
Le concept de « bordure » se manifeste sous des formes diverses et parfois inattendues, structurant à la fois nos espaces extérieurs et les dynamiques sociales qui nous entourent. De la délimitation raffinée d'une allée de jardin à la complexité des frontières politiques, les bordures jouent un rôle essentiel dans l'organisation, la protection et la perception de notre environnement. Cette exploration se propose d'examiner la multifacette des bordures, qu'elles soient conçues pour embellir un jardin, protéger une habitation ou marquer les limites d'une nation.
Les bordures de jardin : structure, esthétique et praticité
L'aménagement paysager tire une grande partie de son charme de l'utilisation judicieuse des bordures. Une bordure de jardin élégante peut véritablement mettre en valeur un espace extérieur, servant non seulement à séparer la pelouse, mais aussi à délimiter joliment un sentier ou un parterre de fleurs. Elles offrent une apparence nette et élégante, contribuant à créer un environnement calme et ordonné. L'utilisation d'une bordure dépend des matériaux employés et des zones que l'on souhaite spécifiquement séparer les unes des autres.
Avantages esthétiques et fonctionnels des bordures de jardin
Les bordures de jardin offrent une multitude d'avantages, alliant l'esthétique à la praticité. Un beau sentier de jardin ou une terrasse perméable aménagée avec du gravier décoratif gagne en cachet en utilisant une bordure de jardin. Si l'on aménage une allée ou un parking en gravier, il est préférable d'installer des tapis de gravier sous le gravier décoratif, les côtés pouvant alors être dotés d'une bordure. La pose de gazon synthétique en est un bel exemple, où une bordure peut dissimuler les côtés moins gracieux et protéger le gazon contre le vent fort et les rafales de vent. La bordure Drainbase, par exemple, a été spécialement conçue pour délimiter le gazon synthétique de manière simple et épurée. Elles sont également bénéfiques pour l'aménagement d'un gazon naturel, pour délimiter un potager ou un étang.
Que l'on dispose d'une pelouse bien entretenue, d'un parterre de fleurs décoratif, d'une allée de gravier ou d'un potager, les bordures aident à garder le jardin organisé, propre et attrayant. Dans le domaine de l'aménagement paysager, chaque détail compte, et les pavés, bordures et bandes jouent un rôle essentiel dans l'amélioration de l'attrait esthétique et de la fonctionnalité des espaces extérieurs. Ces éléments ont le pouvoir de transformer les allées, patios et allées ordinaires en œuvres d'art captivantes. Non seulement ces bordures définissent les limites et guident le mouvement, mais elles confèrent également à l'espace extérieur un charme personnalisé.
Les bordures de pavés : un rôle essentiel dans l'aménagement
Une bordure de pavé fait référence à un bord ou à une limite distincte créée en utilisant des unités de pavage spécifiques, distinctes des pavés de champ principaux dans un projet de pavage. Les bordures de pavés servent à la fois un objectif de soutien et un objectif fonctionnel. Elles doivent s'harmoniser avec les pavés de champ, se fondant parfaitement dans la conception globale d'une allée, d'un patio ou d'une passerelle. Elles agissent comme une aide visuelle, guidant discrètement les visiteurs et garantissant qu'ils restent sur le chemin prévu lorsqu'ils traversent le paysage. De plus, elles délimitent les espaces extérieurs, évitant que de grandes terrasses monotones composées d'un seul type de pavé et d'une seule couleur ne manquent d'intérêt visuel et ne semblent écrasantes en raison de leur échelle. Enfin, en délimitant clairement les bordures, les bordures de pavés contribuent à la sécurité d'éléments comme les piscines ou les marches. Les pavés Unilock, avec leurs textures de surface authentiques imitant divers matériaux et leur résistance supérieure, peuvent aider à créer l'ambiance parfaite pour un espace qui ressemble à un agrandissement naturel de la maison. En comprenant l'importance et le potentiel des bordures de pavés, il est possible de rehausser la conception pour créer un espace extérieur visuellement captivant et utile.
Bandes de propreté ou bandes stériles : l'importance fonctionnelle au pied des murs

Au-delà des aspects purement esthétiques du jardin, les bandes de propreté, aussi appelées bandes stériles, bien que souvent délaissées au détriment d'éléments plus décoratifs, sont essentielles pour maintenir l'intégrité, l'esthétique et la durabilité des abords d'une maison. Une bande de propreté est une zone aménagée autour de la base d'un bâtiment ou le long d'un mur ou muret, généralement située au pied des murs extérieurs. Cette bande est le plus souvent réalisée en minéraux (graviers, pierres, cailloux de différents calibres, galets, pavés ou dalles), la maison étant ainsi entourée d'une ceinture de graviers.
Elle sert principalement à protéger les murs contre les salissures, l'humidité et les infiltrations, et permet de prévenir toutes projections de gazon et d'herbe sur la façade. Elle facilite également le passage de la tondeuse, qu'il s'agisse d'un robot de tonte, d'un coupe-bordure de type rotofil, ou d'une tondeuse mécanique, manuelle, thermique ou électrique. L'amélioration du drainage est un avantage majeur : lorsqu'elle est bien conçue, une bande de propreté de façade permet de drainer efficacement l'eau de pluie, réduisant ainsi les risques d'infiltrations et de remontées capillaires dommageables pour les murs et à terme pour les fondations. La pose d'un drain et leur raccordement au réseau d'eau pluviales dans les règles de l'art doit être réalisée par un professionnel. Ces drains seront ensuite recouverts de pierres (tout venant par exemple), elles-mêmes drainantes. Ce "canal" réalisé sur le pourtour de la maison ou du mur concerné, une fois comblé, sera, soit une bande de propreté ou bande stérile sans autre fonction que de drainer la proximité immédiate du mur concerné et aura une largeur de 30 (mini) à 50 cm, ou sera utilisé comme allée de circulation ou d'accès et aura alors une largeur de 60 cm (mini) à 1 mètre ou plus. La largeur maximale dépendra de la taille du terrain. Plus celui-ci sera grand, plus l'allée, proportionnellement, sera importante. Pour la petite histoire, ce drain est aussi appelé "drain français", mais le nom vient de son inventeur américain Henry Flagg French.
La facilité d'entretien est un autre avantage : une bande propre et bien délimitée simplifie le nettoyage des abords de la maison, notamment lors de l'utilisation d'un nettoyeur haute pression. Elle évite également que les outils de jardinage ou les tondeuses ou les coupes bordures n'endommagent la façade en la longeant. Cette zone sans végétaux, sans herbe ni arbustes, doit pouvoir laisser passer un humain et son escabeau pour nettoyer une fenêtre ou accéder aux gouttières. Esthétiquement, une bande de propreté apporte une touche en créant une transition nette entre la maison et le jardin ou les allées, surtout si une bordure de jardin sépare les graviers de la pelouse. Des bordures invisibles en acier galvanisé, en aluminium assorties aux huisseries, ou en acier corten pour leur couleur chaude et neutre, sont des options possibles. Les bordures en aluminium thermolaquées (peintes) peuvent être partiellement enterrées pour ne laisser dépasser que la différence de niveau entre deux surfaces, et sont disponibles en plusieurs coloris pour s'assortir aux éléments architecturaux de la maison et du jardin.
Matériaux et installation des bandes de propreté
Le choix du matériau pour une bande de propreté dépend des besoins spécifiques et de l'esthétique souhaitée. Les graviers sont naturels, décoratifs et faciles à installer, offrant une bonne perméabilité et un drainage efficace. La pose d'une bordure de jardin limitera le mélange des matériaux et l'invasion de la pelouse. Pierre naturelle, pierre reconstituée, gravillons, copeaux de schiste, galets, le choix est vaste, l'idéal étant d'avoir des cailloux un peu grossiers qui ne rouleront pas les uns sur les autres afin d'obtenir une petite pente descendante vers l'extérieur. Les plaques alvéolaires (stabilisateur de sol) permettent de disposer des graviers en couche plus fine et plus stable, intégrant directement le géotextile en sous-face, et leurs bords peuvent être bordés d'une volige en acier galvanisé. Les pavés ou dalles, bien que plus difficiles à installer (nécessitant un lit de sable et une stabilisation des bords), sont idéaux pour un aspect net et structuré, et sont durables, particulièrement intéressants pour une allée piétonne ou carrossable.
Pour installer une bande de propreté, il est préférable de prévoir ces aménagements extérieurs dès les travaux de terrassement d'une construction neuve, mais il n'est jamais trop tard pour les installer sur une construction plus ancienne. Il faut d'abord préparer le terrain en creusant une tranchée d'au moins 20 cm de profondeur autour de la base des murs extérieurs, voire plus si les fondations sont très profondes, et profiter de l'occasion pour installer une protection de soubassement étanche en membrane ou en enduit bitumineux. La largeur de la bande de propreté est de 30 cm au minimum, mais peut être beaucoup plus si on souhaite l'utiliser comme une allée. Ensuite, il convient d'installer un drain périphérique, généralement un tuyau de drainage perforé de 100mm, rigide pour les lignes droites ou annelé et souple pour les rénovations difficiles d'accès. Ce tuyau drainant sera de préférence posé sur un béton maigre avec une pente d'au moins 1%. Des regards ou des cheminées d'accès dans les angles permettent de créer les intersections et facilitent l'entretien ultérieur. La pose d'un feutre géotextile en fond de forme est essentielle pour éviter la propagation de la terre dans les graviers, et le drain lui-même sera protégé par un filtre géotextile afin d'éviter la migration des particules de terre vers le drain et son colmatage progressif, empêcher la pousse de mauvaises herbes tout en assurant la perméabilité du sol. Il existe même des produits de drainage innovants entourés d'une membrane filtrante simplifiant la mise en œuvre, comme le Batifibre SN4. Enfin, la tranchée sera comblée avec des granulats de diamètre décroissants, et pour finir le gravier décoratif sous lequel on aura placé un autre géotextile ou bien une couche de sable bien compactée et des pavés.
Les bordures nationales : entre histoire, politique et enjeux humains

Le terme « bordure » prend une tout autre dimension lorsqu'il s'agit des frontières nationales, particulièrement celles des États-Unis. Le peuple américain s'est construit sur plusieurs cultures, et les États-Unis accueillent le plus d'immigrés au monde. Cependant, 11 millions de personnes vivent de façon illégale aux États-Unis, et certains Américains sont aujourd'hui contre l'arrivée d'étrangers dans leur pays. Cette tension se manifeste de manière flagrante à la frontière américano-mexicaine, où les discussions autour d'un mur ont dominé le débat public.
Le mur de la discorde : une frontière déjà bien délimitée
Lors de sa campagne électorale, Donald Trump a promis de construire un mur pour fermer totalement la frontière entre son pays et le Mexique. Cependant, plusieurs barrières physiques existent déjà. Le président Donald Trump s'est adressé aux Américains depuis la Maison Blanche le 8 janvier 2019, à propos du mur à la frontière mexicaine qu'il aimerait voir construire. Il a déclaré que "au fil des ans, des milliers d'Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d'autres vies seront perdues si nous n'agissons pas tout de suite", réclamant une nouvelle fois 5,7 milliards de dollars (4,9 milliards d'euros) pour "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton".
Les deux pays sont en réalité séparés par des structures physiques depuis trente ans. Donald Trump voulait obtenir du Congrès un financement de 5,3 milliards de dollars pour poursuivre le mur de séparation entre les États-Unis et le Mexique, qui occupe déjà 1 052 kilomètres le long d'une frontière qui fait 3 144 kilomètres, de San Diego, sur le Pacifique, à l'embouchure du Rio Grande, dans le golfe du Mexique. Faute d'accord, le président des États-Unis a bloqué le financement du gouvernement fédéral, entraînant le plus long shutdown (fermeture) de son histoire.
Pourquoi Trump veut-il construire un mur entre les États-Unis et le Mexique ? - 1 jour, 1 question
Contrairement à la perception populaire, Donald Trump n'a pas construit un seul mètre de mur. George H. W. Bush (1989-1993), Bill Clinton (1993-2001), George W. Bush (2001-2009), Barack Obama (2009-2017), tous les présidents américains ont construit le mur entre les États-Unis et la frontière mexicaine. Tous, sauf Donald Trump, qui n'a, pour l'instant, pas pu ajouter un mètre de barrière nouvelle. Dès la fin 2015, Donald Trump avait demandé la construction d'un mur supplémentaire de 1 000 miles (1 609,34 km), arguant que "nous avons vraiment besoin de 1 000 miles. La frontière fait 2 000, mais il y a des barrières naturelles qui sont assez bonnes, pas autant que le mur, mais assez bonnes : vous savez quoi, utilisons-les."
L'affaire a commencé en 1990, sous George Bush père, lorsque fut érigé un grillage à San Diego, en Californie, d'où affluaient les immigrants illégaux. À partir de 1993, Bill Clinton lutte contre l'immigration clandestine et fait construire, trois ans plus tard, une barrière infranchissable de 14 kilomètres. Celle-ci fit chuter les interpellations par la police des frontières (la Border Patrol, chargée de surveiller les frontières et non les points de passage légaux) de 480 000 en 1996 à 100 000 en 2002. Les migrants ont alors emprunté d'autres routes, plus à l'est, ce qui conduisit les ranchers à poser des barbelés sur leurs propriétés. En 2006, le président George W. Bush fit approuver le principe d'une construction d'une barrière de 700 kilomètres, le Secure Fence Act, qui fut votée par 283 représentants contre 138 et 80 sénateurs sur 19, dont les sénateurs démocrates Barack Obama et Hillary Clinton. La quasi-totalité des travaux fut achevée en avril 2009, quelques mois après l'entrée en fonction de Barack Obama, mais se poursuivit jusqu'en mai 2011. L'affaire a coûté environ 2,4 milliards de dollars, soit presque la moitié de ce que demandait Donald Trump (5,7 milliards de dollars).
Une géographie frontalière complexe et hétérogène
Les 1 052 kilomètres de barrière se concentrent sur la frontière terrestre, cheminant de la Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique avant d'arriver sur les rives du Rio Grande à la ville frontière d'El Paso (680 000 habitants), à l'extrême ouest du Texas, en face de Ciudad Juarez (environ 1,5 million d'habitants). Cette barrière est variée : 570 kilomètres sont une frontière empêchant les piétons de passer, 482 bloquent seulement le passage des voitures (des rondins avec des barbelés), dans des régions désertiques où l'on meurt de soif si l'on est à pied. Sur cette zone longue de 1 265 kilomètres, 948 kilomètres de barrière existent (75 % de la frontière), selon un rapport du United States Government Accountability Office (l'équivalent de la Cour des comptes) pour le Congrès, de février 2017.
Pour l'instant, hors de la ville d'El Paso, il n'y a rien, ou presque. Reste la frontière avec le Texas, marquée par le Rio Grande (2 084 kilomètres). Sur les 1 434 kilomètres de frontière au-delà de la région d'El Paso et celle dite de la vallée du Rio Grande, où s'est rendu début janvier Donald Trump, seuls 16 kilomètres de mur existent. Zone montagneuse atteignant 2 400 mètres d'altitude, canyons, déserts torrides, absence de ville et de route, la région est inhospitalière. Jusqu'à ce qu'on arrive dans la vallée du Rio Grande, à McAllen, bande agricole et urbanisée aux portes du golfe du Mexique. Sur 440 kilomètres de frontière, il existe une barrière de 88 kilomètres. C'est dans cette région que s'est reportée l'immigration illégale.
L'efficacité des mesures frontalières et l'évolution des profils de migrants
Les chiffres montrent que la politique suivie par les États-Unis depuis une quinzaine d'années a été efficace. Selon le ministère de l'Intérieur américain (le Department of Homeland Security), les entrées illégales sont passées de 2 millions à 624 000 entre 2006 et 2016, tandis que les entrées non détectées - par définition sujettes à estimation - se sont effondrées, passant de 851 000 en 2006 à 62 000 en 2016. Les autorités américaines estiment qu'elles ont neuf chances sur dix d'interpeller un clandestin contre sept chances sur dix il y a dix ans.
Après un recul en 2017, 2018 a vu la situation se détériorer de nouveau. Les interpellations hors des points de passage ont atteint 396 000 (+ 30 % en un an), tandis que 124 000 migrants ont été arrêtés à un poste de frontière (+ 12 %). Deux tiers des tentatives illégales de passage ont eu lieu dans la région de McAllen (vallée du Rio Grande). C'est cette zone qui a la priorité de Donald Trump. Début 2018, le Congrès a débloqué 1,375 milliard de dollars pour des travaux sur 100 kilomètres : la moitié devait servir à renforcer la frontière à San Diego, la seconde à créer de nouveaux murs dans cette vallée du Rio Grande - dont les deux tiers auraient lieu sur les digues anticrues du Rio Grande, dont l'État fédéral a la jouissance perpétuelle et qui ne nécessitent pas de procédure d'expropriation. En février, 14 miles (22 km) de travaux devaient commencer dans la région de McAllen.

Parmi les 520 000 personnes interpellées à la frontière en 2018 (soit en franchissant illégalement la frontière, soit en étant arrêtées à un poste de douane), 93 000 ont demandé l'asile, soit une hausse des deux tiers en un an, selon les estimations publiées en décembre 2018 par les douanes. Le nombre de familles interpellées s'est envolé à partir de 2012, passant de 11 000 à 77 000 en 2016. Le nombre d'enfants seuls interpellés est passé de 8 000 en 2008 à 60 000 en 2016, dont les quatre cinquièmes sont des ressortissants d'Amérique centrale, les autres étant mexicains. Neuf fois sur dix, les familles viennent d'Amérique centrale. Au total, le nombre d'illégaux vivant aux États-Unis est estimé à 12 millions par le gouvernement (chiffre de 2015), tandis que l'institut Pew les estimait à seulement 10,7 millions en 2016. Parmi eux, 6,6 millions de Mexicains - contre 4,6 millions en 2000 ; 4,75 millions vivent au Texas ou en Californie.
La criminalité et l'immigration illégale : faits et perceptions
Donald Trump a souvent associé l'immigration illégale à la criminalité. Il a déclaré que la police des frontières avait arrêté, en deux ans, "266 000 étrangers avec un passif criminel, y compris ceux accusés ou condamnés pour 100 000 agressions, 30 000 agressions sexuelles et 4 000 homicides violents. Au fil des ans, des milliers d'Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays". Pour être précis, selon son rapport 2018, l'Immigration and Customs Enforcement a procédé, pour la seule année 2018 (exercice clos fin septembre), à 158 000 arrestations (+ 10 %) : 105 000 avaient déjà été condamnés et 33 000 étaient poursuivis par la justice. Les détails suivants donnés par Donald Trump sont inexacts. En réalité, parmi tous ces cas, 76 000 concernaient la drogue, 5 350 des agressions sexuelles, 2 028 des homicides (dont 80 % de condamnations). 256 000 personnes ont été expulsées (55 % de Mexicains, 37 % de ressortissants du Guatemala, du Honduras ou du Salvador) ; parmi elles, 5 872 membres de gangs et 42 terroristes avérés ou soupçonnés.
Selon l'administration chargée de la lutte antidrogue, les saisies restent stables. Pour la cocaïne, l'héroïne, le Fentanyl, de 80 % à 90 % des saisies ont lieu aux passages frontaliers. En revanche, pour la marijuana, 61 % des saisies se font en franchissant illégalement la frontière. Il est important de noter que selon l'Académie des sciences américaine, le taux de criminalité des migrants - sans qu'il soit fait de distinction entre légaux et illégaux - est inférieur à celui des natifs américains et le taux d'atteinte aux biens s'est divisé par 2,8 et aux personnes par 3,8 entre 1994 et 2016. Selon l'association militante Cato, la criminalité des illégaux, bien que supérieure à celle des légaux, restait, en 2015 au Texas, inférieure à celles des citoyens américains (2,6 homicides pour 100 000 individus contre 3,1 pour les Américains, 26,4 crimes sexuels contre 28,6).
Souvent, ces personnes fuient la pauvreté, la violence, l'insécurité, la drogue dans leur pays. Au mois de juin, des images, diffusées dans la presse, ont révélé que la police américaine séparait de force les familles de migrants. En 2017, près de 350 000 migrants ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de franchir une frontière pour passer aux États-Unis.
tags: #bordure #allee #americaine