Le Lierre : démystification d'une plante ancestrale aux multiples facettes

Lierre grimpant sur un mur ancien

Le lierre, scientifiquement connu sous le nom d'Hedera, est une plante qui suscite de vifs débats, partageant l'opinion entre ceux qui cherchent à tout prix à s'en débarrasser et ceux qui en vantent les mérites avec conviction. Pourtant, ce débat peut être éclairci en examinant objectivement les faits. Les préjugés souvent infondés des premiers contrastent avec l'observation des seconds qui constatent que le lierre répond à de nombreux critères des plantes recherchées actuellement. Cette liane ligneuse à feuilles persistantes, de la famille des Araliacées, est une espèce caractéristique des forêts de feuillus à feuilles caduques en Europe centrale, des plaines aux étages submontagnards.

Une histoire ancienne et une résilience remarquable

Curieusement, Hedera est le seul représentant de la famille des Araliacées dans la flore européenne, les quarante autres genres étant majoritairement tropicaux ou sub-tropicaux. Apparu vers la fin de l'ère secondaire, le lierre est une plante très ancienne, qui a survécu à de nombreuses perturbations climatiques grâce à son incroyable capacité d'adaptation. Il a conservé de cette époque originelle sa saisonnalité, fleurissant et fructifiant d'octobre à mars, une période où peu d'autres plantes offrent des ressources. Les lierres peuvent vivre très longtemps, potentiellement plus de 400 ans, voire jusqu'à 1000 ans, ce qui en fait des végétaux comparables en longévité aux arbres. Il peut atteindre des dimensions considérables, dépassant parfois les 30 mètres de hauteur.

Déconstruire les mythes : les reproches infondés contre le lierre

Les critiques envers le lierre sont souvent basées sur des idées reçues. Il est essentiel de les examiner pour comprendre la véritable nature de cette plante.

Toxicité : une question de dose et de perception

Il est vrai que les baies du lierre sont toxiques pour les humains et pour certains animaux, bien qu'elles aient parfois été utilisées bouillies pour l'alimentation pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cependant, ces mêmes baies sont appréciées par les oiseaux, notamment en fin d'hiver, offrant une source de nourriture essentielle lorsque d'autres ressources sont rares. Par ailleurs, le lierre est régulièrement utilisé comme plante médicinale, notamment pour soigner la toux, les troubles respiratoires ou certaines maladies de la peau. Comme souvent, avec certaines substances, c'est la dose qui fait le poison. Les feuilles de lierre fraîches ou la sève peuvent provoquer des inflammations allergiques en cas de contact avec la peau. Cependant, le lierre terrestre, de la famille des Lamiaceae, est une plante rampante, très aromatique et dont les feuilles et les fleurs sont comestibles, à ne pas confondre avec le lierre grimpant qui est toxique.

Envahissement : une question de gestion

L'affirmation selon laquelle le lierre est envahissant est en partie vraie. Des lierres laissés à l'abandon peuvent s'étaler au détriment d'autres plantes, ou grimper sur le toit et se glisser sous les tuiles. Néanmoins, le lierre supporte parfaitement la taille. C'est d'ailleurs à peu près le seul entretien qu'il requiert, et une taille par an suffit généralement très largement. De plus, il existe de nombreuses variétés de lierres qui restent compactes et à faible développement, réduisant considérablement le risque d'envahissement. Le lierre peut atteindre jusqu'à 20 mètres de hauteur ou plus, et pour une hauteur supérieure à 6 mètres, l'utilisation de câbles de sécurité est recommandée pour éviter qu'il ne se décroche lors d'une tempête ou à cause de vieux enduits qui se morcellent.

Dommages aux murs : une distinction cruciale

L'idée que le lierre abîme les murs est le plus souvent fausse. Il n'abîme pas du tout les murs en bon état. Au contraire, il protège le mur de l'humidité, ce qui le préserve. De la même manière, un mur de vieilles pierres ne sera pas dégradé par le lierre. C'est le fait d'arracher le lierre qui pourrait effectivement risquer de faire tomber des pierres. Si l'on n'y touche pas, le lierre formera une carapace ligneuse qui consolidera le vieux mur. Cependant, si le mur est crevassé, le lierre peut alors pénétrer dans les fentes et accentuer le phénomène. Il est donc possible d'installer sans crainte des lierres au pied d'un mur sain. Lors d'un ravalement de façade, l'élimination des racines à ventouse du lierre nécessite de les brûler avant de repeindre le mur.

Lierre protégeant un mur de briques

Parasitisme : une erreur botanique flagrante

L'affirmation selon laquelle le lierre est un parasite est totalement fausse. Tous les botanistes sans exception le confirmeront. Le lierre se fixe à l'aide de crampons, mais ceux-ci ne servent pas à pomper la sève. Contrairement aux parasites des arbres comme le gui, qui s'enracinent directement sur les branches de leurs plantes hôtes, le lierre utilise les arbres uniquement comme support pour grimper vers la lumière. Les racines de lierre grimpant le long des troncs sont des racines adhérentes. Sur les arbres âgés, elles n'adhèrent que superficiellement et ne pénètrent pas dans le bois, n'étranglent pas l'arbre et ne le privent pas de nutriments.

Les racines souterraines ou nourricières du lierre servent à l'ancrer dans le sol et à lui fournir de l'eau et des nutriments. Les troncs d'arbres sont uniquement utilisés comme support par les racines aériennes ou adhérentes, qui servent à fixer les pousses et les tiges plus épaisses du lierre, et qui les forme exclusivement au cours des premières années (forme juvénile). Ces racines ne représentent pas un grand danger pour les arbres, car elles n'interfèrent pas avec les vaisseaux conducteurs de l'arbre. Très occasionnellement, de jeunes racines adhérentes en contact avec l'eau ou le sol peuvent se transformer en racines nourricières, leur permettant de pousser dans des fissures de roches humides ou dans des arbres morts. En cas de fissures dans l'écorce vitale d'un arbre, il est également possible que les racines poussent vers la zone humide à l'intérieur. Le lierre ne prive donc pas les arbres de nutriments.

Quand un lierre grimpe aux arbres, il le fait verticalement sans étrangler l'arbre, par différence avec d'autres grimpantes comme le chèvrefeuille qui peuvent s'enrouler. Il s'arrêtera le plus souvent bien avant la canopée et ne privera pas l'arbre de lumière. Le lierre pousse de préférence sur des individus de grande taille, avec des couronnes étalées, s'implantant principalement là où la plupart des rayons du soleil parviennent, ce qui est particulièrement important pour sa photosynthèse. La photosynthèse de l'arbre se déroule principalement sur les branches fines et sur les côtés de la couronne, tandis que le lierre pousse principalement sur le tronc et sur les grosses branches porteuses. Ainsi, la plante n'entre que rarement en concurrence avec l'arbre hôte pour la lumière.

Seuls les arbres en fin de vie peuvent éventuellement être recouverts complètement par le lierre, mais ce n'est pas le lierre qui est à l'origine de la fin de vie de l'arbre. La situation est légèrement différente pour les arbres plus petits ou les jeunes arbres dont la couronne n'est pas étalée, car le lierre peut alors envahir toute la couronne, ce qui peut entraîner la mort de l'arbre. Même si l'arbre meurt, le squelette mort de l'arbre reste un support pour le lierre pendant des années. Plus la couronne d'un arbre est clairsemée, plus il est facile pour le lierre de grimper. En revanche, les couronnes denses créent beaucoup d'ombre et ralentissent sa croissance. Les conifères sont donc nettement moins souvent envahis par le lierre que les feuillus à grande couronne. Il n'est pas prouvé que le lierre prive l'arbre de lumière et d'air lorsqu'il pousse sur le tronc.

Le lierre pousse généralement d'un seul côté du tronc porteur, vers le haut, et non pas en s'enroulant autour du tronc, comme d'autres plantes. Dans les forêts, le lierre pousse souvent d'un seul côté des troncs, car la lumière pénètre principalement d'un seul côté et la plante pousse ainsi à l'opposé de la lumière. Lorsque l'effet d'étranglement par le lierre a été vérifié, une limitation de la croissance en épaisseur n'a jamais pu être confirmée. Il arrive parfois que les arbres enveloppent les tiges de lierre comme des corps étrangers, ce qui peut éventuellement affaiblir la stabilité de l'arbre, car sa croissance en épaisseur n'est pas constante.

Les trois âges du lierre : une métamorphose fascinante

Le lierre passe successivement par trois stades de développement distincts, une caractéristique assez rare dans le règne végétal qui lui permet de maximiser ses chances de survie.

Stade juvénile : rampement et accroche

Dans un premier temps, le lierre rampe et s'étale. Ses tiges émettent des racines adventives qui pénètrent dans le sol et le renforcent. Il continue ainsi à ramper jusqu'à ce qu'il trouve un support pour grimper. Il commence alors son deuxième stade. À la place des racines adventives, apparaissent des crampons qui ne servent pas à l'alimenter mais à l'accrocher fermement à son support - un arbre, un mur, un poteau, etc. Son objectif est de rechercher plus de lumière. Les feuilles des tiges stériles qui grimpent sont souvent plus petites et entières, voire lobées (3, 5 ou 7 lobes) et sillonnées par des nervures bien visibles.

Jeunes feuilles de lierre

Stade adulte : reproduction et nouvelles formes

Lorsqu'il arrive suffisamment haut et dispose de suffisamment de lumière, il entre dans son troisième stade, le stade adulte. Jusqu'alors, au cours des deux étapes précédentes, le lierre était dans son stade juvénile. À partir du stade adulte, le lierre cherche à se reproduire. Les tiges commencent à former des branches qui s'écartent du support. Les feuilles adultes ne sont plus lobées, mais entières, souvent elliptiques ou ovales, et leurs nervures s'estompent. Sur un même pied de lierre ayant atteint le stade adulte, il est ainsi possible de trouver deux formes de feuilles : les feuilles juvéniles sur les parties basses et les feuilles adultes sur les parties arbustives, avec souvent des formes intermédiaires. Ces branches fertiles, couvertes de fleurs, s'éloignent du tronc et n'ont pas de crampons.

Feuilles de lierre adulte avec des baies

Description botanique du Lierre grimpant (Hedera helix)

Le Lierre grimpant (Hedera helix) est une liane ligneuse à feuilles persistantes appartenant à la famille des Araliaceae. Cette plante hémicryptophyte se distingue par son port grimpant grâce à des racines adventives qui lui permettent de s'accrocher à divers supports. Il est également volubile, ses tiges étant souples et s'enroulant autour de leur support, et étalé, formant un tapis dense au sol dans les zones ombragées.

Feuilles : une persistance et une adaptation remarquables

Les feuilles du Lierre grimpant sont persistantes et restent vertes toute l'année. Bien qu'elles soient dites « persistantes », elles ne sont pas éternelles, pouvant vivre de 3 à 5 ans et étant remplacées régulièrement par de nouvelles feuilles, ce qui confère au lierre son aspect persistant tout au long des quatre saisons. Leur forme varie en fonction de l'âge de la plante et de leur position sur la tige. Les jeunes feuilles sont souvent plus petites et entières, tandis que les feuilles adultes sont plus grandes et profondément lobées, généralement à 3, 5 ou 7 lobes. Les feuilles sont d'un vert foncé brillant, mais certaines variétés peuvent présenter des panachures de blanc, de crème ou de jaune. Le limbe des feuilles est coriace, ce qui leur confère une certaine résistance aux intempéries.

Fleurs : discrètes mais vitales pour la biodiversité

Les fleurs du Lierre commun sont souvent discrètes et passent inaperçues en comparaison de son feuillage luxuriant. Elles apparaissent généralement à l'automne, souvent en septembre ou octobre, lorsque les jours raccourcissent. Elles sont de petite taille et de couleur verdâtre, presque jaunâtre, et ne sont donc pas très voyantes. Les fleurs sont regroupées en ombelles, elles-mêmes réunies en panicules. Une ombelle ressemble à un petit parapluie où toutes les fleurs partent d'un même point. Chaque fleur est composée de cinq pétales, cinq étamines et d'un ovaire. Elles dégagent un léger parfum qui attire les insectes pollinisateurs. À cette période, où les floraisons sont rares, le lierre est une véritable "ruche" avec des milliers d'abeilles, guêpes, syrphes, papillons, etc., qui viennent se nourrir de nectar et de pollen.

Ombelles de fleurs de lierre en automne

Fruits : une source de nourriture hivernale essentielle

Les fruits du lierre sont de petites baies sphériques, d'environ 6 à 8 mm de diamètre. Lorsqu'elles sont mûres, elles ont une couleur noire bleutée, presque noire. Ces baies, regroupées en ombelles, mettent du temps à mûrir. La floraison ayant lieu à l'automne, les fruits ne sont généralement mûrs qu'au printemps suivant, entre janvier et avril. Chaque baie contient généralement de 3 à 5 graines. La pulpe des baies est riche en lipides, ce qui en fait une source de nourriture très énergétique pour les animaux. Comme mentionné précédemment, les baies de lierre sont toxiques pour l'homme, mais elles sont une source de nourriture cruciale pour de nombreuses espèces d'oiseaux (plus de 17, comme le bruant zizi, le rouge-gorge, le rougequeue à front blanc, l'étourneau sansonnet, le merle noir, la fauvette à tête noire et les grives) en hiver, lorsque les baies sont rares.

Répartition et habitats : une grande adaptabilité

Le Lierre grimpant (Hedera helix) est une plante très adaptable qui peut coloniser une grande variété de milieux, tant naturels qu'artificiels. Son aire de répartition naturelle continue s'étend de la péninsule ibérique, de l'Italie, de la Grèce et de la Turquie vers le nord jusqu'aux îles Britanniques et au sud-est de la Scandinavie. La frontière orientale s'étend des pays baltes à la mer Noire en passant par les Carpates. Il est désormais considéré comme naturalisé dans le sud-est des États-Unis, où il a été introduit en 1750.

Le lierre est très commun dans les forêts, où il pousse souvent à l'ombre des arbres. Il peut recouvrir le sol, grimper sur les troncs et les branches, ou s'étaler sur les rochers. On le trouve également dans les haies, talus et les lisières de forêts, où il profite de la lumière et de l'humidité. Le lierre est une plante très appréciée pour habiller les murs et les bâtiments, pouvant grimper très haut et former de véritables tapis végétaux. Il colonise facilement les rochers, même les plus escarpés, contribuant ainsi à la végétalisation des milieux rocheux. Le lierre est largement cultivé dans les jardins comme plante ornementale, utilisé pour couvrir les sols, habiller les murs ou créer des haies. Le Lierre grimpant est commun sur les vieux arbres, où il peut grimper jusqu'à la canopée, ainsi que sur les ruines et les vieilles constructions, où il ajoute un aspect pittoresque et naturel. En général, Hedera helix préfère les climats tempérés et humides. Il préfère les sols riches en nutriments et bien alimentés en eau, mais il colonise également les substrats légèrement acides. Le lierre peut se contenter de peu d'arrosage pendant sa croissance, mais un sol fertile et humide est sa préférence.

Utilisations du lierre : au-delà de l'ornemental

Le Lierre grimpant (Hedera helix) a de multiples utilisations, tant pratiques qu'ornementales, et même médicinales.

Ornementation : un atout esthétique et fonctionnel

Le Lierre grimpant est largement utilisé pour recouvrir des murs, des clôtures et des treillis, apportant une touche esthétique et naturelle aux bâtiments et aux jardins. Son feuillage persistant offre une couverture verte toute l'année. Dans les jardins, le lierre est souvent utilisé comme couvre-sol pour éviter la croissance des mauvaises herbes, particulièrement dans les zones ombragées où peu d'autres plantes peuvent prospérer. Il est parfois cultivé en intérieur comme plante d'appartement, notamment en suspension ou en pot, pour son feuillage dense et décoratif. Il existe de nombreuses variétés de lierres qui restent compactes et à faible développement, souvent très colorées, idéales pour les potées d'hiver avec des cyclamens ou pour border une terrasse ombragée avec des boules de buis. Contre un mur, il constitue un écrin persistant à une glycine chinoise.

Écologie et protection de l'environnement : un rôle essentiel

Le lierre grimpant est utilisé pour prévenir l'érosion des sols sur les pentes et les talus grâce à son système racinaire dense qui stabilise le sol. Il offre un abri et une source de nourriture pour de nombreux insectes, oiseaux et petits mammifères. Les oiseaux, en particulier, apprécient ses baies en hiver. Le lierre recouvre les troncs d'un entrelacs dense qui s'épaissit avec l'âge, créant ainsi des possibilités de nidification protégées. Une étude menée dans une forêt de protection du Bade-Wurtemberg a montré que le grimpereau des bois, la fauvette à tête noire, le merle noir, la grive musicienne, le troglodyte mignon, le roitelet huppé, le roitelet à triple bandeau, l'orite à longue queue, le pigeon ramier et le geai des chênes utilisaient le lierre comme site de reproduction. Les oiseaux trouvent également dans le lierre des abris pour dormir pendant l'hiver. Le lierre abrite près de 50 espèces de champignons.

De plus, le lierre protège les troncs d'arbres comme le hêtre (Fagus sylvaticus), le frêne (Fraxinus excelsior) ou le charme (Carpinus betulus) par son ombrage contre les coups de soleil (brûlure de l'écorce), en particulier lorsque les arbres ont grandi à l'ombre d'autres arbres et sont soudainement dégagés par l'abattage de ces arbres. Il peut également protéger les troncs des fissures causées par le gel en hiver, car il atténue les variations de température.

Les plantes ligneuses, dont le lierre fait partie, stockent le CO2 et peuvent donc apporter une contribution précieuse au climat et à la régulation climatique dans les villes. De plus, ils libèrent de l'oxygène, ce qui améliore la qualité de l'air. La présence accrue de lierre en zone urbaine est une contribution précieuse à la protection du climat et des insectes.

Des études récentes soulignent en outre l'importance du lierre en tant que bio-indicateur du changement climatique en Europe centrale. Une augmentation significative des peuplements à certains endroits au cours des dernières années est interprétée comme une indication de l'augmentation des hivers doux. Outre la propagation végétative au sol, où le lierre est souvent protégé des dommages causés par le gel par des couches de neige, c'est surtout une formation accrue de la forme grimpante et arborescente qui doit être interprétée comme un signe de réchauffement climatique, car le lierre grimpant peut provoquer des dommages plus importants que la forme au sol.

Lierre grimpant, un bijou pour la biodiversité

Usages médicinaux et industriels : des propriétés reconnues

Le lierre est une plante mythique dont l'histoire remonte aux temps anciens. En plus de ses atouts ornementaux, on lui reconnaît également des propriétés curatives. Les feuilles de lierre sont utilisées pour soulager les affections des voies respiratoires supérieures, comme la toux, la bronchite et l'asthme. Les saponines contenues dans la plante aident à fluidifier les mucosités et à faciliter l'expectoration. Des extraits de lierre sont présents dans certains sirops pour la toux. Des préparations à base de lierre sont parfois utilisées en application externe pour soulager les inflammations, les douleurs articulaires ou les problèmes de peau. L'extrait de lierre est également utilisé dans certains produits cosmétiques pour ses propriétés hydratantes et tonifiantes, en particulier dans les crèmes et les lotions.

Symbolisme et culture : un lien profond avec l'humanité

Le lierre est souvent associé à la fidélité et à l'attachement, en raison de sa capacité à s'accrocher fermement aux surfaces. Il est parfois utilisé dans des couronnes ou des décorations pour représenter ces idées, symbolisant la fidélité jusqu'à la mort.

Entretien et gestion du lierre

Le lierre est très rustique et facile à entretenir. Il est inutile de l'arroser régulièrement. Cependant, un arrosage abondant est nécessaire si le sol est sec, surtout pendant la période de croissance, de mars à septembre. Une bonne circulation de l'air est bénéfique, ce qui le protégera de certains parasites comme les araignées rouges qui tissent leurs fils sur ses feuilles.

Plantation : des conditions simples pour une croissance optimale

Pour la plantation, il est recommandé de tremper d'abord la motte dans de l'eau pour l'humidifier. Ensuite, creusez un trou deux fois plus volumineux que la motte et déposez-la à l'intérieur. L'espacement entre les différents plants de lierre varie selon l'espèce plantée. Les périodes les plus propices pour sa plantation sont l'automne et le printemps. Il est possible de cultiver le lierre dans un pot.

Taille : maîtriser sa croissance

Le lierre pousse très rapidement. Pour éviter qu'il ne devienne trop envahissant, il est essentiel de le tailler périodiquement. Si elle pousse le long d'un mur, prévoyez de la tailler une fois par an. Ne pas laisser le lierre envahir la couronne des arbres, mais supprimer régulièrement les pousses. Ainsi, les effets positifs du lierre sont conservés et la survie des deux plantes est assurée. Si la couronne d'un arbre est effectivement envahie, le propriétaire doit faire un choix entre l'arbre et le lierre. Si l'arbre a la priorité, le lierre peut être taillé à la base de la couronne. Il n'est en aucun cas nécessaire de le retirer complètement, permettant ainsi au lierre de continuer à remplir ses autres fonctions importantes dans l'écosystème.

Surveillance : quelques précautions

Il est préférable de ne pas laisser le lierre pousser sur des arbres jeunes et affaiblis dont l'écorce est endommagée si l'on veut les préserver. Bien que les racines du lierre ne pénètrent pas dans l'écorce, les champignons trouvent sous le lierre un climat parfait. Les arbres couverts de lierre ne sont pas faciles à contrôler lors d'une évaluation de la sécurité, car les points faibles sont moins visibles. Si le lierre pousse sur les branches, l'arbre reçoit moins de lumière et les branches peuvent dépérir. En hiver, le lierre peut retenir la neige et son poids peut, le cas échéant, provoquer la rupture de branches.

Comparaison avec d'autres plantes grimpantes

Le Lierre grimpant (Hedera helix) peut être confondu avec plusieurs autres plantes présentes en France :

  • Le Lierre de Colchide ou Lierre de Perse (Hedera colchica) : Le Lierre de Colchide a des feuilles plus grandes que celles du Lierre grimpant, souvent de forme ovale avec un aspect un peu plus coriace.
  • Les Clématites (Clematis spp.) : Certaines variétés de clématites sont des plantes grimpantes à feuillage persistant qui peuvent être confondues avec le lierre en raison de leur capacité à grimper sur les supports et à couvrir de grandes surfaces. Toutefois, leurs feuilles sont généralement plus fines, allongées, et les fleurs de clématites sont bien plus visibles et décoratives.
  • La Vigne vierge (Parthenocissus spp.) : La vigne vierge, bien qu'ayant des feuilles composées de cinq folioles, peut être confondue avec le lierre lorsqu'elle est jeune ou si l'on ne prête pas attention aux détails.

Variétés de lierre et spécificités

Le lierre se décline en onze espèces (lierre de Colchide, lierre des Canaries, lierre des bois, lierre de l'hedera, etc.) et en des centaines de cultivars. La forme de ses feuilles varie selon les variétés. Les formes sauvages et jeunes du lierre sont particulièrement intéressantes, puisqu'elles grimpent très facilement même les parois délicates en zones tempérées (Zone 6a ou plus) et sont persistantes. Le lierre sauvage européen Hedera helix est un particulièrement bon grimpeur, tandis que pour Hedera colchica c'est le cas seulement pour les emplacements les plus avantageux. Le lierre irlandais Hedera helix "Hibernica" est particulièrement vigoureux, mais ses racines-crampons sont moins efficaces. Hedera helix "Woerner" est rustique, pousse rapidement et s'accroche solidement aux parois, ce qui en fait le favori de FassadenGrün. Lorsque le lierre ne peut plus grimper plus haut, la croissance avec développement de racines-crampons se termine et il développe sa forme mature "arborescens", dont les feuilles sont un ovale pointu. Cette forme est disponible dans le commerce, ces lierres sont toujours buissonnants.

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