Végétaliser une toiture ou une terrasse est une demande de plus en plus récurrente chez les maîtres d’ouvrage et les propriétaires, motivée par la recherche de biodiversité et d’économies d’énergie à long terme. Cependant, la question du montant de l'investissement de départ est cruciale et suscite de nombreuses interrogations. Il est essentiel de faire le point sur ce sujet, notamment pour ceux qui cherchent des réponses claires en saisissant des requêtes telles que « toiture végétalisée prix m2 » sur les moteurs de recherche. Cet article se propose d'explorer en détail les coûts associés à l'installation d'une toiture végétalisée, qu'il s'agisse d'un projet d'autoconstruction ou d'une réalisation professionnelle, tout en soulignant les nombreux avantages qu'elle procure.

1. Quel est le prix d’un toit végétalisé au m² ?
Le prix au m² pour une toiture végétale est variable et dépend de plusieurs critères. En fonction de ces critères, le coût d’une toiture végétale peut varier du simple au double. Il existe plusieurs sortes de toits végétaux à choisir en fonction du bâtiment, du rendu souhaité et de la toiture en elle-même (pente du toit, accessibilité pour l’entretien des plantes, etc.).
Facteurs influençant le coût
L’installation d’une toiture végétalisée n’est pas une mince affaire : charpente, isolation, étanchéité, de nombreux aspects sont à prendre en compte pour réaliser un ouvrage de qualité et durable. Dans la plupart des cas, il est nécessaire de faire appel aux services d’un professionnel. Plus le toit végétal est difficile d’accès (zone urbaine, toit très pentu, accès étroit), plus il demandera de temps et d’efforts pour son installation.
Selon le type de toit végétal choisi, la structure destinée à accueillir les plantations varie. La charpente du toit doit être conçue pour supporter cette structure. Le choix des végétaux est également un critère de prix à inclure dans un devis pour une toiture végétalisée. En végétalisation de toiture semi-intensive ou intensive, il est possible de planter de véritables arbustes, voire des arbres. Certaines espèces végétales sont plus onéreuses que d’autres. Il est donc important de ne pas omettre cette donnée dans le calcul du prix total d’une toiture végétalisée. De plus, le choix des végétaux n’impacte pas seulement le coût, mais aussi la durabilité et la performance de la toiture. Il est essentiel de tenir compte des exigences spécifiques de chaque espèce en matière d’irrigation, d’exposition au soleil et d’entretien, ce qui peut également influencer le budget global.
Les professionnels n'appliquent pas tous les mêmes tarifs. Le prix des végétaux peut être plus ou moins élevé en fonction de la marge appliquée. Le coût de la main-d'œuvre peut augmenter de plusieurs dizaines d'euros le montant total du devis. Plus vous serez exigeants en matière de végétaux et d'esthétique, plus les prix varient à la hausse. Pour économiser, vous pouvez commencer par installer les éléments principaux, quelques végétaux et éléments décoratifs.
Types de toitures végétalisées et leurs implications financières
Une toiture verte se présente comme un épais tapis de terre et de végétaux mélangés sur un toit plat ou faiblement incliné (jusqu'à 35 degrés). Trois couches se superposent au-dessus du support : l'isolant thermique, la solution d'étanchéité et les plantations de végétaux. L'installation d'une toiture végétalisée peut être envisagée en laissant le toit accessible et praticable : on parlera alors d'une toiture végétalisée dite intensive. La végétalisation intensive comprend du gazon, des mousses, des arbustes, des arbres, etc. avec une hauteur pouvant atteindre 2 mètres. La végétalisation extensive est la moins lourde à supporter. Elle met en valeur des mousses, des lichens, des plantes vivaces et bi-annuelles, des feuillages panachés, etc.
Le budget de l'installation de toiture végétalisée varie naturellement selon la surface à traiter, le choix des végétaux et le type d'arrosage adopté. La préparation du toit, le système d'étanchéité choisi et les éléments de préparation du sol végétal à installer prioritairement comptent aussi pour beaucoup.
Coût moyen estimé
D'après les devis mis à disposition de Travaux.com, le prix moyen de l'installation d'une toiture végétalisée s'élève à 3 797 € TTC\¹. Ce prix comprend les végétaux, mais aussi tous les éléments de préparation de la toiture et les coûts de main-d'œuvre engendrés par les travaux. En se basant sur le montant de plusieurs chantiers réalisés dans des régions différentes, le prix moyen estimé pour l'installation complète d'une toiture végétalisée s'élève à 3 797 € TTC\¹.

2. La création d’une toiture végétalisée de qualité : un savoir-faire spécifique
La réussite d’un toit vert ne dépend pas seulement de la pose en elle-même, mais également des études préalables, de la conception globale du projet, de la structure d’accueil de la toiture végétalisée, etc. Pour être esthétique et durable, une toiture végétalisée est constituée de plusieurs couches de matériaux (plaques étanches, films spéciaux), puis du complexe de végétalisation et souvent d’un système d’arrosage.
L'importance des études préalables et de la conception
La création d'une toiture végétalisée performante et durable exige une approche méthodique et un savoir-faire pointu. Bien avant la phase de pose, des études préalables sont indispensables. Ces études permettent d'évaluer la capacité portante de la charpente existante, car le poids du substrat et des végétaux, surtout lorsqu'ils sont gorgés d'eau, peut être considérable. Une analyse structurelle approfondie est donc primordiale pour garantir la sécurité et la pérennité de l'ouvrage.
La conception globale du projet est une étape clé qui intègre l'ensemble des contraintes et des objectifs. Il s'agit de choisir le type de végétalisation le plus adapté (extensive, semi-intensive ou intensive) en fonction de l'usage souhaité (esthétique, jardin cultivé, espace de détente), de l'exposition au soleil, du climat local et de l'accessibilité pour l'entretien. Une conception bien pensée prendra en compte l'intégration paysagère de la toiture, la sélection des espèces végétales appropriées, et la planification des systèmes d'irrigation et de drainage.
Installation d'une toiture végétalisée URBANSCAPE | Knauf Insulation
Les différentes couches d'une toiture végétalisée
Une toiture végétalisée de qualité est un système multicouche, où chaque élément joue un rôle crucial :
- L'isolant thermique : Placé directement sur la structure du toit, il contribue à l'efficacité énergétique du bâtiment. Les toitures végétalisées permettent de réduire les variations de températures enregistrées par les maisons équipées, à hauteur de 40 %.
- La solution d'étanchéité : C'est la couche la plus importante pour la protection du bâtiment. Elle doit être parfaitement étanche et résistante aux racines. La membrane EPDM de 1,2 mm d'épaisseur est l’assurance d’une étanchéité durable. Elle s’impose comme la plus adaptée car, agissant comme une gigantesque éponge, elle retient de grandes quantités d’eau. L’EPDM offre les meilleures garanties du marché en termes d'étanchéité et sa pose sans flamme est un avantage. Pour garantir une étanchéité complète et durable, il faut également prévoir un ensemble d'accessoires spécifiques : bandes adhésives de joint entre lé, bandes périmétriques, primaire pour bande adhésive, colle de contact, bandes préformées pour les points singuliers (angles, descentes et évacuations…).
- La couche de drainage : Placé directement sur la membrane EPDM, elle sert à évacuer l’excès d’eau de pluie vers les gouttières, évitant ainsi la saturation du substrat et le risque de pourrissement des racines. Un bon drainage est essentiel pour la longévité du système. Le tapis drainant à godets est particulièrement efficace, léger et facile à poser. Les alvéoles créent un vide d’air sous le substrat, facilitant l’évacuation rapide de l’eau, tout en retenant une petite quantité de liquide restituée aux plantes en période sèche.
- Le géotextile filtrant : Indispensable, ce textile technique, dont le coût varie entre 1 et 2€/m², joue un rôle de double protection. D’une part, il empêche les particules fines du substrat de colmater la couche drainante. D’autre part, il permet de protéger la membrane de la pénétration des racines.
- Le complexe de végétalisation (substrat) : Utiliser de la terre de jardin ou du terreau classique sur un toit végétalisé est fortement déconseillé. Trop lourds une fois gorgés d’eau, ces matériaux peuvent dépasser la capacité de charge de la structure porteuse. De plus, ils sont souvent riches en graines indésirables, favorisant l’apparition de mauvaises herbes. Il est essentiel d’opter pour un substrat spécialement formulé pour les toits végétalisés. Composé principalement d'agrégats minéraux (pouzzolane, pierre ponce, billes d'argile expansée…) et d’un faible pourcentage de matière organique, ce mélange offre un excellent support de culture tout en restant léger et drainant. Une épaisseur de substrat de 8 à 12 cm est suffisante pour une végétation extensive.
- Les végétaux : Le choix de référence pour les toitures végétalisées extensives, ce sont les sédums. Ces plantes grasses, rustiques et peu exigeantes, sont capables de résister à la sécheresse en stockant l’eau dans leurs feuilles charnues. En période de sécheresse, ces plantes entrent en dormance, ce qui leur permet de survivre sans arrosage prolongé. L’une des méthodes de plantation les plus économiques consiste à planter manuellement à partir de godets ou de boutures enracinées.
- Le système d'arrosage : Souvent présent, il est crucial pour la survie et le développement des plantes, en particulier dans les régions sujettes à la sécheresse ou pour les végétalisations intensives. L’irrigation est un point clé de l’exploitation car elle s’avère souvent nécessaire à la minéralisation du sol ainsi qu’à la croissance des légumes, voire à leur survie lors des années sèches. Elle doit faire l’objet d’un contrôle important en étant régie par un plan d’irrigation qui associe des cultures ayant les mêmes besoins. En MSV (Maraîchage Sol Vivant), on arrose le sol plutôt que la culture.
Les directives associées à la création et à l'installation d'une toiture végétalisée sont inscrites dans différents DTU (Documents Techniques Unifiés). Il s'agit des DTU 43,1, 43,3, 43,4 et 43,5 traitant de l'étanchéité de toiture-terrasse avec éléments porteurs de maçonnerie ou avec éléments conçus dans d'autres matériaux (tôle, bois, etc.) puis des travaux de réfection. Ces DTU s'adressent plus précisément aux toitures végétalisées intensives, sachant qu'il n'existe aucun DTU entièrement consacré aux toitures végétalisées. Les autres types de toitures végétalisées (extensives et semi-extensives) doivent être vérifiés et validés par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).
3. Les aides financières pour l'installation d'un toit végétalisé
Oui, il existe des aides financières pour l’installation d’un toit végétalisé. Ces aides sont attribuées par certaines collectivités locales. Par exemple, pour le département des Hauts de Seine, la collectivité locale subventionne 80 % de l’installation d’une toiture végétalisée, avec un plafond fixé à 48 € par m². Des aides publiques existent pour le financement de votre toiture végétalisée ; elles sont accordées en fonction des projets par les Agences de l’Eau et par les Régions.
Les différentes sources de financement
L'installation d'une toiture végétalisée, bien que représentant un investissement initial, peut être rendue plus accessible grâce à diverses aides financières. Ces dispositifs visent à encourager les initiatives en faveur de la biodiversité urbaine, de la gestion des eaux pluviales et de l'amélioration des performances énergétiques des bâtiments.
Les collectivités locales sont souvent les premières sources de soutien. Les municipalités et les départements peuvent proposer des subventions spécifiques, comme l'exemple des Hauts-de-Seine qui subventionnent 80 % de l'installation avec un plafond de 48 €/m². Il est donc crucial de se renseigner auprès de sa mairie ou de son conseil départemental pour connaître les aides disponibles localement. Ces aides peuvent varier considérablement d'une région à l'autre, en fonction des politiques environnementales et urbaines mises en place.
Les Agences de l'Eau sont également des acteurs importants dans le financement des projets de toitures végétalisées, en particulier ceux qui contribuent à une meilleure gestion des eaux pluviales et à la réduction des risques d'inondation. En retenant une partie de l'eau de pluie, les toitures végétalisées limitent le ruissellement et la surcharge des réseaux d'assainissement, un objectif majeur pour ces agences.
Les Régions peuvent aussi allouer des fonds pour des projets d'agriculture urbaine et de végétalisation, surtout s'ils s'inscrivent dans des démarches de développement durable et de création d'emplois locaux. Ces subventions régionales peuvent être complémentaires à d'autres aides et soutenir des initiatives plus ambitieuses, notamment celles intégrant des aspects productifs comme la permaculture.
En plus de ces aides directes, il est important de noter que pour votre toiture végétalisée extensive, le taux de TVA appliqué est le taux préférentiel de 5,5 % valable pour les travaux d'économie d'énergie, puisque les différents travaux d'installation de toiture végétalisée sont considérés comme affectés au logement. Les travaux relatifs aux autres types de toitures vertes envisagés comme du jardinage et non comme une solution d'amélioration thermique sont soumis soit au taux intermédiaire de 10 %, soit au taux plein de 20 %. Les spécialistes artisans spécialistes de la toiture végétalisée peuvent vous expliquer ces différences de taux en détail.

4. Le budget alloué à l'entretien d’une toiture végétalisée
Le budget alloué à l’entretien d’une toiture végétalisée est difficile à évaluer tant il dépend du type d’éco-toit choisi et de l’état de la végétalisation. L’entretien d’un toit vert extensif est léger, mais indispensable, surtout les deux premières années. Il faut compter une à deux interventions par an (désherbage, contrôle des évacuations, ressemis si nécessaire), soit environ 2 à 4 €/m²/an, si vous le faites vous-même.
Facteurs influençant les coûts d'entretien
Plusieurs éléments déterminent le coût et la fréquence de l'entretien d'une toiture végétalisée. Le premier facteur est le type de végétalisation :
- Végétalisation extensive : Comme mentionné, l'entretien est léger. Les sédums et autres plantes rustiques nécessitent peu d'interventions. Le désherbage occasionnel, la surveillance des systèmes de drainage et un apport très limité en nutriments sont généralement suffisants. Le coût est donc plus faible, surtout si l'entretien est réalisé par le propriétaire lui-même.
- Végétalisation semi-intensive ou intensive : Ces types de toitures, qui peuvent accueillir des arbustes, des herbes hautes ou même des cultures maraîchères, demandent un entretien beaucoup plus régulier et soutenu. Cela inclut la taille, la fertilisation, la gestion des maladies et des ravageurs, et un arrosage plus fréquent et contrôlé. Si l'on opte pour une ferme urbaine, le travail du maraîcher (agronome, vendeur, technicien, marketing, plombier, électricien, comptable, mécanicien, etc.) implique un investissement conséquent.
L'état de la végétalisation joue également un rôle. Une toiture bien établie, avec des plantes saines et un écosystème équilibré, demandera moins d'interventions qu'une toiture présentant des signes de faiblesse (plantes malades, envahissement par des adventices non désirées).
L'accessibilité du toit est un autre point important. Un toit facilement accessible permettra des interventions plus rapides et moins coûteuses. Au contraire, un toit difficile d'accès (hauteur, pente importante, obstacles) augmentera les coûts de main-d'œuvre pour les professionnels.
Enfin, la fréquence et la nature des interventions déterminent le budget. Une à deux interventions par an pour une végétalisation extensive sont une estimation raisonnable. Pour des systèmes plus complexes, des visites plus régulières peuvent être nécessaires.
L'entretien dans le cadre de la permaculture sur toit
Si l'objectif est de pratiquer la permaculture sur un toit, l'entretien prend une dimension différente. Le maraîchage sur toit, tel que pratiqué par des entreprises comme Cueillette Urbaine ou Cultures en ville, implique une gestion active des cultures. Par exemple, la ferme Suzanne, au cœur du Parc Suzanne Lenglen à Paris, mêle production maraîchère intensive et événementiel, ce qui implique des besoins d'entretien spécifiques et continus. La ferme L'Oréal à Aulnay-sous-Bois, avec ses tours aéroponiques et bacs de culture de pointe, nécessite un suivi constant pour assurer la croissance rapide et saine des plantes sans sol.
L'irrigation est un aspect crucial, surtout pour les cultures maraîchères. Une culture a besoin d’environ 1000 mm par an, soit 20 mm par semaine. La pluie peut répondre à ces besoins, sauf en période de sécheresse. Un système d'irrigation par goutte-à-goutte (débit de 2 l/h par trou) ou des micro-asperseurs (10 mm/h) peut être nécessaire. En MSV (Maraîchage Sol Vivant), on arrose le sol plutôt que la culture, ce qui demande une attention particulière à l'humidité du substrat.
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5. Valorisation du patrimoine et avantages d'une toiture végétalisée
La première chose à prendre en compte est la valorisation du patrimoine (de l’immeuble), d’un point de vue esthétique (si la toiture n’est pas accessible) mais aussi des m² gagnés pour l’usager (toiture accessible, roof top). La toiture végétalisée fait partie intégrante d’un projet architectural, elle ne remplace jamais une toiture « classique » de type tuile pour des raisons financières. Esthétique et écologique, l'installation d'une toiture végétalisée permet d'apporter une touche de design durable à votre toiture tout en optimisant ses capacités d'isolation. Performants et durables, les toits verts ou toitures végétalisées permettent de renforcer les performances acoustiques et thermiques de l'habitat. La réduction des variations de températures enregistrées par les maisons équipées d'une toiture végétalisée est ainsi évaluée à 40 %.
Des bénéfices multiples pour le bâtiment et ses occupants
L'installation d'une toiture végétalisée va bien au-delà de la simple esthétique. Elle représente un investissement multifonctionnel qui génère une multitude de bénéfices, tant pour le bâtiment lui-même que pour ses occupants et l'environnement urbain.
Du point de vue de la valorisation du patrimoine, une toiture végétalisée confère une valeur ajoutée significative à l'immeuble. Visuellement attrayante, elle peut transformer un espace souvent négligé en un atout architectural majeur. Si la toiture est accessible, elle offre des m² gagnés pour l'usager, créant un "roof top" qui peut servir de jardin, de potager participatif, ou d'espace de détente. Ces espaces extérieurs privatifs ou partagés sont de plus en plus recherchés, augmentant l'attractivité et potentiellement la valeur marchande du bien.
Les performances énergétiques sont considérablement améliorées. D'après les études menées par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), ce type de toiture végétalisée offre une amélioration notable de l’isolation thermique d'un toit plat. La réduction des variations de températures enregistrées par les maisons équipées d'une toiture végétalisée est ainsi évaluée à 40 %. Cette isolation naturelle permet de réaliser des économies d’énergie substantielles sur le long terme, en réduisant les besoins en chauffage en hiver et en climatisation en été. Les économies d’énergie générées permettent d’amortir progressivement l’investissement initial, tout en renforçant le confort et le bien-être des occupants.

En matière de performance acoustique, les toitures végétalisées agissent comme des barrières phoniques, absorbant les bruits extérieurs (circulation, avions, etc.) et améliorant ainsi le confort intérieur. Cette capacité d'absorption sonore est particulièrement bénéfique dans les environnements urbains denses.
Au-delà des bénéfices directs pour le bâtiment, les toitures végétalisées contribuent activement à la biodiversité urbaine. Elles créent des habitats pour diverses espèces végétales et animales (insectes pollinisateurs, oiseaux), participant à la reconnexion des trames vertes et bleues en ville. La présence de végétation aide également à purifier l'air en absorbant le dioxyde de carbone et en filtrant les particules fines.
L'agriculture urbaine sur les toits : une opportunité productive
L'installation d'une ferme urbaine sur un toit est une tendance croissante, portée par des acteurs comme Cueillette Urbaine et Cultures en ville. Ces projets illustrent comment les toits peuvent devenir des espaces productifs, contribuant à l'alimentation locale et aux circuits courts.
Cueillette Urbaine accompagne les projets d’agriculture urbaine en circuits courts ainsi que les potagers participatifs d’entreprise. Elle utilise plusieurs techniques productives qui améliorent les rendements dans un espace optimisé. Par exemple, l'aéroponie, où les plantes sont disposées le long d’une chambre d’aspersion, à l’intérieur de laquelle les racines sont maintenues en suspension et pulvérisées avec une solution nutritive. Des serres bioclimatiques sont également utilisées, conçues pour absorber la chaleur durant la journée et la redistribuer pendant la nuit, et pour optimiser les flux thermiques naturels afin de consommer le moins d’énergie possible.
Des exemples concrets comme la ferme Suzanne à Paris, avec ses 1 350 m² de ferme urbaine sur deux toitures terrasses semi-intensives, ou la ferme L'Oréal à Aulnay-sous-Bois (300 m² avec tours aéroponiques et bacs de culture) montrent la viabilité de ces modèles. Les récoltes de la ferme L'Oréal sont destinées à la restauration collective, contribuant à une alimentation plus saine et responsable pour les collaborateurs. Ces fermes sont aussi des lieux d'inspiration et d'éducation, avec des animations prévues pour sensibiliser à l'importance de l'agriculture durable.
La ferme urbaine « l'Arche végétale » à Paris (800m²) est un autre exemple de toiture multi-fonctionnelle, intégrant aquaponie, aéroponie et permaculture. Ces techniques variées ont des coûts d'installation différents. Pour des techniques low-tech type butte de culture ou bac de culture, l’ordre de prix des solutions de Cueillette Urbaine va de 20 €/m² à 100 €/m².
Le désir de s’installer en maraîchage s’accompagne d’un cheminement concret vers cet objectif. Il est nécessaire de consacrer plusieurs années à la préparation de son projet, car le métier de maraîcher est exigeant et implique d’être porteur de nombreuses casquettes (agronome, vendeur, technicien, marketing, plombier, électricien, comptable, mécanicien, etc.). Il est également possible d’avoir plusieurs ateliers au sein de sa ferme, en plus du maraîchage : élevage, apiculture, transformation…
Avant de démarrer, il est conseillé de bien réfléchir au type de maraîchage dans lequel on souhaite s’investir. L’idéal est d’assister à de nombreuses visites de fermes et d’y piocher les éléments intéressants. Il est important de prendre en compte tout ce qui détermine le terrain : la localisation, la surface disponible, le diagnostic du sol, l’altitude, la pente, le climat et l’ensoleillement, l’accès à l’eau, la présence ou non de bâti, l’intégration au territoire local, les débouchés commerciaux potentiels, les synergies possibles avec le voisinage, etc. Tous ces éléments peuvent jouer sur la fertilité mais aussi sur la mécanisation à choisir, les risques d’érosion ou même le moment de fin de culture. Il peut ainsi être nécessaire de passer jusqu’à une année à observer son terrain pour le voir évoluer au fil des saisons.
La recherche du foncier est une étape primordiale. Il est pertinent d’entrer en contact avec un maximum d’interlocuteurs possibles sur le territoire choisi : Répertoire Départ Installation, SAFER, associations comme Terre de Liens, acteurs du marché immobilier, structures agricoles (chambre, groupement AB, groupement de producteurs, CUMA, GIEE, GDA, GVA,etc.), collectivités locales (mairies et communauté de communes) et réseau de consommateurs potentiels (AMAP, comités d’entreprise).
Après avoir trouvé votre terrain et en avoir évalué le potentiel de fertilité, il s’agit désormais de définir la stratégie à suivre quant au rythme et à la densité d’alimentation du sol en matière organique. Un terrain pensé pour l’exploitation. Des bâtiments agricoles en lien avec ses objectifs. Il est difficile d’investir dans la construction complète de locaux, c’est pourquoi il peut être plus pertinent d’utiliser le bâti existant et de l’aménager petit à petit en gardant toujours en tête les questions d’ergonomie.
En maraîchage, la règle des 80/20 s'applique : 80 % du CA est réalisé sur 20 % de la surface, principalement celle sous abri. En effet, les cultures y sont protégées, que ce soit des intempéries climatiques ou bien des nuisibles et sont donc plus sécurisées. Il existe deux types d’abris : ceux considérés comme bas, en plein champ (voiles et tunnels nantais) et ceux considérés comme hauts, les serres et tunnels. On préconise souvent d’avoir au moins 10 à 20 % de sa surface sous abri, le reste étant en plein champ. Il est recommandé de leur dédier la meilleure partie du terrain. Pour les serres de production, il faut privilégier une orientation nord-sud tandis que pour les serres à plants préférez une implantation est-ouest.
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L'autoconstruction : une option économique
La toiture végétalisée est une solution durable, de plus en plus prisée par les autoconstructeurs, qui améliore le confort thermique et permet de réaliser des économies d’énergie sur le long terme. Alliant performance énergétique, esthétisme et durabilité, elle peut être réalisée soi-même avec un budget maîtrisé. Cette technique de construction à haute qualité environnementale contribue à améliorer les performances énergétiques, aussi bien dans les constructions neuves que dans les restaurations de bâtiments anciens.
Les principaux postes pour faire une toiture verte en autoconstruction, avec une estimation pour une toiture de 150 m², sont les suivants :
- La bâche EPDM avec accessoires de pose : Coût entre 13 à 15€ par m² pour la membrane EPDM de 1,2 mm, soit environ 2 250 € pour 150 m². Les accessoires de pose (bandes adhésives, primaire, colle, angles, sorties…) coûtent l'équivalent, soit 13 à 15€/m² (2 250 € pour 150 m²). Total étanchéité + accessoires : 26-30 €/m² (4 500 € pour 150 m²).
- Le drainage PEHD 20 mm + filtrant : Le tapis drainant à godets coûte 8,75€/m² (1 312 € pour 150 m²). Le géotextile filtrant (125 g/m²) coûte entre 1 et 2€/m² (300 € pour 150 m²). Total drainage + filtration : ≈ 10 €/m² (1 612 € pour 150 m²).
- Le big bag de substrat allégé de 1 000 litres : Un substrat spécialement formulé pour les toits végétalisés coûte en moyenne 20,10 €/m² (3 015 € pour 150 m²).
- Le sédum en godets : Le choix de référence pour les toitures végétalisées extensives. Une barquette de 36 godets couvre environ 5 m² et coûte 85 €, soit un prix moyen de 17 €/m² (2 550 € pour 150 m²).
Le coût indicatif de cette toiture végétalisée de 150 m² réalisée en autoconstruction, sans frais de main-d’œuvre et avec des matériaux standards, est de 11 680€ (hors pose), soit 78 €/m². Il est important de noter que cette estimation ne tient pas compte du système d'arrosage, nécessaire à l'entretien de la toiture végétalisée.
En résumé, la mise en place d'une toiture végétalisée extensive en sédums est un projet accessible en autoconstruction, sans faire appel à un professionnel, à condition de bien choisir ses matériaux. En réalisant soi-même la pose, pour un budget d’environ 78 €/m² (pour une surface de 150 m²), vous obtenez un toit durable, esthétique et performant.
\¹ Ces chiffres et moyennes ont été obtenus à partir des données fournies volontairement par des utilisateurs de Travaux.com. Ces tarifs sont donnés à titre indicatif et ne représentent en rien une valeur de référence. Les tarifs peuvent différer en fonction de la zone géographique, de la difficulté du chantier et du niveau de gamme des matériaux.