La culture du bonsaï est un art ancestral qui nécessite une compréhension profonde des besoins biologiques de l'arbre. Bien que le bonsaï soit un arbre, du même type que ceux que l’on peut trouver en pleine nature, il est cultivé dans de petits pots pour rester sous une forme miniature. Le processus horticole vise grâce à des techniques bien spécifiques à traiter et entretenir l’arbre afin qu’il reste petit, tout en le faisant ressembler au plus près à un arbre plus âgé et développé. Pour réussir cette pratique, l'intégration de technologies modernes, comme les capteurs connectés, permet de pallier les difficultés liées à la gestion précise de l'hydratation et de la fertilité.

Les fondements biologiques de l'irrigation
Pour son fonctionnement biologique, comme toutes les plantes, les bonsaïs ont besoin d’eau pour effectuer la photosynthèse, qui est le processus par lequel les plantes convertissent la lumière du soleil en énergie. Pour son maintien de l’hydratation, l’eau aide à maintenir l’équilibre hydrique de la plante, permettant à ses cellules de fonctionner correctement. Pour une absorption des nutriments, l’eau est également le moyen par lequel les racines absorbent les nutriments du sol. Les bonsaïs nécessitent des éléments nutritifs tels que l’azote, le phosphore et le potassium pour leur croissance et leur développement.
Un arrosage insuffisant peut entraîner un stress hydrique, où les bonsaïs ne reçoivent pas suffisamment d’eau pour leurs besoins. Cela peut entraîner le flétrissement des feuilles, un développement ralenti, voire la mort des parties de la plante. Un arrosage excessif peut être tout aussi préjudiciable qu’un arrosage insuffisant. Un excès d’eau peut entraîner une pourriture des racines, empêchant ainsi la plante d’absorber l’oxygène nécessaire.
Facteurs influençant les besoins en eau
Il est crucial de prendre en compte plusieurs facteurs pour répondre aux besoins individuels de chaque arbre. Chaque espèce de bonsaï a des exigences d’arrosage qui lui sont propres. Certaines espèces préfèrent un sol légèrement plus sec entre les arrosages, tandis que d’autres nécessitent une humidité constante. La taille du pot a une influence directe sur les besoins en eau du bonsaï. Les pots plus petits ont une capacité de rétention d’eau limitée, ce qui signifie que le sol sèche plus rapidement.
Le type de sol utilisé pour le bonsaï joue également un rôle important. Certains sols retiennent l’eau plus longtemps, tandis que d’autres ont une capacité de drainage plus rapide. Le climat dans lequel vous cultivez votre bonsaï influence considérablement ses besoins en eau. Dans les climats chauds et secs, l’évaporation est plus rapide, ce qui nécessite des arrosages plus fréquents. En revanche, dans les climats plus frais ou humides, les arrosages peuvent être moins fréquents.
En comprenant et en ajustant ces facteurs, vous pouvez optimiser l’arrosage de votre bonsaï pour répondre à ses besoins spécifiques. Par exemple, les pins sont connus pour préférer un sol légèrement plus sec. Arrosez-les en profondeur et laissez le substrat sécher légèrement avant le prochain arrosage. Évitez les arrosages excessifs qui pourraient causer la pourriture des racines. Les ficus apprécient une humidité constante mais ne tolèrent pas les sols détrempés. Arrosez-les lorsque la couche supérieure du sol commence à sécher légèrement. En été, lorsque la croissance est plus active, l’arrosage peut être plus fréquent. Les junipers ont tendance à préférer un sol légèrement humide mais bien drainé.
Techniques et stratégies d'arrosage
Le choix de la technique d’arrosage dépend de plusieurs facteurs tels que le type de bonsaï, le climat, la saison et les préférences spécifiques de la plante. Il est recommandé d’alterner les méthodes d’arrosage pour assurer une hydratation équilibrée du bonsaï.
- Le trempage : cette méthode implique de plonger complètement le pot du bonsaï dans un récipient rempli d’eau. Cette technique permet au substrat de se gorger d’eau par capillarité, assurant une hydratation complète du système racinaire. Elle est particulièrement utile lorsque le sol est sec en profondeur ou lorsque le bonsaï a besoin d’une hydratation plus intense.
- Arrosage par le dessus : c’est la méthode traditionnelle consistant à verser de l’eau directement sur le sol du bonsaï à l’aide d’une pomme d’arrosoir fine ou d’une tasse. Cette technique permet un arrosage contrôlé et permet de surveiller la quantité d’eau appliquée.
- L’arrosage sub-irrigué : est une méthode qui implique de placer le pot du bonsaï sur une soucoupe ou dans un plateau contenant de l’eau. Le substrat absorbe l’eau par capillarité à partir du bas du pot. Cette technique est idéale pour les bonsaïs qui nécessitent une humidité constante, tels que certaines espèces tropicales.
Tout savoir sur l'irrigation et l'arrosage. Techniques, matériel et astuces.
Il est important d’adapter la fréquence d’arrosage en fonction des saisons et des conditions environnementales. Pendant les mois d’été chauds, lorsque l’évaporation est plus élevée, vous devrez peut-être arroser plus fréquemment, en moyenne 1 à 2 fois par jour. Pendant les mois d’hiver, lorsque la croissance est plus lente, réduisez la fréquence d’arrosage.
Utilisation de capteurs pour le suivi horticole
Le Xiaomi Flora, aussi connu sous le nom de Mi Plant, ou encore Flower Care, est un petit capteur pour plante d’intérieur qui permet de mesurer le taux d’humidité et la fertilité du sol, le taux d’ensoleillement et la température. Le capteur est constitué de deux parties. La partie noire sera enfoncée dans la terre et contient les capteurs d’humidité et de fertilité. La partie blanche en revanche restera dans l’air.
Ces capteurs sont basés sur la conductivité de la terre à un faible courant. Les composants du capteur sont bien emballés. La coque en plastique en deux parties est scellée. Tout en haut du capteur on trouve la photodiode pour la mesure de l’intensité lumineuse. On trouve ensuite une Led (indicateur de connexion), tout juste suivie par le thermistor de mesure de la température. Le montage est simple mais efficace. L’utilisation du BLE et d’un chip dédié aux conversions analogiques concorde avec la durée de vie énorme de la batterie (3 mois sur une pile bouton !).
Pour les débutants, il existe sur le marché des capteurs d’humidité qui vous permettront d’avoir un indicateur sur l’humidité du sol de votre bonsaï. Si les valeurs d’humidité et de fertilité semblent fausses, il faut nettoyer le capteur avec un chiffon, le remettre en terre puis tasser la terre autour.
Mise en œuvre d'un système de monitoring à distance
Pour aller plus loin dans le suivi, il est possible de concevoir un système autonome. Le but est de relever différentes mesures, toutes les heures, dont l’humidité de la terre d’une plante. Ces mesures devront ensuite être envoyées sur un serveur distant, par radio communiquant selon la technologie Lo