L’arrivée de l’automne s’accompagne du déclin progressif des plants de tomates. Pourtant, si l’arrière-saison est belle, quelques gestes simples peuvent aider les fruits à grossir et à mûrir jusqu’à fin octobre ou, pour les plus chanceux, jusqu’à mi-novembre. La question de la pérennisation des plants se pose alors naturellement pour les jardiniers souhaitant anticiper la saison suivante ou prolonger leur culture.

Stratégies de fin de saison pour les plants en place
Que faire des plants de tomates en fin de saison ? Si vos tomates ne sont pas cultivées sous abri, il est probable que vous ne réussissiez jamais à prolonger leur durée de vie au-delà du mois d’octobre. En début d’automne, les nuits sont en effet de plus en plus froides, les journées raccourcissent et sont de moins en moins chaudes. Autant de conditions défavorables pour les tomates.
Couvrir les plants d’une housse, d’un voile ou dans l’idéal d’un abri mobile (au moins la nuit) permet d’atténuer ces désavantages et de prolonger leur espérance de vie. À cette période de l’année, les fleurs en formation n’ont plus aucune chance d’offrir de belles tomates mûres. Tout au contraire, elles épuisent inutilement les plants. Vous pouvez donc les supprimer en utilisant un sécateur dont la lame a été désinfectée dans l’alcool à brûler. De la même manière, étêtez les plants qui laissent encore entrevoir de jeunes pousses vigoureuses.
L’effeuillage progressif prolonge la durée de vie des plants. Supprimez en premier lieu régulièrement les feuilles les plus atteintes par les maladies, comme celles séchées par le mildiou ou celles fortement tachées. Si vous ne l’avez pas déjà fait, enlevez ensuite toutes les feuilles de la base. Peu à peu, il s’agit en pratique d’effeuiller le plant sur l’ensemble de sa hauteur jusqu’à laisser les tiges presque à nue. L’objectif est que la sève alimente essentiellement les tomates qui, dégagées des feuilles, profitent d’un meilleur ensoleillement pour emmagasiner chaleur et lumière.
En début d’automne, l’heure n’est évidemment plus à la croissance des plants ! Toutes les tomates que l’on pourra récolter sont déjà formées, mais encore vertes. Les apports d’eau ne servent donc plus à rien, si ce n’est à récolter des fruits qui seront moins goûteux. Un arrosage tous les 15 jours suffit donc de la mi-septembre à la fin de la culture. Si les pluies sont régulières, il est même inutile de prévoir un quelconque arrosage.
La gestion des récoltes tardives et l'entretien du sol
Les tomates parvenues ou non à maturité peuvent rester en place sur les tiges à nu ou sur les plants presque secs jusqu’au dernier moment. Récoltez-les au fur et à mesure des besoins mais surtout ramassez tout juste avant que les premières gelées ne sévissent. Vous pourrez ensuite mettre à mûrir les tomates les plus vertes dans une cagette recouverte de papier journal. C’est aussi le moment de faire vos graines en les prélevant sur des fruits sains. Déplacez le trésor au soleil en journée, rentrez-le le soir. Les tomates parviendront progressivement à maturité tout en restant moins goûteuses que celles récoltées en plein mois d’août.
Faut-il arracher les tomates en fin de saison ? Oui, en fin de saison, il est préférable d’arracher tous vos pieds de tomates. Même si leur décomposition pourrait constituer un enrichissement pour le sol, dans ce cas précis, le risque est bien plus grand que le bénéfice potentiel. En effet, laisser les plants de tomates en fin de saison, c’est créer un environnement propice au développement des maladies et à l’installation des parasites. Les spores de champignons et insectes nuisibles survivent sans problème au froid alors au printemps, ils n’auront plus qu’à réinvestir tranquillement vos plantations.
Dès que vos plants de tomates sont complètement morts (feuilles et tiges sèches, fruits flétris et vidés), c’est-à-dire avant les premières gelées, il faut intervenir. Pour nettoyer la parcelle, commencez par enlever vos systèmes d’arrosage comme les tuyaux goutte-goutte ou les oyas qu’il faut impérativement protéger du gel. Retirez ensuite les attaches qui maintiennent les tiges de tomates à leurs tuteurs puis sortez ces derniers du sol. Après un bref rinçage, désinfectez tout ce matériel de culture en le badigeonnant d’une solution de bouillie bordelaise ou de vinaigre blanc dilué avec de l’eau (50/50).
Techniques de bouturage : multiplier vos variétés préférées
Le bouturage est une technique de multiplication des plantes qui consiste à prélever un bout de plante et à le replanter pour en faire pousser une nouvelle. Cette technique est notamment utilisée pour les tomates, afin de produire de nouveaux plants à partir d’un plant mère. Il est possible de bouturer les tomates au printemps ou en été, lorsque les plantes sont bien en végétation.
Pour réussir votre bouturage, il est important de choisir un plant mère sain et vigoureux. Évitez les plantes malades ou attaquées par des parasites. Ensuite, coupez le bout de tige en 2 ou 3, en laissant au moins 2 à 3 boutons (nœuds) sur chaque bout de tige. Pour planter les boutures, préparez un pot ou un bac avec un terreau spécialement adapté aux tomates. Plantez ensuite les boutures dans le terreau, en veillant à ne pas enterrer les boutons (nœuds). Les boutures doivent être maintenues au frais et à l’abri du soleil direct.
Il existe une autre façon de bouturer vos plants de tomates : elle consiste à enraciner les pousses de tomates dans de l’eau. Coupez une branche de tomate et enlevez les feuilles du bas. Plongez la tige dans un récipient d’eau et placez le dans un endroit chaud et ensoleillé. Changez l’eau tous les jours et les pousses de tomates devraient commencer à pousser en quelques jours.
COMMENT FAIRE DES BOUTURES DE TOMATES SUR UN PLANT AU JARDIN
La bouture de tomate est une méthode de propagation très populaire car elle est relativement simple et peu coûteuse. La principale raison pour laquelle les jardiniers bouturent leurs tomates est que cela leur permet de produire plus de plants à partir d’un seul. Cela peut être particulièrement utile si vous ne voulez pas acheter de nouveaux plants chaque année ou si vous avez une variété rare de tomate que vous voulez multiplier. Toutefois, il y a quelques inconvénients : cette méthode ne fonctionnera que si vous avez une tomate en bonne santé avec une tige solide. De plus, il faut beaucoup de temps pour que les boutures prennent racine et commencent à produire des fruits, ce qui peut être frustrant pour les jardiniers impatients.
Hivernage et maintien en vie des plants
Frileux par nature, tomates et poivrons ne survivent pas dehors une fois que le thermomètre chute sous les 10°C. Si vos plants de tomates sont encore vigoureux, vous pouvez les hiverner à l’intérieur, comme on le ferait pour une plante tropicale. Avant les premières gelées, déterrez-les délicatement avec leur motte de terre et placez-les dans un pot. Pendant l’hiver, la plante ralentit sa croissance. Arrosez-la donc très peu, juste pour éviter que la motte ne sèche complètement. Au printemps, taillez les tiges abîmées, rempotez dans un terreau neuf et repiquez vos plants quand les nuits dépassent les 10°C.
Avant de rentrer vos plants, vérifiez qu’ils sont sains. Le mildiou ne meurt pas avec le froid, il se met en pause et peut repartir au printemps. Supprimez les feuilles tachées, brunies ou huileuses. Vous manquez de place ? Vos plants sont trop volumineux ? Le bon réflexe, c’est de les bouturer. Prélevez une tige saine de 10 à 15 cm, retirez les feuilles du bas et placez-la dans un verre d’eau, à la lumière. Replantez ensuite la bouture dans un petit pot de terreau et gardez-la au chaud tout l’hiver.
La méthode par bouturage fonctionne particulièrement bien avec les tomates cerises, très vigoureuses. Lorsque les jours rallongent, sortez vos plants progressivement. Commencez par les laisser une heure dehors, puis rallongez le temps d’exposition sur une semaine. Cette acclimatation douce évite les chocs thermiques nuisibles à ces plants.
Considérations physiologiques et contraintes environnementales
L’obtention de fruits en hiver reste un défi majeur. Le principal écueil, pour la tomate, est la durée du jour ; la tomate y est très sensible. Pour faire pousser des tomates en hiver, il faut non seulement leur assurer une température convenable (supérieure à 12 degrés), mais aussi une durée d’ensoleillement d’au moins 10-12 heures.

Certains jardiniers expérimentent le maintien en vie de plants par bouturage dans des endroits frais (10-15°C) pour limiter la croissance végétative, évitant ainsi le phénomène d'étiolement lié au manque de lumière hivernale. Cependant, cette pratique est souvent jugée peu productive en termes de récolte, servant davantage à assurer la conservation de variétés rares.
Il est important de noter que la tomate, bien que cultivable, n'est pas une plante d'hiver par nature. La seule circonstance où l'on sème en octobre pour récolter de mars-avril à septembre, c'est en culture intensive, hors sol, sous conditions climatiques contrôlées. Un pied de tomate semé en octobre, germé et levé avec la chaleur de la fin d’été puis maintenu végétativement durant l’hiver sera beaucoup plus fort et moins malade qu’un pied semé en hiver avec un manque de lumière et un manque de chaleur.
Diversité variétale et approvisionnement
Sur Graines-de-style.fr, nous offrons une vaste sélection de graines de tomates pour satisfaire tous les jardiniers, qu’ils soient amateurs ou expérimentés. Notre catalogue comprend des variétés pour tous les goûts : des tomates cerises sucrées aux imposantes tomates Beefsteak, en passant par des variétés colorées et exotiques comme la ‘Noire de Crimée‘ ou la ‘Green Zebra‘. Les prix de nos sachets de graines de tomates varient entre 3 et 7 euros, offrant des options pour tous les budgets. Chaque sachet contient entre 25 à 300 graines, selon la variété choisie, permettant aux jardiniers de planter une petite parcelle ou d’entreprendre une grande production. Cette flexibilité dans la quantité permet à chaque jardinier de trouver exactement ce dont il a besoin, en fonction de l’espace disponible et de ses ambitions de jardinage.
Multiplier ses plants de tomates par bouturage est possible et même facile, et c’est extrêmement rentable lorsqu’on s’y prend assez tôt en saison. Il faut en effet que votre plante mère soit assez grande pour produire des ramifications, puis que la bouture de tomate s’enracine et se transforme en magnifique plant pour la saison de mise en pleine terre. N’hésitez pas à vous renseigner sur les variétés proposées pour bien les choisir selon vos attentes : cela peut être une variété fixée ou un hybride reconnu pour être particulièrement bon et productif, chez les tomates cerises par exemple.
Arrivés à la maison, ces plants de tomates seront choyés : rempotés en pot plus grand avec un mélange maison de terre de jardin/terreau ou 100% terreau si vous cultivez en balcon. En un mois, ces plants développés précocement feront près de 60 cm ou davantage de hauteur, et nécessiteront peut-être d’être tuteurées. Ces plants déjà grands se ramifient aux nœuds et produisent ce qui est appelé couramment « des gourmands ». Les gourmands sont laissés croître, et lorsqu’ils mesurent 20 cm de long, ils sont coupés proprement avec un instrument tranchant. Ces boutures s’enracinent abondamment en environ 15 jours dans un verre d’eau à l’intérieur, près d’une fenêtre.
Optimisation du cycle cultural
La bouture doit être enterrée sur toute la hauteur de tige racinée. Ces racines ont l’habitude d’être dans l’eau, il faut donc humidifier très fortement la terre après le repiquage et pendant une semaine environ ; après, l’arrosage sera normal pour une tomate. Il peut bien sûr être encore conservé un moment au chaud, sous châssis ou dans une serre pour le faire forcir davantage ou attendre que la terre se réchauffe avant de le planter.
Ce bouturage fait un plant de tomate de très bonne qualité : il est déjà habitué à votre mélange de terre maison et de plus, s’enracine sur toute la hauteur de tige immergée puis enterrée. Ce plant mère a continué de se développer et est devenu grand, parfois haut de 70 cm, il fleurit peut-être déjà au moment de le transplanter dans le jardin. Il sera particulièrement hâté. Ce plant de tomates s’enracinera tout le long de cette tige enterrée et fera une magnifique production.
La gestion des maladies reste un point de vigilance constant. Si vous avez eu la moindre infestation ou signe de maladie pendant la saison, évitez de composter les résidus de culture. Mieux vaut emmener ces déchets verts à la déchetterie car des agents pathogènes risquent de survivre dans le tas de compost. Voilà, votre parcelle est maintenant parfaitement saine. Ne vous arrêtez pas en si bon chemin, c’est maintenant la période idéale pour préparer votre sol pour la saison prochaine. Vos deux travaux suivants ? L’ameublir et l’enrichir. En fin de saison, c’est aussi le bon moment pour se projeter sur le futur et par exemple se demander si le fait de cultiver des variétés de tomates greffées ne pourraient pas offrir de meilleurs rendements pour l’année prochaine.