauffée. Une eau supérieure à 24 degrés favorise le développement des bactéries (attention aux staphylocoques dorés !). Vous ne devrez pas couvrir le bassin avec une bâche à bulle ou chauffer l’eau avec une pompe à chaleur. À la fin de la construction, vous devrez attendre avant de pouvoir vous y baigner ! En effet, il faudra laisser les plantes se développer pour qu’elles puissent commencer leur travail d’assainissement (si pas de filtre biologique en amont). La circulation d’eau doit être permanente (même en hiver). Une piscine naturelle consomme plus d’électricité qu’une piscine traditionnelle. Choisissez une pompe basse consommation alimentée par un panneau solaire ! Une piscine naturelle consomme plus d’eau du fait d’une évaporation plus importante. Il faudra vous passer de crème solaire : celles-ci sont déconseillées par tous les installateurs de piscines naturelles.
Cadre réglementaire et administratif
S’informer avant de faire une piscine naturelle soi-même est crucial. Pensez à vérifier auprès de votre Mairie la faisabilité de votre projet, pour information (sous réserve de changements futurs) :
- Surface bassin inférieure ou égale à 10 m², pas de formalité.
- Surface bassin de 10 m² à 100 m², déclaration de travaux.
- Surface bassin supérieure à 100 m², permis de construire.Attention aux cas particuliers, bâtiments de France, zones vertes…
Typologie des systèmes de filtration
Si vous êtes motivé pour construire votre piscine naturelle, alors commencez par choisir quel type de baignade biologique vous souhaitez réaliser.
La piscine naturelle « filtration in situ »
C’est la solution la plus écologique et qui se rapproche le plus de la réalisation d’un étang de baignade (de part la gestion de l’écosystème, l’aspect extérieur et la clarté de l’eau). En effet, pas besoin de filtre mécanique ni de pompe pour la circulation de l’eau. La filtration et la régénération de l’eau sont assurées uniquement par le lagunage. Sa surface devra être suffisamment importante : au minimum 50 % de la surface totale.
La piscine naturelle « filtration ex situ »
C’est la solution biologique qui se rapproche le plus d’une piscine traditionnelle. Elle permet de profiter d’une piscine naturelle sur une surface restreinte, avec une eau claire. La filtration ne sera pas faite avec le principe d’un lagunage, mais par l’intermédiaire d’un système de filtrage pour piscines naturelles (pompage, filtre à grille, filtrage biologique, puis réinjection dans le bassin). Dans ce genre de piscine naturelle, les plantations sont absentes ou peuvent être mises dans un but décoratif. L’action du filtre biologique peut être complété par un système de traitement UV de l’eau et l’ajout de bactéries photosynthétiques à l’aide d’une pompe doseuse.
La piscine naturelle « filtration hybride »
C’est la solution idéale pour profiter d’une piscine naturelle. Grâce à la zone de lagunage et à la pompe de circulation d’eau, la filtration hybride permet de conserver l’aspect naturel du bassin tout en optimisant la surface de plantation et la qualité de l’eau. L’eau est aspirée par un ou plusieurs skimmers en surface et par une ou plusieurs bondes de fond. Elle est ensuite filtrée par un préfiltre à grille qui retient toutes les particules supérieures à 300 microns en suspension dans l’eau. Elle est ensuite refoulée sous le substrat de végétation.

Étape 1 : Terrassement et préparation du terrain
La solution d’étang de baignade proposée ne comporte pas de bâti maçonné pour avoir un aspect le plus naturel possible. C’est le terrassement qui lui donnera sa forme et son aspect définitif. Déterminez l’implantation de votre piscine naturelle dans votre jardin. Pour cela, tracez au sol le futur emplacement en prenant en considération la partie baignade qui sera plus profonde que la partie lagunage. Que votre terrain soit plat ou en pente il faudra déterminer le « point 0 » qui correspondra au point le plus haut de la future piscine et qui servira de point de référence pour le terrassement.
La profondeur à creuser pour la partie baignade est en général un fond plat avec une hauteur d’eau de 1,40 m qui convient à tous. La partie lagunage doit avoir une profondeur de 60 cm environ. Il faudra prévoir des tranchées pour le passage du tuyau de la ou des bondes de fond, pour un éventuel skimmer d’aspiration en surface et pour le retour de l’eau dans la zone de lagunage. Prévoir aussi une tranchée pour l’alimentation électrique du local technique. La finition du terrassement doit être la plus lisse possible, le sol et les parois doivent être tassés sans cailloux ni racines.
Étape 2 : Étanchéité et mise en place de la structure
Installez les éléments du réseau d’eau et du réseau électrique. Rebouchez les tranchées puis répandez un lit de sable sur le fond. Délimitez ensuite la bordure de votre bassin. Cette limite peut être réalisée en pierre, ou avec une bordure en plastique recyclée. Cette bordure doit être mise de niveau car c’est elle qui fera la séparation entre l’eau et la finition extérieure du bassin.
L’étape suivante consiste à dérouler un feutre de protection sur toute la surface du bassin. Celui-ci protégera la bâche d’étanchéité contre les éventuelles pierres et racines qui pourraient transpercer la membrane. Déroulez le feutre avec environ 20 cm de chevauchement entre chaque lé. Faites le déborder largement par-dessus la bordure du bassin. Mettez la bâche EPDM pour bassin en place. Demandez de l’aide pour cette étape ! La bâche est lourde. Étalez-la sur toute la surface en limitant les plis au maximum. Laissez la déborder largement autour du bassin, puis découpez le surplus de bâche en gardant 80 cm au-delà de la bordure. Toute cette partie périphérique devra ensuite être recouverte de terre. Vous ferez ensuite une petite découpe pour sortir la bonde de fond et assurer l’étanchéité parfaite.
Étape 3 : Installation du local technique
Pensez au local technique qui accueillera la machinerie de traitement biologique de l’eau, il devra être situé le plus proche possible du bassin et sera raccordé électriquement selon la norme électrique C 15-100. Il devra prévoir une « zone d’égout », qui permettra l’évacuation de l’eau en cas de fuite. Cela évitera que l’eau monte dans le local technique et qu’elle provoque des dégâts sur les différents éléments à l’intérieur.
Dans ce local technique, seront installés :
- Le filtre biologique (si vous faites une « filtration ex situ ») et son alimentation électrique.
- La pompe de circulation d’eau et son alimentation électrique.
- Le préfiltre à grille.
- Un tuyau souple PVC 75 mm pour le retour d’eau filtrée vers le bassin.
- Un ensemble de tuyaux rigides PVC 63 mm pour acheminement de l’eau avant et après la pompe.
Des équipements supplémentaires peuvent améliorer la performance de la zone de lagunage et empêcher le développement d’algues : la désinfection par UV est une excellente solution 100% naturelle qui consiste à faire circuler l’eau à travers un tube (réacteur) au centre duquel est présente une lampe UV. Le rayonnement UV-C émis par cette lampe dégrade et fait disparaître tous les micro-organismes nocifs. Une pompe doseuse pour injecter régulièrement une quantité précise de bactéries « collaboratives » permet aussi de maintenir un écosystème stabilisé.
Étape 4 : Composition et gestion des plantations
C’est dans le lagunage que se trouvent les plantes ainsi qu’un biofilm constitué de bactéries qui se développent dans le substrat. Les plantes aquatiques jouent un rôle important dans l’équilibre du bassin. Elles absorbent les nitrates qui polluent l’eau, la troublent et favorisent le développement des algues. Certaines plantes aquatiques sont dites oxygénantes, apportant aux autres plantes et aux poissons le précieux oxygène. Qui plus est, les plantes dispensent de l’ombre dans certaines zones du bassin, évitant que l’eau ne se réchauffe, ni ne s’évapore trop vite.
Il faut tout d’abord séparer la zone de lagunage de la zone de baignade. Pour cela vous devez délimiter physiquement cette limite dans le bassin. Vous pouvez utiliser des pierres, des traverses en bois immergées ou tout autre matériau imputrescible dans l’eau.
La solution de filtration mise en place influera sur la façon de réaliser le lagunage :
- Avec une filtration « ex situ » : le lagunage a beaucoup moins, voire pas du tout, la fonction de filtrage et de régénération. Vous pouvez donc déverser le substrat de façon uniforme avec une épaisseur suffisante pour pouvoir faire les plantations.
- Avec une filtration « in situ » : le substrat sera de la pouzzolane. C’est là que va se constituer un biofilm dans lequel vont se développer les bactéries. Avant de déverser ce substrat, il faut disposer sur le fond du lagunage un circuit de tuyaux drains reliés à l’arrivée d’eau filtrée par le filtre à grille. Il faudra ensuite recouvrir ce circuit avec la pouzzolane (2/3 de grosse granulométrie au fond, 1/3 de granulométrie fine au-dessus).
Une fois le bassin mis en eau, les plantes seront installées dans le substrat soit en les laissant dans leurs pots, soit avec leur motte de terre. Il faudra alors faire attention de recouvrir la terre avec la pouzzolane pour éviter qu’elle ne trouble l’eau.

Typologie des végétaux pour un bassin équilibré
Il est très important de connaître la catégorie à laquelle appartient la plante aquatique choisie. Ces végétaux doivent être plantés dès leur réception sinon ils se déshydratent très vite.
- Plantes épuratives : Elles absorbent les métaux présents dans l'eau, responsables de la prolifération des algues (phragmites, élodées, carex).
- Plantes oxygénantes : Elles apportent de l’oxygène à l’eau et favorisent le développement de bactéries (potamot, myriophylle aquatique, renoncule aquatique).
- Plantes flottantes et décoratives : Elles permettent de lutter contre la prolifération des algues en les cachant du soleil (nymphaea, nénuphars).
Il faut distinguer les plantes de zone humide, les plantes de marais, les plantes immergées de zone peu profonde, profonde et enfin les plantes flottantes. Chaque espèce a son rôle à jouer dans l'équilibre du bassin. Les nymphéas, par exemple, créent une zone d'ombre au centre du bassin et sont d'importants consommateurs de nitrates.
Pour obtenir une belle potée, mettez 3 plants de la même espèce par panier. Il est recommandé d’éviter de mettre différentes espèces dans le même pot car elles n’auront pas la même croissance et l’une pourra étouffer l’autre. Il est conseillé de réserver environ un tiers du bassin pour la plantation. Les végétaux à forte croissance se plantent dans des paniers plastiques ou des paniers en coco d’assez grande dimension (10 à 20 litres).
L'intégration des poissons et de la faune
Les poissons participent aussi à l’équilibre du bassin : ils mangent les larves de moustiques et limitent le développement de certaines plantes aquatiques. Toutefois, ils ne remplacent pas le travail d’aération et de filtration. Leurs excrétions et leur alimentation en excès polluent l’eau par leur richesse en nitrates, favorisant la croissance des algues. Attendez un mois après la mise en eau pour empoissonner le bassin.
Le poisson rouge est un poisson sans souci, rustique, facile d’entretien, s’adaptant à tous les types de bassin. En moyenne, le poisson rouge mesure 12 à 30 cm. Population : comptez 8 poissons par m³ d’eau. Les carpes koï sont réservées au grand bassin, car elles peuvent atteindre 120 cm. Uniformisez les tailles afin d’éviter le cannibalisme des plus petits par les plus grands.
Entretien saisonnier et pérennité du système
Un entretien régulier au fil des saisons s’avère indispensable. Le bassin réclame une attention particulière. Une fois par an, nettoyez le bassin de baignade en profondeur à l’aide d’un aspirateur-robot. Les filtres devront être nettoyés régulièrement. Il vous faudra tailler les plantes de temps en temps.
En ce qui concerne les gros œuvres et l’électrification des pompes pour la circulation de l'eau dans la zone de filtration naturelle, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels. Une piscine biologique est une construction qui reproduit les mécanismes naturels d’épuration de l’eau. Pour que cet écosystème reconstitué fonctionne en autonomie, il répond à une conception précise. L’eau doit circuler en permanence entre les zones afin que l’écosystème global soit équilibré.
Implantation et règles de bon sens
Suivez ces quelques règles pour trouver le bon emplacement du futur bassin :
- Votre bassin nécessite un ensoleillement de 5 à 6 heures par jour.
- Privilégiez une exposition est ou sud-est, mais évitez au nord et au sud.
- Dans l’idéal, le bassin sera visible de la maison.
- Évitez de construire votre bassin à proximité d’un arbre : les feuilles mortes en automne provoquent la formation de vase. Les aiguilles de conifère acidifient l’eau, les feuilles de laurier et d’if sont toxiques, les fruits pourrissant dégagent des alcools toxiques pour la faune aquatique.
Toutefois, pour assurer une zone d’ombre en été (un échauffement élevé et rapide sera très nuisible à la vie aquatique), plantez un grand arbre, persistant de préférence, et à bonne distance. N'aménagez pas votre bassin dans une cuvette, sinon celui-ci recueille les eaux de pluie polluées ; ni dans une zone de débordement d’une nappe phréatique. La profondeur minimale d’un bassin est de 80 cm.
Gestion des petits bassins et bassins préformés
Par manque de place, de moyens, pour satisfaire rapidement une envie de bassin sans toucher à votre jardin, pour les possesseurs de terrasse et balcon, le bassin miniature est des plus faciles à réaliser. Demi-tonneau, jarre, poterie, bac en zinc… tous les grands contenants (au moins 30 cm de profondeur) feront l’affaire si tant est qu’ils soient parfaitement étanches. Placez ces mini-bassins dans des endroits peu ensoleillés pour éviter que l’eau ne chauffe trop rapidement, ce qui favoriserait le développement des algues. Ajoutez une pompe filtrante qui propulse l’eau en jet pour assurer l’aération, quelques plantes aquatiques et le tour est joué !
La bâche s’adapte à toutes les formes de bassin désirées. La coque est prête à l’emploi, rigide, facile à installer et très résistante ; elle ne sera pas percée par un caillou pointu ! Installez le bassin hors sol ou en terre : reproduisez le dessin au sol, creusez les différents niveaux en suivant le contour du bassin.

Importance de l'aération et du mouvement de l'eau
Sans jet d’eau qui permet l’oxygénation de l’eau, les poissons manquent d’oxygène et se rapprochent de la surface, les algues prolifèrent en eau stagnante. Associez aux jets d'eau et fontaines des plantes oxygénantes qui contribuent à garder l'eau claire. Lors de leur photosynthèse, elles captent l'azote de l'eau (qui favorise le développement des algues vertes) et relâchent de l'oxygène, indispensable aux poissons et aux bactéries utiles.
Les petits bassins, dont l’équilibre est plus difficile à obtenir, ont besoin d’être vidés régulièrement pour être nettoyés. Une évacuation de l’eau doit donc être prévue, il s’agit d’un système de bonde avec un tube jouant le rôle de trop-plein. Pour éviter que des feuilles et des détritus n’obstruent l’entrée du trou de vidange, équipez-le d’une crépine. Dans le cas de grands bassins et de mares naturelles, il ne s’agit pas de les vidanger mais de prévoir les débordements en cas d’orage. Complétez l’installation avec un puisard destiné à récupérer les eaux d’orage en excès.
Éclairage et mise en valeur nocturne
Dans tous les cas, ne cherchez pas à éclairer tout le bassin, contentez-vous de mettre en lumière quelques zones clés : la cascade, une plante de berge ou une plante aquatique, les jaillissements du jet d’eau, etc. Les lumières doivent rester discrètes le jour, dissimulées dans le feuillage des plantes de berge ou parmi les rochers de la rive. Côté technique, l’éclairage immergé ne doit pas dépasser les 12 Volts pour des raisons de sécurité. Privilégiez les LED, elles consomment très peu et donnent une très belle lumière.
L’aménagement d’un bassin dans votre jardin offrira une ambiance de tranquillité aux allures zen. Il saura s’intégrer facilement à tous les styles de jardin et l’embellira grâce aux décors ornementaux que vous pourrez ajouter selon vos goûts (éclairages, fontaines, statues…). Si ce n’est pas votre cas, vous faire accompagner par un professionnel est sans aucun doute la meilleure option. Aménager un bassin naturel, booster de biodiversité au jardin ! Aménager un bassin ou une mare naturelle est un projet à la portée de tous pour donner une nouvelle dimension à tous les jardins : à la fois esthétique et utile, il deviendra avec le temps un vrai refuge pour la faune locale.
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