La peau est le plus grand organe du corps du cheval, jouant un rôle crucial de protection contre les facteurs externes tels que les bactéries, les produits chimiques et les températures extrêmes. Elle agit également comme une barrière immunitaire. Les maladies cutanées sont assez courantes chez le cheval et peuvent lui causer beaucoup d’inconfort. Elles peuvent être localisées sur certaines parties précises du cheval, telles que les membres ou l’abdomen, ou elles peuvent se répandre et atteindre plusieurs parties du corps. Comprendre les différentes affections, leurs causes et les traitements appropriés est essentiel pour maintenir le bien-être de l'animal.

I. Infections cutanées bactériennes et fongiques
Les infections cutanées représentent une part significative des problèmes dermatologiques chez les équidés. Elles peuvent être causées par des bactéries ou des champignons et nécessitent souvent une intervention rapide pour éviter des complications.
A. Les Pyodermites
Les pyodermites sont des infections cutanées causées par des bactéries dites pyogènes (qui conduisent à la formation de pus), le plus souvent des staphylocoques, des streptocoques, ou encore Dermatophilus congolensis (responsable de la dermatophilose chez le cheval). Elles se manifestent en général par l'apparition de boutons et de zones dépilées, accompagnés parfois de démangeaisons. Très fréquentes chez le cheval, elles peuvent toucher n'importe quelle zone du corps.
Elles peuvent être primaires, sans cause apparente, ou secondaires à des traumatismes comme des frottements, des irritations, des piqûres d’insectes ou de parasites, liées à de mauvaises conditions environnementales (humidité, chaleur) ou encore des désordres internes. Les pyodermites primaires se manifestent sur peau saine, et sans qu’aucun traumatisme particulier n’ait été identifié, étant le plus souvent dues à des staphylocoques.
Les pyodermites sont dans un premier temps superficielles : elles se limitent à l’épiderme, affectant en premier lieu les follicules pileux (pyodermite folliculaire). Il se forme alors des papules, dues à l’accumulation de cellules inflammatoires dans le follicule. On observe alors à la surface de la peau des bosses, des zones de poils surélevés, avec parfois des croûtes à leur base. Ces zones sont généralement très sensibles et œdémateuses. Ces lésions peuvent alors régresser spontanément suite à la réaction immunitaire, mais le plus souvent elles s’étendent progressivement, entraînant des zones dépilées, donnant au pelage un aspect mité.
En l’absence de traitement, les pyodermites superficielles peuvent évoluer en pyodermite profondes, affectant le derme. Les follicules pileux infectés sont détruits, formant des micro-abcès remplis de pus. On parle alors de furonculose. Les furoncles peuvent par la suite fusionner, conduisant à la formation de nécrose ou d’ulcères cutanés (stade cellulitique).
B. La Dermatophilose
La dermatophilose est une pyodermite superficielle particulière, causée par la bactérie Dermatophilus congolensis. Elle est favorisée par des conditions extérieures humides. Les lésions sont situées préférentiellement au niveau des zones exposées à l’humidité ou à la pluie et où l’eau s’accumule : croupe, dos, encolure, tête, membres. La vie au pré et une litière humide sont des facteurs favorisants.
Appelée souvent la gale de boue, « dermite » ou « dermatite », cette affection se caractérise par des suintements, des lésions croûteuses et des poils emmêlés. Elle ne se produit pas seulement chez les chevaux, mais aussi chez d’autres mammifères. La dermatophilose du paturon, également connue sous le nom de gale de boue, est un autre problème courant qui affecte la peau au bas des membres du cheval, tout particulièrement dans les zones non-pigmentées. Cette affection se caractérise par des lésions qui se forment à l’arrière des paturons. Elle peut parfois être grave. Les chevaux atteints de gale de boue peuvent développer des plaies chroniques et une inflammation persistante. Pour prévenir ce problème de peau, la première chose à faire est d’adopter une hygiène rigoureuse et de surveiller régulièrement les membres de votre cheval.
Le traitement de la dermatophilose dorsale inclut ordinairement le lavage avec un shampooing médicamenteux contenant de la chlorhexidine et le maintien des lésions au sec jusqu’à ce qu’elles disparaissent. Les antibiotiques peuvent être utiles dans les cas graves. Si votre cheval vit au pré et que vous suspectez une gale de boue, il faudra si besoin le rentrer à l’écurie le temps de faire les soins. Avant tout, il faudra limiter la macération : une tonte peut être nécessaire. Laisser les poils de l’ergot qui fonctionnent comme une gouttière peut être une astuce. Puis il faudra désinfecter avec un savon à base de povidone iodée ou de chlorhexidine, et appliquer un soin adapté.
Comment éviter la gale de boue chez le cheval.
C. La Teigne (Dermatophytose)
La dermatophytose, que l’on appelle aussi la teigne, est une autre maladie de peau assez répandue chez les chevaux. Cette dernière est due au développement de champignons dans la peau et les poils de votre animal. Elle se manifestera généralement par une perte de poils (sous forme de plaques rondes) ou un poil anormalement sec et cassant. Attention, car la dermatophytose est très contagieuse, elle peut donc se répandre très rapidement aux autres chevaux d’un haras. Le champignon, dans la majorité des cas Trichophyton equinum ou Trichophyton mentagrophytes, est à l’origine de cette affection. Les lésions peuvent aussi être rouges ou ressembler à une éruption cutanée. La teigne apparaît en général sur le passage de sangle et dans la région sous la selle, mais elle peut se propager à d’autres parties du corps du cheval.
La dermatophytose étant provoquée par des champignons, nous vous recommandons d’utiliser des antifongiques (sous forme de lotion ou par voie orale). Pensez également à bien traiter et assainir l’environnement et le matériel de votre cheval. Des soins rapides permettent de soulager l’inconfort du cheval et de prévenir la propagation du champignon à d’autres animaux ou à l’humain.
Pour commencer, mettez votre cheval atteint de la teigne en quarantaine, car cette affection est très contagieuse, puis désinfectez totalement l’écurie, le matériel et les équipements afin que le parasite ne puisse se réfugier nulle part. Pour votre animal, vous pouvez utiliser une lotion antifongique vétérinaire.
II. Affections cutanées d'origine parasitaire
Les parasites comptent parmi les causes les plus fréquentes de problèmes cutanés chez les chevaux. Les problèmes cutanés sont souvent causés par différentes espèces de parasites qui se fixent sur la peau ou vivent dans le pelage. Le gel Hydro Repair de Doderm apporte un soulagement immédiat à la peau en cas d'irritations dues à une infestation parasitaire. Les problèmes cutanés chez les chevaux causés par des parasites peuvent rapidement entraîner des démangeaisons, des rougeurs et une perte de poils.
A. Les poux
Afin de vous débarrasser des poux sur votre cheval, vous devez le désinfecter (ainsi que les autres chevaux qui ont été en contact avec lui). Il faut également traiter à haute température (100 °C) les équipements présents dans l’écurie.
B. Les verrues
Un papillomavirus est à l’origine des verrues. Elles peuvent toucher les chevaux ainsi que de nombreux autres animaux. Il s’agit des tumeurs cutanées les plus fréquentes chez les chevaux. Le virus qui cause les verrues se transmet par les plaies cutanées ouvertes. Les insectes piqueurs peuvent le transporter. Des produits vétérinaires sont très efficaces afin de supprimer les petites verrues. Si le traitement ne fonctionne pas et que les verrues demeurent, le vétérinaire peut prescrire une microchirurgie afin de les retirer. Quelquefois, notamment chez le jeune cheval, elles peuvent aussi disparaître toutes seules.
C. Les piqûres d'insectes
Le cheval peut faire des réactions allergiques aux piqûres d’insectes ou aux plantes présentes dans son environnement. Ces allergies peuvent se manifester par des démangeaisons, des croûtes, une disparition du poil… Le plus souvent, pour tout compliquer, la piqûre se double d’une réaction allergique du cheval atteint ! Ces boutons peuvent même s’infecter, donnant alors une folliculite. Dans ce cas, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire afin d’identifier la cause et d’obtenir un traitement adéquat.
III. Réactions allergiques et hypersensibilités
Les chevaux souffrent également très souvent d’allergies. Les allergies cutanées sont une cause majeure d'inconfort et de lésions cutanées.
A. La Dermite Estivale Récidivante Équine (DERE)
La dermite estivale récidivante équine (que l’on retrouve aussi sous le sigle DERE) est une allergie aux piqûres de moucherons (appelés Culicoïdes). Elle doit son nom au fait que la DERE est principalement observée pendant la période estivale, généralement d’avril à octobre. Cette réaction allergique particulièrement gênante pour le cheval survient lors des périodes chaudes. Comme pour toute allergie, il faut en supprimer la cause : les piqûres de culicoïdes. Le traitement de cette pathologie consiste à mettre en œuvre des mesures préventives de protection contre les culicoïdes en gardant le cheval à l’intérieur du crépuscule à l’aube, en lui mettant des couvertures spéciales et en appliquant des insectifuges. Sur les lésions, il faudra appliquer un soin apaisant. Les chevaux qui souffrent de DERE ressentent des démangeaisons intenses et grattent souvent la région touchée en se frottant, ce qui donne naissance à des plaies ouvertes et à des infections secondaires.
B. Urticaire
L'urticaire est une réaction allergique qui peut être causée par une alimentation inadaptée, le contact avec certaines plantes ou produits chimiques, ou encore des piqûres d’insectes. Pour dire au revoir aux urticaires de votre animal, commencez par en trouver la cause, ce qui peut être le plus difficile. Il peut s’agir d’orties, de produits d’entretien, d’une alimentation excessive en protéines… Lorsque vous l’aurez identifiée, à vous d’agir pour ne pas que cela se reproduise.
C. Autres allergies cutanées
Certains animaux peuvent développer une allergie aux piqûres d’insectes. D’autres peuvent réagir fortement à certaines plantes ou huiles essentielles (contenue dans certains produits naturels) : il s’agit alors d’allergies dites de contact. La meilleure façon de prévenir une allergie chez votre cheval est de cibler sa source et de l’éliminer de son environnement. Lorsqu’une allergie est importante, votre vétérinaire prescrira de la cortisone à votre cheval, le temps de passer la crise.

IV. Tumeurs cutanées chez le cheval
Les tumeurs cutanées sont des affections importantes à surveiller chez le cheval, car certaines peuvent avoir des implications graves sur sa santé.
A. Les Sarcoïdes
Les sarcoïdes sont des tumeurs cutanées, généralement bénignes, qui peuvent toucher votre cheval. Ces tumeurs peuvent apparaître à n’importe quel endroit sur le corps de votre cheval mais elles sont plus courantes au niveau du ventre, des membres, de l’encolure ainsi que la tête. Elles peuvent également affecter d’autres équidés, y compris les zèbres, les ânes et les mules. On pense que les sarcoïdes sont potentiellement associées à deux types de papillomavirus bovins, BPV1 et BPV2. Les sarcoïdes peuvent apparaître chez les chevaux de tout âge, mais elles sont plus fréquentes chez les animaux plus jeunes. Elles sont normalement bénignes, mais elles peuvent s’ulcérer et s’infecter.
L’apparence des sarcoïdes peut varier beaucoup :
- Sarcoïde occulte : une région plate dépourvue de poils dont la surface est grise et rugueuse. Elle est souvent de forme circulaire et on la confond couramment avec la teigne.
- Sarcoïde verruqueuse : ressemble à une verrue d’aspect rugueux. Toutefois, elle pénètre plus profondément dans le tissu que la sarcoïde occulte.
- Sarcoïde nodulaire : forme des bosses sous la peau qui semblent souvent brillantes. Celles-ci sont de tailles variées. Certaines peuvent mesurer plus de cinq centimètres de diamètre.
- Sarcoïde fibroblastique : est normalement une masse charnue qui croît rapidement et qui peut se développer à la suite d’une plaie cutanée. Il n’est pas rare qu’elle s’ulcère et qu’elle soit « suspendue » à une tige. Cette sarcoïde peut devenir extrêmement invasive et se propager dans la peau environnante.
Les sarcoïdes peuvent être difficiles à soigner et peuvent resurgir après le traitement. Pour cette raison, il s’agit souvent d’une affection frustrante pour les vétérinaires et les propriétaires de chevaux. Dans la majorité des cas, le traitement le plus efficace consiste à retirer complètement la lésion et la peau environnante. Cependant, cela peut s’avérer très difficile, car certaines parties de la tumeur ne sont pas visibles à l’œil nu.
B. Les Mélanomes
Les mélanomes sont des tumeurs qui affectent les cellules mélanocytaires (c’est à dire pigmentaires) de la peau. Ils touchent particulièrement les chevaux à la robe grise (plus de 80 % d’entre eux sont concernés lorsqu’ils ont plus de 15 ans). Néanmoins, tous les types de robes peuvent être concernées, même si cela est beaucoup plus rare. Les mélanomes sont l’une des pathologies cutanées les plus graves chez les chevaux. Ces lésions peuvent se métastaser dans les ganglions lymphatiques, le foie, la rate, le muscle squelettique, les poumons et les vaisseaux sanguins des chevaux gris. On estime qu’un à deux tiers des mélanomes chez les chevaux peuvent devenir malins et entraîner le développement de métastases. Intervenir sur un mélanome n’est pas anodin car pour certains cela présente un risque d’induire des métastases.
Malheureusement, il n’existe pas de traitement largement accepté pour soigner le mélanome équin, mais une intervention chirurgicale peut en éliminer certains. L’excision chirurgicale est la meilleure option pour les mélanomes des stades 1 et 2 aux endroits qui permettent l’ablation complète. On peut injecter un médicament appelé cisplatine dans les tumeurs pour en réduire la taille.
C. Le Carcinome épidermoïde
Le carcinome épidermoïde est un cancer de la peau fréquemment diagnostiqué chez les chevaux. Il peut affecter les chevaux de tout âge, mais il est plus fréquent chez les équidés âgés de 12 à 16 ans. Les chevaux de race Appaloosa et Paint semblent prédisposés à cette maladie, et les mâles présentent un risque légèrement accru par rapport aux juments. La plupart des tumeurs du carcinome épidermoïde se développent autour de la paupière, du pénis et de la région périnéale. Elles apparaissent comme des plaies isolées et ulcéreuses qui ne cicatrisent pas. On pense que l’exposition aux rayons UV contribue au développement des tumeurs sur les paupières. L’excision chirurgicale de la tumeur ainsi que la chimiothérapie peuvent guérir la maladie. Les autres traitements comprennent la cryothérapie, l’hyperthermie, la radiothérapie et la thérapie photodynamique.
D. Granulomes à éosinophiles
Cette maladie cutanée commune se caractérise par des lésions non cancéreuses qui apparaissent principalement au printemps ou en été. Elles ont la forme de nodules surélevés qui ne sont pas douloureux. Dans de rares cas, un cheval peut avoir de nombreux granulomes à éosinophiles répartis sur tout le corps. L’ablation chirurgicale des lésions est le traitement le plus fréquent.
V. Autres affections cutanées et systémiques
D'autres maladies, parfois génétiques ou auto-immunes, peuvent également impacter la peau du cheval.
A. Lymphangite et Lymphœdème Chronique Progressif (LCP)
La lymphangite est une pathologie potentiellement grave et frustrante qui touche les membres du cheval. Cette maladie se caractérise par une inflammation et une infection des tissus situés juste sous la peau. La lymphangite se manifeste par une enflure grave associée à une boiterie. Certains chevaux refusent de prendre appui sur le membre affecté. La maladie évolue rapidement dans la plupart des cas. Le membre atteint est chaud et douloureux au toucher. On retrouve fréquemment Staphylococcus spp dans la peau des animaux atteints de lymphangite. De nombreux cas de lymphangite demandent un certain temps à guérir. Le diagnostic et le traitement rapides de la lymphangite sont très importants pour améliorer les chances de guérison.
Le lymphœdème chronique progressif (LCP) est un trouble cutané grave et souvent débilitant qui compromet la circulation lymphatique dans les membres du cheval. Il se produit chez les races de chevaux de trait comme les Clydesdale, les Shire et les Belges. Il provoque des changements graves tels que l’épaississement de la peau et la fibrose dermique (des lésions cutanées) accompagnés de plis cutanés épais et de nodules. La LCP est une pathologie complexe qui implique des facteurs héréditaires sous-jacents et des déclencheurs provenant de l’environnement du cheval, notamment des pratiques de régie. On ne peut pas guérir le LCP, mais une gestion prudente et une thérapie de soutien peuvent améliorer la qualité de vie du cheval.

B. Photosensibilisation
La photosensibilisation est une réaction cutanée anormale à la lumière du soleil, souvent en présence de substances photosensibilisantes. Surveillez les balzanes, ladres, et autres zones dépigmentées : la peau y est plus sensible aux rayons UV. Certaines plantes, médicaments ou produits topiques peuvent sensibiliser l’épiderme ou réagir aux UV. Vérifiez que les médicaments ou les produits que vous donnez à votre cheval soient non photosensibilisants.
C. Plaies d'été (Dermite granuleuse)
Les plaies d’été, aussi appelées dermite granuleuse, apparaissent souvent sur les membres, le poitrail et le bas-ventre, autour des organes génitaux ou près des yeux du cheval. Elles deviennent des masses ulcérées qui saignent facilement. Elles peuvent provoquer des démangeaisons ou contenir des granules morts ou calcifiés. Les plaies d’été sont surtout prévalentes dans les régions tropicales et subtropicales. Elles disparaissent souvent spontanément pendant les mois les plus froids et réapparaissent lorsque la température augmente. Les lésions peuvent guérir d’elles-mêmes. Le traitement comprend les anti-inflammatoires topiques, la chirurgie de réduction tumorale et les lactones macrocycliques.
D. Pemphigus foliacé (PF)
Les chevaux peuvent développer des maladies auto-immunes qui affectent la peau et le poil. Le pemphigus foliacé (PF) est la plus fréquente de ces maladies. Les vésicules ne demeurent pas longtemps sur la peau, mais elles laissent derrière elles la perte de poils, la desquamation de la peau et des plaies croûteuses. Le pemphigus foliacé est le résultat de la production d’anticorps autologues pour lutter contre les protéines d’adhésion intra épidermique. Le vétérinaire pose le diagnostic en procédant à une culture et à une biopsie. Le traitement standard consiste à administrer des glucocorticoïdes, mais la résolution du problème demande souvent des semaines ou des mois.
E. Vitiligo
Le vitiligo est une autre maladie de peau courante qui se manifeste le plus souvent chez les chevaux gris. On considère que cette affection est une maladie auto-immune. Le vitiligo forme des taches blanches sur la robe. Les chercheurs estiment que le vitiligo survient chez 26 à 67 % des chevaux gris, mais on le trouve aussi chez 0,8 à 3,5 % des chevaux qui ne sont pas de cette couleur.
F. HERDA (Héréditary Equine Regional Dermal Asthenia)
HERDA est une maladie génétique héréditaire. Elle se transmet selon un mode autosomique récessif, ce qui signifie que les chevaux porteurs de la maladie ne doivent pas être accouplés entre eux. Cette maladie affecte la peau, la rendant fragile et facilement blessable.
VI. Prévention des problèmes cutanés
La prévention est primordiale pour minimiser les risques de maladies cutanées chez le cheval.
A. Hygiène de l'environnement et de l'équipement
Pour éviter l’apparition des boutons du cheval, il est recommandé de maintenir une bonne hygiène en nettoyant régulièrement l’environnement et les équipements de votre équidé. Pensez à désinfecter les box, la litière et le harnachement. Maintenir une bonne hygiène du matériel et des équipements est essentiel. Nettoyez régulièrement les brosses, les couvertures pour supprimer toute bactérie ou champignon.
B. Gestion de l'humidité et de la boue
L'humidité et la boue sont des facteurs favorisants pour de nombreuses affections cutanées, notamment la dermatophilose. Si possible, évitez de créer des zones de piétinement autour des abreuvoirs et des râteliers en les changeant régulièrement de place. Évitez les écoulements d’eau et l’eau stagnante dans les abris en surélevant le sol. Évitez de mettre une couverture ou un imperméable si le cheval est mouillé ou humide : l’humidité et la chaleur favoriseront l’apparition de dermatophilose. De même, évitez de laisser le cheval avec une couverture trop chaude ou un imperméable en plein soleil, cela favorise la transpiration et la macération de l’épiderme, avec un risque accru de pyodermite. Doucher et nettoyer régulièrement les membres en cas de boue ou de terrain sableux. Surtout, pensez à bien sécher les membres et le pli des paturons après une douche.
C. Protection contre les parasites et insectes
Utiliser des produits répulsifs contre les insectes, notamment l’été, est un bon moyen de prévention. Une chemise anti-mouches peut également être utilisée pour protéger contre les piqûres de culicoïdes.
D. Alimentation équilibrée et gestion du stress
Assurer une alimentation équilibrée : On n’y pense pas forcément mais parfois les problèmes de peau chez le cheval viennent de l’intérieur. Les allergies alimentaires peuvent être une cause de problèmes cutanés, soyez attentifs aux changements d’alimentation. Gérer le stress de l'animal : Un animal stressé, avec une baisse d’immunité peut aussi entraîner des réactions sur la peau, un peu comme des réactions allergiques.
E. Surveillance et soins réguliers
Le pansage régulier est important pour détecter les problèmes cutanés précocement. Hydratez bien la peau atteinte et surveillez les éventuelles plaies occasionnées.
Comment éviter la gale de boue chez le cheval.
VII. Traitement et approche vétérinaire
En cas de doute ou de persistance des symptômes, une consultation vétérinaire est indispensable.
A. Consultation vétérinaire
Si vous avez le moindre doute quant à la maladie de peau de votre cheval, ne tentez pas de lui administrer un produit sans l’avis de votre vétérinaire. En effet, celui-ci pourrait ne pas être adapté et être douloureux pour votre compagnon. La première chose à faire si vous voyez que les symptômes progressent ou ne disparaissent pas, c’est d’appeler votre vétérinaire. Un premier examen chez votre vétérinaire est indispensable pour en déterminer la cause et la nature. Le diagnostic repose généralement sur l’historique, l’examen physique, les prélèvements cutanés, les cultures ou la biopsie afin de confirmer la cause.
B. Traitements topiques et médicamenteux
Le traitement varie de façon considérable et peut inclure des soins topiques, des médicaments, une intervention chirurgicale ou une prise en charge à long terme. Vous pouvez utiliser des produits à même la peau pour soulager votre cheval. Veillez à ce qu’ils soient bien conçus pour les chevaux. Des traitements topiques adaptés et, si nécessaire, des antibiotiques peuvent être prescrits par le vétérinaire.
C. Approches naturelles et complémentaires
Certaines huiles essentielles peuvent être utiles. Par exemple l’huile essentielle de cèdre qui va apaiser les démangeaisons ou l’huile essentielle de Tea Tree, recommandée pour les irritations. Mais attention, certaines huiles essentielles peuvent créer des allergies à certains chevaux. Pour apaiser les démangeaisons et favoriser la cicatrisation des zones irritées, vous pouvez opter pour des soins à base d'huiles végétales, comme l'huile de neem, reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires et calmantes. Pour traiter naturellement l'urticaire, il est essentiel d'apaiser l'inflammation de la peau avec des produits à base de plantes comme le clou de girofle. Son huile essentielle est connue pour ses propriétés anti-inflammatoires et apaisantes.
Des compléments alimentaires peuvent être intéressants à considérer, car les causes des maladies de peau peuvent venir de l’intérieur. Labo Demeter propose une gamme de remèdes naturels validés par une utilisation sur de nombreux animaux dans le cadre vétérinaire. Il est crucial de se méfier des soins équins faits maison sans avis professionnel.
