L'usine d'engrais Timac Agro, filiale du groupe Roullier, est depuis longtemps au centre des préoccupations environnementales et sanitaires en France, notamment à Tonnay-Charente en Charente-Maritime et à Saint-Malo en Ille-et-Vilaine. Des enquêtes approfondies ont mis en lumière des pratiques de rejet potentiellement dangereuses, soulevant des questions sur la conformité de l'entreprise aux normes environnementales et l'impact sur les populations riveraines.

Tonnay-Charente : Métaux lourds et risques d'inondation
Le site internet Vakita, mené par le journaliste et militant écologiste Hugo Clément, a réalisé des analyses autour de l'usine Timac Agro de Tonnay-Charente. Les résultats de ces analyses sont alarmants, montrant des taux de métaux lourds très importants à la fois dans l'eau et dans l'air. Plus précisément, des taux d'arsenic ont été mesurés à 93,8 microgrammes par litre d'eau, soit quatre fois supérieurs au seuil autorisé de 25 microgrammes par litre. En plus de l'arsenic, une forte concentration de cuivre, de chrome, de cadmium, de zinc, de mercure et de plomb a été détectée.
L'association Pays Rochefortais Alert's, qui milite depuis des années pour la mise aux normes de l'usine, a porté plainte le 13 juillet contre l'entreprise pour neuf infractions au code de l'environnement. Gérard Garder, cofondateur de l'association, souligne que le danger est connu depuis longtemps et que la proximité de l'usine avec le fleuve Charente constitue une menace majeure. Il prévient que des cartographies ont montré un risque de montée des eaux qui pourrait inonder la totalité du site industriel. Lorsque l'eau se retirera, les conséquences écologiques et sanitaires pourraient être énormes.
Les riverains de Tonnay-Charente ne sont pas seulement préoccupés par les dangers environnementaux à long terme, mais sont également confrontés à des nuisances quotidiennes. Ils décrivent des bruits constants, jour et nuit, 24 heures sur 24, ainsi que des fumées émanant de l'usine.
Face à ces révélations, la préfecture de Charente-Maritime a mis en demeure Timac Agro, le 5 juin dernier, d'appliquer des mesures pour prévenir les déversements d'eau non conformes dans un délai de 15 jours.
L'évolution des activités à Tonnay-Charente et les défis persistants
Des changements significatifs sont intervenus dans les activités de l'usine Timac Agro de Tonnay-Charente. En janvier 2024, un plan de licenciements a été mis en œuvre, affectant 34 des 43 salariés. Cette réduction de personnel est expliquée par les procédés de fabrication des engrais nouvelle génération, qui nécessitent moins de main-d'œuvre. L'atelier de granulation d'engrais à base de phosphore, d'azote et de potassium, ainsi que l'atelier cave où les produits chimiques étaient mélangés, notamment le phosphate solubilisé à l'acide, ont été abandonnés. La combustion à travers le sécheur et la chaudière, qui utilisaient des solides comburants classés "dangereux pour l'environnement aquatique", a également cessé.
La nouvelle activité de l'usine comprendra désormais l'installation de broyage, concassage, criblage, ensachage, pulvérisation, lavage, nettoyage, tamisage et mélange de pierres, cailloux, minerais et autres produits minéraux naturels ou artificiels ou de déchets non dangereux inertes. Ces opérations seront réalisées dans le nouvel atelier Nutritech, présenté par Roullier comme un moyen d'intégrer des innovations, sans plus de détails. Timac Agro affirme que ces changements auront un "impact sur la qualité de l'air très positif", avec moins d'émissions atmosphériques, et la fin des émissions particulaires, gazeuses et odorantes, ainsi qu'une réduction du bruit.
Cependant, les nuisances sur la santé, dénoncées par Pays rochefortais Alert' (PRA) et les riverains, n'étaient pas une "vue de l'esprit", comme le confirment implicitement les mesures prises par l'entreprise. Ces associations et riverains poursuivent d'ailleurs leur combat devant les tribunaux.
L'usine, bien que modifiant ses processus, reste une Installation Classée pour la Protection de l'Environnement (ICPE) et relèvera désormais de la rubrique 4140-1 : "toxicité aiguë catégorie 3 par la voie d’exposition orale" en raison du stockage de 40 tonnes de matières premières en big-bags. Timac Agro a assuré en commission de suivi de site prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les accidents qui pourraient polluer l'air, les sols et la Charente. L'entreprise prévoit d'aménager un nouvel atelier de préparation des fertilisants dans un bâtiment existant et assure que les aires extérieures de stockage seront bétonnées et bitumées pour accueillir les big-bags de produits finis, eux-mêmes fermés et étanches à l'eau. Timac considère que les eaux pluviales tombant sur cette plateforme imperméabilisée ne seront plus souillées et pourront être rejetées directement dans le fleuve.
Parallèlement, la loi exige que Timac dépollue les installations obsolètes. L'entreprise prévoit de démolir les ateliers, le bâtiment du laminoir et du magasin de stockage, l'atelier cave et les installations de granulation et de séchage d'ici fin 2025. Timac devra également réhabiliter les terrains où l'activité a cessé. Le préfet, par un arrêté d'avril 2025, a accordé un délai de six mois à deux ans, soit jusqu'au 30 juin 2026, pour ces opérations.
Malgré ces efforts, la question de la pollution passée demeure. Un habitant de Tonnay-Charente, résidant à 4 kilomètres de l'ancienne usine fermée en mars 2023, a révélé des traces de chrome, de mercure et de cadmium dans ses cheveux, bien qu'il ne fasse pas partie des riverains directement surveillés par l'Agence Régionale de Santé (ARS). Cela souligne la nécessité d'une surveillance élargie et d'une prise de conscience des impacts à plus grande échelle.
Saint-Malo : Ammoniac et opacité sur les rejets
Le site de Timac Agro à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, est également sous le feu des projecteurs. Implantée au cœur du port de commerce depuis soixante ans, l'usine, filiale du géant des fertilisants Roullier, a discrètement développé sa fabrication d'engrais azotés pendant au moins quinze années, émettant un gaz polluant, l'ammoniac, sans être sous le radar des autorités. Ce n'est qu'à partir de 2017 que l'entreprise a été surveillée pour ses rejets. Pourtant, jusqu'en avril 2020, les émissions d'ammoniac ont dépassé jusqu'à quinze fois les seuils autorisés.

Le contraste entre l'activité industrielle de l'usine et son environnement est frappant. À seulement cinq cents mètres à vol d'oiseau, les remparts et la plage de Saint-Malo dessinent une carte postale touristique, première destination touristique de Bretagne, qui attire chaque année un million de personnes. Cependant, ce même port voit transiter 416 210 tonnes d'engrais et de produits chimiques.
Depuis sa création en 1959 par Daniel Roullier, le groupe et sa filiale ont prospéré grâce au broyage du maërl, une algue corallifère utilisée pour amender les terres agricoles acides. Soixante ans plus tard, l'entreprise est le premier employeur de la cité corsaire et commercialise 4,6 millions de tonnes d'engrais dans le monde. Cependant, depuis 2006, l'usine portuaire, qui frôle parfois le classement Seveso en fonction de ses stocks de matières dangereuses, était réglementée pour broyer des matières minérales, mais pas pour fabriquer des fertilisants azotés, qui constituent pourtant 45 % de sa production.
Les riverains de Saint-Malo se plaignent également des nuisances quotidiennes. Pascale Nowicki, une riveraine, décrit une "odeur de patate pourrie" qui provoque des manifestations irritantes telles que des irritations des muqueuses, de la gorge, du nez et des yeux, semblables à un phénomène allergique. Caroline Ruffault, qui habite près de la zone industrielle, précise que l'odeur est parfois si forte qu'il est impossible de sortir dans son jardin et que leurs voitures et vitres sont recouvertes d'un voile de pollution.
Ces inquiétudes ne sont pas isolées. En mai 2020, douze habitants et l'association citoyenne Osons ! ont assigné la Timac en référé pour "troubles anormaux de voisinage". Deux mois plus tard, le tribunal de Saint-Malo a ouvert une expertise judiciaire sur les activités de l'entreprise, suite à des infractions massives. Entre 2017 et avril 2020, les cheminées de l'usine ont émis des doses d'ammoniac bien supérieures au seuil réglementaire de 50 mg/m³, fixé par arrêté ministériel. Un rapport de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) du 28 janvier 2020 a révélé des pics en 2019, avec seize jours d'infractions en octobre et 24 jours en novembre. Lors d'une réunion le 11 décembre 2019, l'exploitant a admis avoir conscience du fort potentiel émissif des produits fabriqués, notamment l'engrais azoté à base de sulfate d'ammoniaque.

Un historique de non-conformité et d'omissions
La Dreal n'a commencé à s'inquiéter qu'en 2015, alertée par des habitants et les associations Eaux et rivières de Bretagne et Osons ! Elle a alors demandé à Timac de passer au peigne fin ses rejets atmosphériques. En juillet 2018, Sébastien Mollet, directeur de la Dreal, a informé la préfecture par courriel que les émissions relevées par l'exploitant étaient "5 à 10 fois supérieures à la valeur limite", ce qui classerait l'entreprise comme le premier contributeur régional et le dixième national en termes d'émissions d'ammoniac. Il a également noté qu'aucune des prescriptions de surveillance continue des teneurs en ammoniac dans les rejets n'était respectée.
Le cadre réglementaire imposé à l'industriel dépend des produits qu'il déclare utiliser et dont il doit lui-même évaluer les risques. Or, Sébastien Mollet a expliqué que le dossier d'autorisation de la Timac ne mentionne pas d'activité de fabrication de fertilisants correspondant réellement à ses procédés, mais plutôt du broyage de matières minérales, une activité très généraliste qui n'implique pas de rejets d'ammoniac. Un courrier du préfet adressé à l'entreprise le 13 juin 2018 a confirmé que l'industriel avait opéré un changement de recette quinze ans plus tôt, basculant sa production vers l'azote, ce qu'il n'avait annoncé à la Dreal que lors d'une réunion le 28 mai 2018. Cette omission a eu pour conséquence l'absence d'arrêté réglementant les émissions d'ammoniac.
Un document de la Timac, datant de 2017, a révélé que 74 000 tonnes de produits, soit 45 % des volumes de l'usine portuaire, étaient constitués d'azote et rejetaient de l'ammoniac. Élargi aux autres sites, ce pourcentage atteindrait 66 %.
Impacts sur la santé et controverses autour des expertises
Les impacts sur la santé ne sont pas nouveaux. En 2004, une salariée, Jessica, chimiste de formation, a affirmé avoir été victime des émissions. Elle raconte avoir senti des "odeurs épouvantables" dans ses bureaux, situés juste à côté du site de production, et être tombée par terre suite à une décompensation respiratoire et une crise d'asthme. Bien que son accident de travail ait été reconnu par la Sécurité sociale, la Timac l'a contesté et a licencié l'employée pour "inaptitude". Jessica se souvient de la négation de l'utilisation d'ammoniac par ses responsables, dont Jean-Luc Favre, alors secrétaire général de la Timac et président de l'Union des industries chimiques (UIC) Ouest Atlantique, qui deviendra plus tard président de la Santé au travail du pays de Saint-Malo (STSM).
En 2005, la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (Ddass) avait émis un avis défavorable à la demande d’autorisation d’exploiter de la Timac, jugeant "gratuite, excessive et non fondée" l'affirmation de l'entreprise selon laquelle "aucun impact sanitaire de l'activité sur les populations environnantes n'a été mis en évidence". Malgré les réponses de l'entreprise, la Ddass a maintenu sa position, exigeant des "engagements fermes".
Quatorze ans plus tard, Vincent Lagoguey, sous-préfet de Saint-Malo depuis juillet 2018, a affirmé avoir voulu traiter la question des conséquences sur la santé humaine immédiatement après les infractions. Un cabinet d'études, le GES, a rendu un rapport en janvier 2020 concluant que "le risque sanitaire apparaît comme faible" pour une exposition continue des populations. Cependant, ce dossier ne semble pas clos. L'expertise du GES, financée par la Timac et pilotée par Christian Buson, un agronome controversé et secrétaire général de l'Association française des climato-optimistes (AFCO), est remise en question. Christian Buson avait notamment écrit en 2012 que "sur le plan sanitaire, les émissions atmosphériques d'ammoniac restent sans effet notable".
Le GES s'est référé au seuil d'alerte de 0,5 mg d'ammoniac par m³ préconisé en 2018 par l'Anses, au-delà duquel une exposition longue affecte le système respiratoire. Gaël Lefeuvre, directeur d'Air Breizh, l'association de surveillance sur la qualité de l'air (AASQA) bretonne, se montre sceptique, soulignant que ce niveau indique des effets immédiats sur la santé et que des valeurs cinq fois plus basses (0,1 mg/m³) sont appliquées par plusieurs États américains pour l'air ambiant. L'ammoniac n'étant pas un polluant réglementé dans l'air en France, aucune investigation de cette ampleur n'a été réalisée à Saint-Malo. Air Breizh a toutefois mené une évaluation en 2016, estimant 36 tonnes d'ammoniac pour la ville et 403 tonnes pour son agglomération, données qui ne prenaient pas en compte les rejets industriels de la Timac, l'entreprise ne les déclarant pas avant 2017.
Un autre biais important est que le GES n'a pas observé les particules très fines (PM 2,5), auxquelles l'ammoniac contribue grandement et qui sont pourtant responsables de maladies cardiovasculaires, respiratoires et de cancers, causant 67 000 morts prématurés en France selon un rapport de l'institut allemand Max Planck. Air Breizh a lancé une campagne de mesures des PM 2,5 à Saint-Malo en juillet 2020, dont le bilan est attendu. En 2018 et 2019, l'association avait déjà montré que la moyenne des PM 10 était 10 % et 30 % supérieure à celles mesurées à Saint-Brieuc et Rennes.
Sanctions limitées et pressions citoyennes
En deux ans d'infractions, la Timac n'a reçu qu'une mise en demeure et deux amendes préfectorales de 5 000 euros et 1 500 euros, soit à peine 0,004 % du dernier chiffre d'affaires connu de la filiale en 2006.
Face à cette situation, la mobilisation citoyenne a eu un rôle crucial. Rozenn Perrot, d'Eau et rivières de Bretagne, participe aux réunions organisées en sous-préfecture de Saint-Malo. Cette mobilisation a conduit à l'instauration de mesures de surveillance des émissions d'ammoniac et de métaux lourds par l'industriel. En mai 2021, la Dreal a inscrit les obligations de la Timac dans un arrêté préfectoral complémentaire. Désormais, l'entreprise doit surveiller en continu ses rejets d'ammoniac, veiller à la gestion de ses stocks pour ne pas dépasser le seuil Seveso et analyser la teneur de ses fumées en métaux lourds, une mesure jamais observée auparavant, pourtant réclamée par Eau et rivières de Bretagne.

L'enjeu de cette recherche est d'autant plus important que les eaux du port de Saint-Malo sont déjà concernées. C'est le seul port breton où du cadmium est détecté en rouge, confirmé par les analyses de la DDTM en 2018. La Région Bretagne a informé qu'aucune recherche ne sera menée prochainement pour attribuer la présence de ces métaux au transit d'engrais. Pourtant, le cadmium est classé cancérogène certain pour l'homme par l'OMS, l'inhalation étant la principale voie d'exposition en milieu professionnel. Le cadmium est contenu dans le phosphate, une matière première importée par la Timac depuis des gisements algériens et marocains pour fabriquer ses engrais. Ces données sont d'autant plus préoccupantes au regard du diagnostic local de santé de septembre 2019, qui signalait une surmortalité générale de 11 % par cancer dans l'agglomération de Saint-Malo.
Le 26 avril 2016, Philippe Thévenet, gastro-entérologue au CHU de Saint-Malo, avait alerté la mairie sur les odeurs désagréables et la pollution atmosphérique provenant de la zone portuaire, entraînant des plaintes du personnel et des malades hospitalisés pour des signes respiratoires, digestifs et neurologiques. La mairie avait alors contacté l'Agence régionale de santé (ARS Bretagne).
Cependant, ce sont les associations Eau et rivières de Bretagne et Bretagne vivante qui ont finalement informé les citoyens et les élus régionaux des infractions de la Timac. Une source proche du dossier, souhaitant rester anonyme, a confié que la préfecture avait envoyé les mises en demeure à la Ville et à Roullier, mais pas à la Région, dénonçant un "manque de transparence". La municipalité, dirigée jusqu'en juin 2020 par Claude Renoult, n'a pas davantage ébruité l'affaire, malgré l'inquiétude de ses administrés. Notre interlocuteur a analysé un "manque de courage, une forme d'autocensure" de la part des maires successifs, expliquant que les investissements massifs du groupe Roullier sur le port lui assurent le soutien des élus.
L'influence du groupe Roullier
L'influence du groupe Roullier est significative. Son Centre Mondial de l’Innovation (CMI), un bâtiment flambant neuf accueillant 200 ingénieurs en nutrition animale et végétale, a été financé par un prêt de 50 millions d'euros de la Banque européenne d'investissement (BEI). Sa première pierre a été posée le 7 avril 2014 par Jean-Yves Le Drian en personne, aux côtés de Claude Renoult, maire fraîchement élu.
Une habitante de Saint-Malo, inscrite sur une liste d'opposition aux dernières municipales, a souligné que "Roullier est indéboulonnable par son influence avec ses emplois sur Dinard et Saint-Malo" et que "son emprise sur le port est devenue très forte". Daniel Roullier fut à l'origine du Club des Trente, un lobby regroupant les industriels bretons les plus influents, dont il a posé les jalons à Saint-Malo même, dans les locaux de la chambre de commerce et de l'industrie (CCI), qu'il présidait en 1988. La holding du groupe, la CFPR, est également membre de cinq groupes d'influences liés aux fertilisants, selon le registre de transparence de la Commission européenne. De plus, depuis l'été 2020, le chef de cabinet du ministre de l'agriculture, Julien Denormandie, n'est autre que Fabrice Rigoulet-Roze, ancien directeur stratégique du groupe Roullier de 2008 à 2011. L'entreprise admet d'ailleurs faire du lobbying.
Ces éléments soulignent la complexité de la situation, où les enjeux économiques et politiques se mêlent aux préoccupations environnementales et sanitaires.
Des pollutions diffuses : L'agriculture en question
Dans un autre secteur du département de la Charente-Maritime, une autre source de pollution est mise en lumière : l'agriculture. Il a été constaté une pollution affectant les habitants de la plaine céréalière d'Aunis, près de La Rochelle. Des tests réalisés sur les urines et les mèches de cheveux de 72 enfants, âgés de 6 à 17 ans et résidant dans six communes, ont révélé la présence de substances indésirables. Bien que cette situation ne soit pas directement liée à l'usine Timac Agro, elle met en évidence la problématique plus large de la pollution environnementale et de ses impacts sur la santé humaine, qu'elle soit d'origine industrielle ou agricole. Ces constats soulignent la nécessité d'une approche globale pour la protection de l'environnement et de la santé publique.