La trufficulture connaît un essor mondial depuis quelques années. En France, elle se développe également dans de nombreuses régions en permettant aux agriculteurs de se diversifier tout en respectant l’environnement : c’est une culture agroécologique ne nécessitant pas d’intrants chimiques et favorisant la biodiversité. La culture de la truffe repose sur la technique de la mycorhization contrôlée, un association symbiotique entre un jeune arbre, par exemple le chêne, et un champignon, la truffe.

Les fondamentaux de la symbiose mycorhizienne
Les truffes sont des champignons vivant en association stricte avec les arbres (symbiose mycorhizienne), où chacun bénéficie de l’autre. La truffe puise dans le sol des minéraux essentiels à l’arbre, qui en échange fournit du sucre à la truffe. La mycorhisation est une association à bénéfice mutuel entre un végétal et un champignon. Un arbre seul est moins efficace pour prélever dans le sol, en quantité suffisante, la plupart des éléments minéraux dont il se nourrit.
On dénombre 180 espèces de truffes dans le monde, mais seules quelques-unes ont un intérêt gastronomique et économique. Les plus connues sont la truffe noire (Tuber melanosporum Vittad), la truffe d’été ou d’automne (Tuber aestivum Vittad) et la truffe blanche (Tuber magnatum Vittad). Les plants mycorhizés avec la truffe noire (T. melanosporum), appelés aussi plants truffiers, ont été mis au point dans les années 1970 à l'Inra de Clermont-Ferrand. Actuellement 90 % de la production de truffes noires récoltées en France provient de plantations faites avec des plants mycorhizés.
L'excellence des noisetiers truffiers
Le noisetier est un excellent plant truffier. On prendra soin de le planter dans un sol très calcaire (pH supérieur à 7,5) et bien drainé pour éviter les excès d'humidité. Il conviendra dans des régions sèches, où la pluie se fait rare. Depuis plus de 70 ans, les pépinières ROBIN innovent pour vous offrir des produits et des services de qualité. Notre entreprise vous propose des plants d’arbres truffiers dont la qualité est contrôlée par l'INRAE (Institut National de la Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement).
Ce haut niveau de performance est la première garantie du bon rendement de votre truffière. Les truffes sont des champignons qui poussent en symbiose avec les racines d’un arbre hôte. Les pépinières ROBIN choisissent pour vous les meilleures semences pour produire des arbres truffiers de qualité, spécialement adaptés pour le développement des mycorhizes indispensables à l’apparition des truffes.
Technique de mycorhization
Les défis de la culture de la truffe blanche (Tuber magnatum)
La truffe blanche italienne (Tuber magnatum Pico) est la star des truffes pour de nombreux grands restaurants gastronomiques à travers le monde. Son parfum particulier la rendait déjà unique dans les années 1700, alors que les princes de Savoie l’utilisaient dans leurs négociations diplomatiques. La fructification (truffe) de T. magnatum est produite par un champignon qui vit en symbiose avec des arbres tels que les chênes, les saules, les charmes et les peupliers.
Cette truffe est récoltée naturellement en Italie, dans la péninsule balkanique, plus rarement en Suisse et dans le sud-est de la France. La production annuelle de cette truffe est de quelques dizaines de tonnes. L’offre étant très inférieure à la demande, cette truffe, au parfum très particulier, se vend en moyenne de 1500 à 3000 €/kg. La truffe blanche, plus connue sous le nom de "Truffe blanche d'Alba" ou "Truffe blanche du Piémont", est principalement récoltée dans les Balkans et en Italie où elle constitue une composante cruciale du patrimoine local. A l'échelle européenne elle représente une importante part économique, la seule activité de récolte en forêt génère une économie estimée à 0,9 milliard € /an.
Innovation et recherche : Le partenariat INRAE et Pépinières ROBIN
Les tentatives de culture de T. magnatum ont commencé dans les années 1970 en Italie, où plus de 500 000 plantes ont été vendues. Les premières truffes ont été récoltées 15 à 20 ans après la plantation, uniquement dans une dizaine de plantations, toutes dans des zones où cette truffe est présente naturellement. Un partenariat INRAE et les pépinières ROBIN, initié en 1999, a permis de mettre au point une méthode fiable de production à grande échelle de plants mycorhizés par T. magnatum.
Ce programme de recherche conjoint INRAE/Pépinières ROBIN a conduit à l’obtention des premiers plants mycorhizés en 2003. En vue de valoriser ce savoir-faire exclusif par la production et la commercialisation des plants mycorhizés par T. magnatum, un droit d'option de licence a été déposé par les pépinières ROBIN auprès des services d'INRAE Transfert. C'est en 2008 que ce droit d’option s’est transformé en un contrat de licence pour l'exploitation du procédé INRAE/ROBIN.
Depuis 2008, la pépinière ROBIN commercialise des arbres mycorhizés par T. magnatum suivant le procédé INRAE/pépinières ROBIN, sous licence et contrôle d’INRAE. Chaque plante est ainsi vérifiée individuellement avant sa commercialisation par des experts INRAE, qui contrôlent la présence de la truffe en analysant des caractéristiques morphologiques et effectuant des analyses ADN.

Résultats et perspectives de plantation
Dans un programme de recherche conjoint INRAE/pépinières ROBIN, cinq plantations françaises ont été étudiées. Le premier résultat est la persistance dans le sol trois à huit ans après plantation de la truffe blanche pour quatre plantations réparties dans des régions au climat différent (Rhône-Alpes, Bourgogne Franche Comté et Nouvelle Aquitaine). Le principal résultat de ce travail a été la récolte en 2019 de trois truffes et quatre en 2020 dans la plantation de Nouvelle-Aquitaine.
Les résultats de cette étude ouvrent la voie à la culture de T. magnatum hors de sa zone de distribution naturelle, à condition de planter des plants mycorhizés de haute qualité dans des sols adaptés et d'appliquer une gestion appropriée des plantations. « En tant qu’ancien député des Hautes-Alpes et membre du Gouvernement en charge de la défense des territoires ruraux, je tenais à saluer cette première mondiale. Elle illustre parfaitement toute la capacité d’innovation de la ruralité que le Gouvernement accompagne et encourage. » (Bach, C., Beacco, P., Cammaletti, P. et al. First production of Italian white truffle (Tuber magnatum Pico) ascocarps in an orchard outside its natural range distribution in France. Mycorrhiza, 2021).
Choisir et gérer son verger truffier
Pour choisir un plant truffier et s’assurer un bon rendement, il est avant tout nécessaire de faire attention à la nature du sol ainsi qu'aux conditions climatiques. Il faut veiller à ce que le type des parcelles retenues pour chaque nouveau projet de verger à truffe soient propices au développement de l’arbre hôte et à la croissance des truffes. Nos experts peuvent se déplacer sur site pour analyser le sol et vous aider à choisir les essences d’arbres mycorhizés avec la variété de truffes les plus appropriées à votre verger.
Si vous souhaitez constituer un verger truffier pérenne, vous devez également vous assurer de la qualité de la mycorhization contrôlée dont les plants truffiers font l’objet. Cette qualité, ROBIN Pépinières vous la garantit grâce à de nombreux points de contrôle effectués par l’INRAE tout au long de la production des plants. Notre expérience en matière de mycorhization contrôlée fait de ROBIN Pépinières un leader dans ce domaine au niveau mondial. Mieux vaut cependant mettre toutes les chances de son côté. Choisir des plants truffiers de qualité est donc essentiel.
Il existe plusieurs types de truffes de part le monde. La truffe de Bourgogne est appréciée pour son parfum profond et incomparable de sous-bois, elle l'est aussi pour ce goût de noisette qui fait sa réputation et sa qualité. La fameuse truffe noire du Périgord est dotée d'un parfum très fort et d'une saveur très agréable. Sa réputation la porte par delà nos frontières. Indépendamment des goûts culinaires de chacun, on préfèrera planter des plants mycorhizés avec Tuber uncinatum dans les régions à hiver rigoureux. En effet, la truffe de Bourgogne venant à maturité plus tôt que son homologue, elle pourra être récoltée avant les fortes gelées.
Seuls les lots de plants avec un bon développement végétatif et parfaitement mycorhizés obtiennent le droit d'être commercialisés. Si le principe de production semble simple, la réalité est tout autre. La réussite passe par la mise en place de contrôles qualité extrêmement stricts et un travail de tri permanent. La qualité des serres, l'expérience de chacun pour la réalisation des tâches les plus complexes comme les plus simples sont autant de facteurs clef dans la réussite de cette culture.
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