Le printemps est souvent le moment où l’on a envie de se lancer au jardin. Les températures remontent, les journées s’allongent et c’est aussi la période idéale pour planter un arbre fruitier. Mais une question revient souvent : quel arbre fruitier planter au printemps pour débuter facilement ? Avant de planter, prenez simplement le temps d’observer votre jardin. Est-il bien exposé au soleil ? Disposez-vous de beaucoup d’espace ou plutôt d’un petit coin à aménager ? Pour débuter, inutile de compliquer les choses. Des fruitiers comme le pommier, le poirier ou le cerisier sont parfaits pour commencer. Par exemple, un pommier est un excellent choix pour un premier arbre. Il s’adapte facilement et offre des récoltes généreuses.

Les principes fondamentaux de la plantation printanière
Planter au bon moment fait toute la différence. Au printemps, l’idéal est d’attendre la fin des gelées. En plantant à cette période, votre arbre fruitier prend de l’avance avant l’été. Planter un arbre fruitier est plus simple qu’on ne le pense. Il suffit de suivre quelques étapes de base. Le geste à ne pas négliger : l’arrosage. Envie de récolter rapidement ? Quand on débute, c’est toujours motivant d’obtenir des résultats rapidement. Le cerisier est un très bon exemple : il demande peu d’entretien et offre souvent des fruits assez rapidement. Vous pouvez aussi varier les plaisirs en plantant plusieurs arbres fruitiers. Planter un arbre fruitier, c’est souvent le début d’une belle aventure au jardin. Les fruitiers proposés par PRÊT À JARDINER sont pensés pour faciliter la plantation et garantir une bonne reprise.
Une pomme juteuse et croquante qui fait danser les papilles est un vrai régal et idéale pour la santé - surtout si elle vient de son jardin personnel. Pour bien des gens, cultiver des arbres au jardin ou encore sur un balcon est la discipline reine des jardiniers. Cela demande beaucoup d’investissement et de soins pendant des années pour être richement récompensé. Les arbres fruitiers au jardin ne permettent pas seulement de se régaler, ils offrent également de l’ombre et un abri à de nombreux insectes, oiseaux et même à des champignons. Quelques connaissances de base sont indispensables pour récolter une grande variété de fruits - sur un espace restreint.
Typologie des arbres fruitiers : formes et croissances
Il existe désormais une grande variété d’arbres fruitiers permettant de répondre aux envies des propriétaires de jardins. De nombreuses variétés sont disponibles en demi-tige, en fuseau et fruitier terrasse. Ces formes de croissance ne se distinguent que par la longueur du tronc et la vigueur du porte-greffe, la variété greffée étant la même. Il en va autrement des fruitiers nains et colonnaires.
Le demi-tige est le classique parmi les arbres fruitiers et ne produit pas seulement des fruits mais offre également une ombre bienvenue en été. Ensuite, la couronne ou le houppier qui forme l'ensemble des branches et du feuillage, commence approximativement à hauteur de la taille. Il faudra donc une échelle pour récolter et tailler. C'est pourquoi, par anticipation, il est préférable de planter les mi-tiges sur un terrain le plus plat possible. En plein rendement, un demi-tige peut produire plusieurs dizaines de kilos de fruits. Il faut toutefois s'armer de patience pendant quelques années avant qu'il ne porte ses premiers fruits. À l'âge adulte, les demi-tiges, dont la couronne atteint un diamètre de 5 à 7 mètres, occupent une certaine place dans le jardin.

Avec une hauteur d’environ 60 cm, l’arbre en fuseau se retrouve souvent dans les écoles d’agriculture et les pépinières et dans les vergers de pommiers. Ils sont très appréciés en raison de leur hauteur limitée et de la facilité à cueillir les fruits. Sans oublier que les arbres en fuseau fleurissent rapidement et produisent des récoltes importantes. Il existe différentes possibilités de cultiver un arbre fruitier en espalier ou en palmettes. Pour le cultiver en espalier, un support en fil de fer horizontal et un peu d’expérience sont nécessaires. Après la plantation, deux solides branches doivent être fixées au fil de fer horizontal. Les autres branches latérales devront être éliminées et la branche principale reste à la verticale.
L’arbre colonnaire est de plus en plus demandé dans les jardins. Il est très apprécié pour sa silhouette mince qui permet de planter différentes essences sur des surfaces de petite taille. Il est également possible de planter un arbre colonnaire dans un gros pot sur un balcon ou une terrasse ou sous forme de haie. Autre avantage trop souvent sous-estimé, l’arbre colonnaire demande peu de travaux de taille et de soins. C’est notamment le cas des fruits à pépins (pommes et poires) car la croissance de ces arbres est déterminée de manière génétique. Les arbres nains se reconnaissent à leur tronc très court. Ils mesurent en effet rarement plus de deux mètres. Les arbres fruitiers nains sont parfaits pour les balcons et les terrasses. Cultivés en pot, ils fournissent de bonnes récoltes pour leur taille.
Sélection des espèces et acclimatation
Une fois le type de croissance souhaité défini, il reste encore à choisir le type de fruits que l’on désire dans son jardin. Originaires du Kazakhstan, les pommes, les poires et les coings sont pourtant cultivés depuis longtemps en Suisse et ils s’acclimatent bien à la plupart des régions de notre pays. Toutes les variétés de pommes et de poires ont besoin d’une fertilisation croisée, c’est-à-dire que les arbres ont besoin d’une autre variété de la même essence.
Les quetsches, les prunes et les mirabelles sont cultivées depuis longtemps en Suisse. Leur grande variété permet aux amateurs de trouver la sorte idéale. Elles font partie de la famille des drupes (fruits à noyau) et sont autofertiles pour la plupart. Grâce à leur période de maturation précoce, les cerises offrent une diversité très appréciée au jardin. Les variétés proposées sont souvent très résistantes et donc idéales pour les jardins de particuliers. Si les humains adorent les cerises, de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes aiment beaucoup aussi la chair des cerises. Il est donc conseillé de protéger les cerises à l’aide d’un filet avant la période de maturation.
Les abricots ont besoin de beaucoup de chaleur et aiment les emplacements ensoleillés et abrités des intempéries. La plantation devant un mur exposé Sud-Ouest a fait ses preuves. En raison de leur sensibilité au Monilia, il faut régulièrement contrôler l’apparition de symptômes sur les abricotiers. Comme les abricots, les nectarines et les pêches sont originaires d’Asie et elles se développent mieux aux emplacements ensoleillés, chauds et abrités. Il est également important que le feuillage reste sec en hiver pour prévenir la maladie de la cloque.
Les plaqueminiers et les figuiers font figure d’arbres exotiques dans nos jardins. Mais les nouvelles variétés de figues se plaisent beaucoup dans nos jardins et demandent moins d’entretien. Les figuiers peuvent donner jusqu’à trois récoltes par an si l’emplacement est favorable. Pour cette essence, un emplacement ensoleillé et chaud est également conseillé.
Techniques de plantation et préparation du sol
Les arbres fruitiers en pot peuvent être plantés toute l’année tant que le sol n’est pas gelé. Pour un bon développement, il est toutefois préférable de planter les arbres à l’automne ou au printemps afin qu’ils puissent s’enraciner avant la saison sèche. Si les arbres fruitiers sont plantés en été, il faut les arroser régulièrement. On peut aussi planter des arbres à racines nues. C’est souvent une option plus avantageuse mais qui peut uniquement être pratiquée en hiver, quand la végétation est en pause.
La plupart des arbres fruitiers poussent dans les sols normaux et herbeux. Le sol ne doit pas présenter de compaction et abriter le moins de souris possible. La plantation à proximité d’un mur d’habitation est une bonne méthode. Il faut alors planter l’arbre à environ 50 cm du mur afin de permettre aux racines de se développer. Souvent, près de ces murs, le sol n’est pas idéal pour les arbres fruitiers (compactage, conduites de drainage, manque d’eau). Il est donc conseillé d’étudier la composition du sol avant la plantation. Le mur doit être de préférence orienté Sud-Ouest pour offrir un emplacement idéal.
Bien de personnes ne savent pas non plus exactement jusqu’à quelle altitude on peut planter les arbres fruitiers. En dessous de 750 mètres, le microclimat est plus important que l’altitude. À une altitude de plus de 750 mètres : plus l’arbre est planté haut, plus la période de végétation est brève. Le microclimat joue aussi un rôle important dans ces régions d’altitude.
Entretien, fertilisation et protection
Pour profiter longtemps des joies procurées par les arbres fruitiers, il est conseillé d’en prendre soin régulièrement. Comme toutes les plantes du jardin, les arbres fruitiers ont besoin de nutriments pour se développer. Il est donc conseillé de donner de l’engrais organique solide aux arbres fruitiers une fois par an, au printemps (engrais pour fruits et baies) ou du compost. Pour les arbres en pot, l’ajout régulier d’engrais liquide biologique est conseillé. De plus, le produit RhizoPlus stimule la croissance des racines des jeunes arbres.
Pour une fertilisation réussie, les arbres fruitiers ont besoin de pollen extérieur (fertilisation croisée) ou de leur pollen propre (autofertile). Il est conseillé de surveiller la réussite de la fertilisation après la floraison. En juin, les fruits excédentaires tombent en général d’eux-mêmes de l’arbre (chute de juin). Le plus grand danger pour la pollinisation est le gel tardif. Plus les fleurs sont développées et moins elles supporteront les températures négatives. Il est indispensable de protéger les arbres fruitiers avec de l’intissé. Il faut également se rappeler que les arbres qui sont affaiblis par l’accumulation d’air froid sont plus fragiles que les arbres plantés sur des pentes ou devant des murs d’habitation.
Tuto - Comment protéger votre potager des gelées ?
Il faut surveiller l’apparition des colonies de pucerons lors de la pousse du printemps. Un traitement avec un produit inoffensif pour les auxiliaires peut éviter à l’arbre d’avoir des ennuis. Pour les fruits à noyau, il faut surveiller l’apparition des infections de Monilia ou à Pseudomonas. Les branches touchées doivent être taillées jusqu’au bois sain, de préférence par une journée sèche. Les vers des pommes (carpocapse) et la tordeuse orientale du pêcher sont des ravageurs bien connus. Le remède : pour les pommes, les poires et les coings, nous conseillons de pratiquer des applications de Madex entre fin mai et fin août.
Gestion de la récolte et stockage
Les fruits qui se mangent frais doivent être goûtés avant la récolte et cueillis de préférence une fois arrivés à maturité parfaite. En fonction de la variété, les pommes et les poires peuvent se conserver longtemps. Seuls les fruits intacts seront stockés. Le lieu de stockage idéal offre les conditions suivantes : une température entre 1 et 2 degrés pour les pommes et entre 0 et -1 degrés pour les poires. L’humidité de l’air peut dépasser 90% et l’air doit contenir le moins d’oxygène possible.
Focus : Le mûrier platane, une option architecturale et gourmande
Dans d’innombrables jardins, une parcelle de pelouse demeure inexploitée. Connu sous les noms scientifiques de Morus australis ou Morus alba, le mûrier platane s’impose comme une évidence pour quiconque souhaite allier esthétisme, utilité et productivité. À l’âge adulte, il déploie un large dôme de feuillage, transformant l’espace situé dessous en un « parasol » naturel particulièrement apprécié. Une fois l’arbre mature, le rendement est impressionnant : un sujet en pleine santé peut offrir environ 10 à 20 kilos de mûres par saison.
Il ne faut pas le planter directement au-dessus d’une terrasse ou d’un dallage clair, car à maturité, les baies juteuses tombent et tachent durablement les surfaces minérales. La période idéale pour sa mise en terre est le printemps, une fois les dernières gelées écartées. Une fois enraciné, il fait preuve d’une grande résilience. Une taille légère en fin d’hiver suffit à conserver sa belle forme de parasol et à limiter sa hauteur.
Calendrier et conseils spécifiques de taille
Pour les fruitiers, rien n’est à négliger :
- Cerisier : au printemps, épandez au pied 15 cm d’un bon compost.
- Kiwi : apportez un fertilisant organique lors de la plantation, puis chaque année au printemps.
- Abricotier, cerisier, prunier : taillez le moins possible, uniquement pour former les jeunes arbres et éliminer le bois mort.
- Framboisier : en février, supprimer les rameaux qui ont fructifié.
- Groseillier : éliminez en février les pousses de plus de 4 ans.
- Pêcher : éliminez courant février tous les rameaux qui ont fructifié, juste avant la floraison.
- Poirier et pommier : en décembre et janvier, taillez toutes les pousses secondaires à trois yeux (taille trigemme).
- Vigne : de fin janvier à fin février, éliminez tous les sarments qui ont fructifié.