La bineuse agricole : un pilier du désherbage mécanique et de la gestion des cultures

Bineuse agricole en action dans un champ

La bineuse agricole s'est imposée comme un pilier essentiel des stratégies de désherbage mécanique contemporaines. En intervenant avec précision dans les espaces entre les rangs de culture, elle joue un rôle déterminant dans la limitation de la concurrence exercée par les adventices, contribuant ainsi à sécuriser et optimiser le potentiel de rendement des exploitations agricoles. L'efficacité de cet outil réside dans sa capacité à travailler le sol de manière ciblée, offrant une alternative ou un complément précieux aux solutions de désherbage chimique. Une bineuse est un outil de désherbage mécanique, qui sert à préparer le sol et la terre pour des cultures semées en ligne. Elle est équipée de socs (plats ou en forme de pattes d’oie) qui sectionnent les racines des mauvaises herbes présentes dans l’inter-rang, assurant une bonne efficacité dans l’inter-rang. Sur le rang, la projection de terre au pied des plantes peut étouffer les adventices présentes sur le rang (fonction buttage), lorsque les disques protège-plantes sont relevés.

Le binage agricole, une technique de désherbage du sol, élimine les mauvaises herbes tout en respectant l'environnement, car son action est mécanique et non chimique. Ainsi, elle peut venir remplacer la pulvérisation chimique. Le passage de la bineuse favorise la qualité du sol et la croissance des plantes. Elle est particulièrement adaptée aux cultures en rangs avec des stades d’intervention qui peuvent être très précoces contrairement à des cultures en pleine largeur. Ce travail du sol superficiel va également permettre de briser la croûte de battance afin d'améliorer l’aération du sol pour une meilleure disponibilité de l’eau et un meilleur développement racinaire.

Diversité et adaptation des bineuses aux contextes agricoles

Types de bineuses en fonction des cultures

Il est crucial de comprendre que chaque type de bineuse doit être rigoureusement adapté aux spécificités du sol, aux cultures implantées et à l'écartement des rangs. Le choix du matériel agricole adéquat est intrinsèquement lié à la structure du sol, à sa portance et à sa sensibilité intrinsèque à l'érosion. Les agriculteurs sont donc amenés à comparer attentivement les prix des bineuses en fonction de ces paramètres, tout en considérant le coût des herbicides et la valeur du temps de travail. Le prix d'une bineuse agricole est un facteur déterminant, qui varie considérablement en fonction du nombre de rangs, de la complexité des éléments bineurs et de la présence d'un système de guidage.

Dans des régions aux pratiques agricoles distinctes, comme la Nouvelle-Aquitaine, le Val de Loire ou la Franche-Comté, les besoins en matière de désherbage mécanique diffèrent de manière significative. Les cultures emblématiques de ces territoires, telles que le maïs, la betterave ou les légumes de plein champ, imposent l'utilisation d'outils de sol spécifiques et de socs particulièrement adaptés. Les annonces de matériel agricole constituent une source d'information précieuse, mettant en avant le détail des équipements et l'année de fabrication des machines. Une bineuse récente est souvent synonyme d'un confort de travail accru et d'une précision d'intervention plus performante sur les inter-rangs.

Le choix du type de bineuse dépend avant tout de la culture visée et de l'écartement des rangs. Une bineuse conçue pour le maïs, par exemple, ne s'ajustera pas de la même manière qu'une machine destinée aux cultures maraîchères en plein champ. Sur des sols limoneux, particulièrement sensibles au phénomène de battance, les outils de sol doivent impérativement rester légers et peu agressifs. L'utilisation de socs fins ou de pattes d'oie étroites est alors préconisée pour limiter la formation de mottes et préserver la structure du sol. Les bineuses à potentiel de 50 cm d’inter-rangs, qui comportent trois dents, sont particulièrement adaptées à des cultures de betteraves ou de colza. Celles qui peuvent travailler sur des inter-rangs de 80 cm sont plus efficaces pour des cultures de maïs. Pour les céréales, les bineuses sont souvent équipées d’une seule dent par élément bineur, pour des inter-rangs d’environ 25 cm.

Les éléments bineurs : le cœur de la machine

Le cœur d'une bineuse agricole réside incontestablement dans ses éléments bineurs et les socs qui les composent. Chaque élément est conçu pour travailler le sol sur un inter-rang défini, tout en veillant scrupuleusement à respecter la culture en place. Les socs droits, les pattes d'oie et les étoiles désherbeuses constituent les principaux outils de travail du sol. Les pattes d'oie excellent dans la coupe des adventices en surface, tandis que les socs plus profonds permettent une légère aération du sol.

Sur une bineuse moderne, chaque élément bineur offre une grande modularité, permettant des réglages précis en profondeur, en angle et en pression. Cette flexibilité est essentielle pour adapter le travail aux exigences des cultures sensibles, telles que le maïs doux ou certaines variétés de légumes. Les agriculteurs ont tendance à comparer le prix des bineuses en tenant compte de la richesse de l'équipement en éléments bineurs. Plus les outils sont nombreux et spécialisés, plus le prix en euros de la bineuse est susceptible d'augmenter.

Les différents éléments bineurs (un par inter-rang) sont fixés à une poutre centrale mais sont indépendants et peuvent être réglés à différents écartements. Ces éléments comportent une à cinq pièces travaillantes, dont le type de soc détermine l’action sur le sol et les adventices (socs de vibroculteur, socs triangulaires type « patte d’oie », lames ou étoiles). L’augmentation du nombre de pièces peut entraîner une efficacité irrégulière sur les différents inter-rangs. La profondeur de travail est de 2 à 10 cm en fonction du type de sol.

Types de socs et leur action

L’agressivité de la bineuse est définie par la rigidité des dents sur lesquelles sont fixés les socs : des dents rigides augmentent la pénétration dans le sol. Il existe des dents rigides type betteravière, des dents mixtes ou demi-rigides (les plus utilisées), et des dents souples de vibroculteurs. L’angle de pénétration du soc joue également un rôle sur l’agressivité : s’il est faible, le soc tend à être parallèle au sol et effectue un travail de sectionnement de surface. S’il est élevé, le soc tend à pénétrer le sol verticalement. Dans ce cas, le travail est plus profond, davantage de terre est remuée, ce qui peut avoir une action favorable sur la croûte de battance.

Les socs de vibroculteurs sont étroits, facilitent la pénétration dans le sol et donnent lieu à un travail assez profond. Leur étroitesse ne permet pas un recouvrement du travail des différents socs. Ils peuvent être combinés avec des socs plats ou à pattes d’oie.

Les socs triangulaires type « patte d’oie » travaillent à environ 5 cm de profondeur et permettent une bonne pénétration dans le sol s’ils ne sont pas plats. Ils peuvent avoir une action de buttage pour étouffer les adventices sur le rang. Cependant, si la culture est fragile et qu’on ne vise pas d’action de buttage ou de recouvrement, il existe des demi-socs qui permettent une action de scalpage proche du rang ne générant pas de buttage ou de recouvrement. Les socs en patte d’oie permettent une pénétration du sol d’environ 5 cm de profondeur. Leur point fort est la possible action de buttage, qui sectionnent les adventices sur le rang.

Les socs triangulaires peuvent être plats (et donc parallèles au sol). Les lames sont plates et leur travail se fait parallèlement au sol. Elles permettent de scalper l’inter-rang sur toute sa largeur mais nécessitent une conduite précise (binage à l’avant ou sur porte-outil) ou un système de guidage.

Des étoiles peuvent parfois remplacer l’ensemble dent + soc. Ces roues étoilées arrachent les adventices et les recouvrent de terre. Vous pouvez choisir de remplacer votre combinaison soc + dent par des roues crantées en forme d’étoiles légèrement recourbées, qui bêchent le sol en cassant la croûte (comme une houe rotative) et arrachent les adventices, puis les recouvrent de terre.

Systèmes de guidage : de la précision manuelle à l'automatisation

Bineuse Binnove dans soja - guidage RAVEN GPS RTK

Le guidage manuel reste la méthode la plus simple et la plus accessible pour piloter une bineuse agricole. L'opérateur doit alors corriger en permanence la trajectoire de la machine pour s'assurer qu'elle reste bien centrée sur les rangs de culture. Cependant, les systèmes de guidage modernes apportent un soulagement considérable à l'opérateur, tout en améliorant significativement la précision de l'intervention entre les rangs.

Les systèmes de guidage par caméra ou par capteurs suivent la culture en temps réel et corrigent automatiquement la position de la bineuse. Des constructeurs renommés ont développé des solutions innovantes et spécifiques, comme les bineuses Econet ou les équipements Monosem Multicrop. Ces matériels agricoles combinent des éléments bineurs performants avec des systèmes de guidage avancés, garantissant un travail d'une grande précision. Le prix d'une bineuse équipée d'un système de guidage est certes plus élevé, mais le calcul en euros de la bineuse doit impérativement intégrer la réduction significative des pertes de culture. Moins de plants sectionnés, une diminution des reprises manuelles et un meilleur contrôle des adventices se traduisent par un retour sur investissement plus rapide.

Dans des régions comme le Centre-Val, le Pays de Loire ou la Franche-Comté, ces innovations technologiques se diffusent progressivement. Les annonces de matériel agricole mettent désormais en avant le détail des capteurs, des caméras et des interfaces de guidage.

Pour apporter du confort à l'opérateur et s'adapter automatiquement aux rangs des cultures, il est possible de guider la bineuse avec une caméra ou avec un palpeur mécanique, disposé sur un châssis. L'interface de guidage ROWLINK offre le suivi du rang via une caméra avec un débattement latéral de +/- 25cm.

Les systèmes sillon et GPS permettent une intervention à tout moment, y compris avant la levée de la culture. Le système caméra permet de suivre les rangs dès que la culture est levée mais est peu efficace s'il y a beaucoup de mauvaises herbes. L’utilisation d’un système de guidage (par caméra, cellule photoélectrique, capteurs ou GPS) permettra une meilleure précision et évitera que les éléments bineurs n’endommagent la culture en place. Le RTK permet un semis droit facilitant le guidage par la suite. Des systèmes RTK traceur + bineuse semblent intéressants mais représentent un investissement important.

L'occasion : une voie d'accès privilégiée aux bineuses performantes

Marché de l'occasion pour les bineuses agricoles

L'économie d'une bineuse agricole ne se résume pas à son prix d'achat initial. Il est indispensable d'intégrer dans le calcul le temps de travail nécessaire, la réduction de l'utilisation des herbicides et, in fine, l'impact positif sur le rendement global de l'exploitation. Le marché de l'occasion agricole ("occaz agri") offre une multitude d'annonces de matériel agricole, proposant des bineuses de différentes années de fabrication et de diverses configurations.

Une bineuse plus ancienne peut conserver une excellente performance si ses éléments bineurs, ses socs et ses pattes d'oie sont en bon état. Les régions telles que la Nouvelle-Aquitaine, le Val de Loire, le Centre-Val, le Pays de Loire, la Rhône-Alpes ou la Franche-Comté présentent des contextes agricoles très variés. Les cultures pratiquées, les types de sols rencontrés et les systèmes de culture adoptés influencent de manière déterminante le choix du matériel agricole. Les agriculteurs comparent avec attention le prix des bineuses entre les modèles neufs et d'occasion, souvent exprimé en euros de la bineuse par rang ou par mètre de largeur de travail. Certains privilégient une bineuse simple avec guidage manuel, tandis que d'autres investissent dans un système de guidage plus sophistiqué et automatisé.

Pour une acquisition en occasion ("occaz agri"), il est essentiel d'examiner attentivement l'année de fabrication, l'état général des éléments bineurs, des socs et des pattes d'oie, ainsi que le bon fonctionnement du système de guidage. Le détail de l'annonce doit impérativement préciser le nombre de rangs, le type de culture pour lequel la machine est adaptée et les réglages possibles.

Optimisation du travail du sol et gestion des adventices

Pour optimiser l'ensemble de la chaîne de travail du sol, il est pertinent de considérer également les équipements complémentaires. Par exemple, le choix d'un matériel adapté au paillage en élevage est une décision importante qui peut être abordée en parallèle.

La réussite du désherbage mécanique par bineuse agricole repose fondamentalement sur une organisation rigoureuse du travail. Il est impératif de planifier les passages de la bineuse en tenant compte du stade de développement des cultures et de la pression des adventices présentes. Les réglages de précision sur les éléments bineurs, les socs et les pattes d'oie demandent du temps, mais conditionnent directement la qualité du résultat obtenu. La profondeur de travail, l'angle d'attaque et l'écartement par rapport aux rangs doivent être ajustés avec soin pour chaque culture.

Les agriculteurs expérimentés ont souvent l'habitude de noter leurs réglages optimaux par type de sol, par culture et par région (que ce soit le Centre-Val, le Pays de Loire ou la Rhône-Alpes). Cette capitalisation de l'expérience facilite grandement la mise en route rapide et efficace de la bineuse à chaque nouvelle saison.

Pour une bonne réussite du binage, il faut en amont soigner la préparation du sol, bien entendu prévoir un grand écartement (au moins 40 cm) et exclure les parcelles à gros cailloux. Le sol doit être ressuyé et le temps séchant les jours suivants pour éviter que les mauvaises herbes ne se repiquent. Plusieurs binages par temps séchant peuvent s’envisager pour une meilleure efficacité. Il faut adapter alors la profondeur de travail, le choix des dents et socs au comportement du sol. La vitesse de binage peut aller de 3 à 10 km/h (crescendo au fil du développement de la culture), mais cela dépend aussi du matériel de guidage.

Les avantages du binage

Pourquoi utiliser une bineuse agricole dans les cultures ? Le binage est très efficace pour désherber mécaniquement. Les interventions de binage bien réalisées permettent des importants effets positifs :

  • Réguler les adventices de la culture afin qu'elle ne soit pas en concurrence avec ces dernières.
  • Briser la croûte de battance après de fortes précipitations.
  • Aérer le sol et donc favoriser la croissance des racines.
  • Améliorer l'absorption de l'eau.
  • Réchauffer le sol plus vite permettant une croissance plus rapide de la culture au printemps.
  • Économie d'eau : En créant une couche superficielle ameublie, elle limite l'évaporation du sol (le paillis de sol).
  • Fertilisation/Buttage : Elle peut être équipée pour apporter un engrais localisé ou pour butter (ramener de la terre au pied) la culture, recouvrant les adventices sur le rang.

La bineuse travaille entre les rangs et est plus agressive sur les adventices plus développées. La herse étrille et la houe rotative travaillent sur toute la surface (y compris le rang) et sont plus adaptées aux adventices très jeunes (filament blanc à cotylédon).

Réglages et profondeur de travail

L'horizontalité : La machine doit être parfaitement horizontale au sol ou légèrement inclinée vers le sol, réglée par le 3e point du tracteur. Le parallélogramme : Les éléments bineurs sont montés sur des parallélogrammes. En position de travail, le parallélogramme doit être parallèle au sol pour assurer une pénétration régulière des socs. Elle doit être aussi superficielle que possible, généralement de 2 à 5 cm, pour couper les adventices sans remonter de nouvelles graines d'adventices à la surface. La profondeur est déterminée par les roues de jauge de chaque élément bineur.

La vitesse a un impact direct sur l'agressivité et le débit de chantier. Plus la vitesse est élevée (par exemple, 8 à 14 km/h avec un autoguidage), plus la terre est projetée, permettant de recouvrir légèrement les adventices présentes sur le rang de la culture (effet de buttage). Il est essentiel que le semoir et la bineuse aient le même nombre de rangs et que les écartements soient identiques. L'utilisation d'un système d'autoguidage (caméra, RTK, ou capteur) est fortement recommandée pour travailler au plus près du rang sans endommager la culture, ce qui augmente le débit de chantier.

L'intervention est possible dès que les rangs sont bien visibles et que la culture est suffisamment enracinée. Sur des cultures comme le maïs, le binage est possible du stade 3-4 feuilles jusqu'à environ 7-8 feuilles (avant que la plante ne devienne trop cassante ou que la machine ne puisse plus passer).

Oui, surtout lors des premiers passages sur des cultures jeunes (comme le maïs ou le tournesol), les protège-plants (disques ou tôle de bordure) empêchent la projection de terre sur la plantule, ce qui pourrait l'étouffer ou endommager son "cornet" de croissance.

Les socs de la bineuse coupent ou déchaussent les racines et peuvent enfouir les jeunes adventices en ramenant de la terre sur le rang. Contrairement à la herse étrille et à la houe rotative, la bineuse ne travaille pas en plein : elle désherbe les inter-rangs de cultures en ligne à écartements plus ou moins grands selon la précision du guidage telles que le blé, le tournesol, le sorgho, le maïs, l'orge, le soja, le colza, le porte-graine…

Fréquence et limites d'utilisation

La fréquence des passages de bineuse est directement liée à la pression des adventices, au type de sol et aux conditions météorologiques. En règle générale, plusieurs interventions sont nécessaires, depuis le stade végétatif jeune de la culture jusqu'à la fermeture des rangs.

Contrairement à la herse étrille et à la houe rotative, la bineuse a une action efficace (70 à 100 %) sur les adventices développées (jusque 3 à 6 feuilles). Cet outil est donc approprié à des passages plus avancés dans le cycle de la culture (à partir du tallage pour les céréales). Cependant, la bineuse n’est pas efficace sur les vivaces, et son action de scalpage peut conduire au bouturage des rhizomes de ces dernières. Une des limites de la bineuse est qu’elle n’est efficace que sur les adventices de l’inter-rangs. Pour gérer les adventices sur le rang, il faut butter la culture, avec parfois utilisation de disques ou des doigts souples (Kreiss).

La bineuse s’utilise exclusivement sur des cultures semées en ligne et est particulièrement appropriée aux cultures sarclées type maïs, sorgho, tournesol, soja, lupin, féverole ou colza. La bineuse offre une bonne sélectivité pour la culture car elle ne travaille que l’inter-rangs. Pour une bonne sélectivité, il faut aussi que la culture soit suffisamment développée et donc moins vulnérable à l’action de la bineuse.

Innovations et perspectives futures

Innovations technologiques dans le domaine des bineuses

Les innovations technologiques, telles que les bineuses Econet, les équipements Monosem Multicrop ou les systèmes de guidage avancés, continueront sans aucun doute à se développer. Ces avancées visent à améliorer la précision des interventions sur les inter-rangs, à réduire la pénibilité du travail pour les opérateurs et à sécuriser davantage les cultures contre la concurrence des adventices.

Dans ce contexte en constante évolution, le suivi attentif des annonces d'occasion agricole et des nouveautés technologiques permet aux agriculteurs de saisir les bonnes opportunités. Ils peuvent ainsi ajuster progressivement leur parc de bineuses, en combinant judicieusement des modèles simples et éprouvés avec des matériels plus sophistiqués et à la pointe de la technologie.

Le choix final du type de bineuse dépendra toujours de la nature du sol, de l'écartement des rangs et des cultures implantées. Sur des sols légers, des outils de sol peu agressifs suffiront, tandis que les sols lourds exigeront des socs plus robustes et plus résistants. Un système de guidage, qu'il soit manuel assisté ou automatique par caméra, augmentera le prix de la bineuse par rapport à un modèle de base. Cependant, ce surcoût en euros de la bineuse se compense souvent par une meilleure précision des interventions et une réduction des dégâts potentiels sur la culture.

Les bineuses modernes ont la capacité de s'adapter à la plupart des régions agricoles, qu'il s'agisse de la Nouvelle-Aquitaine, du Val de Loire, du Centre-Val, du Pays de Loire, de la Rhône-Alpes ou de la Franche-Comté. Néanmoins, les configurations spécifiques des outils de sol, des socs et des systèmes de guidage doivent toujours être choisies en fonction des cultures et des conditions locales spécifiques à chaque exploitation.

Études de cas et applications concrètes

La bineuse Garford autoguidée chez Olivier Marrec

Olivier Marrec, agriculteur à Péaule, a fait l'acquisition d'une bineuse Garford autoguidée. Si le binage classique est réalisé dans l'interligne, c'est dans le rang que cette bineuse se distingue. Un soc spécifique, positionné à l'avant, tourne autour des plants de céleri, de salade ou de choux, éliminant ainsi les jeunes plantules d'adventices. Olivier Marrec cultive 63 hectares, dont 28 dédiés au maraîchage, avec une conversion progressive à l'agriculture biologique pour une partie de ses terres.

La parcelle de céleri en culture conventionnelle, semée en semaine 18, a bénéficié d'une fertilisation organique et n'a pas subi de traitement chimique. Un anti-limaces autorisé en bio a été utilisé. Un premier binage a été effectué une semaine après la plantation, suivi d'un second en semaine 21 avec la bineuse Garford. Un troisième passage est prévu ultérieurement avec une bineuse classique munie de doigts Kress, une fois les plants de céleri plus développés et résistants.

Pour maîtriser la pousse des adventices, Olivier Marrec utilise deux bineuses. La Garford autoguidée, récemment acquise, requiert des réglages assez fins. Sa caméra détecte les plants de culture et les distingue des jeunes adventices. L'opérateur peut visualiser les rangs et les plants sur un écran dans la cabine du tracteur, qui est attelé en permanence à cette machine. La bineuse opère à faible vitesse (environ 2 km/h) sur les cultures nouvellement implantées, réduisant ainsi le recours à la binette manuelle et à la main-d'œuvre. La seconde bineuse, équipée de doigts Kress pour un travail au plus près du rang, permet des passages plus rapides (jusqu'à 8 km/h) sur des cultures plus avancées, mais n'intervient pas dans le rang lui-même.

La gestion du salissement des terres est également abordée en amont. L'implantation d'un mélange ray-grass/trèfle, maintenu en place pendant 18 mois, contribue à nettoyer les parcelles et à enrichir le sol en matière organique. Le fourrage issu de cette culture est exporté ou broyé. Un apport de compost acheté est réalisé au printemps. En interculture, Olivier Marrec privilégie les couverts végétaux composés d'avoine et de légumineuses (trèfles, féverole, pois). Il a constaté que le seigle semblait attirer les limaces, d'où son choix de ne plus en semer.

Solutions de désherbage entre les planches de cultures légumières

Les solutions de désherbage entre les planches de cultures légumières posent des défis depuis la suppression de l'homologation du produit Basta. L'outil développé par TerraTeck combine l'action d'un disque qui ouvre la terre entre le passe-pied et le paillage, avec celle d'une dent de binage. Des brosses viennent ensuite nettoyer l'inter-rang, au plus près du paillage, sans risque de le dégrader. La coiffe des brosses est constituée de trois types de poils (durs, intermédiaires ou très fins) qui éliminent mécaniquement les adventices. Deux à trois passages sont généralement nécessaires pour obtenir une bonne efficacité, à une vitesse de 3,5 à 4 km/h. Un jeu de brosses coûte environ 70 €.

La bineuse mécanique Vario Hoe de CFS

Payen Import a élargi son offre grâce à un partenariat avec le constructeur autrichien CFS (Cross Farm Solution). Pour démontrer la simplicité d'utilisation de leur matériel, des démonstrations au champ ont été organisées pour la presse agricole française, présentant les dernières nouveautés. CFS est une jeune marque autrichienne, fondée en 2015 par Leopold Krupp et Andreas Eggelwolf. Soucieux d'apporter des solutions à l'agriculture, notamment dans la perspective de l'après-glyphosate, ils ont conçu des outils innovants et particulièrement simples d'utilisation.

La bineuse mécanique Vario Hoe illustre parfaitement cette philosophie de simplicité de réglage. Son principal avantage réside dans la suppression du besoin de sortir les outils pour modifier les réglages. La largeur entre rangs, le type de dents, l'écartement, les disques de protection, les doigts Kress… tout peut être adapté par l'agriculteur à sa culture et aux conditions, sans avoir à utiliser une caisse à outils. Cela représente un gain de temps considérable.

Des verrous à ressort permettent de faire coulisser les éléments sur la poutre de 180 mm de section. Contrairement aux modèles concurrents, il n'y a pas de double châssis pour gérer la translation des organes de binage. Le système est directement intégré au bâti, ce qui limite le déport arrière des éléments et réduit ainsi le phénomène de "fouettement" lors des repositionnements hydrauliques de l'outil. En termes de guidage, le constructeur fait appel à la caméra Tillet & Hague, équipée de deux feux à LED pour éclairer le rang et faciliter le guidage, y compris de nuit. L'équipement est également monté sur une glissière, permettant de le déplacer face au rang.

Les bineuses ROWLINER de KUHN

Bineuse KUHN ROWLINER en configuration 8 rangs

Les bineuses ROWLINER sont conçues spécifiquement pour le désherbage des cultures en rangs telles que le maïs, les betteraves sucrières ou le tournesol. Elles sont proposées en configurations de 6 et 8 rangs avec un espacement de 75/80 cm ou en version de 12 rangs pour un espacement de 45/50 cm.

La bineuse agricole ROWLINER KUHN, repliable, est dotée d’un parallélogramme long pour avoir un suivi optimal et une forte pénétration dans le sol pour assurer un travail idéal même en conditions sèches. L'efficacité de cette dernière réside dans sa capacité à désherber l'entre rangs de cultures de 45/50 cm ou 75/80 cm, éliminant ainsi les mauvaises herbes et préservant la santé des plantes cultivées. Grâce à ses dents, la bineuse permet de s'adapter à différents types de sols et de cultures, gérant ainsi précisément les adventices et gagner du temps et de l'énergie. Cette bineuse a en option une bineuse à doigt rotatifs avec deux étoiles rotatives en caoutchouc qui travaillent aussi près que possible entre les rangs de plantes ou même à l'intérieur de celle-ci et sont utilisées dans presque toutes les cultures. Un réglage précis est toutefois essentiel pour une utilisation réussie, afin de ne pas endommager la culture principale.

Pour choisir une bineuse agricole, plusieurs critères sont à considérer. Le plus important est d'avoir le même nombre d'éléments bineurs et le même écartement que le semis utilisé pour semer la culture. Une fois ce critère rempli, le choix des équipements dépendra de vos besoins spécifiques. Par exemple, si vous possédez des terres abrasives, il est préférable d'opter pour des socs en carbure plutôt que des socs standards. Le choix des protections de rang est également crucial : vous pouvez choisir entre des tôles de protection ou des disques de protection, selon la présence de débris végétaux ou de pierres. Pour optimiser les largeurs de travail désherbées, vous pouvez vous tourner vers une bineuse à doigts pour travailler sur le rang, vers le guidage ROWLINK pour travailler au plus près du rang, et vers le Section Control pour un relevage automatique des éléments en bout de champ, pour ainsi travailler jusqu'au bout des fourrières.

Généralités et historique

Souvent délaissée au profit de sarcleuses ou de traitements chimiques, la bineuse agricole n’était pas considérée comme suffisamment précise pour intervenir sur certaines cultures en ligne notamment. Aujourd’hui, le désherbage chimique est évité pour une agriculture biologique et l’arrivée des systèmes de guidage ont annoncé le retour des bineuses pour réduire les adventices. Une bineuse est un outil de désherbage mécanique, qui sert à préparer le sol et la terre pour des cultures semées en ligne. Qu’est-ce que le binage exactement ? C’est une technique qui consiste à ameublir la couche supérieure du sol, pour l’entretenir avant semis. L’avantage de la bineuse tient dans le gain de temps et d’efficacité pour retourner la terre, par rapport à un traitement manuel. C’est un outil polyvalent pour le désherbage mécanique, qui peut être utilisé sur des cultures et des sols variés, grâce au grand nombre de combinaisons socs/dents possibles.

Une bineuse s’attèle sur un tracteur agricole standard. Les éléments bineurs sont fixés sur une poutre centrale et contiennent chacun des socs et entre 3 et 5 dents. Au premier passage, sur un sol en végétation, les socs coupent l’herbe déjà en place et déchaussent les racines peu profondes du sol. Après quelques jours de séchage, vous pourrez porter l’herbe indésirable et sèche au compost. Au second passage, en ramenant la terre fraîche à la surface, la bineuse permet alors d’enfouir les jeunes adventices profondément dans la terre. La bineuse travaille le sol au niveau des inter-rangs de cultures en ligne. Selon la précision du guidage, l’écartement entre les rangées de culture peut être plus ou moins important et l’élément bineur peut travailler sur un ou plusieurs inter-rangs en même temps. Pour régler une bineuse au premier passage, il faut relever la hauteur de l’éperon, augmentant ainsi la pénétration des fraises. Après deux passages, la terre est suffisamment brassée.

Les prix d’une bineuse agricole varient fortement selon le type d’équipement standard et les options choisies par les acheteurs. Carré est le leader français du marché des bineuses, grâce à sa gamme Econet, qui s’utilise sur des cultures en ligne à partir de 20 cm. Il existe de nombreuses marques qui proposent plusieurs gammes de bineuses agricoles, selon les différents besoins de l’agriculteur et le type de culture.

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