Guide d'achat du composteur : Transformez vos déchets en or vert pour votre jardin

Le compostage est une démarche éco-responsable de plus en plus populaire, qui permet de valoriser nos biodéchets tout en enrichissant notre jardin en matière organique. À l'heure où la réduction des déchets est un enjeu majeur, s'équiper d'un composteur s'avère être un choix judicieux pour tout foyer désireux de s'engager dans une démarche de développement durable. Mais comment choisir le bon matériel, obtenir des conseils d'achat pertinents et mettre en place un composteur efficace ? En suivant ces recommandations, vous serez en mesure de réduire la quantité de déchets envoyés à l'enfouissement ou à l'incinération, tout en produisant un engrais naturel de qualité. Alors, êtes-vous prêt à vous lancer ? Vous découvrirez dans les lignes qui suivent tous les conseils d'achat indispensables pour vous équiper correctement, ainsi que les astuces pour bien démarrer et entretenir votre compost.

Le composteur est un outil qui s'inscrit dans une logique de recyclage et de valorisation des déchets organiques. Chaque année, une part importante de nos ordures ménagères est composée de biodéchets (restes de repas, épluchures, marc de café, etc.). Au lieu d'être mis à la poubelle et conduits vers des sites d'enfouissement ou d'incinération, ces biodéchets peuvent être transformés en humus grâce au compostage. Les déchets de cuisine et de jardin composent environ un tiers de notre poubelle. Composter ses déchets biodégradables permet de participer efficacement à la diminution des déchets collectés et enfouis. Le processus naturel du compostage permet de produire soi-même un amendement de qualité, utile pour son jardin et ses plantes vertes. En présence d'eau, d'oxygène et sous l'action des micro-organismes du sol, les déchets biodégradables se transforment en compost en quelques mois.

Composteur de jardin

Les différents types de composteurs : Quel modèle choisir pour vos besoins ?

Le choix de votre composteur dépend principalement de votre espace disponible, de votre production de biodéchets et de vos préférences esthétiques. Il existe plusieurs options sur le marché et pour le bricoleur averti, la fabrication maison est également une voie intéressante.

Le bac à compost : une solution pour tous les jardins

Le bac à compost en bois est sans doute le modèle le plus traditionnel. Il offre une esthétique naturelle qui s'intègre bien dans un environnement de jardin. Les modèles proposés sur le marché offrent les mêmes avantages fonctionnels que les modèles en plastique : plusieurs contenances pour s'adapter à vos besoins, couvercle au-dessus pour accéder au bac, panneaux sur le côté qui s'ouvrent pour recueillir le compost mûr. Seule ombre au tableau, de nombreux modèles sont traités chimiquement contre l'humidité, les insectes et les champignons. Le bois est isolant, il offrira donc une meilleure protection vis-à-vis des températures. De plus, il est poreux, laissant circuler l'eau et l'air. Il est fabriqué en pin sylvestre prélevé dans des forêts gérées durablement (label FSC) et traité autoclave pour une meilleure résistance. Son couvercle occupe tout le dessus du bac et sa façade avant est équipée d’une grande trappe de vidange. Le composteur à accès direct Mon petit potager a comme particularité un espace ouvert à sa base, plus large que le bac en lui-même, qui permet d’avoir accès sans effort au compost mature. Réalisé à partir de bois de pin Douglas, il n’est pas traité tout en offrant naturellement une classe de résistance 3 (que vous pourrez améliorer en traitant vous-même son bois avec des produits appropriés). Bois de forêts gérées durablement, entièrement fabriqué en France, ce composteur de jardin est un bel exemple de produit responsable.

Le bac à compost en plastique est prisé pour sa légèreté et sa facilité d’entretien. Très résistant à l’humidité et à la chaleur, un bac en plastique est idéal pour faire face aux conditions qui règnent à l’intérieur d’un composteur et à dimensions égales, il est moins coûteux. Autre avantage, et non des moindres, il est très facile à nettoyer. Il est par contre moins isolant et les matières en décomposition pourraient avoir très chaud, surtout si le bac est au soleil. Le plastique n’est pas un matériau “propre”, pour une empreinte carbone plus légère privilégiez les modèles en plastique recyclé. Le composteur pour jardin Compost’ Eco de Bellijardin, de fabrication française, est en polypropylène recyclé. Il existe en 350, 500 et 650 L. Son couvercle s’ouvre en totalité, pour un remplissage et un retournement plus facile. Des fentes d’aérations sont disposées sur tout le tour du composteur, de haut en bas et le bas de la façade avant s’ouvre en partie pour récupérer le compost décomposé. Le composteur Compost’ Fast de Bellijardin est également fabriqué en France à partir de polypropylène recyclé. Il affiche 2 portes basses pour la récupération du compost. Il existe en 350 et 500 L. Le composteur Thermo-King Garantia est en polypropylène recyclé, traité anti-UV, anti-choc, et recouvert d’un isolant qui conserve une chaleur constante à l’intérieur. L’ouverture sur le dessus est en 2 parties et est conçue de manière à résister aux aléas climatiques. Vous pourrez retirer facilement le compost grâce aux 2 ouvertures latérales. Une grille de fond laisse la faune aller et venir mais empêche le passage des rongeurs. Le Thermo-King existe en 400, 600 et 900 L.

SMCTOM de Nontron propose des composteurs de 320 litres à 11€ et de 620 litres à 22€ en plastique.

Le sac à compost : une solution compacte pour les petits espaces

Si vous vivez en ville, que vous avez un petit jardin, une terrasse ou un balcon, rassurez-vous : vous aussi pouvez valoriser vos déchets et faire votre compost. Pour répondre aux besoins spécifiques des jardiniers en milieu urbain, des fabricants ont développé des sacs de compost. Légers et pliables, ils se font discrets quand vous ne les utilisez pas. Ces petits composteurs sont dotés d’une ouverture sur le dessus du sac pour déposer vos déchets et d’une fenêtre en bas pour recueillir votre compost mûr. Enfin, des poignées aident à déplacer le sac si nécessaire. L'EclozSac de jardin 270 L (Ø 60 x H 95 cm) et l'EclozSac de jardin pop-up 120 L (Ø 50 x H 60 cm) sont des exemples de sacs à compost disponibles.

Le compostage en tas : la méthode traditionnelle

Certains optent pour la méthode du compost en tas, sans recourir à un bac. Le compostage en tas est le plus courant, mais il demande de la place puisque les matières compostées s’étalent. De plus, il n’est pas très esthétique ! Il est donc principalement réalisé ainsi à la campagne, sur des terrains assez grands où il est assez simple de le dissimuler derrière des bâtiments ou des arbustes. Par contre, il est d’une grande facilité de mise en œuvre et il est également facile à aérer et à retourner.

Le compostage en surface : une approche directe

Le compostage en surface est une méthode particulière, car elle ne vise en fait pas à faire du compost mais à apporter directement au sol des matières organiques pour rétablir une couche humifère. Il est particulièrement aisé à réaliser car il ne demande pas d’apporter un bon équilibre dans les matériaux à composter, vous déposez vos déchets de cuisine comme vos déchets verts ça et là, sur les planches nues comme au pied des plantations. Il est vrai que cela n’est pas très esthétique, mais rien ne vous empêche de recouvrir ces matières avec un paillage classique, paille, foin, copeaux…

Fabrication maison : le composteur DIY

En permaculture, on aime faire avec ce que l’on a sous la main. Avant de vous lancer dans l’achat d’un composteur, faites un petit inventaire chez vous et voyez ce que vous pouvez récupérer : un seau, une poubelle, un bidon, un pot de fleurs, un bac de rangement, etc. En métal ou en plastique, ils sont autant de solutions prêtes à l’emploi pour démarrer un petit compost rapidement. Il faudra simplement percer des trous sur le couvercle et les côtés pour faciliter l’aération. Et aussi au fond pour que les jus du compost puissent s’écouler. Avez-vous pensé à utiliser les matières premières que votre jardin met à votre disposition ? Les branches de sureau par exemple forment des perches très solides une fois séchées : vous pouvez en fabriquer des piquets. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez réaliser des bacs personnalisés avec des planches, des palettes, du grillage, des tôles, etc. Vous n’avez pas ces matériaux à la maison ? Voyez auprès de vos amis, des magasins ou des déchetteries, il y a toujours des ressources insoupçonnées à récupérer et réemployer.

Avec quelques outils et des palettes, il est aussi possible de fabriquer son propre composteur soi-même. Les possibilités sont infinies. Vous avez là matière à exprimer votre créativité et vos talents !

Compostage collectif : une solution pour les citadins

Vous habitez un immeuble : vous pouvez valoriser localement et collectivement les biodéchets en pratiquant le compostage partagé. S’il existe, rejoignez un site de compostage collectif. Les règles de fonctionnement peuvent différer d’un site à l’autre (accès, déchets acceptés, etc.). Vous pouvez aussi lancer un nouveau site de compostage collectif en rassemblant les volontés des habitants.

Pour les communes, la mise en place d'un composteur collectif implique une démarche structurée : établir un pré-diagnostic, récupérer des données, former des référents, et suivre l'installation avec un animateur.

Saint-Junien : une association met en place un compost collectif

Choisir la bonne taille de composteur : une question de volume

Le volume de votre bac à compost doit être adapté à la quantité de déchets organiques que vous produisez chaque semaine. Pour un foyer de deux à quatre personnes, un composteur d’environ 300 à 400 litres peut être suffisant. Si vous disposez d’un grand jardin, vous pouvez opter pour un bac à compost volumineux, voire plusieurs bacs juxtaposés, afin de gérer différentes phases de décomposition.

En moyenne, une personne produit 150 à 200 kg de déchets de jardin par an. On considère généralement qu’1 litre de déchets correspond à 1 m², donc si vous avez 400 m², vous aurez besoin d’un composteur de jardin de 400 litres. Il s’agit bien sûr d’une estimation “à la louche”, car d’autres choses sont à considérer : si vous avez des poules, il est probable que beaucoup de déchets de cuisine leur reviennent, peut-être ne mettez-vous pas tous les déchets verts au compost et en réservez-vous pour laisser à la surface du sol (le compostage en surface), si vous avez un broyeur, nombre de vos arbustes et arbres voient leurs déchets transformés en broyat et servir directement comme paillage… Tous ces détails contribuent à diminuer le volume nécessaire pour votre jardin.

Pour un potager de 50 m², il faut prévoir environ 4 mètres cubes de compost, soit 4 big bags ou 80 sacs de 50 litres.

Les critères de choix d'un composteur : au-delà du matériau

Au-delà du matériau, plusieurs critères sont à considérer pour faire le meilleur choix.

L'aération et l'humidité : les clés d'un compost réussi

Un compost de qualité nécessite un apport régulier d’oxygène. Il convient donc de retourner la matière environ toutes les deux à trois semaines. Pour un compost équilibré, il est important de connaître les matières à privilégier et celles à éviter. Pour maximiser la qualité de votre compost, il est indispensable de trier correctement vos restes de repas et autres déchets organiques. Le composteur est un outil qui s’inscrit dans une logique de recyclage et de valorisation des déchets organiques. Les micro-organismes utiles au compostage ont besoin d’oxygène. Trop d’humidité empêche l’aération : le compostage est freiné et des odeurs désagréables se dégagent. Si c’est le cas, on peut étaler le compost quelques heures au soleil ou le mélanger avec du compost sec ou de la terre sèche. Si le compost n’est pas assez humide, les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus de décomposition s’arrête. Vous pouvez remédier facilement à ce problème en arrosant un peu le compost. Pour garantir une bonne humidité dans le compost, nous vous conseillons de choisir un emplacement qui pourra bénéficier à la fois d’ombre et de soleil. Un compost laissé en plein soleil tout l’été risque de s’assécher assez vite. Bien surveiller son compost, par exemple au moment de l’apport de déchets frais, permet de déceler un excès ou un déficit d’humidité, des zones mal décomposées, des odeurs…

Les fonctionnalités pratiques : confort d'utilisation

Certains composteurs sont dotés de fonctionnalités pratiques (trappe de récupération, aération réglable, indicateur de niveau, etc.). Un tiroir ou une trappe à la base permet la récupération du compost “fini”. Comme vu précédemment, les aérations sont importantes et généralement présentes, mais tous les modèles n’offrent pas la même efficacité à ce niveau. Même un composteur doté de bonnes aérations doit voir son contenu régulièrement remué, sinon le centre ne sera jamais approché par les organismes décomposeurs. Choisissez autant que possible un modèle dans lequel ce retournement est facilité : grande ouverture voire façade semi-démontable.

La résistance des matériaux : pour une longévité accrue

Se renseigner sur la résistance des matériaux : Un bac à compost en bois autoclavé ou en plastique de qualité vous assurera une bonne longévité. Le label NF-Environnement garantit la qualité du matériel.

Que mettre dans son composteur ? Un équilibre essentiel

Pour favoriser une bonne aération et maintenir un équilibre entre matières sèches et matières humides, déposez vos déchets en couches successives dans le composteur :

  1. Couche de déchets bruns (matières carbonées) : feuilles mortes, carton déchiré, petit bois, coquilles d’œufs, coques de fruits secs, croûtes de fromage, mouchoirs en papier et essuie-tout, fibres textiles naturelles (jute, coton, lin, chanvre)… Ces matières se décomposent lentement et apportent de la structure.
  2. Couche de déchets verts (matières azotées) : épluchures de fruits et légumes, tontes de gazon, marc de café, thé infusé, fleurs fanées, restes de riz, pâtes, pain, fumiers ou fientes de poules, etc. Ces matières sont riches en azote, se décomposent rapidement et font monter la température du compost.

Il est judicieux pour certaines de laisser sécher au soleil avant de les jeter dans le bac, notamment les tontes de gazon et les racines des plantes indésirables. Et pour limiter la présence d’insectes en grand nombre au-dessus du bac, recouvrez toujours les déchets frais tels qu’épluchures de légumes ou de fruits.

La proportion conseillée est de 2 parts de matières vertes pour 1 part de matières brunes. Ne mettez pas de gros morceaux dans votre compost, la décomposition sera plus aisée, coupez ou broyez grossièrement tout ce que vous pouvez.

Les déchets à privilégier

  • Côté cuisine : épluchures de fruits et de légumes, coquilles d’œufs, marc de café, thé infusé, carton brun sans encre chimique ni étiquette, petits restes de viande et de poisson (en petites quantités, surtout dans les composteurs de jardin), agrumes (en proportion raisonnable), coquillages.
  • Côté jardin : tontes de pelouse, fleurs fanées, mauvaises herbes (sans graines si possible), feuilles mortes, petites branches broyées, paille, foin.

Les déchets à éviter ou à utiliser avec précaution

  • Les végétaux malades : bien que la plupart des germes pathogènes soient éliminés, une hygiénisation totale n'est pas garantie.
  • Les déchets ligneux ou durs (tailles, branches épaisses, os, noyaux, trognons de chou) : ils se dégradent plus difficilement et peuvent être broyés au préalable.
  • Les mauvaises herbes montées en graines : leurs graines peuvent résister au compostage et germer.
  • Les produits laitiers et la viande en grande quantité : ils peuvent attirer des nuisibles et générer des odeurs désagréables.
  • Les produits synthétiques non biodégradables : verre, métaux, plastiques, tissus synthétiques, contenu des sacs d’aspirateur.
  • Les couches-culottes : elles ne sont pas entièrement biodégradables.
  • Les bois vernis ou peints : les bois de menuiserie ou de charpente, presque toujours traités chimiquement.
  • Les produits chimiques (huile de vidange…) de façon générale.

L'entretien du composteur : les gestes clés pour un compost mûr

Une fois tous ces ingrédients rassemblés, concrètement, comment ça marche ? Le rôle du composteur est donc de réunir les conditions optimales de vie de ces micro-organismes - air et humidité - pour qu’ils puissent transformer la matière.

L'aération : l'oxygène, source de vie

Le compost doit être aéré régulièrement, à l’aide d’une fourche par exemple. Car la décomposition des matières organiques se fait grâce à des organismes aérobies (qui ont besoin d’oxygène pour vivre). Pensez donc à remuer l’intérieur du silo une à deux fois par mois. Un outil en forme de tire-bouchon ou d’aérateur permet de retourner le compost en douceur.

L'humidité : ni trop, ni trop peu

Sans eau, les organismes décomposeurs ne peuvent pas travailler, ils en ont besoin pour vivre. Vérifiez régulièrement que vos matières sont humides. Le compost est considéré comme mûr après plusieurs mois (de 6 à 9 mois en moyenne). Ce résultat dépendra également de la qualité initiale des déchets.

  • Compost trop sec : il ne se décompose pas ; les micro-organismes meurent et le processus de décomposition s’arrête. Il faut alors l'arroser.
  • Compost trop humide : il pourrit et dégage des effluves désagréables. Il faut alors l'aérer et ajouter des matières sèches.

Le brassage et la surveillance : pour un compostage optimal

Il convient de retourner la matière environ toutes les deux à trois semaines. Disposer d’un thermomètre spécifique permet de surveiller la température au cœur du tas. Une montée en température (jusqu’à 60-70 °C) atteste d’une bonne activité microbienne.

L'utilisation du compost : un trésor pour votre jardin

Le compost est un élément très intéressant en permaculture. En plus de valoriser les déchets de cuisine et de jardin, il enrichit le sol et crée de bonnes conditions de culture pour vos fruits et légumes. Le compost est un amendement organique qui améliore la structure du sol et libère progressivement les nutriments. Il forme un sol plus apte à absorber du carbone.

La consommation recommandée s’établit généralement à 80 litres par mètre carré, soit une épaisseur d’application de 8 centimètres minimum. Cette quantité convient à la préparation des massifs et à l’amélioration des sols pauvres. Le compost ne doit pas être utilisé directement dans les massifs de végétaux en raison de sa richesse en nutriments. Un mélange avec la terre existante dans une proportion de 30 à 50% évite les risques de brûlures racinaires.

Le compost végétal constitue la forme la plus répandue sur le marché. Fabriqué à partir de déchets verts comme les tontes de pelouse, les branchages et les feuilles mortes, ce type d’amendement organique subit un processus de décomposition contrôlé. Le compost enrichi propose une composition plus complexe. Issu notamment des champignonnières, il combine fumier de cheval, fumier de volaille, paille, tourbe et gypse. Cette variante libère progressivement les éléments fertilisants et améliore durablement la structure du sol.

Les plateformes de compostage représentent les points de vente les plus avantageux. Ces structures proposent généralement du compost en vrac avec pesée sur pont-bascule. Les tarifs s’échelonnent de 26,40 euros la tonne pour du compost grossier à 67,10 euros la tonne pour du compost fin. Les jardineries et négociants spécialisés commercialisent principalement des sacs de compost de 40 à 50 litres. Le prix du compost en sac varie de 4 euros à 6 euros l’unité, avec des dégressifs à partir de deux sacs. Les big bags offrent un compromis intéressant pour les projets de taille intermédiaire.

Les composts commerciaux respectent la norme NFU 44-051 qui garantit leur qualité agronomique et leur innocuité. Des analyses trimestrielles vérifient la composition chimique et l’absence de contaminants. La densité du compost varie généralement entre 0,6 et 0,75 tonne par mètre cube selon la granulométrie et le taux d’humidité. Le pH se situe habituellement autour de 8, conférant au produit des propriétés légèrement basiques.

Le compost acheté complète avantageusement la production domestique. Les particuliers peuvent ainsi couvrir des surfaces importantes sans surcharger leur composteur de jardin.

Bonnes pratiques et erreurs à éviter

  • Tasser le compost : Un compost trop compact manque d’oxygène, ce qui provoque des odeurs de fermentation.
  • Négliger l’humidité : Trop sec, il ne se décompose pas ; trop humide, il pourrit et dégage des effluves désagréables.
  • Ne pas aérer suffisamment : Le manque d'oxygène freine la décomposition et peut engendrer des mauvaises odeurs.

En choisissant d’installer un composteur, vous participez à une démarche plus large de protection de la planète. Réduire ses déchets, c’est limiter l’empreinte écologique de leur traitement tout en préservant les ressources naturelles. ValOrizon est un acteur clé pour la gestion et la valorisation des déchets ménagers et assimilés du Lot-et-Garonne. La participation de SMD3 permet de proposer aux habitants une solution de valorisation de leurs biodéchets et ainsi de réduire la taille de leurs sacs noirs. En effet, malheureusement, il y a encore 80kg de déchets compostables dans les poubelles noires des Périgourdins, soit près de 35 %.

La loi de Transition énergétique pour la croissance verte de 2015 nous incite tous à trier à la source nos biodéchets afin de les valoriser pour un retour au sol harmonieux.

Schéma des matières à composter

Questions fréquentes sur le compostage

Quelle quantité de compost faut-il acheter pour un potager de 50 m² ?Pour un potager de 50 m², il faut prévoir environ 4 mètres cubes de compost, soit 4 big bags ou 80 sacs de 50 litres.

Le compost acheté peut-il remplacer totalement les engrais chimiques ?Le compost constitue un amendement organique qui améliore la structure du sol et libère progressivement les nutriments. Bien qu'il réduise le besoin en engrais chimiques, un apport complémentaire peut parfois être nécessaire selon les cultures et la qualité du sol.

Existe-t-il des différences de qualité entre les producteurs de compost ?La norme NFU 44-051 garantit un niveau de qualité minimum, mais les méthodes de production peuvent varier. Il est conseillé de se renseigner sur les pratiques du producteur.

En optant pour un composteur adapté à vos besoins et en suivant les bonnes pratiques de compostage, vous participerez à la réduction globale des déchets et à la préservation de l’environnement. Choisir un bac à compost en bois ou en plastique, évaluer la capacité idéale, tenir compte de l’aération et de l’humidité, respecter la diversité des matières… Autant de paramètres qui garantissent un compost réussi.

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