A.A. Milne, l'homme derrière Winnie l'ourson, a déjà dit : « Les mauvaises herbes sont aussi des fleurs; il faut seulement apprendre à les connaître. » On nomme mauvaises herbes les plantes spontanées que l’on considère comme indésirables. Pourtant, elles ne sont pas « mauvaises » en soi et ont même de nombreux atouts. Cependant, bien que bénéfiques, les mauvaises herbes peuvent modifier l'environnement de la culture d'une manière négative. Dans des cultures envahies d’adventices, la circulation de l'air et de la lumière est réduite entre les rangs de semis. Alors, dans cet environnement plus sombre et plus humide, les maladies trouvent des conditions idéales pour se propagent et infectent les plantes. Les mauvaises herbes, qui ne sont pas maîtrisées adéquatement, font compétition à vos cultures pour les éléments nutritifs, l’espace et l’eau. Vous risquez de perdre gros.

Comprendre la nature des plantes spontanées
Il est important de noter qu'il n’existe pas de définition stricte de ce qu’est une mauvaise herbe et beaucoup de plantes que nous qualifions de mauvaises herbes ou plantes adventices, sont des plantes sauvages intéressantes ou des plantes bio-indicatrices dans d’autres contextes. Il est donc intéressant d’identifier correctement ces plantes pour ainsi en reconnaître les mauvaises herbes. Pour les jardiniers amateurs, le terme « mauvaises herbes » décrit les plantes indésirables qui poussent dans le jardin ou sur la pelouse. Il s’agit de plantes sauvages qui sont généralement extrêmement résistantes et se propagent rapidement. Les mauvaises herbes les plus familières résistent également très bien aux conditions météorologiques extrêmes, c’est pourquoi il semble souvent impossible de les éradiquer. Les mauvaises herbes poussent de deux façons en se propageant soit par leurs racines, soit par leurs graines.
Les plantes spontanées telles que les pâquerettes, coquelicots, bouton d'or, véroniques peuvent fleurir joliment. On peut simplement accepter leur présence. Les géraniums, le bugle rampant, le lamier pourpre, le lierre… peuvent former naturellement des tapis de végétation dense et esthétiques. On appelle cela des plantes couvre-sol. Vous pouvez en prendre quelques pieds et les installer à un endroit où vous ne voulez pas voir une autre végétation. Les papillons, abeilles et tous les insectes pollinisateurs raffolent du pollen et du nectar des plantes spontanées. Les papillons ont besoin de fleurs que les adultes peuvent butiner, mais aussi de plantes sur lesquelles les chenilles peuvent se développer. Certaines plantes peuvent fournir des graines ou des fruits aux oiseaux qui s’en nourrissent : bruants, mésanges, chardonnerets… Beaucoup d’insectes « amis du jardinier », comme les syrphes ou les chrysopes, dont les larves sont très voraces de pucerons, ont aussi besoin de nectar à l’âge adulte. De même certaines guêpes parasitoïdes apprécient particulièrement la carotte sauvage (et plantes similaires) dont le nectar leur est plus accessible. De plus, l’ortie peut permettre la réalisation d’un purin utile par exemple pour repousser les pucerons. Le trèfle est capable de fixer l’azote de l’atmosphère et constitue donc un excellent engrais vert. Certaines plantes peuvent être utilisées en cuisine. Le pissenlit ou le plantain peuvent être mangés en salade, les orties peuvent être cuisinées en soupe…
Principes fondamentaux du contrôle des adventices
L’un des majeurs principes de l’agriculture biologique vise à prévenir les problèmes plutôt qu’à les guérir. Ce principe vaut également pour la gestion des adventices. La phase la plus sensible d'une culture à la concurrence des mauvaises herbes, a surtout lieu lors de la période de germination et de croissance précoce de la culture. La concurrence avec les mauvaises herbes, à ce stade précoce de développement, peut impacter les récoltes à venir et peut rendre les cultures fragiles faces aux infections de parasites et de maladies. Si la concurrence avec les adventices apparaît plus tard dans le développement des cultures, alors les effets seront probablement moins désastreux. Cependant, il est conseillé de rester vigilant lors de la maturation des plantes, car certaines mauvaises herbes peuvent tout de même causer de fortes diminutions de rendements lors des récoltes.
Approches préventives et gestion durable
Le désherbage préventif vise à éviter la contamination du matériel végétal et des zones cultivées. Elle consiste à : l’achat de semences de haute qualité et sans mauvaises herbes ; laver le matériel ; le contrôle de fourrure et des pattes de bétail ; le filtrage des eaux d’irrigation pour éviter le transport de graines de mauvaises herbes ; l’utilisation de compost pourri et engrais vert pour empêcher la germination des graines. Il est conseillé d’éviter d’introduire des graines de mauvaises herbes sur des parcelles propres (exemptes d’adventices), en prenant soin de nettoyer les outils agricoles ainsi que les pieds, les crins et le poil des animaux de trait.
La rotation des cultures est la mesure la plus efficace pour réguler la quantité de graines et de racines de mauvaises herbes sur une parcelle. Associer la culture principale avec une culture très compétitive avec les mauvaises herbes peut être un moyen très efficace de lutter contre l’envahissement des adventices. Il est important de semer en prenant en compte les conditions optimales de croissance des cultures, afin de favoriser leur développement et leur capacité à rivaliser avec les mauvaises herbes. Une gestion adaptée de la succession des cultures, de la date des semis et surtout de l’espacement entre les rangs ou les pieds de culture, sont des mesures qui permettent de limiter considérablement le développement des adventices. Les engrais verts sont des plantes à croissance rapide occupent l’espace et évitent qu’il ne soit colonisé par des herbes indésirables qui pourraient faire concurrence à la culture par la suite. Enfouies à la fin de l’hiver, elles permettent de plus d’enrichir le sol.

Techniques de gestion mécanique et physique
Le désherbage mécanique prévoit l’élimination des plantes indésirables à l’aide d’équipements agricoles ou de manière manuelle. Le désherbage mécanique implique l’utilisation de : labourage ; travail du sol ; fauchage ; arrachage manuel ; paillage ; couverture de l’espace entre les rangs (par exemple, avec de la paille ou la bâche) ; machines de désherbage robotisées ; solarisation du sol ; destructeurs de graines de mauvaises herbes ; fenaison avant que les mauvaises herbes n’éclatent en graines.
À moins que vous n'ayez pas le choix, ne labourez pas le sol. Cela peut sembler une bonne idée, mais c'est plutôt le contraire. Retourner la terre, même légèrement, risque de ramener à la surface des graines en dormance. Ne dérangez le sol que lorsque que c'est nécessaire. Par exemple, si vous êtes aux prises avec des pissenlits ou d'autres mauvaises herbes munies d'une longue racine pivotante, n'utilisez pas de pelle. Le paillis est votre ami : il est bénéfique pour le sol, est de belle apparence et prive les mauvaises herbes de lumière. Optez pour un paillis bio en petits morceaux. Cela bloquera la lumière plus efficacement. Lorsque possible, arrachez les mauvaises herbes manuellement. C'est probablement l'une des étapes les plus importantes dans votre tentative des les éliminer. D'une part, cela est très dur pour le dos, et vous risquez aussi de laisser de petits bouts de racines dans le sol. Cela générera de nouvelles plantes et anéantira tous vos efforts. Si vous souhaitez vous débarrasser des mauvaises herbes sur votre terrain, restez vigilant et ne les laissez pas fleurir. Cela n'éliminera pas toutes les graines, car les mauvaises herbes ont plusieurs moyens de se reproduire. S'il y en a beaucoup, coupez la tête des herbes indésirables à l’aide de votre tondeuse (réglage le plus bas) ou d’un taille-bordure. Autrement, vous ne contrôlerez que les mauvaises herbes les plus grandes.
Méthodes innovantes et alternatives
Le désherbage thermique agricole est une méthode de lutte contre les mauvaises herbes qui utilise la chaleur pour éliminer ces dernières par choc thermique. Le désherbage thermique fait partie des méthodes de contrôle physique en protection des cultures, permettant de diminuer ou d’éviter l’utilisation des herbicides. Les équipements pour le désherbage thermique adaptés au traitement en plein champ peuvent être montés sur des tracteurs agricoles classiques. Il existe plusieurs types de désherbage thermique à l’aide de : vapeur surchauffée ; infrarouges ; air chaud ; flammes directes (brûlage) ; mousse chaude ; eau chaude.
Le désherbage électrique est une méthode qui consiste à électrocuter les mauvaises herbes. Lorsque le courant électrique traverse la plante, il provoque l’éclatement de ses vaisseaux, entraînant son dessèchement jusqu’à sa mort. Le système du désherbage électrique est relativement simple : une électrode entre en contact avec les mauvaises herbes, tandis qu’une autre est en contact avec le sol et ferme le circuit. L’électricité est générée par une génératrice connectée à l’arbre moteur du tracteur. Le désherbage électrique présente l’avantage d’éliminer les mauvaises herbes sans retourner le sol. Les risques du désherbage électrique pour la faune du sol restent également à déterminer. C’est pourquoi le désherbage électrique nécessite une bonne expertise et accompagnement.
Le désherbage biologique exploite des ennemis naturels des plantes. Par exemple, les moutons, les altises, les gouttes-de-sangs peuvent détruire le séneçon jacobée. Le pâturage est un autre exemple de technique de désherbage biologique dans ce contexte. Le désherbage biologique comprend également l’utilisation d’organismes pathogènes tels que des bactéries et des champignons qui ciblent certaines espèces de mauvaises herbes. Ces organismes sont diversifiés et attaquent différentes parties des plantes (feuilles, tiges, graines, racines).
Quelles sont les différentes techniques de désherbage pour votre jardin ? - Truffaut
Gestion intégrée et surveillance technologique
L’avantage de la GIMH (Gestion Intégrée des Mauvaises Herbes) est qu’elle combine différentes méthodes de lutte contre les mauvaises herbes utilisées dans l’agriculture, en tirant le meilleur parti de la situation. Cette approche permet de trouver les options les plus efficaces et les plus respectueuses pour l’environnement et d’éviter l’utilisation injustifiée de produits chimiques. L’imagerie satellitaire permet de détecter l’intrusion des herbes à différents stades de la production dans les champs. Cela est possible grâce aux indices de végétation qui permettent aux agriculteurs de détecter le problème à un stade précoce et de réagir à temps. Lorsque les cartes satellites révèlent la présence des mauvaises herbes, les étapes suivantes sont le dépistage et l’élaboration de solutions équilibrées de désherbage agricole.
Gérer Efficacement Le Désherbage Chimique. Les herbicides ne sont jamais sûrs à 100 % pour l’homme, les cultures et les sols. C’est pourquoi leur application doit être judicieuse et parcimonieuse. Les principaux facteurs qui améliorent ou réduisent l’efficacité des herbicides sont les suivants : les stades de croissance des plantes ; les particularités climatiques de la région ; la résistance des mauvaises herbes ; les volumes et la densité d’application ; la rétention sur les feuilles ; décomposition par la lumière ; le contenu et la composition du sol ; les méthodes d’application ; les précipitations ; l’humidité relative de l’air ; la température de l’air.
Stratégie spécifique pour les cultures de racines : le cas du manioc
La gestion des mauvaises herbes du manioc en six étapes offre un cadre d'aide à la décision et des recommandations sur diverses mesures de contrôle en fonction des conditions qui prévalent dans leur champ. Ce qui aide les agriculteurs à garder leurs champs de manioc exempts de mauvaises herbes et à obtenir des rendements racinaires plus élevés. La stratégie de gestion des mauvaises herbes en six étapes est adaptée aux contextes agricoles et aux ressources disponibles des agriculteurs de subsistance, et peut être appliquée dans toutes les zones de culture du manioc d'Afrique subsaharienne.
Les procédures de défrichement, de travail du sol, de plantation et de désherbage en pré- et post-levée sont décrites en détail à l'aide d'images et de textes qui facilitent leur suivi. La sélection du site et le défrichement commencent généralement deux semaines avant la plantation, et le contrôle des mauvaises herbes par des mesures chimiques et physiques est effectué jusqu'à ce que la canopée du manioc soit complètement développée, offrant peu d'opportunités aux mauvaises herbes du sous-bois. Cette étape nécessite environ 20 à 24 semaines après la plantation. Pour déterminer le type de produit herbicide approprié, son taux et sa méthode d'application, les agriculteurs peuvent utiliser les applications de calcul disponibles gratuitement pour les cultures de manioc.
L'approche du maraîchage intensif et la gestion des bâches
Quiconque suit le travail de Jean-Martin Fortier connaît l’importance qu’il accorde à l’utilisation des bâches d’ensilage pour contrôler les mauvaises herbes. Cette méthode, aussi appelée « occultation », consiste à recouvrir les planches récoltées d’une bâche noire opaque. Par la suite, il faut attendre un minimum de trois semaines (deux semaines peuvent suffire en période de grande chaleur) avant de transplanter la prochaine culture. Si la planche est inutilisée pendant plusieurs semaines, l’implantation d’une culture de couverture, aussi appelée engrais vert, est aussi une bonne pratique pour faire une bonne gestion des mauvaises herbes.
Si vous cultivez une petite superficie, votre stratégie de plantation est d’autant plus importante. L’utilisation de chaque mètre carré de vos champs est cruciale, puisqu’elle influence les cultures choisies et les quantités produites. Notre approche consiste à planter densément afin que nos cultures forment une canopée capable d’étouffer les mauvaises herbes. Une autre règle fondamentale est d’utiliser un compost exempt de mauvaises herbes. En effet, pour réduire la pression des mauvaises herbes sur vos cultures, il faut éliminer toute source de semences pouvant provenir de la ferme. Pour la préparation des planches, Jean-Martin préconise une perturbation minimale du sol. Après un apport initial en amendements de qualité pour restaurer la santé du sol, il n’est plus nécessaire de le travailler. En retournant le sol avec un outil ou un rotoculteur, vous risquez non seulement d’en affecter la structure, mais également de remonter des semences de mauvaises herbes à la surface. Souvenez-vous : votre objectif est d’éliminer les mauvaises herbes dans les cinq premiers centimètres du sol.

Identification et lutte ciblée contre les espèces communes
Plus l’identification des mauvaises herbes sur votre pelouse et dans vos parterres sera précise, plus votre approche pourra être ciblée. Caractéristiques : présente dans une grande partie de la France, il grimpe le long des autres plantes en s’enroulant autour d’elles. Comment s’en débarrasser : Utilisez une binette pour couper les pousses au-dessus du sol ou arrachez-les à la main en les tirant vers le haut. Il faut beaucoup de patience pour se débarrasser de ces mauvaises herbes à long terme, car les rhizomes fins sont longs et difficiles à extirper du sol.
Caractéristiques : Il existe deux variétés d’ortie : la petite (urtica urens) et la grande (urtica dioica). Comment s’en débarrasser : elles peuvent être coupées avec une débroussailleuse. Ensuite, utilisez une fourche de jardin pour ameublir la terre et soulevez les racines des orties pour vous assurer qu’elles ne réapparaîtront pas. Caractéristiques : mauvaise herbe vivace produisant de nombreuses graines et possédant des racines qui peuvent se régénérer. Peut atteindre une hauteur de 80 cm. Se répand rapidement et ne doit pas être compostée avec des graines ou des racines, car celles-ci germeraient dans le compost. Comment s’en débarrasser : soulevez les mauvaises herbes du sol à l’aide d’une fourche à bêcher pour les extirper.
Caractéristiques : également connue sous le nom de pied-de-poule, la renoncule rampante prospère dans les prairies humides et les zones au bord de l’eau. Dans des conditions sèches, les fleurs jaunes peuvent devenir des fruits à coque, mais la plus grande dissémination se fait par des tiges traçantes souterraines. Comment s’en débarrasser : comme la renoncule rampante préfère les sols acides, l’épandage de chaux peut stimuler la croissance du gazon et affaiblir les mauvaises herbes en raison de la modification du pH du sol. Une tonte régulière, en particulier pendant la période de floraison, évite également la formation de graines. Le bêchage est la solution la plus efficace à long terme.
La problématique de la résistance aux herbicides
Les agriculteurs ne devraient pas sous-estimer les résistances. De plus en plus de mauvaises herbes et d’adventices deviennent résistantes - partout dans le monde et à notre porte. Certaines zones de culture sont si gravement touchées que des cultures entières ne peuvent plus prospérer dans les champs. Et plus encore: Il ne reste pratiquement plus d’herbicides efficaces. Contrairement au passé, des substances dotées de nouveaux mécanismes d’action ne seront pas mises sur le marché dans un avenir proche. Le danger: des rendements agricoles plus faibles et des pertes financières élevées.
Si les agriculteurs utilisent toujours la même substance active ou des produits appartenant au même groupe de substances actives, les conséquences sont considérables: Dans chaque population, une petite proportion de plantes développe des mécanismes de défense naturels contre certaines substances actives ou groupes de substances actives. Étant donné que les herbicides ne sont plus efficaces, les plantes nuisibles continuent à pousser d’année en année dans les champs, formant des graines et se multipliant. Si les agriculteurs utilisent la même substance active ou des substance actives appartenant au même groupe pendant une longue période, les plantes résistantes prennent progressivement le dessus. Le mot d’ordre: Agir rapidement et avec détermination! En gérant la question de la résistance en temps utile, les agriculteurs investissent dans l’avenir de leur entreprise. Pour qu’un herbicide fonctionne le plus longtemps possible, les agriculteurs doivent cultiver leurs champs avec soin et varier régulièrement les produits phytosanitaires.
Entretien des espaces verts et pelouses
Entretenez le gazon en le décompactant à l’aide d’un scarificateur à l’automne ou au printemps. Vous pouvez utiliser un couteau à désherber pour déloger les quelques touffes de vivaces inesthétiques. La façon la plus efficace de tenir les mauvaises herbes à distance est de prévoir une séance régulière de binage. Utilisez des outils spécialisés conçus pour le désherbage. Selon l’expérience de Jean-Martin, l’utilisation d’une variété de binettes ou de sarcloirs à long manche, conçue pour un sarclage léger, vous permettra de désherber différents types de plantes. Par exemple, nous favorisons l’utilisation d’une herse étrille pour sarcler les cultures comme les radis, les rabioles et les verdurettes. Celles-ci doivent être exemptes de mauvaises herbes et sont faciles à désherber avec cet outil.
La gestion des mauvaises herbes doit être une priorité ! Plus les mauvaises herbes sont grosses, plus elles font compétition à vos cultures pour les ressources comme l’eau, les éléments nutritifs et le soleil. Pour être certain d’intervenir au bon moment, bloquer du temps de désherbage dans chacune de vos tâches hebdomadaires. Au final, parmi tous les trucs disponibles, le plus important est probablement le suivant : ne laissez jamais vos mauvaises herbes monter en graine. Toutes les stratégies présentées visent la gestion et la prévention. Si votre objectif est de réduire la banque de mauvaises herbes présente dans vos champs, il est essentiel d’en faire une gestion serrée. Si elles montent en graine, vous aurez BEAUCOUP plus de travail et votre capacité de production en sera affectée.