Le bonsaï, un art millénaire d'origine orientale, incarne une miniaturisation harmonieuse de l'arbre tel qu'il se développerait naturellement. Loin des images d'arbres rabougris et souffreteux, un véritable bonsaï représente la force, la vigueur, et l'aspect changeant au fil des saisons. Isabelle et Rémy Samson, pionniers du bonsaï en France, soulignent que cet art, bien qu'ancestral, est accessible à tous.

L'histoire du bonsaï s'enracine d'abord en Chine, puis au Japon qui l'a codifié et lui a conféré ses lettres de noblesse. En Asie, les bonsaïs accompagnent toutes les fêtes importantes, tandis qu'en France et en Europe, cet art ancestral est parfois perçu comme une affaire d'initiés. Il est vrai que l'on trouve aujourd'hui des bonsaïs peu coûteux, mais leur espérance de vie est souvent très aléatoire, ternissant la réputation des véritables bonsaïs. Isabelle et Remy Samson, qui ont consacré leur vie à cette discipline, affirment : « Un bonsaï est similaire à l’arbre qu’il serait devenu à l’état spontané. C’est un arbre heureux de vivre et qui ne souffre pas. D’ailleurs, les bonsaïs vivent en général plus longtemps que la même espèce dans la nature ».
Le Mythe et la Réalité de la Miniaturisation
Un grand nombre de fausses idées circulent sur la « naissance » d'un bonsaï. Certains pensent qu'il s'agit d'une variété spécifique ou même d'une transformation génétique. Or, il n'en est rien. Il n'existe pas de variétés ni de graines spécifiques pour produire un bonsaï. La miniaturisation provient uniquement d’une adaptation de la plante aux conditions de culture et à la taille. La preuve en est simple : si un bonsaï est replanté en pleine nature, les feuilles reprennent leur taille initiale.
Prélèvement dans la Nature : Une Pratique Interdite et Souvent Vaine
Il serait tentant de prélever des arbres poussant naturellement sur des rochers ou dans un milieu hostile, dont le volume des racines et des branches est naturellement réduit, pour les replanter en tant que bonsaï. Cependant, non seulement c'est strictement interdit, mais en général, l’opération est vouée à l’échec. Isabelle Samson explique : « On assiste à un saccage du milieu naturel et, de plus, l’arbre meurt au bout de 2 ou 3 ans, voire plus tôt ». Les spécialistes asiatiques qui prélèvent des spécimens dans la nature le font en plusieurs étapes, en cerclant les racines sur plusieurs années avant le prélèvement. Pour un débutant, il est également long et difficile de former un bonsaï à partir d'un semis. Isabelle Samson conseille aux néophytes d'acquérir un bonsaï jeune, déjà formé et miniaturisé, pour une approche plus simple et accessible.
Le Bonsaï Aujourd'hui : Sérénité et Bien-être
Dans l’art du bonsaï, l’homme entretient un rapport très étroit avec son arbre, qui lui procure sérénité et bien-être. « L’arbre vous rendra au quintuple tout ce que vous lui donnerez », affirme Isabelle Samson. C'est également une occupation très contemporaine. « Passer quelques minutes chaque jour à s’occuper de son bonsaï permet de se régénérer », ajoute-t-elle. « Un bonsaï réussi est un monde miniature dans lequel il est fascinant et agréable de se projeter… ».
Choisir la Bonne Espèce : Intérieur ou Extérieur ?
Toutes les plantes ligneuses ou vivaces peuvent être miniaturisées. Les espèces à petites feuilles seront plus faciles et plus rapides à former. À l'inverse, certaines espèces de lianes comme la glycine resteront longtemps frêles avant de former un beau sujet. Le choix dépend surtout de l'endroit où le bonsaï sera installé. Il existe des bonsaïs d'extérieur et des bonsaïs d'intérieur, et il est essentiel d'en tenir compte. La plupart des bonsaïs ont dans tous les cas besoin de lumière, et l'emploi d'une lampe photosynthétique adaptée est souvent recommandé en appartement. Pour Remy et Isabelle Samson, la culture d'un bonsaï demande certes au départ les conseils d'un spécialiste, mais ensuite, elle n'est pas plus difficile que celle d'une plante d'appartement.
Il est important de noter qu'en réalité, il n'existe pas d'espèces d'intérieur à proprement parler. Les bonsaïs sont des arbres et, en tant que tels, ils vivent à l'air libre dans leur lieu d'origine. De nombreuses variétés de plantes d'origine principalement tropicale peuvent être cultivées à l'intérieur, car les caractéristiques physiques des lieux où elles poussent dans la nature sont les plus proches de celles de nos appartements. Les bonsaïs sont des êtres vivants et chacun est différent des autres.
Soins de base du bonsaï d'intérieur - Mistral Bonsai
Les Cinq Règles d'Or du Bonsaï
Pour assurer la bonne santé et la longévité de votre bonsaï, suivez ces cinq règles d'or :
- Arroser et laisser l’eau s’écouler : Un arrosage régulier mais modéré est essentiel. Les bonsaïs sèchent plus rapidement en raison de la quantité moindre de terre dans leur pot. Il est préférable d'arroser parcimonieusement mais plus fréquemment, surtout si votre bonsaï vit dans un intérieur chauffé et donc plus sec. Arrosez par pluie fine ou vaporisation pour éviter que la terre humide ne s’agglomère aux racines, ce qui les ferait pourrir.
- Protéger si besoin du gel et du plein soleil : Si les espèces d’extérieur supportent bien les températures hivernales, n’hésitez pas à protéger les pots et les racines s’il gèle. Pour les bonsaïs d'intérieur, une exposition lumineuse sans plein soleil derrière une vitre est idéale.
- Renouveler la terre comme dans la nature : Le rempotage est crucial. La fréquence différera selon les espèces, mais plus votre plante est âgée, moins elle aura besoin d’être rempotée. Préparez un mélange de terreau organique fin et de substrat Akadama à l’argile ; votre terre doit être légère et ne jamais retenir l’eau. Installez un lit de gravier au fond de votre pot pour bien drainer le surplus d’eau. Raccourcissez ensuite les racines les plus longues et nettoyez les racines abîmées avant d’installer votre bonsaï dans son nouveau pot, plus grand.
- Apporter un engrais équilibré de type 6-6-6 : Une fertilisation périodique est nécessaire pour reconstituer les nutriments de l'arbre, car ils ont très peu de sol pour puiser des nutriments.
- Choisir un pot adapté à la forme des racines : superficielles ou plus profondes : Le pot doit non seulement être esthétique, mais aussi fonctionnel pour le développement racinaire de l'arbre.
Dix Bonsaïs Coups de Cœur
Pour vous aider dans votre choix, voici dix espèces appréciées pour le bonsaï :
- Le Malus Everest*, le pommier, pour sa floraison et ses fruits décoratifs.
- L’Acer palmatum*, les érables pour leurs feuillages aux coloris chatoyants.
- L’Ulmus parviflora, l'orme de Chine, ses petites feuilles le prédestinent à l’art du bonsaï. Une espèce classique pour le bonsaï, qui est généralement rencontrée dans un style balai à la ramification délicate.
- Le Ficus retusa, le figuier Banyan, facile et fort apprécié pour ses racines aériennes. Le bonsaï ficus compte parmi les espèces les plus faciles à cultiver en intérieur.
- Le Ficus religiosa, le figuier des Pagodes, pour sa forme et sa culture simple.
- Le Podocarpus macrophyllus, le pin des Bouddhistes, l’un des rares conifères d’intérieur. Le bonsaï de podocarpus peut être caractérisé par une hauteur sans pot de 62 cm, un tronc de 6 cm et un nebari de 17 cm.
- L’Eugenia uniflora, le cerisier de Cayenne, donne des fruits comestibles qui étanchent la soif du voyageur.
- Le Metrosideros villosus, le bois de fer, produit des fleurs rouges très décoratives.
- Le Zanthoxylum piperitum, le poivrier du Japon, petit arbre élégant aux baies colorées. Il fleurit au printemps, comme le Carmona.
- Le Murraya paniculata, le bois jasmin, au parfum remarquable et fruits décoratifs.
*Seuls les Malus sp. et les Acer sp. se cultivent en extérieur toute l'année.
Rémy et Isabelle Samson, qui importent, cultivent et vendent des bonsaïs depuis 40 ans, abritent aujourd'hui près de 10 000 sujets, tous uniques. Ils proposent également des cours, des ateliers et des stages. Leur Musée du Bonsaï se trouve au 25 rue de Chateaubriand, 92290 Chatenay-Malabry.

Le Cèdre Bleu de l'Atlas en Bonsaï : Un Joyau Visuel
Le cèdre bleu de l'Atlas (Cedrus atlantica 'glauca') offre l'une des couleurs de feuillage les plus spectaculaires de toute la pratique du bonsaï. Sa superbe couleur bleu bébé lui confère un attrait ornemental et visuel considérable. Mais la couleur n'est pas la seule caractéristique qui fait le mérite du bonsaï de cèdre bleu de l'Atlas.
Exposition au Soleil et Température
Les bonsaïs de cèdre bleu de l'Atlas préfèrent le plein soleil. En dehors des régions de croissance les plus chaudes et sèches au plus fort de l'été, leur offrir une légère protection contre le soleil de l'après-midi le plus intense aidera à maintenir la profondeur de leur couleur bleue. Lorsque le cèdre bleu de l'Atlas est exposé à un excès de soleil, sa couleur peut s'estomper, faisant virer le feuillage au vert chartreuse.
Ces bonsaïs peuvent tolérer des températures chaudes et froides. En ce qui concerne la chaleur, les arbres peuvent supporter bien plus de 38°C (100°F). Si la température dépasse ce seuil, il est judicieux de les protéger du soleil intense de l'après-midi. Si les jours dépassent constamment 38°C (100°F), vous pouvez placer votre arbre sous une toile d'ombrage de 20 à 30%. Les bonsaïs de cèdre bleu de l'Atlas sont également très tolérants au froid, et plus le contenant est peu profond, plus l'arbre est sensible aux basses températures. Les arbres cultivés dans un contenant peu profond ne doivent pas rester à des températures inférieures à -6°C (20°F).
Fertilisation, Taille et Ligature
Étant donné que les arbres ont très peu de sol pour puiser des nutriments, un entretien approprié du bonsaï de cèdre bleu de l'Atlas comprend une fertilisation périodique pour reconstituer les nutriments de l'arbre. Tout engrais liquide polyvalent peut être utilisé à cette fin.
Au printemps, les bourgeons du bonsaï de cèdre bleu de l'Atlas commencent à gonfler et à accumuler d'énormes quantités de sucres et d'amidons. C'est le meilleur moment pour :
- Effectuer une réduction structurelle des branches lourdes.
- Tailler les pièces plus fines.
- Rétablir la vigueur.
- Redistribuer la forme.
Tout au long du printemps, le bonsaï de cèdre bleu de l'Atlas peut être taillé à volonté, à condition que l'arbre soit fort et sain. La taille de post-floraison peut être effectuée de la fin du printemps au début de l'été jusqu'à la mi-fin de l'été.
Les jeunes branches flexibles du bonsaï de cèdre bleu de l'Atlas sont facilement ligaturées. La ligature de l’arbre permet de lui donner sa forme si particulière : elle consiste à entourer d’un fil d’aluminium ou de cuivre une ou plusieurs branches pour en orienter la forme. Il s’agit ensuite d’enlever le fil dès que la branche aura pris la forme, et juste avant que la branche ne s’épaississe autour du fil.
Rempotage et Santé de l'Arbre
Les bonsaïs de cèdre bleu de l'Atlas sont des arbres sensibles aux racines, ce qui signifie que vous disposez d'une fenêtre de temps très spécifique pour le rempotage. L'arbre doit être en train d'ouvrir activement ses bourgeons et de commencer à s'allonger avant de commencer le processus de rempotage. Une fois ces marqueurs en place, vous disposez d'une fenêtre de 7 jours pour réduire la masse racinaire de l'arbre.
Le Sirococcus est une maladie qui affecte le cèdre bleu de l'Atlas cultivé dans les régions plus humides du monde. Cette maladie fongique provoque le jaunissement du feuillage bleu et peut défolier un arbre entier. Si cela se produit, l'arbre se rétablira généralement, mais vous devrez ajuster l'équilibre de l'eau et de l'oxygène au niveau des racines. Un fongicide approprié peut être appliqué à titre préventif sur un arbre qui a subi une défoliation partielle ou totale pendant plusieurs années consécutives. Cela peut permettre à l'arbre de conserver son feuillage et de gagner en force pour mieux lutter contre le sirococcus la saison suivante. Les acariens dans la masse foliaire sont le principal insecte à surveiller sur le bonsaï de cèdre bleu de l'Atlas.
Dans l'industrie des pépinières, il est courant de greffer le cèdre bleu de l'Atlas pour tirer parti de la valeur ornementale du feuillage bleu et réduire les opportunités de propagation limitées que connaissent les arbres. Cependant, le cèdre bleu de l'Atlas n'est pas toujours greffé. Pour le bonsaï, il est préférable de rechercher des arbres non greffés afin de maximiser la qualité du tronc, en particulier à la base.
Comprendre la Perte de Feuilles
Si votre bonsaï perd ses feuilles, cela dépend de l'origine du problème. Peut-être que votre arbre est à feuilles caduques et que, si c'est l'automne, c'est là son cycle naturel. S'il perd toutes ses feuilles dès son arrivée, c'est probablement dû au changement d'environnement : apportez-lui les soins selon son espèce, il refera de nouvelles feuilles. Attention aussi à une température et à une sécheresse trop élevée, qui peut favoriser la chute des feuilles. Si avant de tomber, les feuilles noircissent aux extrémités, c'est peut-être le signe d'un excès d'eau ou d'une stagnation.
Le Symbolisme du Bonsaï
Les bonsaïs - littéralement « arbre planté en pot » - symbolisent l’harmonie et la paix. Ils représentent aussi le cycle harmonieux entre les hommes et la nature, ainsi qu’entre les éléments. Le principe du bonsaï est de ne pas trop grandir, mais il est possible qu’à force de patience et de bons soins, votre bonsaï finisse par être à l’étroit dans son pot. Le bonsaï de Carmona peut être caractérisé par une hauteur hors pot de 46 cm, un tronc de 2 cm et un nebari de 4 cm. Le bonsaï de Zelkova nire peut avoir une hauteur sans pot de 28 cm, et un tronc de 1,5 cm.
Reconnaître d'Autres Espèces Courantes
Ce guide vous aidera à identifier l’espèce de votre arbre simplement en deux étapes.
- Érable (Acer) : Très courant et facile d’entretien pour les espèces aux feuilles découpées distinctement comme des mains et des lobes à cinq pointes. L'érable du Japon est une espèce de bonsaï d'extérieur, plus robuste.
- Grenadier (Punica granatum) : Une espèce à fleurs rouges et fruits ronds, natif des pays méditerranéens.
- Charme (Carpinus) : Une espèce robuste et dans la plupart des cas des petites feuilles. Ce n’est pas un hêtre au sens strict et il fait partie de la famille du bouleau. Néanmoins, il ressemble beaucoup au hêtre. Les fleurs et fruits sont différents et les bourgeons (plus petits, plus ronds) ne sont pas semblables aux bourgeons très pointus et bruns des hêtres.
- Glycine (Wisteria) : Une vigne volubile et vigoureuse aux feuilles composées, qui produit de longues vrilles et des fleurs en grappes bleues, violettes ou blanches (selon la variété).
- Magnolia : Des arbres aux feuilles relativement larges qui font des grandes fleurs magnifiques au printemps. Selon le cultivar, les fleurs peuvent être blanches, roses, rouges foncées ou pourpres.
- Cognassier (Chaenomeles) : Une espèce qui fleurit et fructifie joliment. Les fruits peuvent être jaunes ou rouges, selon les cultivars.
- Cerisier du Japon (Prunus serrulata) : Un arbre avec un tronc rugueux et sombre et une sublime floraison rose au printemps. Les fleurs s’épanouissent en grappes. Les vieux cerisiers japonais ne doivent pas être taillés trop brusquement au niveau des racines car elles peuvent être sujettes aux maladies fongiques.
- Cognassier à fleurs (Chaenomeles speciosa) : Un héraut classique du printemps japonais, avec des fleurs simples blanches, roses ou rouges, très odorantes, qui apparaissent individuellement sur un arbre sans feuilles, et contrastent joliment avec les troncs noirs et noueux.
- Fuchsia : Il y a de nombreuses sortes de Fuchsia aux différentes couleurs de fleurs.
- Myrte (Myrtus communis) : Un arbuste persistant d'origine méditerranéenne et d'Afrique du Nord, longtemps utilisé comme plante d'ornement.
- Ficus : Un arbre tropical portant des feuilles vertes et brillantes et une écorce grise et lisse. Il montre souvent des racines aériennes.
- Ilex serrata ou Ilex crenata (Houx japonais) : Un arbuste ou un petit arbre de l’Asie du Sud-Est et d’Australie, à l’écorce grise-brune fissurée, et aux feuilles vertes foncées et brillantes avec de petits picots blancs et petits poils. Des fleurs blanches et des petits fruits noirs peuvent apparaître pendant l’été. Le houx japonais est originaire de l’est de la Chine, du Japon, de Corée et de Taiwan.
- Troène (Ligustrum) : Un genre produisant des feuilles très variées, généralement persistantes et parfois panachées. Le troène se ramifie très bien, est facile d’entretien et robuste. Souvent utilisé pour des petites haies, topiaires et plantes en pot.
- Buis (Buxus) : Le buis porte des petites feuilles rondes, vertes et brillantes, et une écorce beige claire. Le buis se prête particulièrement à l'art de la taille.
- Chèvrefeuille (Lonicera) : Cette espèce est souvent confondue avec le buis et montre en effet quelques similitudes. Les fleurs et les fruits sont néanmoins différents et le chèvrefeuille porte des feuilles plus étroites et une écorce qui desquame en bandes.
- Neige de Juin (Serissa foetida) : Un petit arbuste de l’Asie du Sud-Est, aux très petites feuilles, petites fleurs blanches et troncs d’une écorce claire. Certains cultivars portent des feuilles panachées. Quand la plante est taillée, elle dégage une odeur désagréable. La Neige de Juin ne supporte pas le gel et nécessite une température chaude et constante. Elle est très sensible à tout changement de conditions, au déplacement, et souffre du manque de lumière et d’humidité.
- Olivier (Olea europaea) : Un arbre méditerranéen de taille moyenne qui est cultivé par l’humain depuis des milliers d’années. Son tronc s’épaissit très lentement mais l’arbre peut devenir très vieux. Les feuilles sont lancéolées, et d’un vert-gris sur la face supérieure et un gris argenté avec de petits poils sur la face inférieure. Au printemps, des grappes de fleurs blanc-jaunes peuvent apparaître, suivies de fruits verts ou noirs. L’olivier est facile d’entretien, tolère des sécheresses passagères, mais ne supporte pas le gel.
- Crassula (Crassula ovata) : Un arbuste ou petit arbre succulent originaire d’Afrique aux épaisses feuilles brillantes et gros troncs. Il peut produire de petites fleurs blanches. Le Crassula demande beaucoup de lumière et aime l’exposition au plein soleil.
- Pommier sauvage (Malus) : Des fleurs et fruits jolis. Les fruits peuvent être jaunes ou rouges, selon les cultivars.
- Zanthoxylum piperitum (Poivrier du Japon) : Un arbuste originaire d’Asie avec des feuilles opposées et composées. Ses graines sont utilisées comme une forte épice en Asie.
- Duranta (Duranta erecta) : Un buisson ou arbre tropical aux feuilles d’un vert assez clair, des épines et des fleurs bleues claires. Les fruits jaunes-oranges sont toxiques, mais les colombes sauvages aiment les manger.
- Azalée (Rhododendron) : Il y a beaucoup de variétés différentes et énormément de cultivars aux fleurs très attractives. L’azalée satsuki - Rhododendron indicum - est très commune en bonsaï et propose des centaines de beaux cultivars. L’azalée sauvage originale est aussi appréciée. Les azalées ont besoin d’un sol particulier, d’engrais, une eau sans calcium (eau de pluie) et ne doivent pas connaître de sécheresse. Emblème du Népal, l’azalée est originaire d’Extrême Orient. Elle évoque en Chine la nostalgie de son foyer et elle est considérée comme symbolisant la douceur d’une maison. Au Japon, on l’offre pour faire advenir le bonheur dans le foyer. Elle fut introduite en Angleterre aux XVIIIe et XIVe siècle, pour y devenir un incontournable des jardins victoriens. Légère, parfois fragile, elle symbolise en Occident la tempérance, la réserve. Lorsqu’on l’offre elle peut aussi être un signe de sentiments d’amour ou d’affection encore jeune, fragile ou qui peine à s’affirmer.
- Orme de Chine (Ulmus parviflora) : Un arbuste ou un petit arbre d’Asie aux petites feuilles d’un vert brillant. Il peut produire des petites fleurs blanches et des petits fruits noirs. L’écorce est brun foncé, et desquame en flocons, laissant des endroits lisses et plus clairs. L'orme de Chine est une espèce d'« intérieur ».
- Bougainvillier (Bougainvillea) : Un arbuste subtropical, un petit arbre ou une plante grimpante, originaire d’Amérique du Sud. Il porte des feuilles ovoïdes à lancéolées, de longues épines et de grandes fleurs qui peuvent être violettes (la plupart du temps) mais aussi blanches, jaunes ou oranges.
- Mûrier (Morus) : Un arbuste ou petit arbre tropical avec des feuilles composées alternées, qui porte des fleurs blanches odorantes et des petits fruits ovoïdes oranges foncés avec deux graines chacun. L’écorce est beige, presque blanche.
- Pachira aquatica : Une plante d'intérieur populaire, dont le tronc est souvent tressé.
- Genévrier de Chine (Juniperus chinensis) : Une espèce de genévrier avec un délicat feuillage en écaille, qui selon le cultivar, peut aller du vert clair au vert foncé ou au vert bleu, plus fin ou plus grossier. Le tronc est souvent tordu et vrillé, et la plupart des vieux sujets portent des bois morts. C’est une espèce très courante en bonsaï. Le genévrier de Chine est facile d’entretien, mais ne doit pas être trop arrosé. Le genévrier est une espèce de bonsaï d'extérieur.
- Genévrier rigide (Juniperus rigida) : Un genévrier japonais avec des aiguilles pointues, seulement disponible dans les commerces bonsaï, importé du Japon.
- Genévrier commun (Juniperus communis) : Une espèce européenne avec des feuilles pointues, qui sont plus courtes et plus molles que celles du genévrier rigide du Japon.
- Épicéa commun (Picea abies) : Assez couramment utilisé pour le bonsaï, à la différence du sapin, qui est souvent confondu avec lui. L’épicéa est très répandu dans les forêts et les montagnes. Ses aiguilles sont très courtes et pointues, disposées tout autour des rameaux. Les cônes pendent (alors que ceux du sapin se tiennent érigés). L’épicéa est courant en bonsaï grâce à ses aiguilles très courtes et sa belle écorce. Il n’est pourtant pas aisé à entretenir, car il bourgeonne difficilement en arrière, et les branches tendent à reprendre leur position initiale des années après la ligature. Les jeunes épicéas n’ont pas beaucoup de caractère, mais les vieux yamadoris peuvent apparaître très intéressants et montrer de beaux bois morts.
- Épicéa du Japon (Picea jezoensis) : Rare, recherché et cher. Il a des aiguilles plus courtes que l’épicéa commun européen et parfois une forme plus élégante, mais partage les mêmes besoins.
- If (Taxus baccata) : Un buisson ou petit arbre souvent utilisé pour les haies. Le feuillage est vert foncé et les fruits sautent aux yeux avec leur arille rouge clair. L’if est un conifère, mais ne porte pas de cônes (ce qui est une contradiction…). C’est l’un des rares conifères qui peut vivre à l’ombre. Dans un pot à bonsaï, il doit être protégé des forts gels car ses racines charnues sont sensibles.
- Pin noir du Japon (Pinus thunbergii) : Un arbre originaire du Japon au port caractéristique droit formel, qui est le plus souvent aussi utilisé pour le bonsaï. Un robuste pin des régions côtières du Sud du Japon avec des aiguilles fortes et pointues qui poussent par paires et une écorce rugueuse très attractive. L'entretien et la mise en forme du pin noir n’est pas facile car des techniques particulières sont nécessaires pour réduire la longueur des aiguilles. Le pin est une espèce de bonsaï d'extérieur.
- Podocarpe (Podocarpus macrophyllus) : Un buisson ou arbre tropical aux feuilles ressemblant à de larges aiguilles vert-foncées. Le fruit porte un arille, comme les ifs.
- Hinoki (Chamaecyparis obtusa) : Un arbre du Japon au feuillage délicat en écailles qui est arrangé comme des éventails sur certains cultivars.
- Cèdre (Cedrus) : Les cèdres possèdent de longues branches horizontales, avec des pousses dimorphiques.
- Pinus densiflora : Se trouve au Japon, en Corée et en Chine. Une élégante espèce de pin originaire des régions montagneuses du Japon, souvent avec des aiguilles bleutées.
- Pin blanc du Japon (Pinus parviflora) : Ce qui lui est très particulier c’est que cinq aiguilles poussent en bouquet, alors que la plupart des autres pins portent seulement des paires d’aiguilles. Le pin blanc s’habille d’une écorce lisse quand il est jeune, mais on le trouve souvent greffé sur un pin noir qui porte une écorce très rugueuse.
- Pin sylvestre (Pinus sylvestris) : Cette espèce de pin est très répandue en Europe et facile à reconnaître grâce à son écorce rougeâtre sur la partie supérieure de son tronc. Ses aiguilles sont plus fines que celles des pins de montagne. Le pin sylvestre est bien adapté pour de nombreux styles de bonsaï, porte une belle ramification et un feuillage délicat.
- Pin de montagne (Pinus mugo) : Le pin de montagne européen est adapté aux besoins du bonsaï et peut produire de très courtes aiguilles. Dans la nature, il se présente souvent avec des troncs tordus et courbés qui les rendent très intéressants ; son bois mort est magnifique et résistant. Cet arbre croit dans les montagnes européennes.
- Mélèze d’Europe (Larix decidua) : Les aiguilles poussent en grappes sur des pousses courtes et réparties uniformément sur les longues pousses. Elles sont flexibles et douces, mais pas pointues. En automne le feuillage passe au jaune doré et tombe. Le mélèze est facile d’entretien, aime la lumière du soleil et supporte le gel.
- Mélèze du Japon (Larix kaempferi) : Ce conifère caduc est très semblable au mélèze d’Europe et s’hybride facilement avec celui-ci.
- Mélèze hybride (Larix x eurolepis) : Croisement entre les mélèzes d’Europe et du Japon.
- Cyprès chauve (Taxodium distichum) : Un arbre du Sud des États-Unis d’Amérique et d’Amérique Centrale qui peut pousser sur des sols très humides. Les feuilles sont alternées, vertes claires au printemps, et plus tard vertes foncées ; elles sont douces et pas pointues. Contrairement au mélèze, les aiguilles ne se groupent pas en grappes, mais se distribuent en spirale autour des longues pousses et latéralement sur les pousses secondaires. En automne, le feuillage passe au brun rougeâtre, avant de tomber. Le tronc porte une écorce rouge qui desquame en bandes. Le cyprès chauve croit normalement en droit formel et ce style est généralement utilisé pour les bonsaïs de Taxodium.
- Métaséquoia (Metasequoia glyptostroboides) : Cette essence vient de Chine et ressemble beaucoup au cyprès chauve, mais porte des feuilles opposées.
- Séquoia (Sequoia sempervirens) : Le séquoia n’aime pas les sols mouillés, contrairement au cyprès chauve.
L'Entretien du Bonsaï : Une Relation Harmonieuse
L'élégance et la délicatesse de l'art de l'arbre miniature impressionnent parfois. L’entretien du bonsaï reste toutefois assez simple, à condition de bien connaître les besoins propres à l’espèce de sa plante. Vous devrez également adapter vos soins aux conditions de vie du bonsaï, en intérieur ou en extérieur. Un bon entretien commence par une bonne exposition, lumineuse sans plein soleil derrière une vitre.