Collectif Semences Sans Frontières : Cultiver l'Autonomie et la Biodiversité

Illustration de semences variées et saines

Le collectif Semences Sans Frontières incarne une approche militante et solidaire face aux défis de l'alimentation et de la biodiversité agricole. Ce mouvement, en s'appuyant sur des initiatives locales et des campagnes d'envergure internationale, vise à restaurer l'autonomie semencière des communautés, particulièrement dans les régions les plus démunies. Il s'oppose fermement à la mainmise de l'agro-industrie sur les semences, promouvant un retour à des pratiques agricoles respectueuses de la nature et des savoir-faire ancestraux.

Les Racines d'un Engagement : Le Jardin Sans Frontières de Grenoble

En France, des projets concrets illustrent l'esprit de Semences Sans Frontières. Fin mars 2021, un jardin partagé et solidaire a éclos dans le parc des berges de l'Isère, à Grenoble, derrière le Stade des Alpes. Lauréat du budget participatif de la Ville de Grenoble en 2019, ce projet, intitulé « Un jardin sans frontières », est né d’une idée qui a « germé au sein d’un petit groupe d’amis, migrants et non migrants ». Rassemblés en collectif puis en association en octobre 2020, ils ont voulu créer un espace « d’accueil et d’épanouissement pour les migrants » afin de limiter leurs « dépendances vis-à-vis des associations caritatives » en favorisant une production locale.

Ce jardin, ouvert à tous, est un lieu où se cultivent non seulement des fruits et légumes exotiques, du maraîchage classique et de la permaculture, mais aussi de l'apiculture. L’association veut favoriser un « partage de savoirs entre agriculteurs et jardiniers confirmés, cultivateurs venus d’Afrique ou d’ailleurs, et citadins débutants. » Des travaux ont été entamés en novembre 2020, et les premiers semis ont pu être déposés dans les serres du jardin, dimanche 28 mars 2021. Des événements comme la journée de rencontre « Atelier semis & Repiquage » organisée le samedi 10 avril 2021, dès 10h30 au jardin, situé le long de l’avenue de Valmy et de la rue du 19 mars 1962, permettent de concrétiser cet objectif de partage. Il est également possible de contribuer au lancement du jardin en faisant des dons de graines ou d’outils de jardinage. Le support KissKissBankBank a fermé ses portes, mais il est possible de contacter directement le support Ulule pour toute demande.

Infographie montrant les différentes activités du jardin partagé (maraîchage, permaculture, apiculture)

La Campagne "Semences Sans Frontières" : Un Combat Global

La campagne "Semences Sans Frontières" de Kokopelli met en avant les problèmes internationaux liés à l'accès aux semences. Elle vise à aider à lancer une ferme de production de semences destinées à être offertes sur toute la planète aux paysans des communautés rurales des pays les plus pauvres. Le budget total du projet est de 77 060€. Les paysans des pays les plus pauvres n’ont plus accès aux semences libres et fertiles, car leurs variétés paysannes traditionnelles ont été remplacées par les variétés hybrides F1 et chimères génétiques (OGM) stériles de l’industrie agro‑chimique. Le rachat des semences chaque année n’est pas possible pour tous ces producteurs.

Les demandes de soutien sont de plus en plus nombreuses, atteignant plusieurs centaines par an, tandis que les stocks de semences sont limités. Les travaux d'installation des serres (deux serres tunnel de 30 mètres) ont déjà commencé, et les premières buttes de culture pour la saison 2015 ont été réalisées. L'objectif de 12 000 € devait servir à l'achat du tunnel de stockage, offert par une sympathisante de Kokopelli.

Depuis la création de Kokopelli en 1999, plus d’un millier de kilos de semences ont été donnés dans des centaines de communautés rurales des pays les plus démunis. Dans le cadre de la campagne Semences Sans Frontières, le soutien financier des adhérents a permis d’impulser Annadana, qui a distribué pendant plus de 12 ans des semences dans toute l’Asie du sud-est. Ce soutien a également permis de créer en 2007 une seconde ferme de production de semences, couplée d’une banque de semences, à Bangalore sous la gestion de Sangita Sharma. La progression rapide des requêtes de semences en provenance des communautés paysannes est due autant à l’insécurité alimentaire prévalente, et sans cesse croissante, qu’à la perte de biodiversité semencière générée par la destruction des agricultures vivrières.

Les Enjeux Cruciaux de la Souveraineté Semencière

La situation désastreuse dans laquelle se trouve l’agriculture mondiale pousse les peuples à un retour vers une agriculture plus familiale, plus conviviale et plus soucieuse des équilibres fragilisés de la biosphère, en bref vers une agriculture écologique. Depuis le lancement, en 1961, de la Révolution Verte (verte par la couleur du dollar !), les semences que les agriculteurs peuvent acquérir dans les pays les plus démunis sont, en très grande majorité, des semences hybrides stériles ou dégénérescentes ou des semences de variétés dites « améliorées » qui sont souvent vendues, dans le cas des potagères par exemple, plus cher qu’en Europe. Ces semences sont généralement inadaptées aux conditions locales et produisent des récoltes médiocres, voire pas de récolte du tout.

De plus, le marché captif généré par ces semences modernes est à ce point destructeur de biodiversité qu’il est souvent difficile aux paysans de retourner vers leurs semences locales pour la simple raison qu’elles ont disparu des terroirs. Le but de la campagne Semences Sans Frontières est ainsi d’envoyer des colis de semences aux communautés paysannes qui en font la demande afin de favoriser, d’une part, leur autonomie alimentaire et, d’autre part, leur autonomie semencière en les incitant à reproduire leurs propres semences, en réactivant le savoir-faire ancestral de la conservation de semences, perdu lors de l’introduction des variétés mortifères de l’agro-industrie occidentale. Pour cela, chaque envoi de semences est accompagné d’outils pédagogiques, qui permettent aux bénéficiaires d’accéder aux connaissances nécessaires à la création de jardins de production de semences.

Afin de répondre au nombre toujours grandissant de demandes de soutien, et grâce aux adhésions et aux dons faits à Kokopelli, plus de 80% des graines offertes proviennent de notre réseau de semenciers professionnels et sont ainsi certifiées biologiques. Le reste provient de marraines et parrains, jardiniers amateurs passionnés à qui Kokopelli propose de multiplier des semences de plantes médicinales, aromatiques, mellifères, céréalières, d’engrais verts ou encore de légumineuses, au bénéfice de Semences Sans Frontières. La distribution de ces colis s’effectue à partir d’associations, d’ONG ou de particuliers basés principalement en Europe qui jouent le rôle de lien entre les communautés paysannes d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, etc.

Les semences paysannes et la sélection participative

Les Défis de l'Industrialisation Agricole et la Perte de Biodiversité

Les graines et semences sont une problématique importante dans l’autonomie et la qualité agricole, étant la base de toute production et alimentation. La disparition des petites exploitations et l’industrialisation du secteur ont en effet fait disparaître la récolte pour les graines. En effet, depuis plusieurs années, les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu. Trop peu esthétiques pour les consommateurs, trop difficiles à conserver ou pas assez productives, ces variétés ont disparu au profit de variétés stériles plus rentables revendues par les grands groupes semenciers qui imposent une sélection restreinte et peu naturelle à travers le monde. L’industrie semencière a donc créé des hybrides F1 qui produisent de très bonnes semences la première année mais pas les autres, obligeant ainsi le rachat de semences chaque année pour les producteurs. 90 % des graines semées en Europe appartiennent à 5 entreprises, qui contrôlent donc à elles seules l’alimentation de tous et coupent, un peu plus encore, les producteurs d’autonomie.

Le souhait de ces mouvements serait de remettre en place un système d’autonomie que les grands groupes semenciers (Monsanto, Dupont, Bayer…) tentent d’éradiquer, mais également de pouvoir réintroduire des variétés anciennes, plus saines et nutritives dans l’agriculture. C’est ce que proposent aujourd’hui le collectif « Semences paysannes », le projet « Graines del pais » ou encore « Kokopelli ». Bien que les graines en dehors des catalogues officiels ne répondent pas aux « normes » et sont donc interdites à la vente dans les circuits classiques, ces projets passent outre les autorités et les amendes pour remettre en place la liberté d’échanger et de cultiver ces variétés. Graines del pais cultive lui-même des plantations destinées à la récolte de graines afin de les revendre sur son site marchand.

Diagramme illustrant la concentration du marché des semences entre quelques multinationales

Les principes industriels d’uniformisation, de standardisation et de production intensive ont été imposés à l’agriculture et cela à l’échelle planétaire. Le véritable objectif étant de créer un marché captif, les semences ont été soumises au brevetage, ajoutant une barrière légale : l’interdiction de reproduire les semences. Les hybrides F1 ont été introduits par et pour l’agro-industrie. Ils sont avant tout adaptés à la monoculture. Ces variétés ont également souvent besoin, leur spectre génétique très restreint, dû aux méthodes de sélections, ne leur conférant pas une grande adaptabilité, pour pousser correctement, d’une panoplie de produits chimiques et engrais de synthèse.

Les semences résultaient du travail des paysans et portaient en elles à la fois l’ingéniosité de la nature et la culture de ces paysans. Malheureusement, l’industrialisation de nos sociétés occidentales a bouleversé ces agricultures paysannes, respectueuses de la Terre-Mère. Les semences d’anciennes variétés ont été remplacées par des hybrides F1 (soit stériles, soit dégénérescentes l’année d’après) et des OGM (entraînant une utilisation accrue de pesticides et d’herbicides). Ananda Guillet, comme d'autres militants, souligne que la fin de la participation de l’agriculture au développement de la biodiversité a contribué à détruire la diversité existante. Ainsi, après presque un siècle d’expansion de l’agriculture industrielle et chimique, la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estime aujourd’hui à plus de 75% la perte de biodiversité dans le monde des plantes cultivées. À présent, la biodiversité agricole se réduit à quelques grandes cultures parmi lesquelles le blé, le riz, la pomme de terre et le sucre, alors qu’il existe potentiellement des milliers d’espèces avec lesquelles nous pourrions nous nourrir.

L'Association "Mouvement des Paysans sans Frontière" (MPSF) au Burkina Faso

L'Association "Mouvement des Paysans sans Frontière" (MPSF) est un regroupement de 29 coopératives dont 7 scoop féminines réparties dans cinq communes (Bingo, Tanghin Dassouri, Kokolgho, Ziniaré) des provinces du Boulkiemdé, Kadiogo et Oubritinga. Outre ces communes, le MPSF appuie d’autres coopératives dans l’installation des fermes agroécologiques dans les communes de Dédougou et Fara dans la région de la boucle du Mouhoun et Dassa dans le centre ouest. Elle a été créée en 1992 et reconnue officiellement en 2015.

Les principaux objectifs visés sont :

  • Promouvoir le développement et la valorisation des produits de l’agriculture.
  • Promouvoir le développement et la valorisation des produits de l’élevage.
  • Contribuer à la valorisation des produits non ligneux et à la protection de l’environnement.
  • Participer à l’adaptation aux changements climatiques.

Elle œuvre depuis les années 1994 dans la production agro-écologique notamment dans la création des fermes agro-écologiques. MPSF dispose d’une équipe composée de six (6) techniciens spécialisés chargés de former et accompagner les producteurs à l'agriculture durable et les stagiaires, dans les domaines suivants : les fermes, le tissage de clôture grillagée, la production et le reboisement de plants en couloir, la fabrication et l’utilisation de pesticides biologiques. L’association a à son sein des expertises confirmées dans la restauration des sols, la conservation des eaux, les jardins nutritifs, l’agroforesterie et la production de semences.

Carte géographique du Burkina Faso localisant les zones d'intervention du MPSF

Les impacts environnementaux sont de plusieurs ordres :

  • Restauration durable des ressources naturelles : l’initiative a permis de restaurer 78 ha de terres fortement dégradées, ce qui contribue à une augmentation significative des rendements. En effet, les méthodes de production adoptées favorisent la protection et la gestion durable des terres à travers l’utilisation des intrants organiques (compost et pesticides naturels à bases de plantes locales). Par ailleurs, les techniques des haies vives et des brise-vent assurent une protection durable des parcelles contre la divagation des animaux et des vents violents tout en donnant du bois utilitaire à l’exploitant agricole qui n’a plus besoin d’aller couper ailleurs pour ses besoins.
  • Intensification des systèmes de production agropastorale durable : Abandon du système extensif de production qui favorise la dégradation des ressources naturelles.
  • ODD2 : Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l'agriculture durable : Les techniques de production permettent de produire plus en augmentant les rendements, ce qui contribue à éliminer la faim et à donner une alimentation saine aux ménages. La gestion durable de la fertilité des sols permet d’avoir un surplus de production pour accroître les revenus des petits producteurs. En plus, la production animale et forestière dans l’exploitation diversifie les sources de revenus.
  • ODD6 : Garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau : L’utilisation des intrants biologiques promue dans la ferme agroécologique réduit les pollutions.
  • ODD12 : Établir des modes de consommation et de production durables : L’agroécologie est un système de production qui préconise l’utilisation de fertilisants et pesticides biologiques en lieu et place d’intrants chimiques.

Égalité des Sexes et Réduction des Inégalités

Le MPSF encourage la création et l’adhésion des coopératives de femmes et de jeunes. Une place de choix est accordée aux femmes et aux jeunes dans les instances dirigeantes de l’association. Une sensibilisation est menée auprès des propriétaires terriens et des personnes ressources en vue de faciliter l’accès à la terre des femmes et des jeunes promoteurs de fermes agroécologiques. Les femmes reçoivent un appui pour les activités de transformation et d’embouche. Dans la distribution des parcelles au niveau des fermes communautaires, les femmes, les jeunes et les personnes déplacées internes sont pris en compte. Aussi, dans les instances dirigeantes des coopératives, les groupes marginalisés sont représentés.

Les femmes et les jeunes filles adhèrent à des organisations membres du MPSF qui est le porteur de cette initiative. À ce titre, elles peuvent installer leur ferme ou bénéficier des parcelles dans les fermes communautaires au même titre que les hommes selon les critères et les normes définis dans chaque sous-groupe. Les cahiers de charges élaborés par chaque coopérative mentionnent les dispositions visant l'égalité des sexes dans la direction et la gestion des coopératives pour lesquelles chaque membre doit s'engager et mettre en application. Ainsi, il y a des coopératives féminines dirigées par des femmes, et dans des coopératives mixtes, des femmes occupent des postes dans le bureau exécutif. Aussi, dans la conduite des activités, dans chaque ferme, les parcelles individuelles sont attribuées aux membres, hommes comme femmes.

Semences Libres et Résilience : L'Engagement de Kokopelli

Dans le monde, beaucoup de paysans n’ont plus accès aux semences libres et reproductibles. Ces semences, qui ne peuvent être cultivées qu'avec un « package technologique » - à savoir une foultitude de produits chimiques mortifères - génèrent un marché captif, où les paysans s’endettent et leurs récoltes ne sont jamais à la hauteur des promesses de l’industrie. Les communautés qui sollicitent Kokopelli ont ainsi la possibilité de retrouver leur souveraineté semencière, alimentaire et médicinale. Autrefois, la liberté de reproduire leurs propres semences d’année en année apportait à ces mêmes paysans les avantages incontournables de la diversité, à savoir qualité et résilience.

L'association Kokopelli refuse systématiquement de jouer le jeu des administrations qui servent les intérêts des multinationales et est reconnue pour ce travail. Les retours apportés par les projets soutenus depuis de nombreuses années permettent de cibler au mieux les besoins de ces communautés. Par exemple, un soutien a été apporté à l’Île de la Dominique après le passage du Cyclone Maria en septembre 2017. Dozoo Toussaint, une femme de 84 ans, sème les semences que Semences Sans Frontières lui a offertes. La sécurité alimentaire dans les pays les plus démunis passe par le développement du jardin familial. Ainsi en 2017, 267 colis (soit environ 500 kilogrammes de semences) ont été envoyés à des associations, des ONG ou des particuliers pour qu’ils puissent réaliser leurs projets de jardin partagé, jardin de femmes, installation de petites productions, création de banques communautaires de semences, etc. Chaque graine envoyée emporte avec elle le message d’incitation à la désobéissance civile pour le développement de l’agroécologie, la libération du vivant et la protection de la biodiversité.

En ce mois de mars, Kokopelli a offert un nouveau départ à la campagne « Semences Sans Frontières » : conscients que la détresse alimentaire va toujours de pair avec des conditions sanitaires catastrophiques, l'association tient à offrir à ses bénéficiaires, en plus des semences potagères et céréalières, des semences de plantes médicinales et adaptogènes. Leentje Van Doorslaer rappelle que nous pouvons nous orienter vers des visions plus vivantes et dynamiques de l’agriculture et de la semence. Tout comme le personnage mythologique amérindien Kokopelli, associé à la fertilité et à la germination, le message est de semer la vie, et les semences d’une révolution fertile et vivante dans les consciences et dans les cœurs.

Représentation stylisée du personnage mythologique Kokopelli

Les Retours d'Expérience et l'Adaptation Climatique

Les semences sont vivantes et évolutives par nature. Elles peuvent développer des capacités d’adaptation en fonction du contexte pédoclimatique dans lequel elles évoluent et des pratiques culturales mises en place. Si le type de sol et le climat jouent un rôle majeur dans toute production agricole, certaines techniques culturales agroécologiques permettent de cultiver des espèces qui, au premier abord, ne semblent pas appropriées à un contexte donné. Il est ainsi possible de mettre en place des techniques pour pallier au manque d’eau ou améliorer la fertilité et la structure du sol.

Afin de transmettre les connaissances élémentaires de la production de semences, des fiches de conseils de jardinage, de multiplication et de récolte sont ajoutées à chaque colis. Les colis de semences ne peuvent toujours pas circuler librement en dehors de l’Union Européenne, en raison des problèmes douaniers. Les retours d’expérience sont essentiels à l’évolution de la campagne Semences Sans Frontières. Ces retours sont très importants, ils permettent, d’une part, de mieux appréhender les conditions de culture locales et d’autre part, de savoir quelles espèces et variétés se sont le mieux développées dans la région concernée. Si vous souhaitez bénéficier de la campagne de solidarité, il est demandé de prendre le temps de bien exposer votre projet via le formulaire disponible. C’est sous la forme d’un soutien que Semences Sans Frontières propose son aide à des associations, regroupements, ONG, particuliers, etc. dont le projet entre en résonance avec ses objectifs.

Les Contreparties pour le Soutien

Le soutien à la campagne Semences Sans Frontières peut prendre diverses formes, avec des contreparties symboliques et concrètes.

  • 5 € : Vous êtes un “Mini Semeur”. Vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 10 € : Vous êtes un “Petit Semeur”. Vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 20 € : Vous êtes un “Semeur d'Avenir”. Vous devenez adhérent "Soutien" de Kokopelli et vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 30 € : Vous êtes un “Semeur de Fertilité”. Vous devenez adhérent "Soutien" de Kokopelli, vous recevrez un sachet de mesclun spécial à semer à l'automne et vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 50 € : Vous êtes un “Semeur d'Humus”. Vous devenez adhérent "Soutien" de Kokopelli, vous recevrez un sachet de mesclun spécial à semer à l'automne, un calendrier Kokopelli (en avant-première dès sa sortie) et vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 60 € : Vous êtes un “Semeur de Biodiversité”. Vous devenez adhérent "Actif" de Kokopelli (vous avez accès pendant un an à notre gamme "Collection"), vous recevrez un sachet de mesclun spécial à semer à l'automne et un à semer au printemps et vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 90 € : Vous êtes un “Semeur de Solidarité”. Vous devenez adhérent "Solidaire" de Kokopelli (vous avez accès pendant un an à notre gamme "Collection"), vous recevrez 3 sachets de mesclun spécial (mesclun piquant, mesclun doux et mesclun à rissoler) et vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 150 € : Vous êtes un “Semeur de Liberté” ! Vous devenez adhérent "Bienfaiteur" de Kokopelli (vous avez accès pendant un an à notre gamme "Collection"), vous recevrez 3 sachets de mesclun spécial (mesclun piquant, mesclun doux et mesclun à rissoler), un calendrier Kokopelli (en avant-première dès sa sortie) et vous serez cité sur la page internet du projet.
  • 500 € : Vous êtes un “Semeur Passionné” ! Vous recevez nos remerciements éternels, un calendrier Kokopelli (en avant-première dès sa sortie) et l'ouvrage de Dominique Guillet "Semences de Kokopelli" accompagné de 12 sachets de semences libres et reproductibles.
  • 750 € : Vous êtes un “Semeur Chevronné” ! Vous devenez adhérent "Bienfaiteur" de Kokopelli (vous avez accès pendant un an à notre gamme "Collection"), et vous serez cité sur la page internet du projet. Vous recevez également un calendrier Kokopelli (en avant-première dès sa sortie), l'ouvrage de Dominique Guillet "Semences de Kokopelli" accompagné de 12 sachets de semences libres et reproductibles, 4 tubes de thé biologique des "Jardins de Gaïa“ de la gamme "Thé Militant Kokopelli" et un t-shirt Kokopelli.
  • 1 000 € : Vous êtes un “Semeur de Vie” ! Vous recevez les mêmes contreparties que les “Semeurs Chevronnés” et vous avez une place réservée dans le prochain stage de production de semences en Ariège.
  • 5 000 € : Vous êtes un “Semeur de Vie Chevronné” !

Ces contributions sont essentielles pour soutenir la mission du collectif.

Les Principes Fondamentaux de l'Action

Les mouvements pour les semences libres militent pour plusieurs principes fondamentaux :

  • Reconnaissance du droit des paysans de ressemer et d'échanger librement les grains et plants produits dans leur ferme.
  • Nécessité d'une recherche publique en sélection végétale travaillant en partenariat avec les agriculteurs et répondant à des besoins nutritionnels, environnementaux, sociétaux et économiques.
  • Obligation d'indiquer les méthodes d'obtention et l'origine des ressources phytogénétiques utilisées pour sélectionner les variétés et les semences protégées par un certificat d'obtention végétale (COV*) ou un brevet.

Ces revendications visent à contrer les politiques qui ont, dans un but purement lucratif, conduit les multinationales de l’agro-industrie à remplacer peu à peu les semences paysannes par des hybrides F1 et des chimères génétiques.

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