Le Cerisier du Japon Bonsaï : Une Ode à la Beauté Éphémère et à la Culture Nippone

Le cerisier du Japon, souvent désigné par son nom botanique Prunus, est un symbole puissant de la culture japonaise, célébré pour sa floraison spectaculaire et éphémère. Qu'il soit cultivé en pleine terre ou sous la forme délicate d'un bonsaï, il apporte une touche de raffinement et de sérénité. Parmi les nombreuses variétés, le Prunus incisa Kojô no Mai, également connu sous le nom de cerisier bonsaï ou cerisier du mont Fuji, se distingue par son charme et sa polyvalence, s'adaptant aussi bien au jardin qu'à la culture en pot.

Cerisier du Japon en pleine floraison

Le Prunus incisa Kojô no Mai : Une Variété Fascinante

Le Prunus incisa Kojô no Mai est une découverte remarquable, une forme du cerisier à fleur déjà populaire au Japon. Ce qui le rend si particulier, c'est son port naturellement compact, caractérisé par des rameaux formant comme des zig-zags, rappelant l'esthétique zen et contemporaine. Bien que son nom, ‘Kojô no Mai’, ait donné lieu à diverses interprétations poétiques telles que « danse autour du lac », « vol de papillon » ou « ballet de papillons », il conserve un attrait certain qui dépasse les simples appellations marketing.

Contrairement à l'idée reçue d'un bonsaï forcément minuscule, le cerisier bonsaï n’est pas si petit : il peut atteindre 1,50 m de haut et même plus sur des sujets vénérables au bout de 10 à 15 ans. Ce cerisier à fleurs est idéal pour former des bonsaïs. L'histoire de sa découverte par un certain Akaike sur les flancs du mont Fuji, bien que répandue, n'a pas été confirmée par des sources fiables.

Un Intérêt Saisonnier Constant

Le cerisier bonsaï offre un intérêt visuel tout au long de l'année. Au printemps, il se pare bien sûr de cette légère floraison rose, annonçant le retour des beaux jours. En été, il déploie de petites feuilles dentées, d'où le nom de Prunus incisa, faisant référence aux toutes petites dents qui bordent ses feuilles. L'automne transforme le Kojo-no-Mai, qui prend alors des couleurs sublimes et orangées. Et lorsque ses feuilles sont tombées, on peut admirer l’entrelacs artistique de ses rameaux.

Culture et Entretien

Le cerisier bonsaï est fait pour la pleine terre comme la culture en pot. En pleine terre, il est crucial de veiller à l’arroser les premières années, le temps qu'il s'installe et de préserver l'arbuste de la concurrence. En pot, s’il subit un oubli d’arrosage un peu prolongé, il perd ses feuilles pour se protéger, mais en forme d’autres aussitôt dès que les arrosages reprennent. La plante résiste parfaitement au froid, même en pot, supportant des températures de -15 à -20° sans problème, certaines variétés allant même jusqu'à -30°.

Il se plaît plutôt au soleil ou à mi-ombre et un sol tout sol lui convient, bien qu'il apprécie les sols drainants, frais, riches et profonds. Cependant, il se révèle peu exigeant, tolérant facilement des sols légèrement calcaires ou acides. Le drainage est très important, il est préférable d'installer votre sujet sur une butte ou de placer une couche de drainage au fond du trou de plantation. Une exposition moins brûlante sera préférable dans les régions du sud de la France. Il est préférable de planter en automne pour permettre à l'arbre de bien s'installer avant l'été.

Arrosage d'un cerisier bonsaï en pot

La Taille : Une Question Sensible

La taille n’est généralement pas nécessaire, sauf si l'on souhaite limiter au maximum son développement. Cependant, il y a une mise en garde forte : le cerisier bonsaï déteste le taille-haie. L'utilisation de cet engin ou de cisailles est vivement déconseillée. Le truc pour le réussir est de l'arroser toutes les semaines en été, sauf si le terrain est frais, et de préserver l'arbuste de la concurrence durant les premières années en pleine terre. Des apports de compost en automne bénéficient à la floraison et au développement du cerisier à fleurs. Un tuteur durant les premières années permet à l'arbre de rester bien droit.

CONSEILS DE PÉPINIÉRISTES : CERISIERS NAIN DU JAPON

Le Cerisier du Japon : Une Profonde Signification Culturelle

Le cerisier du Japon, appelé sakura (桜), est un arbre d'ornement très apprécié en Asie et revêt une grande importance culturelle dans son pays d'origine. Symbole fort de la culture japonaise, il est très présent dans la poésie, la peinture, la littérature, mais aussi dans la guerre, et jusque dans la vie quotidienne puisqu’il apparaît sur une pièce de monnaie. Installé dans nos jardins européens, il y apporte toute sa grâce mais aussi une part du raffinement particulier de la culture japonaise.

Hanami : La Contemplation des Fleurs de Cerisier

Au printemps, la coutume du Hanami (花見), tradition de contemplation des fleurs de cerisiers, est un rituel d’origine purement japonaise, célébré chaque printemps lorsque les cerisiers sont en fleurs. Le Hanami, signifiant littéralement « regarder les fleurs », est un rituel immuable qui date de l’époque Heian (794-1185), période phare en ce qui concerne la culture et les arts. Pendant le Hanami, les gens se rassemblent dans les parcs ou jardins pour pique-niquer et profiter de la beauté éphémère des fleurs de cerisier.

Cette tradition est considérée comme un moment de réflexion sur la nature transitoire de la vie car les fleurs de cerisier symbolisent la beauté éphémère de la vie, rappelant aux gens la préciosité et la fragilité de l’existence, et l’importance de vivre chaque moment pleinement. Le Hanami est un rituel social où les gens se retrouvent en famille ou entre amis pour un pique-nique. Dans certains endroits, les cerisiers peuvent être admirés de jour comme de nuit, étant parfois illuminés pour l’occasion. Le pique-nique sous les fleurs est une coutume depuis l’Antiquité, bien qu'il ait évolué. Le pique-nique printanier était à l’origine l’occasion de trouver le ou la partenaire pour les jeunes gens plus que pour apprécier la beauté des fleurs. On dit que c’est à partir du 9e siècle que les aristocrates ont pris l’habitude d’aller contempler la floraison des cerisiers. L’événement est si important que le service de météo japonais publie des prévisions relatives à la date de floraison dans chaque région du Japon (sakura zensen).

Famille profitant du Hanami sous les cerisiers en fleurs

Un Symbolisme Profond à Travers l'Histoire

Le premier Hanami officiel aurait été organisé par l’Empereur Saga (786-842) au temple Kyomizu de Kyoto. Avant l’arrivée du calendrier, les Japonais se calaient sur la floraison des cerisiers pour annoncer le début de la saison de plantation du riz. Pendant la période d’Edo, les fleurs de cerisiers ont été considérées comme des symboles de samurai : être samouraï signifiait que votre vie serait aussi courte que celle de la fleur de cerisier. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les sakura avaient un symbolisme un peu plus sombre, la réincarnation en sakura étant le cadeau réservé aux hommes (bushi, les guerriers) qui mouraient au combat.

Le Front de Floraison des Cerisiers (Sakura Zensen)

Le sakura est au Japon un événement national, une vraie fête. C’est au cours du printemps qu’elle se produit, enchantant les parcs et jardins durant deux semaines. Heureusement, entre le sud du Japon et le nord cet événement affiche un gros décalage. La période pour voir les cerisiers du Japon en fleur peut débuter au début du mois de janvier dans les régions les plus méridionales, dans l’île de Kyushu, alors que cette floraison ne se produira qu’en mai dans les régions les plus froides, c’est-à-dire l’île d’Hokkaido. De plus, des centaines de variétés de cerisiers sont présentes au Japon, qui ne fleurissent pas toutes en même temps. Il est même une variété de cerisier du Japon qui est en fleur du mois d’octobre au mois de janvier, c’est Ugatsuzakura, ce qui signifie cerisier d’octobre. Cette variété est présente à Tokyo et dans sa région. Et sur les îles d’Okinawa, qui sont les plus au sud, on peut admirer Kanhizakura, un cerisier qui montre au mois de février des fleurs rose foncé en forme de clochettes.

Le débourrement, période au cours de laquelle les bourgeons floraux s’ouvrent, dure environ 7 jours et se nomme kaika. Les fleurs elles-mêmes sont assez fugaces, s’épanouissant pendant une petite semaine. Ce moment est nommé mankai. Bien évidemment les conditions météorologiques peuvent accélérer ou au contraire retarder la floraison, et elle peut aussi être raccourcie si elle tombe au cours d’une période pluvieuse, venteuse ou trop froide. Le service météorologique du pays est fort attentif au front de floraison des cerisiers, sakura zensen, et annonce tous les jours sa progression à la population. Celle-ci est basée sur la floraison de sujets échantillons répartis sur tout l’archipel.

Carte de prévisions du Sakura Zensen au Japon

Diversité des Cerisiers du Japon

On trouve une dizaine d’espèces sauvages de cerisiers au Japon, appartenant à la famille des Rosacées comme le cerisier à fruits. Ces espèces ont fait l’objet de très nombreuses sélections et se déclinent de ce fait en un nombre de cultivars impressionnant, avec plus de 600 cultivars recensés. Ces beaux arbres offrent beaucoup de variété autant dans leur forme que dans leur floraison, un merveilleux spectacle.

Espèces Sauvages et Cultivars Notables

  • Yamazakura (Prunus jamasakura) : Ce cerisier de montagne est principalement trouvé au Japon, à Taïwan et en Corée. Pouvant atteindre 30 m de haut et 8m d’envergure, ses fleurs blanches ou légèrement rosées, simples, en forme de coupe, mesurent 2,5 à 3,5 cm de diamètre. Sa floraison est l’une des premières du printemps.
  • Ōshima-zakura (Prunus speciosa) : Natif des montagnes du nord-est de la péninsule d’Izu et de l’île Izu Ōshima. Il offre de belles fleurs simples d’un blanc pur.
  • Ōyama-zakura (Prunus sargentii) : On le trouve principalement au nord du Japon, notamment à Hokkaido.
  • Edo higan (Prunus pendula form. ascendens) : Cette espèce prend une forme de parapluie avec l’âge. Ses fleurs simples naissent sur des bourgeons rouges.
  • Kan-hizakura (Prunus campanulata) : C’est une espèce endémique d’Okinawa. Ces variétés mutent naturellement et s’hybrident entre elles.
  • Yaezakura : Les cerisiers à fleurs doubles, espèces sauvages ou cultivars, sont appelés en général yaezakura. Le cultivar le plus ancien, toujours disponible de nos jours est le fugenzô (普賢象). Ses fleurs doubles sont robustes et tombent tout entières par terre, sans éparpiller leurs pétales comme les autres espèces de cerisiers. Elles ont deux grands pistils au lieu d’un seul, qui se sont transformés en petites feuilles vertes saillantes. Cette espèce ne peut donc porter de fruit et se multiplie seulement par la greffe.

Le Cas du Somei-Yoshino

Actuellement, une seule espèce horticole, Somei-Yoshino, appelé communément cerisier Yoshino, occupe environ 80% des cerisiers du Japon. Ce cultivar, plutôt nouveau-venu, a été trouvé par hasard vers la Restauration (1868) à Tokyo. Un défaut était aussi très apprécié à l’époque : les fleurs de Somei-Yoshino ne tiennent qu’environ trois jours. Pendant la 2ème guerre mondiale, les bombardements américains ont causé d’énormes dégâts au Japon. Avec les pertes humaines très importantes, beaucoup de cerisiers ont été brûlés à cause des bombes incendiaires. La reconstruction après la guerre nécessitait des cerisiers de croissance rapide.

Bien que n’étant pas un « problème de société », il y a actuellement de plus en plus de Japonais qui s’opposent à la suprématie de ce cultivar trop présent selon eux. La première raison est botanique : tous les arbres étant des clones, ceci représente une sérieuse menace pour les cerisiers du pays. Outre le danger de la mort collective par un agent phytopathogène, le vieillissement général est aussi observé, tous les arbres étant génétiquement identiques et donc du même âge.

Quelques Variétés Cultivées dans les Jardins Européens

En Europe, les cerisiers du Japon sont généralement de petite taille par rapport à leur climat d'origine tropical humide et tempéré où ils peuvent atteindre 12 m de hauteur. Les fleurs printanières se produisent au moment du redoux, regroupées en bouquets de 3 à 5. C’est leur nombre très important qui fait toute la beauté de cette floraison, recouvrant presque totalement la ramure, d’autant plus remarquables qu’elles apparaissent souvent avant le feuillage. Ces cerisiers diffèrent par le nombre de pétales de leurs fleurs, de 5 à une centaine pour les doubles, aussi bien que par la teinte de celles-ci qui parcourt un nuancier large, entre le blanc et le rose foncé. Les plus grandes variétés forment de grands arbres, les plus petites sont très compactes et peuvent même être cultivées en pot. Leur aspect décoratif est également présent en hiver, grâce à leur écorce luisante souvent rouge sombre ornée de lenticelles horizontales. La floraison donne naissance chez les espèces botaniques à des petits fruits noirs, des drupes en réalité, mais qui n’ont aucun intérêt gustatif. Les variétés horticoles, elles, sont stériles.

L’espèce la plus fréquente est le Prunus serrulata aux feuilles dentelées (d’où le nom de serrulata), mais on trouve également des Prunus incisa, des P. glandulosa, P. subhirtella. Parmi les variétés cultivées, on peut noter :

  • Prunus glandulosa : Très intéressant du fait de sa petite taille qui ne dépassera pas 1,50 m. Il tend à prendre un port buissonnant.
  • Prunus incisa ‘Kojo no mai’ : De petite taille avec de belles branches tortueuses, idéal pour les bonsaïs.
  • Prunus ‘Amanogawa’ : Affiche un port dressé et étroit. Sa floraison rose tendre est délicatement parfumée.
  • Prunus serrulata ‘Kanzan’ : Dont les fleurs forment de délicats pompons d’un rose soutenu. Très résistant au froid, il supporte aussi la chaleur. De relativement haute taille, il montre un port bien dressé.
  • Prunus serrulata ‘Royal burgundy’ : Affiche des feuilles pourpre sombre qui forment un beau contraste avec la floraison rose.
  • Prunus subhirtella ‘Automnalis rosea’ : Pour une floraison plus tardive, il fleurit en automne et peut offrir sa floraison gracieuse blanc rosé jusqu'au printemps dans les régions à hivers doux.

Comparaison de différentes variétés de fleurs de cerisier

Plantation et Entretien du Cerisier du Japon

Le cerisier du Japon est parfait pour une installation en isolé, pour profiter au mieux de sa floraison et de son charme tout au long de l’année. Cet usage convient particulièrement aux variétés de haute taille qui seront ainsi idéalement mises en valeur. Le cerisier à fleurs sera cependant tout aussi charmant en fond de massif. On peut y installer des variétés plus compactes à port arbustif que l’on pourra marier avec des bulbes de printemps comme les narcisses ou les tulipes, associées à des plantes à feuillage décoratif et des vivaces qui prolongeront l’attrait du massif. Ces petits cerisiers à fleurs conviennent également à une haie mixte, dans laquelle on pourra d’ailleurs multiplier les variétés afin d’échelonner les floraisons. Il est aussi possible de multiplier les essences en ajoutant des viornes, des céanothes, des charmes, pour un spectacle changeant tout au long de l’année. Les variétés naines, quant à elles, orneront en pot n’importe quelle terrasse bien exposée.

Conditions Idéales et Soins Essentiels

Les cerisiers du Japon sont le plus souvent des arbres rustiques, résistant à des températures de -15 à -20° sans problème, certaines variétés supportant -30°. Ils apprécient des sols drainants, frais, riches et profonds mais se révèlent peu exigeants, tolérant facilement des sols légèrement calcaires ou acides. Le drainage est très important, il est préférable d'installer votre sujet sur une butte ou de placer une couche de drainage au fond du trou de plantation. Ils se plaisent plutôt au soleil et à l’abri du vent, mais une exposition moins brûlante sera préférable dans les régions du sud de la France.

Il est préférable une plantation en automne, afin que l’arbre ait le temps de bien s’installer avant l’été et de vous offrir une première floraison. Il est important de surveiller que le sol ne reste pas sec au cours des premières années. Un paillage sera fort utile pour maintenir la terre fraîche. Des apports de compost en automne bénéficient à la floraison et au développement du cerisier à fleurs. Un tuteur durant les premières années permet à l’arbre de rester bien droit. La taille est déconseillée, il faut se contenter d’un léger entretien au cours de l’automne : supprimer les rameaux morts ou abîmés, rabattre légèrement les branches si besoin.

CONSEILS DE PÉPINIÉRISTES : CERISIERS NAIN DU JAPON

Multiplication du Cerisier du Japon

Le cerisier à fleurs se multiplie de la même manière que le cerisier à fruits, c’est-à-dire par greffage. Le porte-greffe le plus utilisé est un merisier, Prunus avium, et on pourra réaliser une greffe en écusson au cours de l’été ou bien une greffe en fente au mois de mars.

Maladies et Ravageurs du Cerisier du Japon

Comme tout arbre, le cerisier du Japon peut être sujet à diverses maladies et attaques de ravageurs. Une surveillance attentive et des interventions rapides sont essentielles pour maintenir la santé de l'arbre.

  • La moniliose : Si le feuillage et les fleurs de votre cerisier du Japon se flétrissent et ses rameaux se dessèchent, il s’agit sans doute de cette maladie due à un champignon. Il faut couper les rameaux atteints et les détruire.
  • Le coryneum : Cette maladie cryptogamique également appelée criblure touche principalement le feuillage, lui occasionnant des petites perforations cernées de brun. Comme précédemment, il faut supprimer les branches atteintes. On peut ensuite appliquer un traitement au soufre.
  • Le chancre bactérien : Grave maladie due à une bactérie qui provoque des déformations et crevasses dans l’écorce ainsi que des écoulements de gomme. Le feuillage proche se dessèche. La partie atteinte doit être supprimée jusqu’à 1 m sous le chancre, et détruite. Il faut ensuite réaliser un traitement à la bouillie bordelaise.
  • L’armillaire : Ce champignon s’attaque à l’arbre par les racines et les fait pourrir. Il n’y a pas de traitement, l’arbre doit être abattu et aucune plantation ne peut être faite au même endroit car le champignon reste dans le sol.
  • Les pucerons noirs : Quelques pulvérisations de savon noir dilué éviteront un trop grand nombre de pucerons, dont le miellat abondant entraîne le développement de fumagine sur le feuillage.

Feuillage atteint par la moniliose sur un cerisier

L'Automne au Japon : Momijigari

En automne (秋), le Japon célèbre les feuilles rouges de ces érables. Cet événement s’appelle le momijigari (紅葉狩り) qui représente la “chasse aux feuilles rouges”. Tout comme le hanami durant les sakura, le momjijigari est une tradition qui existerait depuis la période Heian (794-1195). Les kanji 紅葉 peuvent se prononcer de deux façons : kōyō et momiji ; leur sens diffère légèrement en fonction de leur lecture. Bien que distinct de la floraison des cerisiers, le momijigari complète le cycle saisonnier de la contemplation de la nature au Japon, soulignant l'appréciation profonde des Japonais pour les changements de saison.

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