Le Bois de Lierre et son Pouvoir Calorifique : Entre Idées Reçues et Réalité

Avec l'essor des énergies durables, le bois de chauffage revient sur le devant de la scène, offrant une chaleur rentable et saine. Cependant, il est essentiel de comprendre que tous les bois n'ont pas la même densité et, par conséquent, le même pouvoir calorifique. Parmi les essences couramment utilisées, ou parfois délaissées, le lierre suscite des interrogations quant à son utilisation comme combustible. Cet article explore les propriétés du bois de chauffage, les méthodes de mesure et de stockage, ainsi que la controverse autour du lierre, en se basant sur des données établies et des retours d'expérience.

Bûches de bois de chauffage empilées

Les Critères Essentiels du Bois de Chauffage

La qualité du bois vendu dépend de trois critères essentiels : la quantité, l'essence de l'arbre (feuillus, résineux, etc.) et le taux d'humidité. Il est également crucial de tenir compte du rendement de l'appareil de chauffage.

Taux d'Humidité : Le Critère le Plus Important

Le taux d'humidité est le critère le plus important influençant le pouvoir calorifique restitué par le bois. Un bois fraîchement coupé a un taux d'humidité moyen de 50%, voire 60%. Pour être brûlé efficacement, ce taux doit être inférieur à 20%. Cette valeur est généralement atteinte en 18 à 24 mois selon les essences. Brûler du bois humide peut affecter la santé et le patrimoine, et un bois humide a un rendement calorifique deux fois inférieur. Pour s'assurer que le bois est bien sec, une astuce consiste à frapper deux bûches entre elles. Cependant, pour une mesure précise, un humidimètre est l'outil le plus fiable, bien que l'expérience permette de se faire une idée juste au toucher et à l'oreille.

La norme NF 332, appelée NF bois de chauffage, réglemente le taux d'humidité du bois. Une entreprise peut vendre du bois jusqu'à 20% d'humidité (catégorie H1). La catégorie H2 indique que le bois doit être stocké avant d'être brûlé (entre 20 et 35% d'humidité), tandis que les bois H3 affichent au minimum 35% d'humidité.

Schéma expliquant l'importance du séchage du bois

Les Essences de Bois et Leur Pouvoir Calorifique

Les essences de bois sont classées en groupes en fonction de la quantité de chaleur fournie par un même volume de bois, laquelle est déterminée par la densité du bois.

  • Groupe C1 (Bois durs) : Ces bois ont un pouvoir calorifique très élevé en raison de leur combustion lente. On y retrouve le charme, le chêne, l'érable, le hêtre, le frêne et l'orme.

    • Le Chêne : Souvent considéré comme le roi de la forêt, mais pas toujours le roi de la cheminée pour certains, il est décrit comme "boudeur" et nonchalant. Il est ardent comme la braise qui chauffe encore car la flamme a disparu. Son pouvoir calorifique est des plus élevés parmi toutes les essences d'arbres. Cependant, on ne le trouve pas en grande quantité et il nécessite un prix d'achat supérieur à la moyenne. Un inconvénient majeur est que s'il n'est pas refendu, son écorce imperméable empêche l'évaporation de la sève, faisant perdre au bois son pouvoir calorifique. Le chêne nécessite un bon séchage en raison de sa haute teneur en tanins, qui peuvent encrasser le matériel et les conduits de chauffage. Cependant, de nombreux utilisateurs n'ont pas de problèmes de goudron ou de bistre avec une chaudière performante.
    • Le Hêtre : Souvent considéré comme le meilleur bois de chauffage pour sa belle flamme et ses bonnes braises. Il dispose d'un très haut pouvoir calorifique (un peu inférieur à celui du chêne) et ses braises sont rarement accompagnées d'étincelles. Le hêtre dégage une odeur appréciée. Cependant, sa teneur élevée en eau implique un temps de séchage plus long.
    • Le Frêne : L'un des meilleurs bois pour la combustion, il produit une flamme régulière et une bonne chaleur.
    • Le Charme : Bon bois de chauffage, il brûle bien.
  • Groupe C2 (Bois moyens) : Ces bois ont un pouvoir calorifique moindre mais se consument tout aussi lentement. On y trouve le châtaignier, le robinier (faux acacia) et les arbres fruitiers (pomme, cerise, poire, prune).

    • Le Châtaignier : Bon pouvoir calorifique, mais il a tendance à éclater.
    • Les Arbres Fruitiers : Le pommier, par exemple, brûle lentement et régulièrement quand il est sec, avec une petite flamme et sans étincelles ni crachats, produisant une chaleur décevante mais constante. Le cerisier est un bois à combustion lente qui produit une bonne chaleur. Le poirier brûle de manière stable avec une chaleur raisonnable. Le prunier est un bois qui brûle bien et produit une bonne chaleur.
  • Groupe C3 (Bois tendres) : Ces bois ont un pouvoir calorifique faible et une combustion beaucoup plus succincte. Ils sont utiles pour chauffer rapidement une pièce ou démarrer un feu de bois plus dense/dur. On y trouve l'aulne, le peuplier, le saule, le tilleul et le platane.

    • Le Bouleau : Souvent mal perçu, il est pourtant prisé par les clients qui aiment une flambée énergique et une chaleur rapide. C'est un bois mi-dur qui tient raisonnablement. Son pouvoir calorifique est de 7 500 calories. Il a la particularité de brûler même s'il n'est pas tout à fait sec. Sa chaleur est constante mais il manque de braises. Lors de son stockage, de petits insectes peuvent se nicher derrière l'écorce, laissant des monceaux de farine de bois. Il offre le meilleur rendement de combustion des bois tendres, avec une belle flamme claire, légèrement bleutée lors de son inflammation. La sève peut entraîner la formation de dépôts dans le conduit de fumée en cas d'utilisation prolongée.
    • L'Aulne : Produit une faible chaleur et brûle rapidement, ce qui en fait un mauvais combustible pour le bois.
    • Le Peuplier : N'est pas un bon bois de chauffage.

Chauffage au bois choisir les meilleures essences

Les Résineux : Un Cas Particulier

Les bois résineux, comme le pin, le sapin de Douglas ou le mélèze, peuvent servir à alimenter un feu car ils brûlent rapidement. Cependant, il faut rester vigilant et ne pas les utiliser fréquemment. Lors de la combustion, la résine dégage des dépôts encrassant l'appareil de chauffage, provoquant plus facilement la formation de "goudrons" dans le corps de chauffe et le conduit d'évacuation des gaz (bistrage). Néanmoins, avec les rendements des nouveaux poêles et les températures élevées qu'ils atteignent, la quantité de goudrons résiduelle pourrait être réduite. Des collègues portugais (Nord) n'utilisent que du pin depuis "tout le temps" dans des fourneaux ou cheminées sans problème particulier, arguant que les Français sont paresseux et laissent pourrir le bois. Dans les régions froides comme le Canada ou la Laponie, les résineux sont aussi fréquemment utilisés. Dans des poêles de masse, conçus pour brûler des essences légères, y compris les conifères, le problème de goudron est moins présent.

Bois Morts mais Non Pourris

Les arbres morts mais non pourris peuvent être d'excellents combustibles s'ils sont bien secs. L'idéal est d'utiliser du bois sec sur pied, parfois infesté par des insectes comme les bostryches. Ces coléoptères, tels que les scolytes et les ips, vivent dans la partie tendre entre le bois et l'écorce (liber, cambium), où circule la sève élaborée et où se fabrique le bois neuf. Quand cette couche mince est détruite, la sève ne circule plus et l'arbre meurt. L'absence de sève signifie également un bois bien sec.

Mesure du Bois Énergie et Unités de Vente

La mesure du bois énergie de chauffage est souvent imprécise, car le pouvoir calorifique restitué varie selon de nombreux critères : le lieu où l'arbre a poussé (nature du sol), l'essence de l'arbre, la méthode de coupe (position de la lune), le stockage, le taux d'humidité, la longueur des bûches (30 cm, 50 cm ou 1 mètre), le type de bois (tronçons droits ou tordus) et la présence de substances (écorce, lierre, terre, etc.).

Du Stère au MAB : L'Évolution des Unités de Mesure

Avant 1977, le stère (du grec stéréos, solide) était l'unité de mesure de volume utilisée pour le bois de chauffage. Un stère équivalait à un mètre cube, soit un empilement de rondins ou de quartiers de bois d'un mètre de long et d'un volume équivalent à celui d'un cube d'un mètre de côté.

Le décret ministériel 75-1200 du 4 décembre 1975 a précisé que l'emploi du stère devait cesser avant le 31 décembre 1977. Depuis le 1er janvier 1978, le stère n'est plus l'unité de mesure légale. L'unité de mesure légale du bois de chauffage est désormais le mètre cube (m3) de bois empilé. L'unité légale de vente s'appelle le MAB (« mètre cube apparent bois »). Le bois de chauffage se vend au m3 ou au dm3.

Le Mètre Cube Apparent Bois (MAB) et le Coefficient d'Empilage

L'unité de mesure de conditionnement des bûches est le stère (un stère = 1 m3 apparent). Cependant, le stère de bois de chauffage n'étant pas une mesure fiable, il est préférable d'utiliser le m3.

Le coefficient d'empilage est le rapport entre le volume apparent et le volume réel. Il est égal au volume apparent divisé par le volume réel. Le volume apparent est très variable selon le diamètre, la longueur et la forme des bûches de bois.

Lorsqu'une commande d'un stère de bois de chauffage est passée, le producteur se base sur la fourniture de 1 m3 de bûches de 1 mètre. Le vendeur les coupe ensuite à la taille désirée (50 cm ou 33 cm). Ainsi débitées, les bûches se rangent mieux, car il existe moins d'espaces vides entre elles. Un tas de 1 m3 de bûches de bois débitées à 1 mètre initialement représente 0,75 m3 de bûches de 0,50 m ou environ 0,65 m3 de bûches de 0,33 m. La quantité de bois reste identique, mais le volume occupé diminue car l'espace libre entre les bûches est plus restreint.

Voici quelques équivalences :

  • 1 stère en bûches de 50 cm de long représente 0,80 m³
  • 1 stère en bûches de 33 cm de long représente 0,70 m³
  • 1 stère en bûches de 25 cm de long représente 0,60 m³

Le tableau de correspondance entre mètre cube (m3) et stère de bois montre que 1 m³ de bois = 1,25 stère.

Tableau de conversion stère/m3 selon la longueur des bûches

Stockage et Préparation du Bois de Chauffage

Un bon stockage du bois est une étape importante pour garantir un rendement optimal. Idéalement, le bois de chauffage doit être conservé avec un taux d'humidité compris entre 15 et 20 %.

Conditions de Stockage Optimales

Il est conseillé de ranger le bois sous un abri, de préférence à l'extérieur. Le lieu doit être bien ventilé et le stockage surélevé de quelques centimètres par rapport au sol pour éviter l'humidité ascensionnelle. Il faut éviter de recouvrir le bois d'une bâche jusqu'au sol, car cela enferme l'humidité.

Pour accélérer le séchage, une technique consiste à utiliser un séchoir solaire. Il s'agit de construire un appentis fermé orienté au sud, avec un toit à 45° en tôle ondulée transparente. Dix centimètres sous cette couverture, des tôles métalliques peintes en noir sont installées. En plaçant un petit aérateur de salle de bain (du modèle qui se met en route lorsque le taux d'humidité est trop élevé) dans l'un des murs, le bois peut sécher en un temps record, parfois jusqu'à 6 mois dans des conditions idéales.

Il est également recommandé de rentrer le bois au moins une journée avant de le brûler. Il sèche alors un peu mieux et sa température augmente de quelques degrés, ce qui facilite son inflammation.

Façonnage et Séchage

Le temps de séchage dépend beaucoup du façonnage du bois. Une branche de chêne d'1 mètre et 15 cm de diamètre non fendue mettra quatre fois plus de temps à sécher que si elle est coupée en 50 cm et fendue en quatre. D'où l'utilité d'avoir de bons outils pour fendre le bois. Choisir un bois coupé l'hiver, hors sève, est un bon point de départ.

Abri à bois bien ventilé avec du bois de chauffage

Impact Environnemental du Chauffage au Bois

Le chauffage au bois, bien qu'écologique et économique, n'est pas sans impact environnemental. La pollution atmosphérique due à la combustion du bois bûche est sensiblement plus importante que pour d'autres sources d'énergie beaucoup moins polluantes. Les phases de démarrage et d'extinction d'une cheminée, souvent non prises en compte dans le calcul "Flamme Verte", sont particulièrement polluantes. Le fameux "feu continu", bien pratique le matin, est malheureusement très polluant.

La France importe du bois, et les dispositions incitant à créer des chaufferies en centres urbains ou même en plein centre-ville manquent de logique. Le ballet des camions transportant bois déchiqueté, granulés de bois ou bois bûche affecte gravement la qualité de l'air.

Il est important de souligner que l'encrassement des conduits n'a pas grand-chose à voir avec le bois lui-même, mais est surtout dû à une mauvaise combustion. Si les conditions de combustion sont respectées, l'essence a peu d'importance. Un poêle à bois classique peut difficilement servir de chauffage principal et être écologique à la fois.

Il est crucial de ne jamais utiliser de bois traité ou enduit de peinture/vernis, car cela génère des fumées toxiques et polluantes.

Le Cas du Lierre : Intérêt pour le Chauffage et Son Rôle Écologique

Le lierre (Hedera helix) est une plante grimpante persistante qui suscite des débats quant à son rôle écologique et son potentiel en tant que combustible.

Le Lierre comme Combustible

Les informations concernant la capacité du lierre à chauffer sont rares. Il semblerait que le bois de lierre, s'il est bien sec, puisse être utilisé comme combustible. Certains l'utilisent même comme allume-feu une fois sec. Des utilisateurs affirment que le lierre brûle très bien. Néanmoins, il est indispensable qu'il soit bien sec.

Le lierre, en tant que plante grimpante persistante, est souvent considéré comme plein de sève, même en hiver. Cependant, les feuillus persistants ne contiennent pas plus de sève que les caducs; ils sont également au repos en hiver, leurs feuilles restantes leur procurant l'énergie minimale pour leur survie.

Le Lierre et les Arbres Hôtes : Symbiose ou Parasitisme ?

Il existe des opinions divergentes sur la relation entre le lierre et les arbres qu'il colonise. Certains pensent que c'est un parasite et qu'il faut l'enlever, tandis que d'autres estiment qu'ils vivent en symbiose.

Certains témoignages indiquent que les branches entourées de lierre sont mortes. Des experts affirment que le lierre s'accroche et pompe la sève élaborée de l'arbre, la pénétrant et l'affaiblissant, ce qui peut mener à la mort de l'arbre à terme. Si l'on coupe le lierre, la partie trop haute pour être enlevée peut continuer à être néfaste car le lierre se nourrit directement de la sève élaborée et peut se régénérer. Il est donc nécessaire de bien tout retirer et de vérifier que le lierre (feuilles et "tronc" ou liane) devienne jaune brun pour confirmer sa mort.

D'autres pensent que le lierre ne s'ancre que dans les parties pourries des arbres déjà mal en point et ne ferait que grimper après un arbre en pleine santé. Certaines observations montrent de très beaux arbres supportant des lierres, avec des tiges plus grosses qu'un bras, et que les "racines" des lianes ne pénètrent pas le tronc de l'hôte, mais seulement les aspérités de surface. Cependant, le lierre a la capacité d'élargir une petite aspérité pour se créer un passage, quitte à "exploser" le support.

Arbre couvert de lierre avec des branches mortes

Le Lierre et l'Isolation des Bâtiments

Outre son rôle potentiel comme combustible, le lierre joue un rôle important dans la régulation thermique urbaine. Les plantes grimpantes comme le lierre ou la vigne vierge, par effet d'ombrage et par évapotranspiration, s'avèrent aussi, sinon plus, performantes que la végétation au sol et les arbres pour le rafraîchissement de l'atmosphère des villes (lutte contre les îlots de chaleur urbains) et l'isolation des bâtiments en période de forte chaleur.

Des études ont analysé l'efficacité d'une couche de lierre recouvrant un mur, en mesurant les températures internes et externes en période hivernale. Les murs végétaux à feuilles persistantes, comme le lierre, offrent une isolation performante en hiver, améliorant ainsi le confort thermique et réduisant la dépense énergétique de chauffage. Néanmoins, des feuillages caducs (comme la vigne vierge) peuvent être préférables dans certains cas, notamment dans les régions au climat doux et pour les bâtiments principalement fréquentés en journée.

Il est à noter qu'il ne faut jamais placer un lierre contre une façade, car il est capable de désjointer la brique ou le parement et de passer au travers, comme pour les arbres. Avec le temps, cela peut être source d'infiltration d'eau et entraîner des dommages à l'intérieur du bâtiment.

Choisir son Bois de Chauffage : Conseils Pratiques

Pour choisir son bois de chauffage, il est important de considérer l'utilisation prévue.

  • Cheminée ouverte : Le chêne ou le charme sont de bonnes options.
  • Poêle / Cheminée fermée : Si c'est le chauffage principal, le chêne ou le charme, avec leurs très bons apports calorifiques, sont recommandés. Pour les poêles à bois canalisés ou bouilleurs, la compatibilité avec le système est à prendre en compte.

Il existe également des bûches densifiées ou compressées, composées de sciures ou de copeaux de bois sans additif. Elles produisent moins de fumée et de cendres, offrant une combustion parfaite et réduisant l'espace de stockage. Elles sont trois fois plus performantes que le bois traditionnel. Des bûches "de nuit" se consument pendant environ 6 heures pour maintenir une bonne température.

Poêle à bois moderne dans un salon

Auto-production de Bois de Chauffage

Pour les amateurs bûcherons et les affouagistes (ceux qui ont le droit de prendre du bois dans une forêt qui ne leur appartient pas), faire son bois de chauffage soi-même est une option. Cela implique des techniques d'abattage et de stockage appropriées. Des outils tels que les perches-scies élagueuses télescopiques peuvent être utiles pour retirer le lierre des arbres.

Le Bois Sec : Une Nécessité

Le bois sec est un produit saisonnier. Plus on avance dans l'hiver, moins on en trouve. Il faut donc être prévoyant et constituer un stock suffisant au printemps pour qu'il finisse de sécher durant l'été. La moyenne nationale de consommation est d'environ 7 stères. Pour des habitations plus grandes ou des climats froids et humides, la quantité peut être bien plus importante, comme 20 tonnes pour une maison de 280 m² avec 3,8 mètres de hauteur sous plafond dans un climat froid et très humide.

En fin de compte, la densité du bois est ce qui détermine sa combustion. Tous les bois fournissent de l'énergie, la différence essentielle étant la manutention. Pour une même énergie, il y a environ deux fois plus de bois à transporter pour un bois léger que pour un bois lourd.

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